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ISBN : 233011172X
Éditeur : Actes Sud (22/08/2018)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 25 notes)
Résumé :
La belle Ichrak est retrouvée un matin assassinée dans une rue de Casablanca. Tous les hommes la craignaient autant qu'ils la convoitaient? L'enquête, racontée par un jeune Congolais récemment arrivé au Maroc, est prétexte au portrait de groupe d'un quartier populaire. Avec sa vision acérée d'une réalité amère et son humour mordant, In Koli Jean Bofane dénonce la corruption des puissants, les magouilles immobilières, la précarité des migrants et la concupiscence mas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  07 août 2018
Pour ce livre de la rentrée littéraire 2018, (encore un) « La Belle de Casa » de In Koli Jean Bofane, ce qui m'est d'abord venu à l'esprit, c'est qu'il s'agit d'une belle galerie de portraits dans un décor africain, à Casablanca.
Mais l'histoire commence par un drame, qui est l'un des sujets principaux  : « Sitôt le drame connu, un même cri retentit dans tout le quartier Derb Taliane : « Ichrak metet ! Ichrak est morte ! Et Sese Tshimanga voulut être celui qui l'annoncerait à Mokhtar Daoudi. » (p.7), selon qui « être flic à Casablanca était une situation plus délicate qu'ailleurs parce que le niveau de vie était extrêmement élevé dans la ville. » (p.61)
On se trouve donc, tout de suite, plongé dans cette sombre histoire. Il faut dire que Ichrak était très populaire par sa beauté incomparable, son charme qui rendait les hommes fous d'elle, un certain magnétisme…
Quant à Sese, il démontre un grand talent de manipulateur de femmes afin de leur soutirer de l'argent avec des prétextes délirants. C'est qu'il ne manque pas d'esprit le bougre...
Quand il rencontre la divine Ichrak, il essaie de l'entraîner dans son job douteux, ce qu'elle fait un certain temps seulement.
Dans cet ouvrage, l'auteur nous décrit de nombreux personnages avec pour chacun, les penchants bons ou mauvais, le tout parsemé d'un humour truculent et même grinçant.
Avec l'enquête criminelle, c'est aussi la description de cette société marocaine, où l'argent, le pouvoir, ainsi que le sexe, ont une place importante. Concernant l'argent, il ne va qu'aux riches pendant que les pauvres deviennent encore plus pauvres.
Mais il y a également le regard que porte l'écrivain sur de nombreux problèmes, tels que la corruption immobilière avec, notamment, la belle Madame Farida Azzouz qui veut faire table rase de certains quartiers de la ville pour y construire son empire : « Il est vrai que Mme Azzouz était en position de force. Il avait besoin des terrains débarrassés de ces foutus immeubles qui ne faisaient que pourrir le paysage. Pour boucler le dossier de son investissement, il ne lui restait qu'à s'assurer ces quelques ares. Et cette garce prétendait qu'elle devait d'abord faire évacuer… « (p.113 ).
Outre le meurtre à élucider, cette corruption, les escrocs, les roublards, s'ajoute le problème des migrants avec leur précarité, ce qui est évoqué de temps en temps : « « J'ai des amis, gambiens, nigérians, érythréens, qui sont passés par la Libye, et ils m'ont dit qu'on attrapait les migrants dans le désert. «  (p.97).
Reste le sujet principal : qui était vraiment Ichrak, cette « Belle de Casa » et qui l'a tuée ? On sait que sa mère l'a élevée seule, qu'elle était donc sans père. Ici, la question de la paternité va se poser d'une façon étonnante : suspense (on verra en citation).
Avec ce livre que je trouvais petit (204 pages), j'ai été étonnée par tout ce que l'écrivain nous a révélé. Et quand j'ai lu qu'on lui attribuait un « talent de conteur, son art du dialogue et des portraits », je ne peux que confirmer. En effet, pour ce qui est des dialogues, ils sont particulièrement originaux avec toutes les expressions africaines.
Je n'ai pas pu résister à retranscrire les dernières lignes qui ne révèlent pas le dénouement : «« Casa se remettait des perturbations de ces derniers jours mais, à Derb Taliane, l'ombre d'Ichrak était encore présente. Au quartier Cuba, son souvenir restait vivace, il consumait les chairs rue Souss, (…) Ainsi l'éternité s'exprimait et la voix métallique du muezzin, portée par les vents de l'Atlantique, rappelait à tous que l'infini n'appartient ni aux chiens ni aux hommes, il est l'apanage des âmes, seules. Qui oserait nier cela ? Personne. Pas, en tout cas, dans la ville de Casablanca, que l'on nomme aussi ad-Dar al Bayda. » 
Rajouter autre chose serait superflu et ainsi se termine ma chronique écrite en écoutant souffler le vent Chergui….
Si je ne mets que quatre étoiles, c'est uniquement parce que j'aurais apprécié que le problème des migrants soit un peu plus évoqué, mais ce n'était pas le thème principal, alors je salue l'auteur pour cet ouvrage.
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KateMoore
  09 août 2018
Ichrak est retrouvée morte au petit matin par son ami Sese Tshimanga. La plus belle fille du quartier de Cuba, à Casablanca, ne fera plus tourner les têtes de tous les mâles du coin.
Le commissaire Mokhtar Daoudi ouvre une enquête mais n'ira pas très loin dans ses investigations.
Résoudre le meurtre d'une fille, soit disant aguicheuse, vivant avec sa mère, folle, ne fera pas avancer sa carrière de policier.
L'auteur, In Koli Jean Bofane, nous dresse un portrait haut en couleur des habitants des quartiers Cuba et Derb Taliane. « La Belle de Casa » fourmille de gens plus ou moins honnêtes dans la vie. Il est un conteur hors pair, avec un vrai sens du dialogue. Il a un humour caustique, bien aidé par certaines paroles du rappeur Booba :
« La rue m'a rendu fou, je suis fou d'elle
Je n'ai d'yeux que pour elle
La seule qui me convienne
Je suis tombé pour elle »
« Rien à foutre, si tu parles mal, on va t'allumer
J'veux pas faire la paix mais j'veux bien fumer le calumet. » (page 107)
Le personnage qui va servir de fil rouge dans le livre est bien sûr Ichrak. Elle est révoltée par la concupiscence des hommes. Elle ne supporte plus ces regards appuyés du fait de sa belle silhouette. Elle veut être respectée dans ce monde machiste.
L'absence du père, dès sa naissance, la hante. Est-ce qu'il habite le quartier, Casablanca ou était-il un étranger de passage ?
Ichrak vit avec sa mère, Zahira. A l'âge de sa fille, elle aussi, était considérée comme la plus belle fille du quartier. Elle a un don pour prédire l'avenir. Beaucoup de personnes viennent la voir.
Et puis, on fait la connaissance de Sese Tshimanga. Venu du Congo pour immigrer en France ou en Belgique, son passeur l'a largué au large du Maroc, en plein océan Atlantique.
« Quand Sese avait embarqué, l'Algérien lui avait pris près de la moitié de son argent en dollars. La sorte de cachot qu'il lui avait offerte était un réduit dans la cale du sardinier. Il ne pouvait même pas s'y allonger complètement. le voyage lui avait paru long, mais finalement il ne l'était pas assez, car une nuit Farès lui ouvrit la porte après lui avoir fait ramasser son sac…. Farès, d'une bourrade, venait de le faire chuter dans un canot pneumatique aussi flétri qu'un ballon de baudruche après une nuit de fête agitée. » (pages 15-16)
Il vit de petits « boulots » et essaie d'entraîner Ichrak dans sa combine.
« Parce que Sese était ce qu'on appelle un brouteur, un genre de cyber-séducteur africain. Un de ces types - très jeunes, souvent - qui entretiennent une cour avec quelques dizaines, parfois même des centaines, de femmes amoureuses, pratiquant une drague forcenée dans le but de leur soutirer de l'argent en jouant sur les stéréotypes de l'Afrique indigente…. » (page 20)
Nous avons ici les trois principaux personnages du livre d'In Koli Jean Bofane.
L'auteur nous dépeint, aussi, ces petites frappes, toujours prêtes pour un sale coup, du moment que ça paie bien : Nordine Guerrouj et Yacine Barzak.
Les riches ne sont pas épargnés : Saqr al-Jasser, millionnaire saoudien venu faire des affaires à Casablanca. Il veut construire des immeubles de luxe à la place des quartiers Cuba et Darb Taliane, pauvres et délabrés.
Son homme de main est une femme : Farida Azzouz.
« Parce qu'à Casablanca, la pauvreté était insolente, elle ne se dissimulait pas derrière un périphérique, elle faisait face à la richesse, celle qui s'affichait par des parois de béton et de verre conçues par des architectes prestigieux. » (page 18)
En toile de fond souffle le Chergui, appelé le Sirocco en Europe, qui peut rendre fou n'importe qui.
« Chergui déferlait sur le pays et les peuples s'y étaient accommodés de génération en génération depuis des millénaires. Ces derniers temps, pourtant, le vent perdait de sa suprématie sur les terres qu'il traversait jadis…. le Changement climatique pouvait désormais exposer clairement sa volonté de s'accaparer du pouvoir sur le globe…. Tout ce à quoi Chergui aspire, c'est survoler la Méditerranée en passant par Gibraltar, les Baléares, poursuivre vers la Provence, la Sicile, le Mezzogiorno et accomplir le destin qui lui a été assigné en devenant Sirocco dans ces contrées-là. » (page 37)
Dans ce livre, l'auteur développe certains thèmes : la corruption immobilière, la concupiscence masculine, la précarité des migrants. Il situe son histoire à Casablanca mais, au fond, ces thèmes sont universels.
Je ne peux pas finir ma critique sans parler de la superbe couverture du livre. Avoir Keziah Jones, en photo, c'est de la bombe comme pourrait le dire le rappeur Booba.
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traversay
  05 septembre 2018
Cette fois, In Koli Jean Bofane s'est quelque peu éloigné de son pays natal, la République démocratique du Congo. Après Mathématiques congolaises et Congo Inc, suprêmes délices littéraires, La belle de Casa se déroule, comme son titre l'indique, dans la ville marocaine et plus précisément dans ses quartiers populaires. Ce déplacement géographique n'est que minime en définitive tant Bofane poursuit sa description d'une Afrique débarrassée de nombre de clichés et de tabous. L'auteur garde sa pertinence et son regard perçant et subtil sur un microcosme particulier composé d'une bande de personnages bigarrés au sein d'un roman quasi choral même si dominé par la figure d'Ichrak, la belle de Casa, aux yeux, et au corps, de velours. Au début du livre, elle vient tout juste d'être assassinée. Mais avec de nombreux retours en arrière et de changements de perspective, aux basques des différents protagonistes, Bofane orchestre non pas un récit policier mais une comédie sociale chamarrée et composite où l'on retrouve des maux africains, corruption et distribution inégale des richesses, entre autres, mais aussi intégration des migrants subsahariens qui n'ont pas poursuivi leur périple jusqu'en Europe. Si le tableau n'est pas totalement désespérant, c'est parce qu'on ressent dans le livre une énergie constante, y compris de la part de ceux qui sont les plus démunis, et la bienveillance habituelle du romancier pour ses personnages. Moins burlesque et trépidant que les livres précédents de Bofane, La belle de Casa demeure un ouvrage plus que recommandable, par son style, émaillé d'expressions africaines savoureuses, et par la qualité de sa narration.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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argali
  12 octobre 2018
Tout commence par un meurtre. Qui et pourquoi a-t-on tué la jeune Ichrak en pleine rue ? Les suspects ne manquent pas. le commissaire Daoudi qui la désirait et est justement chargé de l'enquête ? Farida Azzouz qui règne en maître sur le quartier de Derb Taliane ou Nordine, son homme de main ? Un amoureux éconduit ? Et pourquoi semble-t-on vouloir faire porter le chapeau à Sese, devenu l'ami d'Ichrak ?
Tout le quartier est en ébullition depuis ce meurtre et le vent chaud qui souffle sur la ville aiguise encore les tensions. Que lui reprochait-on à Ichrak si ce n'est de vivre libre et de tenir tête à tous ? Elle était belle mais solitaire, flanquée d'une mère malade, perdant un peu la tête. Elle cherchait aussi désespérément à connaitre ses origines et le mystère de sa naissance, elle, la fille sans père. Était-elle trop curieuse ?
Au coeur d'un quartier populaire de Casablanca, on plonge au coeur des jalousies et des passions, du trafic et des affaires, des luttes d'influence et de la concupiscence masculine. Sese fait office de candide dans ce panier de crabes, lui qui a échoué là par hasard, roulé par un passeur. Débrouillard, il joue le séducteur sur internet, un brouteur dans le jargon congolais, et vit de l'argent que lui envoient des femmes naïves dont il exploite, sans scrupule, la solitude.
D'un humour cynique, ce roman dénonce avec lucidité la corruption immobilière, l'exploitation des pauvres et des migrants, les magouilles et les intimidations. Certains sont prêts à tout pour obtenir ce qu'ils convoitent même à monter les gens les uns contre les autres et mettre la ville à feu et à sang dans l'indifférence totale des autorités.
Tout au long des deux cents pages du roman, on oscille entre tragédie et comédie. In Koli Jean Bofane a la plume acérée, féroce et brillante. En quelques traits précis, il dépeint un microcosme populeux haut en couleurs et parvient à nous faire rire des malheurs de l'Afrique. Même si parfois, ce rire est triste.
Un récit à lire pour découvrir une population et un état de fait. Brillant.
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zazy
  16 novembre 2018
Le seul titre me fait penser à une chanson de Luis Mariano que chantait beaucoup mon père : La belle de Cadix a des yeux de velours… La similitude s'arrête là.
Ichrak fait se pâmer tous les mâles du quartier populaire de Derb Taliane lorsqu'ils la regardent déambuler. Il se dégage d'elle un magnétisme augmenté par l'ondulation hypnotique de ses hanches.
Mais voilà, Ichrak est découverte morte une estafilade mortelle lui ayant coupé la carotide. Sese Tshimanga, son grand ami, a fait la macabre découverte. « Elle ne ressemblait plus à Ichrak, une balafre lui barrait la poitrine et avait découpé son vêtement : une gandoura noir, brodée de fil d'or. ». A Mokhtar Daoudi, le flic du quartier, de trouver le coupable
A partir de là, l'auteur raconte la vie quotidienne de Sese, migrant sans papier, arrivé, sans l'avoir voulu, à Casablanca. Depuis, il se débrouille avec de petits boulots, de petits trafics. « Sese était ce qu'on appelle un brouteur, un genre de cyber-séducteur africain. » Il séduit, via internet, les femmes esseulées occidentales. Très bon comédien et jamais à court d'idée, il les manipule, les fait craquer juste par ses paroles et elles lui envoient des mandats. C'est ce qu'il propose à Ichrak la sauvage qui, contre toute attente, accepte et essaie de séduire les mâles européens. Il n'y aura jamais rien entre eux que du respect. C'est sa grande soeur, son amie, sa « pire moto na ye ».
Le, leur, quartier est menacé par les promoteurs qui voudraient en faire un quartier classe avec de beaux immeubles. Avant, il faut déloger les miséreux et ce n'est pas chose facile, malgré les sbires de la belle madame Azzouz, mandatée par l'émir saoudien Saqr al-Jasser. le saoudien sait ce que peut rapporter l'exploitation d'un concept. « Il comptait agir de même en construisant, sur les ruines de Derb Taliane et qui quartier Cuba des infrastructures au design futuriste, un hôtel cinq étoiles…. »
In Koli Jean Bofane brosse une peinture réaliste de ce quartier, de sa vie de misère, de tous les migrants qui y vivent, se débrouillent, du racisme latent… Une comédie sociale qui peut tourner au drame et le Chergui, vent qui rend fou, n'est pas là pour apaiser les corps et les esprits. le petit plus, ce sont les expressions africaines que j'ai trouvées dans ce récit et, petits clins d'oeil à nous lecteurs français de France, certains renvois comme l'explication du vase de Soissons.
Un livre plus social que policier, lu d'une traite et qui, malgré les différents thèmes sociaux abordés est bienveillant. In Koli Jean Bofane a l'art de dresser un portrait, un paysage, une action en peu de phrases imagées. Une description de Casablanca qui n'est pas celle des dépliants touristiques. le marché aux esclaves qu'est devenu la Lybie fait froid dans le dos tant il est inhumain à l'heure de la mondialisation, les plus pauvres ne sont que monnaies d'échange sonnantes et trébuchantes.
J'ai beaucoup apprécié son écriture rythmée, vive, gaie, réaliste mais habillée d'une certaine poésie, où l'humour caustique ou pas est présent.
Monsieur In Koli Jean Bofane vous êtes un conteur qui sait captiver ses lecteurs.
Une très belle découverte et un coup de coeur
Lecture commune dans le cadre du cercle des lecteurs de la librairie le Cyprès

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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critiques presse (1)
LeMonde   10 septembre 2018
L’écrivain congolais (RDC) In Koli Jean Bofane décrit une société marocaine où les uns spéculent dans l’immobilier tandis que les autres vivent de rien, [...] où les migrants subsahariens sont menacés par la haine et le racisme des Nord-Africains. Mais La Belle de Casa est aussi une ode à la littérature et un hommage à la romancière Kaoutar Harchi.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   07 août 2018
A Casablanca, la pauvreté était insolente, elle ne se dissimulait pas derrière un périphérique, elle faisait face à la richesse, celle qui s’affichait par des parois de béton et de verre conçues par des architectes prestigieux. Pour bien faire, il aurait fallu exproprier et raser les dernières masures qui dévaluaient l’environnement, mais les habitants avaient décidé que leur avis comptait.
P.18
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nadiouchkanadiouchka   08 août 2018
- Oh, je raconte pas n’importe quoi, pardon, j’ai fait des études, moi. La faculté.
- Moi aussi, rétorque Mekloufi, qu’est-ce que tu crois.
- Toi, des études ? Où ? Quelle université ?
- En France. Aux Baumettes*. J’ai été malin, j’ai profité d’un programme quand j’étais en prison là-bas.
P.55
* Prison marseillaise.
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nadiouchkanadiouchka   22 août 2018
- Depuis que Sarkozy a rué Kadhafi et mis le bordel, c’est foutu.
- Quand c’est foutu, tu peux faire plus d’argent.
- Y a plus rien !
- Si, les migrants.
P.9
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nadiouchkanadiouchka   08 août 2018
Depuis le 11 septembre 2001, on ne parle que du monde arabo-musulman. Les Arabes par-ci, les Arabes par-là : le Titanic et la guerre de Sécession ? C’est eux. Hiroshima et Fukushima ? C’est leur faute. Le changement climatique ? Pas besoin de demander. Même le vase de Soissons, qui l’a cassé, demande à Sarkozy, il te dira : C’est sûrement les Arabes. Idem pour celui qui a mis le feu à Jeanne d’Arc, si tu poses la question à certains Français.
P.79/80
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nadiouchkanadiouchka   23 septembre 2018
Zahira venait d’entonner les paroles de Seret El Hob, cet hymne à l’amour d’Oum Kalthoum qui la bouleversait tellement jadis, et qui avait concouru à creuser sa tombe dans une cour du côté de Bab Marrakech. Depuis, cette tombe attend sa dépouille qui ne vient pas.
P.200
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Videos de In Koli Jean Bofane (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de In Koli Jean Bofane
In Koli Jean Bofane pour "La Belle de Casa".
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