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EAN : 9782266320245
408 pages
Pocket (13/10/2022)
4.18/5   194 notes
Résumé :
Fontainebleau, 2010. Malgré ses nombreuses caméras de surveillance, la ville ne parvient pas à assurer la sécurité de tous ses habitants. Thomas Bourriol a été kidnappé en pleine rue, attaché sur l'établi d'une forge isolée dans la forêt et sauvagement torturé. Il ignore pourquoi, ne connaît pas son agresseur mais sort aveugle de cette terrible épreuve. Une certitude l'habite : il retrouvera son tortionnaire et se vengera, coûte que coûte. L'enquête suit son cours, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
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Je suis membre du jury pour la sélection prix nouvelles voix du polar pocket 2023. En lice : du plomb dans la tête d'Olivier Bocquet, Les beaux mensonges de Céline de Roany, Les samaritains du Bayou de Lisa Sandlin et Les routes oubliées de S.A Cosby. La poste a encore fait des siennes. J'aurais dû recevoir les 4 livres début juillet, mais je viens juste de les obtenir.

Du plomb dans la tête pourrait être le seul livre que je lirai avant la date limite du vote. C'est décevant.

Cependant, ce premier thriller a été une belle découverte !

Une scène d'horreur ouvre l'histoire. Thomas Bourriol est kidnappé par un inconnu qui le torture en lui versant du plomb dans les yeux, le rendant aveugle.

En charge de l'enquête, le commandant Thoulouze et sa stagiaire Rachel - un duo attachant rempli d'humour et de piquant.

L'enquête piétine mais réussit à nous tenir en haleine avec de nombreux rebondissements. le quotidien de Thomas, gravement handicapé, est décrit avec force et émotion. Quelle chance nous avons d'avoir nos yeux quand on lit l'histoire de Thomas - on ne réalise pas combien il est difficile de vivre dans une noirceur totale.

Thomas sera aidé par Marylou, une auxiliaire de vie qui lui apprendra à vivre sans ses yeux.

Plein de surprises, il est impossible de démêler le vrai du faux. Je me pose des questions et je tourne les pages avec impatience. le twist final est digne d'un bon film d'action avec Brad Pitt en tête d'affiche.

Du plomb dans la tête est un thriller retentissant avec une mention spéciale pour notre duo d'enquêteurs que j'ai beaucoup apprécié.
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Plus habitué aux bandes dessinées qu'aux romans, Olivier Bocquet signe avec du plomb dans la tête son deuxième polar. Je ne connais pas le premier donc je ne pourrai pas être tentée de comparer mais j'ai l'impression d'avoir découvert une voix singulière avec un ton marqué, décalé, naviguant entre humour noir et sarcasme. C'est un point fort, comme l'est le duo d'enquêteurs, le lieutenant Toulouze et sa stagiaire Rachel. le premier se trompe de route en se rendant sur ce qu'il croit être une scène de crime et, sur place, agit avec une nonchalance et une maladresse risibles sous les yeux dépités des « petits-suisses », les membres de la police technique et scientifique. La deuxième est la stagiaire qu'on a affectée à ce lieutenant connu pour être un bras-cassé, elle est piquante et assez peu respectueuse de la hiérarchie. L'évolution de leur relation est à saluer : les incompréhensions laisseront peu à peu la place à des échanges plus attendrissants et, ensemble et de manière assez peu conventionnelle, ils parviendront à élucider l'enquête. Et cette enquête, justement ? Elle concerne Thomas Bourriol, un jeune homme que le lecteur découvre dès les premières pages du roman alors qu'il a été enlevé et attaché sur un établi. le pire est à venir dans cet incipit qui démarre sur les chapeaux de roue : un homme dont il ignore l'identité verse du plomb liquide sur son visage et en particulier sur ses yeux. Après cette très efficace entrée en matière, on retrouve Thomas à l'hôpital, aveugle et atteint du syndrome de Gilles de la Tourette (élément de trop à mon goût) : il va devoir apprendre à vivre avec son handicap et se reconstruire psychologiquement après le drame vécu, aidé par son meilleur ami et par une auxiliaire de vie. Il aura, bien sûr, un rôle à jouer dans la résolution de l'enquête, mais tardivement. Ainsi, la mention « Il ne pense qu'à se venger. » sur la première de couverture ne me semble pas correspondre avec la direction que prend le récit. On pourrait questionner la crédibilité de l'ensemble et le dénouement dont on pressent quelques éléments assez rapidement, mais cela reste un roman qui fonctionne très bien et qui est, il faut le dire, clairement addictif.
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Voici une lecture où tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir un super polar ! Une bonne intrigue, des policiers aux personnalités différentes mais complémentaires et une pincée d'humour.

En ouvrant ce roman, vous comprendrez à quel point l'expression avoir du plomb dans la tête prend tout son sens !

Alors que la commune de Fontainebleau est réputée pour sa tranquillité après l'installation de caméras de surveillance, un homme laissé pour mort est retrouvé en pleine forêt... Quand les forces de l'ordre et les pompiers arrivent sur place, ils sont loin de se douter de l'horreur qu'ils vont découvrir...

Lorsque vous vous plongerez dans ce roman, je vous conseille de ne pas lire la quatrième de couverture de l'ouvrage car celle-ci m'a un peu induit en erreur quant au déroulé de l'histoire et elle risque aussi de vous enlever un peu le plaisir de votre lecture ;-D

Côté écriture, si on enlève les descriptions un peu trop gores à mon goût, j'ai adoré la plume de l'auteur. Celle-ci est aussi passionnante que percutante ! On s'attache tout de suite à notre duo d'enquêteurs composé d'un Toulouze un peu gauche et d'une stagiaire madame je sais tout.

Pendant ma lecture, j'ai trouvé que ce roman était très visuel. Après quelques recherches, j'ai découvert qu'Olivier Bocquet était à la fois un romancier ainsi qu'un scénariste de bandes dessinées.

Cette année encore, Pocket nous gâte avec les deux finalistes français du Prix Nouvelle voix du Polar ! Maintenant place au suspense à la soirée de remise du Prix car les scores risquent d'être très serrés ;-D
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C'est l'avis de Gérard Collard qui m'a fait acheter ce livre : ce type se trompe rarement dans ses coups de foudre.

Et moi, lorsque dès la page deux, je me dis que « j'en tiens un bon », de thriller, j'en suis sûre. Style, accroche, génial. . Il y a tellement de bouquins, et parfois des bons, d'après d'autres blogueurs, que j'ai abandonnés dès la page deux. Enfin peut être la page cinq. Si l'auteur ne m'embarque pas dès le début, c'est direct à la revente. Parce que le remettre dans ma PAL, je sais que ça ne sert à rien, le souvenir de l'ennui lui reste associé, donc basta.

4e de couverture :

« Enlevé, torturé, aveuglé. Il ne pense qu'à se venger.
Ce n'est qu'en sentant le plomb fondu couler dans ses orbites que Thomas Bourriol a compris qu'il ne verrait plus. Que s'il survit, désormais, ce sera pour crier vengeance. Une vengeance aveugle… Que s'est-il passé, cette nuit-là, au fin fond de la forêt de Fontainebleau ? À en juger par les policiers mis sur l'affaire, un lieutenant gaffeur et une stagiaire sans expérience, personne ne s'en soucie vraiment. Un » monstre « , pourtant, rôde dans la ville. Et il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir… »

Bon, la 4e de couverture et le sous-titre sur la couverture mentent tous les deux. Ce type ne pense pas à se venger. du tout. J'ai vu le sous-titre lorsque j'étais page 319. Sur 405. C'est idiot, ce choix de balader le futur lecteur. Alors que ce roman est excellemment bien construit, bien écrit et plein d'humour. Noir, souvent.

Je vais rétablir l'histoire : le personnage central de l'histoire, l'homme qui se retrouve lié sur une table d'atelier, la tête dans un étau, prête à exploser, est un inconnu pour le lecteur. Et pour tout le monde. Lorsqu'il s'aperçoit qu'un type qu'il ne connait absolument pas, est en train de ramener du métal fondu dans une espèce de louche, il se met à hurler. Essaie de se débattre. Sans aucun effet, il est entravé. le métal est versè dans ses yeux. le bourreau se moque de lui et part, on entend la voiture. On ressent la souffrance du blessé, et il finit par arriver à se dégager on ne sait comment, mais tombe dans le coma.

Le lieutenant de Police de Fontainebleau qui est d'astreinte cette nuit-là est averti qu'un cadavre est dans la Forge au bord de la Foret. En arrivant l'officier Toulouze se trompe, s'embourbe, finit la route à pied. On l'informe que ce n'est pas un cadavre, l'homme est encore vivant, parti en ambulance. En déroulant la Rubalise, Toulouze s'accroche, fait tomber un maximum de choses dans l'atelier de la forge, titube, se prend le pied, s'effondre…. alors les gars de l'identité judiciaire savent qu'ils auront du mal à retrouver des indices, des empreintes… son cas est connu, ce lieutenant est un bras-cassé, et buté avec ça. Et son chef, qui est sur place, l'informe qu'une stagiaire arrive et que c'est lui qui la formera, c'est comme ça.

À l'hôpital, l'inconnu est opéré, les os de son crâne sont cassés, sa mâchoire aussi, le plomb on ne peut pas le retirer : c'est ça qui retient le reste de sa boite crânienne. On le place dans le coma. On verra s'il survit.

La stagiaire, Rachel et le pauvre lieutenant Toulouze, le policier le plus gaffeur mais le plus respectueux de la loi à Fontainebleau sont obligés de faire équipe, tout différents qu'ils soient, et mènent l'enquête, secrètement et hors de la Loi, car le maire aimerait classer l'affaire. L'identité du blessé est trouvée car un collègue et ami vient de signaler sa disparition. Conrad, géant obèse et tatoué, travaille avec le blessé, Thomas, à la surveillance des nouvelles caméras de la ville récemment installées par le maire. On suit les réflexions du blessé, Thomas, qui essaie de se réveiller, bouger, et qui se rend compte qu'il est devenu aveugle. Une femme nommée Marilou s'installe bientôt à ses côtés pour lui faire la lecture, puis peu à peu lui apprendre à prendre en main sa future vie de non-voyant. L'autre présence bienfaitrice aussi, c'est Conrad, avec son humour à deux balles et sa gentillesse.

L'enquête est difficile, avec rebondissements, mais l'équipe que font Toulouze et Rachel est jubilatoire, de par le style de l'auteur, et de l'autre côté Thomas et ses aides Conrad et Marilou forment un trio intéressant. le suspense est parfait. Un thriller à ne pas manquer !

Ma note : 5 sur 5
Lien : https://melieetleslivres.fr/..
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Bonjour amis lecteurs ,
Aujourd'hui je vous propose « Du plomb dans la tête » d' Olivier Bocquet. Ce livre fait partie des deux finalistes français du Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket pour lequel j'agis en tant que membre du jury. J'ai eu un coup de coeur pour ce roman à l'intrigue machiavélique et redoutable. le texte est à la fois très sombre et très lumineux grâce à l'humour subtil et corrosif qui peuple les pages. Nous suivons un homme qui a été kidnappé, torturé et rendu aveugle et qui va essayer de survivre et de comprendre pourquoi son destin a basculé. le personnage principal est très attachant, rempli d'émotions. Sa détresse, sa douleur, ses interrogations et son désespoir le font exister. le duo d'enquêteurs improbables et atypiques est original et haut en couleurs. J'ai été séduite par la plume brillante de l'auteur, trempée dans l'humour noir, grinçante, incisive, ainsi que par les références aux séries TV et par le twist final explosif. Voici un polar passionnant et angoissant, au rythme trépidant, sans temps mort aucun . Un régal à savourer au plus vite !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Je n'ai aucun ami ... pas d'amant non plus et ça ne me manque pas. Les quelques personnes avec qui j ai eu des rapprochements sont passées comme des comètes. Sitôt arrivées, sitôt reparties.

Je finis toujours par les trouver encombrantes. Elles posent des questions, elles s'inquiètent, elles forcent l'intimité en déroulant toute leur vie sous mes yeux, en espérant sans doute que je me confie à mon tour. Mais qu'y aurait-il à raconter ? Une vie solitaire et sans éclat ... Faudrait-il que j'invente des alibis pour justifier de ceci ou de cela ? Que je mente pour rendre mon existence plus présentable, plus conforme ? ...

"Tu n'es vraiment pas comme tout le monde" me répétait sans cesse Sophia... Elle est morte d'un cancer foudroyant. Une pierre tombale parmi tant d'autres.

Une chose est sûre : je finirai comme elle. Comme tout le monde.
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Je les trouve tous les deux assez attendrissants de se cacher comme ça, mais d'après A ..., pour être élu il faut être hétéro ... Je n'en suis pas certaine : on est au XXI siècle quand même !

Pourtant ... j'ai encore le souvenir d'une conversation entre mes parents et leurs amis un soir de réveillon, durant laquelle une dinde autre que celle qui était dans nos assiettes a dit quelque chose comme « Oh non, surtout pas Delanoë à la mairie de Paris ! Il nous faut un vrai homme à la tête de la ville !», et tout le monde avait l'air d'accord.

Sur le moment, c'est surtout le « nous » qui m'avait étonnée : comme si Paris était Fontainebleau. Ce n'est que plus tard, en apprenant que Delanoë était homo, que i'ai compris que j'avais manqué l'essentiel...
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Sortie de secours

Je suis presque certain qu’il fait nuit. Je l’entends. Ces bestioles qui font crouic-crouic dehors, des grillons, des criquets, je ne sais pas. Et les oiseaux qui se sont tus. Ils doivent dormir. Un oiseau, ça dort en silence. Ça ne ronfle pas. Faut faire gaffe aux prédateurs.
Quand on a tellement mal qu’on croit basculer dans la folie, on n’entend plus rien. La douleur brute est un cri assourdissant. J’ignore si j’ai hurlé. Est-ce que j’ai dit quelque chose ? supplié ? imploré ? insulté ? J’ai cru le faire.
Mais ça va mieux maintenant. Je ne suis plus dans l’insupportable, juste dans son écho. Ça va et vient par vagues, douleur, panique, abrutissement… Depuis quelques heures, par intermittence, je peux prêter attention à ce qui se passe autour de moi.
Mon bourreau est resté longtemps à mes côtés, sans un mot. Assis sur une chaise qui grinçait, il fumait des cigarettes qui dégageaient une odeur douceâtre de tabac jaune. Je crois qu’il a pris des photos.
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Toulouze a autant d'humour qu'une sardine, ça a quelque chose de fascinant et de déconcertant à la fois. Parrot ne peut pas s'empêcher de le provoquer sur ce terrain là. S'il a renoncé depuis longtemps à le faire rire, il espère encore apercevoir l'ébauche d'un sourire. Il se contenterait même d'un subtil plissement au coin de l'oeil, quelque chose qui montrerait que le lieutenant est capable de trouver quelque chose... non, pas de drôle, il ne faut pas exagérer, mais d'amusant .
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- Si on était dans un roman, on en serait au moins à la page cent quatre-vingt-six, et vous savez quoi ? Le lecteur serait en train de s’ennuyer ! Il faut qu’un truc arrive.
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