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EAN : 9782897869045
Ada éditions (12/10/2018)
3.13/5   87 notes
Résumé :
Depuis son jeune âge, Hans Christian Andersen se savait différent des autres. Il a écrit Le Vilain Petit Canard comme une métaphore de sa propre vie. Dans cette nouvelle version sanglante, le personnage principal nous relate une existence beaucoup plus funeste?Un informaticien orphelin aspirant à une vie plus palpitante, qui ne trouve le réconfort que dans les jeux vidéo.Une intrigante voisine aux mystérieuses sorties nocturnes.Une bande de marginaux dirigée par un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Neneve
  23 janvier 2019
Avis plutôt mitigé sur ce roman... D'une part, j'adore cette idée de reprendre les contes classiques et leur donner un souffle gore, terrifiant, dérangeant... Des contes pour publics avertis ; ce n'est pas moi qui l'invente, c'est sur les couvertures !! Mais là, j'ai trouvé cette adaptation un peu facile ; nous sommes dans une histoire classique (et banale) de vampires ! Clay, être plutôt asocial et taciturne, vit sa semaine par procuration, dans l'attente du vendredi soir où il retrouvera son jeu vidéo pour y passer la fin de semaine. Mais bon, Clay a une mystérieuse voisine, sur qui il flash depuis un bout de temps (cliché) sans oser l'aborder... Un soir, alors que sa plateforme de jeux vidéo est HS, il sort sur son balcon, voit sa belle voisine aux bras d'un grand, beau, mystérieux (cliché) garçon qui l'invite à les rejoindre dans un bar... qui se trouve à être l'antichambre de l'enfer ! Morsure, black out, 24 hrs dans une tombe, et Clay est devenu vampire... Sa meute chasse, tue, laissant derrière eux des scènes d'horreur... Mais voilà qu'une mystérieuse horde de chasseurs de vampires apparaît... et Clay semble être le centre d'une bien curieuse affaire... le vilain petit canard !!! Bref, un livre qu'on lit, pour connaître le fin mot de ce mystère... Mais un livre qui ne me laissera pas une impression impérissable !!!
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jonatjackson
  08 avril 2019
- Ce que j'ai aimé
L'objet livre est plus que sympa, avec une couverture attirante et la quatrième de couverture est stylée. Un beau travail des éditions sur l'ensemble des oeuvres des « Contes interdits ». Cette couverture est signée Mathieu C. Dandurand.
Un livre réinterprétant les contes de notre enfance, mais de façon très obscure et souvent trashs. Que l'on soit pour ou contre, il faut avouer que c'est un pari osé, et l'audace fait du bien.
L'auteur jongle habillement entre les scènes d'actions, les descriptions de décors et d'ambiance, à défaut d'avoir une écriture exceptionnelle. En 182 pages, l'auteur arrive à nous embarquer dans ce qu'il veut nous proposer même si on pourrait reprocher une fin qui part un peu dans tous les sens, mais elle a le mérite d'être surprenante.
L'histoire est fluide et le livre se lit facilement et rapidement. Quelques scènes cocasses viennent apporter un peu d'humour et de couleurs à ce tableau sombre.
Enfin un vampire méchant, sadique, vilain, très vilain. On ne lésine par sur les passages sanglants. Les deux scènes où l'on se retrouve dans le nightclub sont particulièrement réussies. La découverte par Clay et le show privé pour les vampires sont deux moments culminants dans l'horreur du livre.
Clay est peut-être une sorte de cliché sociétal, mais il est bien réussi et bien travaillé. On ressent avec lui ses doutes, ses interrogations, son plaisir,… le texte écrit à la première personne aide beaucoup dans cette immersion.
- Ce que j'aurai aimé, ce qui m'a dérangé
Quelques moments d'incompréhension ou d'incohérence, notamment avec Isabella, ou bien tout le mystère que l'on fait autour de la nouvelle condition de Clay (que l'on comprend à la fin cela dit, mais qui est frustrant tout du long de la lecture). À un moment il y a des chasseurs de vampire, pourquoi on n'en parle pas avant ? Pourquoi on ne prévient pas Clay ? Comme-ci cette partie était une pièce rajoutée pour donner de la consistance au récit.
Quelques répétitions comme « ce précieux nectar » ou « fluide vital ». Bon, difficile de trouver d'autres termes pour parler du sang mais bon, ces termes revenaient quatre, cinq fois et sur 180 pages, ils étaient assez nombreux pour être remarqués.
Vu le tapage des « Contes interdits », je m'attendais à beaucoup plus de trash. Alors oui, il y a deux ou trois scènes hardcores mais honnêtement, je m'attendais à ce que cela aille encore beaucoup plus loin. Ce livre n'est pas conseillé à tout le monde, clairement, mais ceux qui s'attendent à du sanguinaire à chaque coin de page seront peut-être déçus. Je ne suis pas pour le sang et la violence gratuite, loin de là, mais c'est surtout par rapport aux échos que j'ai lus et entendus à tout bout de champ que je dis cela.
On aurait peut-être souhaité un développement plus en profondeur en règle général. Bon, c'est un choix de l'édition que de proposer ce genre de roman court et l'écriture de l'auteur nous propose d'aller à l'essentiel. On aurait souhaité aller peut-être un peu plus loin dans l'Histoire des vampires ou voulu savoir ce qu'il advenait de Clay suite à tout ce qui s'était passé.
- Point neutre, réflexion
Le québécois. J'ai lu à plusieurs reprises que certaines personnes avaient du mal avec certaines expressions locales et que cela pouvait les sortir de leur lecture. Dans ce livre oui, il y en a aussi et je trouve sympa le fait de lire dans leur contexte ces expressions d'une même langue et pourtant si différente. Dans le vilain petit canard, les expressions ou mots peuvent peut-être un peu déstabiliser mais honnêtement y a rien de méchant.
- Conclusion
Un premier livre issu des controversés « Contes interdits » de la maison d'éditions québécoise ADA et une première expérience plutôt réussie même si j'ai eu du mal à réellement dire si j'avais été déçu ou non par l'ensemble. L'on côtoie des vampires sadiques et des lieux lugubres, l'on assiste à des scènes trashs et à des meurtres avec effusions de sang à gogo. Loin d'être accessible à toutes les âmes, les plus sensibles n'y arrivant pas après 30 pages, je m'attendais cependant à encore plus de noirceur et de sadisme compte tenu des échos que j'ai lu à propos des fameux « Contes interdits ». L'impression qu'on aurait pu aller encore plus loin reste en tête à la fin du récit qui manque d'un petit épilogue pour conclure le tout. le vilain petit canard, superbement interprété par le pauvre Clay, est une réinterprétation sombre mais finalement assez sympathique de l'oeuvre de 1842. le petit format du livre ne permet pas beaucoup de digressions ou d'explications en profondeur et l'auteur va à l'essentiel, jonglant habillement entre les scènes actions, les descriptions et les sentiments avec souplesse, mais souffrant parfois de répétitions ou d'illogismes qui peuvent parfois nous ennuyer dans une lecture somme toute fluide et agréable. Mon premier « Conte interdit » et pas le dernier.
Pour l'ensemble de la chronique, c'est par ici -->
Lien : https://evasionimaginaire.wo..
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hellrick
  12 juillet 2021
La collection « les contes interdits » se fait remarquer chez les libraires depuis 3 ou 4 ans avec son principe simple : revisiter, façon trash, les contes de nos jeunes années, souvent surtout populaires via leurs adaptations Disney. La collection annonce la couleur : ce sera hard, glauque, réservé aux plus de 18 ans et toutes ces sortes de choses. Bon…découvrons.
LE VILAIN PETIT CANARD constitue une porte d'entrée comme une autre. Un conte pas très connu qui laisse beaucoup de liberté à l'écrivain. Va-t-on avoir droit à un canard mutant géant et cannibale ? Hélas, non ! L'auteur choisit de prendre comme vilain petit canard Clay, un geek basique, informaticien qui s'ennuie au boulot et attend le week-end pour jouer tranquille sur ses jeux vidéo. Notre asocial développe quand même un petit fantasme : sa voisine trop sexy qu'il n'ose pas aborder (évidemment). de toutes façons la belle est déjà en main et son mec aligne les superlatifs : musclé, beau, mystérieux, un peu étrange, ténébreux…Bref, notre canard n'a aucune chance. Cependant, Clay accepte une invitation à se rendre dans une boite goth S/M et là surprise…que devient-il ? Mais oui ! Un vampire ! Formidable, quelle originalité ! Surtout que la suite ne s'éloigne jamais des clichés attendus avec l'arrivée de chasseurs et le petit couplet « non les croix et l'eau bénite ne te font rien mais le pieu dans le coeur oui c'est du sérieux, vampire ou humain tout le monde en meurt ». Bref, LE VILAIN PETIT CANARD nous la joue bit-lit avec les quelques scènes chaudes attendues et les passages gore traditionnels. Pour justifier « l'interdit » le romancier y ajoute un peu de sadomasochisme, une golden shower et un brin de tortures. Pas grand-chose en somme, juste une manière de se différencier des innombrables histoires d'initiation érotico-vampiriques qui encombrent les librairies depuis qu'Anita Blake a débarqué dans les rayonnages.
Tout cela n'est donc pas passionnant mais a au moins le mérite d'être court (180 pages, c'est suffisant), quelque peu exotique (le bouquin vient du Canada et laisse libre cours au parlé du pays : ces party, ces chums, etc.) et référentiel (Iron Maiden, Mercyful Fate, A7X,…). Pas suffisant pour passionner tant l'intrigue semble prévisible et déjà lue et relue. Malgré une écriture passable, le tout s'apparente presque à une fan fiction et manque terriblement de maitrise et de professionnalisme. Un coup dans l'eau !
Une entrée en matière terriblement décevante et désespérément soft pour ce conte qui n'a, en définitive, pas grand-chose d'interdit. Bref, rien qui ne donne envie de poursuivre la série mais, par acquis de conscience, on fera quand même l'effort d'en lire deux ou trois autres avant de se forger une opinion.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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jrm30
  30 janvier 2020
Jeune informaticien, Clay a une vie monotone qui se résume à un boulot qui n'affectionne pas et dont il est objet de plaisanteries continuelles, puis les jeux vidéos auxquels il s'adonne le week-end.
Voulant engager une partie, sa connexion Net plante. S'ennuyant il va sur son balcon prendre l'air et rencontre sa voisine avec son copain, qui lui donne une carte d'invitation à un club.
S'y rendant, il passera une nuit qui le transformera en vampire.
Avis mitigé pour cette lecture où le rapport avec le conte original n'est pas spécialement évident et l'histoire en elle même est gentillette pour figurer dans un conte interdit.
Point positif, écriture fluide et agréable.
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MymyyS
  13 septembre 2021
Treizième conte interdit que je lis. J'avais lu et adoré Les 3 p'tits cochons de cet auteur et ai donc commencé le vilain petit canard sans trop d'appréhension.
L'histoire : L'auteur nous offre le point de vue immersif de Clément « Clay », informaticien employé dans une entreprise au Québec et qui subit son travail en plus de ses collègues. Passionnée de jeux vidéo, il finira par être invité à une soirée très spéciale dans un nightclub. Cette soirée va bouleverser toute son existence. Car après cette dernière, il basculera à jamais du côté obscur... Après avoir perdu son humanité, il se découvrira une nouvelle passion : le sang.
Les personnages : Si, au départ, j'ai trouvé Clay attachant et a donné un certain échos à ma propre vie, il est devenu beaucoup plus antipathique par la suite. L'auteur a très bien décrit son histoire, plus les pages défilaient plus il perdait de son humanité et de tout bon sentiment. D'un homme sensible il en a fait un monstre de cruauté et de sadisme... et d'indifférence.
Isabella m'a paru si froide, si distante, solitaire... son histoire a apporté une certaine crédibilité à son personnage et lui a rendu son humanité pendant un cours laps de temps. Trop court, peut-être. Démon, quant à lui, je l'ai détesté d'emblée. J'ai regretté que son personnage n'ait pas été aussi développé que celui de Clay ou d'Isabella, j'aurais aimé le comprendre davantage. Comprendre ses motivations.
Ressenti général : J'ai été absolument surprise de la tournure des événements dans ce conte. Au départ, un nightclub des plus intéressants, une antichambre de l'enfer. Et puis... le tout s'est brutalement transformé en un livre de bit-lit. C'était inattendu mais sur le coup, plutôt bienvenu. Malheureusement, plus je progressais dans la lecture, moins je comprenais le but de cette histoire. Pas de vengeance fomentée, pas d'angoisse, pas d'objectif de conquête amoureuse... Simplement, tuer sans sentiments. Tuer n'importe qui. le reste était sans intérêt et forcément, le mien s'est émoussé aussi. Les dernières pages ont enfin apporté le dynamisme tant attendu, de l'action et un peu de suspense.
La fin, en revanche, m'a un peu déçue. Je l'ai trouvée si triste... Clay finira seul, à l'image du début du conte. J'avais espéré que son humanité reprendrait le dessus. J'ai cependant beaucoup aimé les passages sanglants dans les sous-sols du nightclub ; je pense ç'aurait été intéressant de développer cet univers.
En conclusion, c'est un conte qui ne m'a pas déplu mais il ne fait pas partie de mes préférés.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
jonatjacksonjonatjackson   08 avril 2019
"Je venais de comprendre que le sang de chaque humain possédait un goût différent, et je désirais découvrir toutes les saveurs possibles. Je percevais dorénavant le monde comme un immense buffet gratuit qui n'attendait que mes canines acérées."
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NeneveNeneve   23 janvier 2019
Peut-être étais-je déjà insensible auparavant, l'ignorant parce que je n'osais pas commettre de crimes. Je ne le saurais jamais et je m'en fichais. Visiblement, ma transformation m'affranchissait dorénavant de tout dilemme moral.
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jonatjacksonjonatjackson   08 avril 2019
"Je déteste les histoires qui débutent par une citation, ça fait prétentieux. On dirait un complexe d'infériorité mal géré."
- Clay
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jonatjacksonjonatjackson   08 avril 2019
"Du moins, c'est ainsi que je me rappelle cette période de ma vie. J'avais l'impression que ma misérable existence n'était qu'un ouvrage en deux dimensions. Je pressentais qu'un univers entier m'échappait et que ses secrets m'étaient inaccessibles."
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Sabrina1988Sabrina1988   25 mai 2020
"Lorsque tu déambules dans une ruelle sombre,
je suis présent, tapi dans la pénombre,
résolu à t'épier et à te traquer,
tel un fauve, déterminé, affamé.

Quand tu te retrouves dans les bras de Morphée,
et que tu te crois en sûreté,
j'arpente les méandres de la nuit,
car je suis le monstre qui te poursuit.

Contre ta nuque, tu ressens un souffle chaud,
bientôt ta chair déchiquetée en lambeaux,
je me délecte de ton effroi,
ton fluide vital sera à moi... à moi... à moi..."
+ Lire la suite
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