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ISBN : 9782221125922
Éditeur : Robert Laffont (25/08/2011)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’amitié intense de Hannah, 8 ans, et Suzon, 9 ans, qu’un secret impensable finira par séparer. Juive, Hannah, est contrainte de fuir Paris pour la Normandie avant de rejoindre Istanbul avec sa mère. A son retour, Hannah veut croire que son père a échappé à la déportation. Les années passent, les jeunes filles grandissent et prennent des chemins différents...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
angelita.manchado
  26 juillet 2014
Nous sommes à Paris, Hannah a 9 ans. Elle est très brillante à l'école mais elle n'a pas d'amies.
Une fille un peu plus grande qu'elle lui plait beaucoup. Après quelques jours, Suzanne, Suzon la rousse, l'accepte et cela va être une très belle histoire d'amitié entre ces deux filles amplement différentes.
Mais la guerre va passer par là. Hannah devra partir. En revenant, elle grandira sans son père, se lancera dans la vie active jusqu'à ce qu'elle découvre une partie de la vérité.
En peu de semaines, j'ai enchaîné trois romans traitant d'une période qui me bouleverse à chaque fois, la Deuxième Guerre Mondiale et le traitement réservé aux Juifs. Comme pour les précédents, ce sont des Juifs ayant des racines en Turquie. Mais dans ce roman, ils ont également des racines espagnoles. le parallèle peut s'arrêter là, même si on retrouve, à chaque fois, l'indicible, l'horreur et surtout ce silence de ceux qui ont vécu cette guerre, la déportation et perdu une famille. Je ne m'en remets jamais de ces histoires. Parce qu'il ne faut surtout pas oublier ce qu'ils ont vécu. le devoir de mémoire a été trop long à être mis en place et même si nous sommes en 2014, ce devoir doit rester pour que les générations futures ou les enfants qui commencent à grandir sachent ce qui s'est passé et que la montée du nazisme, de l'antisémitisme est intolérable, même maintenant.
Hannah vit au sein d'une famille juive. Son père et sa mère se sont mariés mais ils ne s'aimaient pas. Ils sont venus à Paris car son père est un homme érudit et c'est là que leur petite fille naît. le départ du papa d'Hannah va plonger la famille dans le désespoir. Mais il reviendra et la guerre va arriver. Ils vivent dans un quartier où ils n'ont pas beaucoup d'argent mais où les gens s'entraident comme ils le peuvent. L'étoile jaune, le départ pour ne pas se mettre en danger, le retour en France dans un paysage de désolation où tout est rationné, où nombreux sont ceux à ne pas revenir. Comment vivre dans ces cas-là ? Comment continuer à avancer même si on retrouve sa meilleure amie et que l'on fait tout pour réussir à l'école.
Hannah se sent investie d'une mission. Que son père, qui n'est plus là, soit absolument fière d'elle. Qu'elle réussisse ses études et qu'elle ait un bon poste. Ce sera le journalisme et de nombreuses missions à l'étranger, sans oublier son passé car elle pense toujours à la guerre, à cette absence qu'elle ne supporte pas. Car Hannah se juge responsable. Et si Hannah est malheureuse, elle ne sait pas que son père l'était tout autant car il n'arrivait pas à la protéger. Ariane Bois sait très bien mettre les mots sur ce que peut ressentir cette enfant, devenue une jeune femme. Sans avoir pitié d'Hannah, on prend fait et cause pour elle, car comment aurait-on réagi . Hannah est une des seules à vouloir connaître la vérité. Ah bien sûr, elle n'en parle pas, elle garde tout au fond d'elle. Jusqu'à ce que tout s'effondre et qu'elle ne puisse plus continuer. On comprend qu'elle veuille mettre fin à ses jours.
Pour ne pas faire de spoiler, je ne dévoilerai absolument pas la fin du roman. Mais l'auteur a su nous distiller ces petites informations au compte goutte et surtout ce malaise grandissant d'Hannah. Trouvera-t-elle enfin la paix qu'elle recherche . Arrivera-t-elle à moins souffrir surtout ?
Avec des faits bruts, sans fioritures, Ariane Bois démontre que la peine est immense, que ceux qui ont tout perdu ont du mal à vivre avec ce souvenir, qu'il leur manquera toujours quelque chose, que l'enfance, que la vie ont été anéanties. Pour moi, ces mots sont bouleversants, tout comme ces destins. Même si on retrouve, bien souvent, les mêmes faits, les auteurs ont toujours une histoire à raconter, surtout cette belle histoire d'amitié entre deux petites filles dissemblables, qui s'épaulent. Grâce à Suzon, Hannah prend de l'envergure même si l'amitié de Suzon est exclusive, elle ne veut personne entre elle et Hannah. D'ailleurs, cette dernière ne lui racontera pas tout, pour éviter de la blesser. Une histoire qui tentera de perdurer malgré les aléas de la vie, malgré les changements de caractère, malgré les familles, les histoires de l'une et de l'autre.
J'avais déjà apprécié le fait, comme j'ai pu le dire dans d'autres livres, le détail de la vie des Juifs en communautés, en quartiers. Ils sont déracinés, ont la nostalgie de leur pays. Nous avons également une bonne partie histoire avec des chiffres, la vie en ce temps-là, comment ils l'ont vécu et un rappel de tout ça est important et fait du bien également pour se souvenir. Cette histoire est réellement bouleversante et nous pousse vraiment à toujours nous interroger sur ces drames.

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Annette55
  13 décembre 2013
A travers les yeux d'une enfant de9 ans Ariane Bois nous transporte dans le monde judéo-turc sous l'occupation.Tout y est perceptible ,les bruits,les odeurs,l'ambiance ainsi que les différents endroits décrits avec précision.
Ce roman est poignant de vérité ,riche en événements et témoignages historiques.
il est inspiré de Faits Réels.La mère de l'auteur,juive, a comme Hannah,vécu l'horreur de la guerre et rencontré une petite fille de 8 ans.
Cet ouvrage nous livre l'histoire d'une amitié entre deux enfants qui ne repose
que sur des sentiments sincéres et partagés malgré un environnement et une
atmosphère terrible.
En suivant les traces d'Hannah l'auteur avec un style simple,bouleversant nous
apprend comment trouver la force de continuer à vivre,à se reconstruire,faire le deuil des êtres proches,.
Elle parle aussi du silence dont fut entouré le retour des rescapés des camps......
C'est un livre magnifique ,un Roman Vrai !!!!
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bookaddict02
  23 mars 2019
Un livre touchante qui nous raconte la rencontre de deux petites filles pendant la seconde guerre mondiale. L'histoire est principalement centré sur l'amitié d'Hannah et de Suzon l'une est juive, l'autre est issu d'une famille raciste.
C'est un bon roman qui nous rappelle les horreurs de la guerre et le génocide de trop de personnes. bon moment de lecture
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PREFACE
  30 mars 2016
Un beau récit sur la vie d'Hannah depuis son enfance d'écolière ou elle lie une formidable amitié avec Suzon. Les 2 fillettes sont inséparables et grandissent ensemble malgré leurs origines différentes. Seule cette guerre va les séparer ....
L'auteur nous transporte de la "Petite ISTAMBUL" (quartier de Paris) à la " Grande ISTAMBUL" ou Hannah et sa mère trouveront refuge dans la famille paternelle loin des arrestations de la capitale.
Des années plus tard, les adolescentes se retrouveront, changées mais leur amitié est demeurée intacte malgré leurs chemins bien opposés...
J'ai aimé ce récit richement documenté de faits véridiques et de témoignages. le style d'écriture est sobre mais précis, des mots qui portent avec beaucoup de sensibilité. C'est vraiment un très beau témoignage ...
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Rosalie2
  18 juin 2017
Je viens de terminer ce livre poignant et je suis heureuse de l'avoir lu et d'avoir encore appris des choses sur cette période de la seconde guerre mondiale.
Il est des livres qui nous arrivent par le biais de visites, rencontres ou du fait du hasard. J'ai "rencontré" cette histoire grâce à une visite que j'ai faite avec mes stagiaires au Mémorial de la Shoah.
Cette visite m'a profondément marquée car j'ai eu la chance d'en avoir effectué la visite avec un guide passionné qui nous a imprégné de l'histoire de ce lieu. J'ai retrouvé dans ce livre cette impression d'avoir reçu un héritage, un témoignage de ce qu'ont vécu les Juifs. J'ai appris beaucoup de choses sur l'existence ds Juifs turcs.
Merci à l'auteur d'avoir évoqué l'indicible au travers des yeux d'Hannah, mais aussi de Cécile ou encore de Suzon.
Suivant les pages, vos mots se faisaient doux et chauds comme le soleil de Turquie ou bien acérés telles les lames de l'acier le plus froid.
Merci
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
sissou60sissou60   26 août 2012
Tous les jours, elle accompagnait sa mère faire les courses. Tâche de plus en plus pénible. Les magasins étaient interdits aux Juifs, sauf entre 15 et 16 heures. A l'heure où les étals étaient vides ou fermés, Hannah imaginait des tomates farcies, des filas, cette pâte feuilletée qu'on fourre aux noix ou aux amandes. Ce menu maternel d'il y a trois ans seulement, une éternité.
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Rosalie2Rosalie2   18 juin 2017
"Il effleura son visage, comme pour le sculpter dans sa mémoire. Jusqu'au bout, Hannah avait cru qu'il renoncerait, qu'il ne les abandonnerait pas. Elle sentait la rage monte, silencieuse. Son père esquissa un dernier geste de tendresse vers Cécile qui sanglotait, délavée par le chagrin. Sa mère expira un bref au revoir et s'écroula. Le bruit des pas de Haïm s'évanouit dans l'escalier."
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mamansand72mamansand72   06 juillet 2015
Elle avait l’impression de se cogner aux bords de son cerveau. Son univers venait de basculer une seconde fois. En rompant avec Suzon et sa famille, elle avait coupé l’autre fil qui la reliait à son ancienne vie. Elle tenta de se reprendre avant de remonter chez sa mère, de résister à ce gel intérieur qui la figeait. Résister, toujours résister.
Une autre aurait été fière de son parcours de journaliste. Mais prendre le pouls de la planète s’accompagnait chez Hannah d’une implacable et secrète remise en question. L’avènement de ce monde libre dont on se gargarisait la laissait froide. Elle n’oubliait pas que cette France si civilisée avait laissé partir 73 000 vies en fumée, dont 3 qu’elle chérissait. Et rien, ni tombe ni dépouille. Le pays ruisselait d’héroïsme, mais on ne parlait jamais des juifs exterminés. Dans l’imaginaire collectif, seuls les combattants, les résistants, les déportés politiques pouvaient prétendre au rang des victimes. Personne n’assumait Vichy dont les principaux cadres, plus de 10 ans après, dirigeaient toujours l’Administration. On escamotait, on réécrivait l’histoire.
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mamansand72mamansand72   06 juillet 2015
Dans le quartier, la laïcité était la règle. L’idée ne serait venue à personne de refuser un sandwich aux rillettes ou de se reposer le samedi. Les parents d’Hannah travaillaient, dansaient, buvaient des verres avec les habitants du quartier, qu’ils soient français, grecs, italiens ou polonais. Seuls sa grand-mère Rachel et son grand-père Jo affichaient leurs convictions religieuses, assistant aux offices du matin. Pour Hannah, il s’agissait surtout d’un attachement au passé, une survivance de leur pays d’origine, de coutumes en quelque sorte. Elle n’avait jamais vu un antisémite. Elle se demandait à quoi cette espèce inquiétante, si effrayante pour les grandes personnes, pouvait bien ressembler.
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mamansand72mamansand72   06 juillet 2015
Hannah ne confiait rien de ses tourments à ses parents. Elle craignait de les inquiéter, d’être retirée de l’école, comme d’autres filles. Cela aurait été une catastrophe. Des journées entières à la maison, à s’ennuyer.
Cécile enrageait d’exhiber en public ce qu’elle comparait à un tatouage de gibier. Au feu rouge, une dame coiffée d’un chignon, mise bourgeoisement, l’accosta. Cécile sursauta, mais la femme lui sourit. « Je suis catholique. Et j’ai honte pour mon pays, vous savez. »
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