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Monique Baccelli (Traducteur)
ISBN : 2264030585
Éditeur : 10-18 (17/01/2000)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 39 notes)
Résumé :

" C'est un texte extraordinaire, un peu comme si Jean Moulin avait échappé à Barbie et nous avait laissé le témoignage de ses tortures et de sa tentative de suicide. Bolis était un des chefs de la Résistance à Gênes, il a été arrêté en février 45 par des fascistes aux abois enragés par leur proche défaite. Bolis n'est pas identifié, mais on se doute de l'importance de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  15 juin 2012
Un très court récit qui raconte la résistance physique et psychique d'un résistant face à ses bourreaux, les chemises noires fascistes.
Si le livre est court, on en prend néanmoins plein la figure, car Luciano Bolis, avec beaucoup de sobriété et de lucidité, raconte le martyre qu'il a enduré et auquel il a finalement survécu : torturé, le plus inhumainement possible, il trouve le courage de ne rien dévoiler de ses activités, et parvient, au prix d'une inébranlable force mentale, à ne pas dénoncer les partisans. Endurant une souffrance incommensurable et sur le point de craquer, il pense que la mort sera un soulagement, mort qui lui sera finalement refusée. Par la description terrible de ses tortures il fait une large part à ses sentiments, à sa douleur, à ce qu'il espère encore ou ne redoute plus. On entre dans sa tête, on partage sa peur, ses espoirs, le relachement quand les liens se déssèrent.
Un texte extraordinaire mais parfois insoutenable.
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IreneAdler
  01 mars 2012
Il s'agit du récit d'une partie de la détention de Luciano Bolis dans les geôles fascistes en février 1945.
Qui est L. Bolis ? Il était le chef d'un réseau de la résistance italienne, luttant contre le fascisme du régime de Mussolini. Il fut arrêté dans une rue de Gênes, peu de temps après l'arrestation d'un autre membre important du réseau (qui n'a pas trahi). Il raconte ici comment il fut torturé, comment il a résisté à la douleur pour se taire, pour ne pas trahir et comment il en est venu à envisager le suicide. Vu le zèle des fascistes au passage à tabac (entre autre) et le sien à vouloir mourir, sa survie tient du miracle. Il fut lui-même surpris de sa résistance physique et psychique.
Ce n'est pas un livre qui dit "Regardez comme je suis trop fort !" mais qui interroge sur la notion de courage, de résistance. Aux coups, à la tentation de parler pour que la souffrance et la douleur cessent, celui de se suicider, de tout faire pour mourir de peur de trahir...
C'est dur à lire, ça prend aux tripes. Et ça laisse béat d'admiration.
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mesrives
  17 novembre 2014
Ce livre est le témoignage de Luciano Bolis sur les tortures qu'il a eu à subir en février 1945 et qui lui ont été infligées par les fascistes alors que lui était partisan. Un texte extraordinaire qui ne s'oublie pas, que j'essaie de faire connaître dès que je peux
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michfred
  20 mars 2015
J'ai découvert ce livre terrible grâce à un merveilleux lecteur-passionné et passionnant, souvent partial, toujours habité- Michel Pollack.
Après avoir entendu son émission sur France Inter, je me suis précipitée sur le petit livre de Bolis- un récit tendu, centré sur la résistance physique et morale à la torture- et l'ai dévoré d'un trait. Je n'ai jamais littéralement EPROUVE une lecture comme j'ai éprouvé celle-là: une vraie souffrance physique, le corps rompu, le souffle court, des douleurs partout, une impression insupportable de violence et un total épuisement.
Lisez et accrochez-vous. C'est plus qu'une gifle: un vrai K.O. debout...
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mireille.lefustec
  28 avril 2012
"La particularité de ce livre par rapport à l'ensemble des mémoires sur la Résistance consiste,outre la force narrative naturelle de Bolis et le caractère extrême de son expérience, dans l'absence de toute intention commémorative. Ici,aucun destin historique du peuple,aucun collectif où puiser l'énergie ou dans lequel diluer sa propre angoisse.
Il y a au contraire un homme seul,emprisonné avec ses pensées et ses tourments ,et l'unique ressource du dialogue intérieur.Et une foi unique: les impératifs moraux sur lesquels appliquer les comportements et les choix politiques."
traduction de la 4è de couverture Einaudi Tascabili
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   04 octobre 2015
En fait, l'histoire d'une détention est toujours l'histoire d'une souffrance, qui crée des problèmes moraux nouveaux ou éclaire d'une lumière nouvelle les anciens problèmes moraux.
Et c'est là que se trouve la difficulté de décrire ce que l'on a vécu dans ces moments-là, de là que vient l'inadéquation de toute expression à la tension et au "climat" atteints quand l'âme souffre, parce que la vision de ces zones et l'intuition de ce pathos ne peuvent pas nous être fournies par les faits- qui sont toujours "bruts", comme sont muettes les paroles qui tentent en vain de les raconter-, mais seulement par un certain élan et une sensibilité d'ordre sentimental et humain.
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mesrivesmesrives   04 octobre 2015
Je dois dire que mon esprit réagit avec une remarquable rapidité à ce passage à tabac, et aux plus terribles que je subis par la suite. Dès les premiers moments, j'avais appris à relâcher mes articulations pour que les coups s'amortissent sur un fond élastique, atténuant ainsi ma douleur. J'appris aussi à simuler des évanouissements qui me procuraient quelques moments de répit, parce que ces messieurs ne s'amusaient plus à me frapper quand il voyait que je ne souffrais pas.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   01 mai 2012
Cette fois,je fus attaché sur la chaise du bon côté;tandis que l'un me tenait la tête renversée en arrière, un autre m'introduisit dans la gorge un chiffon trempé de je ne sais quelle substance,le poussant le plus loin possible avec un bâton et le troisième me versait l'eau d'un broc directement dans le nez.
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mesrivesmesrives   04 octobre 2015
D'autre part, rien ne fait autant fulminer celui qui interroge que le mutisme de celui qu'il interroge, et j'avais tout intérêt à ce qu'autour de moi l'ambiance ne devienne pas plus bestiale qu'elle ne l'était déjà, par définition et par nature.
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litolfflitolff   29 novembre 2010
L'un d'eux un gardien alla même chercher pour moi un petit verre avec quelque chose de fort et me le tendit. Je détournai la tête. Il comprît, n'en but que la moitié sous mes yeux et approcha de nouveau le verre de mes lèvres. Alors seulement j'avalai, et je repris progressivement des forces.
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