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ISBN : 2253060143
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1992)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 43 notes)
Résumé :
" Madame, je crois aux rencontres. Je crois que dans la vie, la seule source de vraie joie se trouve dans le contact avec d'autres êtres, comme nous tous solitaires... C'est pourquoi me voici. " Ce mot d'un inconnu, trouvé un matin dans sa boîte à lettres, va changer la vie de Béatrice. Peu à peu, elle va livrer son âme à celui qui signe Jean et qui, pour de mystérieuses raisons, souhaite rester dans l'ombre. Dès lors, le suspense se mêle à l'intrigue sentimentale, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
manU17
  16 mai 2013
Les Roches, le 16 mai 2013
Chère Béatrice,
Je viens de refermer le récit de votre renaissance. Un épisode de votre vie qui m'aura permis finalement de la découvrir dans son entièreté. Essentiellement à travers vos échanges avec ce Jean, cet individu qui vous a un jour contactée par lettre, après vous avoir entendue et vue à un congrès sur l'enfance maltraitée. Étonnante entrée en matière, mais il est des fois ou le coeur parle avant que la raison ne le refrène. Et c'est sans doute mieux ainsi.
Comme j'ai souffert pour vous, épouse dévouée, soumise, femme étouffée, enfermée dans sa cage dorée, tel un oiseau rare, que l'on exhibe fièrement pour mieux l'oublier l'instant d'après et le laisser se faner, se dessécher, se déliter… Certaines femmes préfèrent rester enfermées dans cette vie rassurante même si elles se défendent du contraire. Les mots et les larmes disent une chose et les actes, leur contraire.
Heureusement Camille, votre fille, la pétillante Camomille, était là pour donner un sens à votre vie. Et puis, bien sûr, il y avait votre association, devenue indispensable à votre existence. Freud disait qu'on ne donne pas sans recevoir, votre activité bénévole vous en a fait prendre pleinement conscience. Encore une des choses que Francis, votre mari, ne pouvait pas comprendre. Pour lui, le bonheur matériel, l'argent, la position sociale qu'il vous offrait, tout cela aurait dû vous suffire. C'était également l'avis de votre mère et vous en avez chèrement payé le prix…
Ce que Jean vous a offert, à travers vos correspondances, j'ai l'impression que personne encore ne vous l'avait offert, un précieux cadeau, une écoute. Nous avons tous envie et besoin d'être écouté. En vous sentant écoutée, vous vous êtes enfin sentie exister, vous avez repris vie, repris pied et telle une belle plante, vous vous êtes épanouie. Enjouée, lumineuse, souriante, Francis n'a pas tardé à constater le changement et à comprendre que quelque chose se passait. Et pour la première fois, vous avez résisté à sa volonté. Vous n'étiez plus uniquement sa femme mais enfin devenu une femme, libre, volontaire et indépendante. Vous étiez enfin devenue vous-même. Après toutes ces années, il était plus que temps.
Plus votre correspondance s'étoffait, plus j'ai eu du mal à comprendre pourquoi Jean semblait si peu empressé à l'idée d'une rencontre. Puis tout s'est éclairé. J'ai compris ses réticences, ses doutes et ses questions bien légitimes en pareilles circonstances. Loin du récit d'échanges un peu terne et sans surprise que j'avais imaginé, les révélations se sont enchaînées, tout s'est clarifié et je n'avais rien vu venir, la surprise n'en fut que plus savoureuse. le poids des secrets fait souvent des ravages mais vous vous êtes relevée et je crois que vous vous en êtes plutôt bien sortie finalement.
Je vous souhaite donc d'être pleinement heureuse dans votre nouvelle existence et surtout n'oubliez jamais que rien n'est plus important que la vie, rien n'est plus important que l'amour, Béatrice.
Emmanuel

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Herve-Lionel
  23 juin 2014
N°82 – Octobre 1991.
L'AMOUR BEATRICE- Jeanine BOISSARD -FAYARD

Que, de nos jours, deux êtres inconnus l'un de l'autre se mettent à s'écrire est déjà en soi exceptionnel (recevoir une lettre reste pour moi un plaisir rare que téléphone, courriel et autres fax ne sauraient remplacer) le ton impersonnel de la première missive laisse rapidement la place à la confidence, à la complicité à l'amitié, à la tendresse et à l'amour... C'est étrange comme les mots couchés sur le papier qui ne sont que de simples signes conventionnels se révèlent rapidement être des éléments de dialogue, de découverte, tant il est vrai qu'écrire à quelqu'un s'est un peu s'écrire à soi-même. Pire, les mots sont un miroir révélateur qui, malgré eux trahissent leur auteur et tout un passé renaît à travers eux surtout si celui-ci est le véritable enjeu inavoué de cette correspondance. le piège se referme lentement faisant ressurgir ce passé qui, autant que l'avenir aide à vivre quand on veut en exorcisé les échecs.
Le vécu de Béatrice et de Jean était demeuré suspendu quelque vingt ans auparavant à une lettre (encore une) non reçue. Ce passé tout entier voué à l'amour avait été entravé par le calcul, la cupidité d'autrui et les choses avaient déroulé leur quotidien qui semblait immuable, définitivement figé dans la réussite sociale, le foyer, la famille. C'était compter sans le hasard qui, paraît-il fait bien les choses et qui permet à cet homme et à cette femme, trop longtemps séparés, de se retrouver, de prendre place l'un à côté de l'autre et d'inverser le cours des choses.
Pour une fois c'est l'amour qui gagne !


©Hervé GAUTIER – Octobre 1991 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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LireauxWC
  26 mai 2016
Ce que j'ai aimé : Je l'avoue franchement, j'ai pioché ce livre au hasard, sans même avoir une idée de sa 4e de couv' et c'est finalement une bonne surprise. le côté épistolaire rend le récit très léger, facile à lire. L'écriture, un peu désuète (j'aurais même pensé que le bouquin datait des années 60), est très élégante et fluide. On se laisse bien embarquer. C'est un bouquin idéal à emmener le dimanche après-midi à la campagne, pour se dorer la pilule au soleil après un déjeuner de famille qui s'est éternisé.
Ce que je n'ai pas aimé : La couv', le titre, le nom de l'auteur, le pitch, tout ça sent bien la naphtaline quand même. Si la première moitié est très bien, on sent que vers la fin, la mère Boissard se démène pour que sa belle histoire se termine tout comme il faut. Mais ça reste quand même une feel-good story.

Lien : http://wc.pressepuree.fr/lam..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   22 mai 2013
Alors quand les imbéciles qui n'y comprennent rien me disent en faisant les gros yeux: "Vous avez abandonné votre enfant", moi, je leur réponds qu'il y a "donné" dans abandonné et que l'amour ça peut être aussi de se priver de quelqu'un [...].
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manU17manU17   18 mai 2013
Le restaurant, je redoutais un peu ! Vous est-il arrivé, Jean, d'y voir un homme et une femme, assis l'un en face de l'autre, prenant leur repas sans se regarder, presque sans s'adresser la parole ? C'est nous ! A mes misérables efforts de conversation, Francis ne répond que par monosyllabes, je n'ose jeter un regard vers les autres tables, j'ai honte.
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manU17manU17   16 mai 2013
La fidélité n'est pas l'absence de désir mais le refus de le concrétiser.
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manU17manU17   20 mai 2013
Confier pour l'adoption un enfant dont on sait qu'on ne pourra le rendre heureux est un acte d'amour [...].
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rkhettaouirkhettaoui   03 décembre 2015
Il y a des soleils qui aveuglent; vous ne parlez que de sa fierté, de son bonheur à elle. Et le vôtre, Béatrice? Et l'amour ? Je ne vois écrit ce mot nulle part. Oui, l'amour, cette douce et violente certitude, cette évidence que la solitude a pris fin et qui fait apparaître comme une longue attente, presque du temps perdu, les jours vécus avant la rencontre, j'allais dire les « retrouvailles » : « Tu en as mis du temps; sans te connaître, tu me manquais... »
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