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EAN : 978B00ARKKBK2
Éditeur : Perrin (03/01/2013)
3.7/5   5 notes
Résumé :
Mohammad Réza Pahlavi est sans doute le monarque le plus controversé du XXe siècle, adulé par les uns, qualifié de dictateur par les autres ? Il était temps de faire le point, à la lumière des archives récemment ouvertes et des Mémoires parus. C’est le pari de cet ouvrage, qui mêle deux voix : celle d’un témoin direct des événements et celle d’un observateur français, qui a confronté les sources et contribué à rendre abordable une histoire complexe.Mohammad Réza Pah... >Voir plus
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 août 2018
Devenu roi, Réza poursuit dans ces voies et encourage la mise sur pied d’une Ecole supérieure de commerce, d’une Ecole normale supérieure, d’écoles pour la formation des maîtres et d’une faculté technique. Il fait acquérir par l’Etat, en 1934, un terrain de 300 000 mètres carrés destiné à devenir un campus universitaire. Cette acquisition, jugée excessive par certains, soulève de vives critiques au Parlement, où l’on accuse le ministre, Ali-Ashgar Hekmat, de dilapider les fonds publics. L’occasion est vite donnée à Réza shah de motiver ce choix. Lors de la pose de la première pierre de la première faculté de l’université, celle de médecine, alors que le ministre ne sait plus que dire, il met un terme aux discussions en déclarant : « Vous verrez, bientôt vous serez à l’étroit dans ces 300 000 mètres carrés ; il vous en faudra des millions pour une université digne de notre capitale. » L’avenir lui donnera raison.
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rkhettaouirkhettaoui   07 août 2018
On dit que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Si c’est le cas, il faut avoir pitié de l’Iran car il est gouverné, comme l’Europe médiévale, par des gens dont le principal désir est d’amasser des richesses. Pourtant, les regrets que ressent le voyageur lorsqu’il visite le Palais et ses charmants jardins de Fin sont encore plus poignants lorsqu’il réfléchit que, si ce ministre [Amir Kabir] avait pu gouverner pendant vingt ans, il aurait pu former quelques hommes capables et honnêtes pour lui succéder. L’exécution de l’Amir-i-Nizam fut une vraie calamité pour la Perse. Elle arrêta net les progrès si difficilement accomplis. » Juste éloge et terrible analyse.
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rkhettaouirkhettaoui   07 août 2018
Faute d’homme providentiel, des Iraniens cherchèrent une autre voie, la démocratie à l’occidentale. Au cours des dernières années du règne du shah, le pays était agité en profondeur, même si le calme semblait régner en apparence. En mai 1896, tandis que la Cour préparait à grands frais le jubilé d’un roi « qui aura[it] connu deux siècles », le shah fut abattu lors d’un pèlerinage par Mirza Réza Kermani, disciple d’un religieux réformateur et franc-maçon, Sayed Djamal-ol-Din Assad-Abadi, exilé à Istanbul, lequel fut empoisonné un peu plus tard sur ordre du sultan, qui craignait ses propos incendiaires.
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rkhettaouirkhettaoui   07 août 2018
La vie officielle du jeune prince a pris définitivement le pas sur sa vie privée, dont il reste peu de chose. Le shah veille à ce que son fils soit irréprochable, et surtout disponible. On lui prête cependant quelques aventures, dont l’une aurait pu changer son destin. Il s’éprend en effet d’une jeune fille d’excellente famille, Firouzeh Saèd, la nièce de son futur Premier ministre, déjà diplomate de très haut rang. Mais son souhait de l’épouser se heurte au refus de son père devant lequel il cède, sans hésitation.
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rkhettaouirkhettaoui   07 août 2018
Plusieurs hommes politiques s’autorisent à le conseiller sur sa vie privée, certains, il est vrai, poussés par les messages du grand ayatollah Boroudjerdi de Qôm, dont l’autorité ne se discute pas. Il faut, disent-ils, pour acquérir une dimension nationale, que le roi se range, qu’il mène une vie plus « convenable » et… qu’il prenne femme, critère de respectabilité incontournable dans un pays musulman. Tout un programme auquel Mohammad Réza a déjà goûté lorsque son entourage a trouvé sa première épouse !
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Vidéo de Yves Bomati

La chronique de Gérard Collard - Mohammad Réza Pahlavi
La présentation du livre "Mohammad Reza Pahlavi" de Yves Bomati et Houchang NAHAVANDI par l'éditeur : Mohammad Reza Pahlavi succède à son père en 1941, après l'invasion anglo-soviétique de l'Iran. Soumis au bon vouloir de Churchill et Staline, le jeune shah est en outre confronté à des troubles à l'intérieur du pays. Après la Seconde Guerre mondiale, il se rapproche des Etats-Unis. Mais l'essor de la production pétrolière au Moyen-Orient entraîne une crise qui va opposer le Premier ministre, Mossadegh, aux puissances occidentales. Appuyé par l'armée et les services secrets anglo-américains qui renversent Mossadegh, Mohammad Reza Pahlavi est restauré sur le trône après un bref exil. Il entreprend ensuite une vaste réforme sociale et économique, la « Révolution blanche », associée à une répression sévère de l'opposition, par le biais de la Savak, sa redoutable police secrète. A l'extérieur, tout en demeurant un allié des Américains et de l'Occident, le shah se rapproche de l'Union soviétique puis de la Chine. Si sa politique améliore considérablement la vie des Iraniens et permet une modernisation rapide du pays, elle élargit aussi le fossé entre une élite très occidentalisée et une classe populaire plus traditionaliste. En 1978, un soulèvement populaire, gagne tout le pays et le renverse au profit de l'ayatollah Khomeini. Contraint à l'exil, Mohammad Reza Pahlavi décède en Egypte l'année suivante. Fondée notamment sur des sources inédites en France et l'expérience ...
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