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Les Contes interdits tome 1 sur 35
EAN : 9782897861520
240 pages
Ada éditions (10/01/2018)
3.57/5   469 notes
Résumé :
Trois individus qui trempent dans le voyeurisme, la pornographie, le cannibalisme et la nécrophilie.
Une étudiante universitaire menant une vie bien rangée qui se retrouve à la morgue après avoir consommé du Flakka.
Un tueur à gages qui revient dans sa ville natale afin de mettre sa soeur en terre et qui découvre de troublantes vérités à son sujet.
Une rousse excentrique à la libido débridée et dénuée de tout sens moral, capable de pervertir le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
3,57

sur 469 notes
Peter arrive à Québec pour identifier le corps de sa soeur, Alicia qu'il n'avait pas revu depuis le divorce de ses parents il y a de cela des années. Désirant comprendre comment sa soeur a pu se retrouver nue errant sur l'autoroute, Peter décide d'investiguer. Rapidement, il découvre la vie secrète de cette soeur inconnue.
Étant Tueur à gages de profession, Peter prend rapidement la décision de se venger....


Âmes sensibles s'abstenir ! Ce livre est une chute dans l'horreur, le gore, la violence et le sexe. Entre scènes de sexes BDSM, voire de viol et meurtres sanglants, vous êtes bons pour une cure chez le psychiatre. C'est purement et simplement atroce par moment !!!

Une amie l'ayant lu m'avait dit que c'était spécial, mais je ne pensais pas à ce point. le conte de départ "bon enfant" est complètement détourné pour nous livrer une version digne des films d'horreur. Entre voyeurisme, nécrophilie, cannibalisme, vous avez de quoi digérer.🤮


Le roman se présente sous la forme d'un récit à deux voix. Peter menant son enquête sans grande tristesse étant donné qu'il semble aimer le sport en chambre... et Alicia la soeur décédée qui revient sur les événements l'ayant conduite à son décès. Les deux récits se complètent et permettent d'opposer les deux versions. Par contre, rapidement l'intrigue est noyée dans les scènes de sexe, violences et j'en passe. Dommage.

Les personnages ne sont pas mieux. Les 3 petits cochons à savoir le nécrophile, le cannibale et le pornographe sont des personnages assez effacés et sans saveur. Christian Boivin en donne des descriptions sans consistance. le personnage de Peter Wolf n'est pas mieux puisque nous découvrons un être froid, distant et sans grande capacité émotionnelle. Sa soeur Alicia passe pour l'innocente victime, mais les faits lui donnent plutôt l'apparence d'une idiote.


Bref, pour conclure, ce livre est une version gore et sexuelle du conte Les 3 petits cochons. Si vous désirez garder en tête l'image de Naf Naf🐷, Nif Nif 🐷et Nouf Nouf 🐷de Disney... ne lisez pas ce roman !
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Hum… Je me doute qu'avec une couverture pareille, vous devez vous demander comment cet ouvrage est arrivé entre mes mains… En fait, j'ai entendu parler de la saga « Les contes interdits » grâce à la participation d'Yvan Godbout dont la plume m'avait bien plu à travers sa série « Les yeux jaunes ». Hélas, son livre ne semble pas encore être disponible auprès de ma libraire favorite. Chaque tome des contes interdits est écrit par un auteur différent qui reprend un conte classique en version gore. Quelques blogs auxquels je suis abonnée, comme celui de Frogzine, disaient beaucoup de bien sur ces ouvrages terrifiants… Or, adorant les contes revisités ainsi que le genre horreur, j'ai tenté cette lecture. Finalement, je ressors assez partagée par le récit de ces trois petits cochons qui ont sont loin de m'avoir laissé indifférente !

Ce roman, construit à eux voix, tourne autour d'une sinistre affaire morbide. Environ un chapitre sur deux, on va suivre les péripéties de Peter, un tueur à gages, qui a appris le décès de sa soeur. Même s'ils étaient perdus de vue pendant leur jeunesse, il ne croit pas au fait que sa cadette soit morte d'une overdose. Il décide alors d'enquêter sur elle, non sans laisser libre cours à sa libido avec les rencontres qu'il va faire… D'ailleurs, cela m'a étonnée : il semblerait que la mort d'un proche ne l'empêche pas de copuler à foison avec Laurence, la secrétaire de la morgue… Certes, il est touché par cette affaire et veut se venger néanmoins, il ne paraît apparemment pas être perturbé pas sur le plan physique… La narration oscille également du côté d'Alicia, la soeur de Peter, qui va nous permettre de découvrir son quotidien post-mortem. Grâce à ce changement de point de vue, le lecteur est libre de faire sa propre enquête. Cette alternance entre le présent et le passé dynamise vraiment le récit ! Ainsi, la tension monte crescendo, stresse le lecteur et l'engloutit jusqu'au summum de l'horreur humaine.

De l'horreur, il y en a à foison ! D'ailleurs, la maison d'édition Ada a estampillé chaque volume de la mention « Pour public averti »… Et heureusement car, même si la quatrième de couverture annonce déjà la couleur, c'est très important de le répéter ! On est sur du trash, du gore et du hard… Côté sexe, on va complètement dans la pornographie, du BDSM, du voyeurisme, des délires lubriques osés voire, à un moment, de la nécrophilie ! Quelle horreur !… Ajoutons à cela la thématique du cannibalisme, de la torture ainsi que de la violence à outrance et vous aurez un bref aperçu du contenu de ce roman. En raison de ce côté cru, sombre et vicieux, je déconseille clairement ce livre aux personnes non-majeures ou à ceux qui ont l'âme sensible… L'auteur a une vision vraiment très pessimiste de l'être humain et plus particulièrement de l'Homme. Ses réflexions et les dialogues apportés par Alicia et sa voisine de pallier Juliette font froid dans le dos. Même si certaines choses sonnent vrai, on espère qu'il y a encore de l'espoir dans ce monde et on espère surtout que tous les gens ne sont pas tous comme ses personnages !

Comme le reste de la saga, cet ouvrage vraiment noir est rédigé par un auteur québécois. de ce fait, l'action se passe au Québec. Christian Boivin utilise énormément d'expressions de sa province ainsi que de l'anglais au beau milieu d'une phrase. C'est parfois déstabilisant et il faudra peut-être un temps d'adaptation pour certains lecteurs… Et c'est là où je me dis qu'heureusement, je connais certains mots spécifiques au Québec grâce à mon amie Siabelle ! Par exemple, grâce à elle, j'ai découvert il y a quelques mois qu'une camisole correspondait à un débardeur chez nous et que ce n'était pas une camisole de force ! Or, on retrouve le mot camisole une dizaine de fois dans l'ouvrage… Mais le mot qui m'a le plus marqué est « Hostie » ! Ce fut une découverte pour moi. J'avais deviné que c'était un juron comme « tabarnak » ou « câlisse » (qui apparaissent aussi dans le texte) toutefois, il m'a fallu pousser mes recherches grâce à internet pour comprendre quand il est utilisé, car j'avais l'impression qu'on le plaçait à toutes les sauces… Ainsi, même si ce vocabulaire et l'emploi de l'anglais est surprenant lorsque l'on est français, cela assure au moins un dépaysement garanti.

On ne peut pas dire qu'il s'agisse d'une adaptation fidèle du conte des trois petits cochons. Comme vous l'avez compris, il n'y a pas de porcelets devant construire leur maison avant l'arrivée du loup… Par contre, il y a bien trois cochons et des allusions lupines. J'ai été étonnée de devoir attendre le dernier quart du livre pour comprendre jusqu'où allait l'idée des trois porcs… Mais je n'ai pas été déçue, car la fin est incroyable, sombre et étonnante. Ainsi, on est plutôt une version contemporaine et vulgaire du conte classique présentant trois petits cochons n'ayant en commun avec ceux que l'on connaît… J'ai été surprise à plusieurs reprises avec ce récit aux allures de polar glauque. Certains passages, servant davantage à donner une ambiance salace et violent au roman plutôt que faire avancer le scénario, m'ont vraiment mis mal à l'aise. J'ai eu envie d'interrompre ma lecture ou de sauter quelques passages à plusieurs reprises tant c'était effroyable. L'horreur est bien présente ! Elle ravira ceux qui aiment lorsque le genre se concentre vraiment sur les vices, l'excès, la perversion et le manque d'humanité… Ce fut donc une lecture sombre qui m'a laissée songeuse. Je suis mitigée dans le sens ou je ne sais quoi en penser ou vous dire si j'ai aimé ou non. En tout cas, je ne suis pas restée indifférente et je doute que l'on puisse l'être face à ce que contient cet ouvrage. À vous de voir si la noirceur humaine vous tente…
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J'ai été surprise, je m'attendais à plus d'horreur, de gore… mais ça ne m'a pas manqué. L'histoire est réussie, l'écriture est vraiment agréable et addictive, le récit est fluide, sans parler de l'organisation – avec un chapitre sur Peter et un chapitre sur Alicia. On a droit à l'enquête d'un frère qui tente de comprendre ce qui est arrivé à sa soeur et en parallèle on a justement l'histoire de cette soeur. le récit est vraiment intelligent parce qu'on découvre tout dans le bon ordre, rien n'est redondant, et la fin est surprenante. La fin, d'ailleurs, me laisse… je ne sais pas exactement, peut-être mitigée. D'un côté je l'ai beaucoup aimée car elle a ce côté « réaliste » avec la morale – comme dans un conte – des hommes qui ne pensent qu'avec leur second cerveau ; d'un autre côté j'ai moins aimé car j'espérais que la vengeance irait jusqu'au bout, j'étais derrière le personnage et je lui criais mentalement de juste tuer et de ne pas s'attarder… peut-être parce que je suis une femme qui pense donc avec son véritable cerveau ?

En parlant des personnages, j'ai vraiment apprécié Peter. Dans le genre tueur à gage sadique, évidemment. Ce n'est clairement pas quelqu'un que j'aimerais rencontrer dans la vraie vie, mais c'est le genre de personnage de livre que j'adore. Il effectue une véritable enquête avec pour but de venger la mort de sa soeur. Ce que j'ai vraiment adoré. Au passage : le gore finit par arriver, il faut juste attendre le bon moment. J'avais envie que ces « cochons » soient sévèrement punis – même si ici on atteint des extrêmes… – et quelque part je voulais voir comment ça allait évoluer avec Laurence. du côté d'Alicia, j'ai aimé son caractère, son évolution et sa force, c'était plaisant de la voir vivre, bien qu'on sache d'emblée qu'il s'agisse du passé. En revanche, sa relation avec Juliette m'a d'emblée paru un peu étrange, sans que je réussisse à mettre le doigt sur ce qui me dérangeait. J'ai trouvé par la suite. le personnage de Juliette ne m'a inspiré aucune empathie, même si je comprends son passé, ses motivations, il me manquait quelque chose, pour moi le côté « folle » était très présent et m'empêchait d'adhérer. Toutefois, je ne nie nullement son intelligence.

Au final, c'était un bon livre, une lecture rapide et plaisante, toujours pour un public averti évidemment. Entre les scènes de sexe explicites et celles de violence, il faut savoir à quoi s'attendre et aimer le genre. Pour ma part, j'apprécie le frisson d'horreur – tant dans les descriptions que les manières de penser – et particulièrement dans ce livre-ci : le fait que tout soit amené progressivement, qu'on ait une véritable intrigue plutôt « réaliste » m'a vraiment plu, l'enquête était top, les scènes n'étaient pas là juste pour choquer, elles avaient un véritable rôle, c'était cohérent. Mes seuls bémols restent donc sur la fin – sur laquelle je ne parviens pas à me positionner – et l'histoire des réunions secrètes dans le restaurant que j'aurais voulu voir plus exploitées.
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Les éditions ADA nous propose un projet de réécriture de vingt contes (les contes interdits), de Blanche neige à Peter pan en passant par Cendrillon et j'en passe.
Loin de nos contes bien connus ce sont des versions revisitées pour un public exclusivement averti.
Mon attention a été attiré par la qualité graphique des couvertures que j'ai trouvé particulièrement réussies. Un bel outil de vente.
Ce sont des histoires assez courtes avec des romans de 200 à 250 pages qui se lisent très vite.

Le premier conte paru en 2018 et objet de ce billet est présenté sous deux angles.
Peter Wolf, tueur a gages évoluant à Vancouver au Canada, se rend à la morgue de Québec suite à la découverte de sa soeur, Alicia, retrouvée nue et complètement hallucinée sur une autoroute avant de mourir d'une overdose de drogue.
Il va mener son enquête pour en déterminer les circonstances.
En parallèle, l'auteur nous narre l'histoire d'Alicia jusqu'à sa mort.
Nous plongeons dans un récit qui baigne dans la violence, le BDSM, la nécrophilie sous fond de gore et de cannibalisme sans grande excessivité mais assez pour faire fuir les personnes sensibles.

C'est suffisamment bien ficelé pour nous entraîner jusqu'au bout du récit mais cela reste bien léger assorti d'une écriture qui ne m'a pas séduit.
Le lien avec le conte original est bien ténu..
Bref, pas de quoi se relever la nuit.

Bien à vous tous amis babéliens !
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Dans la lignée des autres romans de la saga que j'ai précédemment lu, ce conte revisité, d'une très discutable fidélité à l'original, ne s'exclut pas à la règle. Les mêmes ingrédients sont présents. Sexe déviant (du BDSM à la nécrophilie), Violence sans modération, Cannibalisme, Meurtres... Bref, le Vice dans tous ses extrêmes. L'histoire en elle-même ne casse pas des briques mais se laisse lire, abstraction faite qu'elle soit pour un public très averti.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
— À l’origine, j’étais avocat.
Alicia pouffa de rire malgré elle.
— Non, ne te moque pas de moi, c’est vrai ! dit-il en s’esclaffant à son tour, charmé par la sonorité cristalline de son rire.
— Désolée, enchaîna-t-elle en essayant de réprimer son hilarité, je ne voulais pas vous manquer de respect. C’est juste que… le contraste est plutôt saisissant. Vous avez abandonné le droit pour vous occuper de porcs.
— Tu sais, les avocats aussi doivent parfois travailler avec des porcs, mais ceux-ci sont d’une tout autre nature.
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« Well… Il est mort il y a quelques années. »
« De quelle façon ? »
« It was a silly accident. »
« De quelle façon, Pierre ? »
« Coma éthylique. Il est entré par effraction dans une micro-brasserie, puis il a plongé dans une cuve pleine de bière afin d’en boire jusqu’à pu-soif. Old fart ! »
Alicia aurait éclaté de rire si l’histoire n’avait pas concerné son propre père.
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- Vous savez, la rectitude de notre société moderne provoque souvent un déphasage dans la personnalité des gens. Le jour, quand nous sommes au travail ou à l’école, nous exposons aux autres une facette plus vertueuse, plus intègre de notre personnalité. Nous refoulons notre excentricité au profit de cette image du citoyen modèle. Mais la nuit, toute cette impulsivité est expulsée, tel le magma d’un volcan en éruption, nous amenant à accomplir des actes que nous aurions normalement honte d’effectuer.
- Où voulez-vous en venir ?
- Qu’en réalité, nous savons bien peu de choses à propos des gens que nous croyons connaître. Peut-être qu’Alicia prenait de la drogue, même si à première vue ça ne cadre pas à sa personnalité.
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Pendant que Juliette chatouillait la peau d'Alicia, celle-ci remarqua une trace de morsure sur l'épaule de son amie rousse. Elle la questionna à ce propos.
-Non, répondit-elle, ce n'est pas un de mes esclaves qui s'est vengé. C'est arrivé quand j'ai demandé à un de mes amants de me mordre.
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Quand il est question de punir les gens, Peter a une imagination sans limites. C'est son talent, ce pour quoi il excelle. Certaines personnes ont des aptitudes pour diriger une équipe, d'autres ont un sens de l'organisation à toutes épreuves, d'autres sont créatifs. Peter, lui, aimé trouver des manières uniques de torturer ses victimes. C'est un peu comme sa signature. Pourquoi se contenter d'une balle de pistolet comme n'importe quel truand ? C'est tellement banal.
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