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ISBN : 2355392064
Éditeur : L'Entretemps (01/03/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Initié en 1963 par Jack Lang, le Festival Mondial du théâtre de Nancy fut un événement capital dans l'histoire du théâtre contemporain. Au-delà des barrières linguistiques et culturelles, l'ouverture au monde, une nouvelle forme d'altérité sont les mots clés, alors que gronde la guerre du Viêt-nam et qu'un vent de rébellion souffle du côté des étudiants.
En soumettant l'histoire du Festival Mondial du Théâtre de Nancy à la radiographie du temps, on peut y dis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
pit31
  11 juillet 2019
Au milieu du 20ème siècle, le théâtre européen et mondial était secoué par une lame de fond de la contestation et de la rébellion politique.
Le théâtre ne laisse aucune trace visible et pourtant imprègne le sol qu'elle féconde pour le renouveau.
Par contre, le festival de Nancy aura été sans doute, parmi tous, celui qui dans la seconde moitié du XXème siècle, aura le plus contribué à ce processus de fécondation.
Très bon livre que j'ai vraiment apprécié
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
pacaapacaa   21 juillet 2019
Certaines photos ou certains extraits de ce spectacle de Grotowski, (que j'ai eu l'occasion de voir à Paris en 1968) montrent tout le dispositif mis en place, les costumes et même les sandales de bois dont le claquement sinistre nous résonnait aux oreilles bien après la fin du spectacle, tout cela était de Szajna. C'est ce qu'il m'avait aussi raconté lorsque je l'ai rencontré en 1972.
[ Les biographes de Grotowski ont tendance à l'oublier ou à l'occulter carrément. Il est dommage de ne pas citer les sources d'inspiration de tel ou tel créateur, cela n'enlève rien à son talent. Mozart s'est bien inspiré de Haydn à beaucoup d'égards. Il l'a dit, reconnu, revendiqué, ce ui n'enlève rien à son génie. ]

Les "dix glorieuses" du Festival
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pacaapacaa   21 juillet 2019
Les Conservatoires de théâtre, hérités de l'ancien système colonial (ici belge, en l’occurrence), étaient en général gangrenés non seulement par l’académisme des professeurs envoyés d'Europe, mais aussi par leur cécité par rapport aux cultures des pays concernés, sinon l'ignorance délibérée ou le mépris.
[ Cette remarque est à peine sévère car ce n'était pas vraiment la crème des professeurs de théâtre qui enseignaient en Afrique ]
La véritable aubaine pour moi, fut de tomber à Kinshasa, presque par hasard, sur ce groupe de jeunes iconoclastes, qui faisaient voler en éclats cet académisme importé, ne se contentant plus de rabâcher les vieilles recettes de cuisine théâtrale.

Les "dix glorieuses" du Festival
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pacaapacaa   21 juillet 2019
Beaucoup disent qu'aujourd'hui avec la rapidité de l'information et aussi une certaine standardisation de la création (avec des formes et des dramaturgies façonnées sur des critères du "marketing festivalier"), il n'y aurait plus rien à découvrir. C'est évidemment faux. Le théâtre est toujours en perpétuelle mutation, le monde est vaste et il y aura toujours beaucoup à découvrir.

Genèse
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pacaapacaa   21 juillet 2019
" Le théâtre, a dit un jour Stanilavski, est comme la neige, qui fond au soleil, ne laisse pratiquement aucune trace visible et pourtant imprègne le sol qu'il féconde pour le Renouveau..."

Préambule
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pit31pit31   08 juillet 2019
En Amérique du Sud, au Pérou, nous avions sélectionné deux spectacles dans ce registre des théâtres de tradition populaire. Le premier, le Teatro Campesino Del Tio Javier appartenait au Groupe d'Action culturelle Javier Heraud, portant le nom d'un guérillero assassiné. C'était un théâtre de marionnettes, un genre totalement inconnu des populations rurales, qui s'était donné pour mission de colporter en réhabilitant, la langue quechua, au fin fond de la campagne péruvienne. L'action politique y rejoignait la recherche formelle d'un théâtre populaire dans leur essence. L'objectif était donc de jouer en langue quechua, en lançant de véritables ateliers ambulants de recherche théâtrale autour de la marionnette (qui coûte évidemment beaucoup moins cher qu'un théâtre de comédiens), associant plasticiens, enseignants, artistes musiciens etc. C'était en fait un formidable laboratoire de recherche théâtrale à l'échelle de toute une région.
Egalement venu d'Amérique Latine (trouvé et ramené à Nancy par Jean-François Labouverie), un très étrange et remarquable mime de rue, Jorge Acuna Paredes, quasiment né dans la rue, travaillant dans la rue, loin des "théâtres parfumés" de la capitale, comme il disait lui-même. Acuna Paredes fut jeté en prison à l'âge de 14 ans, pour avoir tué d'un coup de pied, un canard. C'était le canard de la maîtresse du juge. Sorti de prison, il entra "en théâtre", assez brillamment du reste, avant de revenir à la rue, son vrai théâtre. S'inspirant de fait divers qu'il "tricotait" avec des contes traditionnels quechuas, il racontait la vie des petites gens. Drôle, inventif, acéré dans sa critique sociale, son petit théâtre du pauvre pouvait faire penser à celui de l'acteur et dramaturge italien Dario FO, mais sans paroles.
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