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L'Esprit de famille tome 5 sur 7
EAN : 9782253035923
214 pages
Le Livre de Poche (06/02/1985)
3.69/5   277 notes
Résumé :
" La poison ", on la connaît ! C'est la " petite dernière " de la famille Moreau, à La Marette.
Celle qui met son grain de sel, ou de poivre, partout, qui se trouve toujours là où il ne faut pas, bref : celle qui empoisonne. Mais Cécile est parvenue à l'âge où on ne peut plus supporter ce genre de surnom. Et d'ailleurs, ayant lu sa touchante histoire, on s'aperçoit qu'elle n'a vraiment plus rien d'une " poison ". Dans ce roman, nous retrouvons tous ceux qui n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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« La Poison »... Mais qu'est-ce qu'elle en a marre, Cécile, qu'on l'appelle ainsi ! A 18 ans, elle aimerait ne plus être considérée comme cette gamine qui dit tout ce qu'elle pense, qui agit un peu de façon décalée, ce à quoi elle avait habitué sa famille étant plus jeune. Cadette de 4 filles, elle n'est pas considérée comme presqu'adulte, mais encore comme la petite qui ne sait pas encore quoi faire comme études (elle a commencé des études d'éducatrice, mais...), qui agit à tort et à travers, et à qui, finalement, on ne prête pas totalement attention ...
Faut dire que les problèmes de sa soeur Pauline (la narratrice de « L'esprit de famille, tome 1 ») sont « tellement » plus importants : son mari, l'écrivain sensiblement plus âgé qu'elle, l'a trompée avec une actrice, et lui a déclaré qu'un « artiste ne peut pas vivre sans nouveauté, les femmes en font partie ». Pauline s'en va, laissant leur fils Benjamin à « La Marette », la maison familiale, refuge comme je l'ai expliqué dans « L'esprit de famille ».
Et voilà notre Cécile au coeur gros comme ça embarquée dans le sauvetage de cet enfant de 3 ans qui ne comprend pas pourquoi il est abandonné par son père et sa mère. Et ce coeur, il n'en peut plus de déborder, d'être touché par la misère du monde, personnifiée ici en la personne de Tanguy, un jeune totalement paumé. Mais ici, gare à la casse !!!

Janine Boissard ici a réussi le tour de force d'allier simplicité du bonheur familial et complexité de la vie. Et même, à l'intérieur de la famille, ce cocon protecteur où normalement tout peut se dire, logent les non-dits et les incompréhensions. Mais fidèle à cet esprit de famille, l'auteur nous délivre un message d'amour, de compréhension, d'acceptation des coups durs, d'avancée dans soi-même. La tragédie elle-même ouvre sur du positif.
Et en ces temps où souvent, tout nous semble dur, où les difficultés ne s'acceptent pas, j'accepte avec plaisir ce coup de fraîcheur qu'est ce roman.
Coup de fraicheur, coup de pouce, coup de main...Oui, Cécile, personnage de papier, nous aide ! Son voisin, d'ailleurs, la seconde : « Tu sais, quand ça fait très mal comme ça, ça veut dire que le terrain se laboure. Et quand c'est passé, il y pousse de rudement belles plantes ! »
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Ma première réaction quand j'ai commencé le volume 5. Tiens, ce n'est plus Pauline qui raconte mais Cécile. Deuxième réaction, un peu de déception. Venant de Pauline l'écrivain, c'était logique, mais de Cécile.

Et puis, je dois tirer mon chapeau bien bas à Madame Janine Boissard, parce que le style narratif est différent, on sent que ce n'est pas la même personne qui nous raconte la Marette cette fois.

D'un autre côté, j'en étais heureuse surtout que Pauline commençait vraiment à me taper sur les nerfs à la fin du tome 4 avec son égoïsme et le début de ce roman me renforce dans ce sens, je voudrais l'attraper par les épaules et la secouer pour lui faire entendre raison.

Un volume qui se lit très facilement, on plonge dans l'histoire de Cécile qui est restée en retrait dans les autres volumes. Il vous prend aux tripes, un vrai régale. Déjà plongée dans le dernier.
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Dans le cinquième tome de cette saga familiale, c'est Cécile la cadette des quatre filles du docteur...Moreau qui prend la parole. Claire, l'ainée mariée à Antoine, médecin a un petit Gabriel, Bernadette la cavalière s'est mariée avec Stéphane, a eu des jumelles,son cheval (et ami) Germain vient de mourir et ils habitent un petit deux pièces à Neuilly, Pauline écrivain a (enfin) épousé Paul l'écrivain torturé avec lequel elle a eu un enfant Benjamin dont elle s'occuppe peu, toute à son amour pour Paul qui la trompe, elle ne voit pas qu'il est surdoué.
Cécile,douée pour le social,comme à l'accoutumée va mettre son petit grain de sel partout et permettre avec fracas de faire évoluer les choses.
Cette famille avec ses joies et ses peines, on y croit. Cette "Marette et son verger" familial, Janine Boissard nous en ouvre les portes avec toujours beaucoup d'émotion.
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... hum une fois de plus une "erreur de casting" dans ma pile à lire sans doute ... Je cherchais à la médiathèque "l'esprit de famille" , dont j'avais entendu une bonne critique , et je suis tombée sur ce livre, j'ai mal lu la quatrième de couverture, je pensais que c'était le livre que je cherchais (je ne savais pas que c'était une saga... ) alors que c'était finalement le tome 5 ...
Bref peu importe ... tout ça pour dire que je ne sais pas si le tome 1 est mieux écrit que le tome 5 ... mais là franchement ça ne passe pas .
J'imagine bien que c'est écrit "comme Cécile dirait" ... avec son phrasé , le déroulé de ses pensées etc ... mais je n'ai pas du tout accroché à cette façon d'écrire que j'ai trouvé simplette et lourde ...
Si j'ai le courage j'essaierai de trouver le tome 1 histoire de me faire une autre idée ... (car j'imagine que , comme pour toutes les saga , on apprécie mieux la suite lorsqu'on s'est déjà attaché aux personnages avant ? ... sans doute ... ) ...
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Ce qu'en dit la 4ème de couverture : Ce livre est une invitation. Parents et adolescents, et aussi tous ceux qui souffrent de la solitude, sont conviés à venir se chauffer au feu de cette famille, à partager ses problèmes, à rire beaucoup avec elle, à pleurer parfois, mais toujours à s'y sentir bien.



Une famille avec un père docteur, une mère au foyer et quatre filles. Quatre soeurs, un peu à l'image des « Quatre filles du Dr March », qui s'aiment, se détestent, se trahissent mais qui sont aussi inséparables.

Janine Boissard nous raconte la banlieue parisienne des années 80. le passage à l'adolescence, à la vie adulte, les bonheurs, les doutes aussi, les difficultés et toujour...

Quand on lit cette série, on devient un membre à part entière de cette famille, que dis-je de cette tribu. On partage leurs joies commeleurs peines. On ressent un amour énorme, le plus important qu'il soit, le ciment d'une vie, l'amour familial...

Pour l'anecdote, à l'époque je connaissais une Cécile qui elle était vraiment une poison donc j'adore ce titre...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LETTRE A CEUX QUI NE FONT PAS CONFIANCE
"Vous les parentes, qui avez peur !...... Qui regardez, impuissants, monter la violence, et, derrière les portes fermées de la crainte et de la tendresse retenez vos enfants et leur dites "attendez", au lieu de leur crier "Allez" !
"Vous qui redoutez notre échec et voudriez choisir nos directions ; qui tremblez à l'avance des luttes que nous aurons à livrer et saignez des blessures dont nous souffrirons."
"Vous qui, pour parler de votre jeunesse, employez des mots étrangers à la notre et réduisez le monde à la crainte que vous en avez."
"Vous qui nous avez lu de si fantastiques histoires d'aventures et d'espérance et répondez "sécurité, sagesse, prudence" à notre fringale de vivre."
"Vous les parents qui ne faites pas confiance à notre jeunesse"
"Vous, les adultes à qui notre jeunesse fait peur ! Vous qui ne savez plus respirer, entendre, aimer. Vous qui amassez et ne savez pour quoi, courrez et ne savez vers quoi. Vous qui nous montrez le passé au lieu de nous ouvrir l'avenir."
"Vous, les modèles dont l'enfant s'efforce d'imiter les gestes ; dont il a appris par coeur les exploits fantastiques, qui avez conquis l'univers, fait reculer la mort, et su parfois choisir celle-ci plutôt que de trahir ce à quoi vous croyiez ; vous qui préférez aujourd'hui sécurité à liberté, ignorance à risque, silence à échange".
"Vous qui blindez vos portes, piégez vos jardins, et vous prépare à l'apocalypse."
"Vous, les adultes, qui avez perdu confiance en l'avenir, et en qui nous perdons confiance."
"Toi, l'écrivain, à qui les mots font peur : ceux qu'on vit et qu'on pleure, les mots-chanson repris par tous, le mot "bonheur", le mot "amour". Toi qui prétends parler des êtres et méprises ce qui emplit leur coeur".
"Toi qui te ris des mots-tambour, des mots-drapeau, pureté, constance ou idéal, et nous offres en échange des mots savants sans espoir ni musique, que tu t'ingénies à changer quand nous les répétons."
"Toi qui te gardes des passions, interromps ton élan et prétends ainsi survoler la souffrance".
"Toi, jadis baladin ou poète, chantant démons et merveilles, acceptant de risquer ta vie pour faire éclater au visage de tous beauté et vérité."
"Toi, le jongleur de mots, témoin aux yeux bandés, éloigné de la source."
"Toi qui peut tant, et ne veux rien."
"Toi l'écrivain qui refuses ta confiance à la vie."
"Vous tous !"
"Puisque la lutte est inévitable, la violence à nos portes et celles-ci destinées à être forcées, laissez-nous préparer nos armes : de l'attente et de la peur ne peuvent naître que la fuite ou la paralysie. La lutte nous stimulera ; les coupes nous feront progresser."
"Acceptez que nous choisissions notre avenir ; que dans un monde qui ne sait plus vers quoi il va et craint sa destruction, nos buts soient différents des vôtres. Et si ce qui pour vous s'appelle "réussir" était "rater" entre quatre murs à toute épreuve, à épreuve de souffrance, de plaisir, de poésie et de folie, de nous endormir pour nous réveiller vaincus sans avoir lutté. Ce serait, par peur du risque, de ne rien risquer et nous laisser aller au fil d'une eau sans vie ou bientôt nous ne distinguerions plus le reflet de notre visage, où ne passeraient plus le rêve, ni l'espoir, ni la nécessaire utopie."
"Laissez-nous trouver nos bonheurs, et si, à la grande-route que vous voudriez nous tracer, nous préférons les chemins hasardeux, pleins d'embûches mais aussi de soleil : ce sont sans doute ceux de demain."
"Relisez les livres que vous aimiez enfants. Il vous parlaient de vous, emplissaient vos poitrines d'univers possibles. Les histoires qu'ils racontaient vous faisaient accepter de jouer la partie de la vie, parce que, derrière le visage qui pleure, il y a le visage qui rit et tout ce qui fleurit superbement avant de disparaître pour ressurgir plus loin, fort du vertige de l'éternité."
Parlez-nous de ce qui ne finira pas : de Dieu, si vous pouvez, de la beauté, du don de soi, de l'amour, de ce que l'on éprouve lorsqu'on a progressé ne serait-ce que d'un pas, ne fût-ce que dans l'obscurité."
"Dîtes à ma naïveté "tu peux""
"Dîtes à ma faiblesse "vas-y" et à notre jeunesse que la lutte n'est pas perdue et la paix toujours à reconquérir. Donnez-nous des raisons d'espérer, de nous réjouir et d'aimer. Redevenez exemples. Permettez-nous de devenir à notre tour modèles et adultes en nous ouvrant l'espoir."
"Et toi, confiance, mot marée qui balaie les doutes et la peur, j'ai la tête levée
j'ai les yeux ouverts, je cherche autour de moi, prête à te recevoir."
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Il tire ma main, m'entâîne dans le jardin.Il faut toujours obéir aux enfants:ils connaissent les chemins, et savent contrairement à ce que prétendent les 'grandes personnes' que le droit chemin n'est jamais le bon:on n'y trouve que des sourds et des aveugles.
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Avoir des parents qui vous laissent tomber, c'est parfois plus triste que de ne pas les avoir connus. Même pas l'occasion de les idéaliser!
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