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ISBN : 2070461637
Éditeur : Gallimard (20/04/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Les apparences sont trompeuses : la mondialisation laisse accroire que l'économie est partout, qu'elle triomphe des Etats et mine leur souveraineté. Or une nouvelle économie politique, développée surtout dans les pays anglo-saxons et que cet ouvrage entend faire connaître en France, soutient résolument l'inverse : l'économie ne peut se comprendre sans le rôle des institutions, c'est-à-dire, selon Douglass North, "les règles du jeu de la société ou, plus formellement... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Latias
  19 mai 2017
Olivier Bomsel entend par son ouvrage mieux faire connaître les explications du développement économique données par le prix Nobel d'Economie Douglass North. Ce dernier attribue d'abord les différences de performance économiques des pays aux différences entre leurs institutions, prises au sens large, culture comprise. le développement de l'économie n'a rien de naturel. Les acteurs économiques ne font qu'occuper l'espace que leur octroient les institutions de leur société. Or, celles-ci sont définies par le pouvoir politique qui risque en les ouvrant trop rapidement de perdre ses appuis. Pourtant Douglass North attribue l'ouverture des sociétés à la rivalité des élites alors que toutes les approches précédentes y voyaient le résultat de la menace des soulèvements populaires. Bref, difficile à résumer brièvement, solidement appuyée par des exemples historiques, sa thèse est fort intéressante.
Mais l'ouvrage, sorti opportunément juste avant l'élection présidentielle, tire aussi beaucoup d'intérêt de ce que l'exemple français est au centre des analyses de l'auteur. Et bien, même les exemples historiques étrangers, ont, pour le lecteur français, des résonnances très actuelles.
Paradoxalement, en dépit de son intention vulgarisatrice, le texte de cet ouvrage foisonnant n'est pas facile. Mais il vaut la peine d'être lu tellement il donne matière à réflexions.
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Acerola13
  23 septembre 2017
L'objectif annoncé d'Olivier Bomsel est de présenter, puis d'analyser la théorie de Douglass North sur l'importance des institutions et la manière dont elles influent sur l'économie.
Entre parties théoriques et exemples approfondis de différents pays et époques (notamment l'économie français sous Colbert, par exemple), ou de secteurs économiques précis, La nouvelle économie politique met en lumière le poids des institutions, des offices et des ordres sociaux dans la gestion de l'économie et de la politique, et les aberrations qui en découlent parfois.
Une lecture édifiante, pas toujours aisée au vu des multiples termes théoriques utilisés, mais extrêmement bien structurée et argumentée.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LatiasLatias   19 mai 2017
(...) la notion d'ouverture qui caractérise la double compétition économique et politique des sociétés modernes est d'une lisibilité immédiate. Il faut pour cela l'écarter du libéralisme auquel les économistes classiques auront tôt fait de l'assimiler. Celui-ci désigne une vision économique fondée sur le caractère aussi bien naturel qu'efficace des incitations et des marchés. Il s'oppose à l'interventionnisme d'un état protecteur. Or, ni les incitations, ni les marchés ne fonctionnent de manière naturelle. Quant à l'Etat, les ordres sociaux jettent sur son dirigisme un soupçon de clientèlisme, voire de manipulation de l'économie aux seules fins de conservation du pouvoir. Le libéralisme n'a plus de signification lisible dès lors que les marchés sont des construits sociaux et que son contraire, le dirigisme économique, résulte du jeu d'intérêt de factions, le plus souvent rentières.
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LatiasLatias   19 mai 2017
(...) la division du travail n'est ni naturelle, ni systématique, elle dépend de l'ampleur des coûts de transaction (...). Or ceux-ci dépendent des institutions qui fondent la liberté de l'individu à contracter, garantissent sa sécurité personnelle, ses droits de propriété, le cadre de sa responsabilité, la répression de la fraude, le respect des accords passés, etc. Plus ces règles sont claires et fermement appliquées, mieux est contenue l'incertitude associée à tout type d'accord. En conséquence, plus les institutions réduisent les coûts de transaction, plus la division du travail peut s'étendre et livrer ses gains de productivité. Réciproquement, si les droits de propriété sont précaires, la sécurité mal assurée, la corruption endémique, les incitations à échanger et investir sont inhibées par le risque.
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Acerola13Acerola13   29 mai 2017
On verra comment le déploiement des plates-formes numériques bouleverse le cadre institutionnel des marchés et suscite, de manière permanente, le besoin de réformes. On verra aussi que ces problèmes ne sont pas entièrement nouveaux et qu'en piochant dans l'histoire de France, on leur trouve des antécédents.
On posera alors qu'en France, comme partout ailleurs dans le monde, le progrès ou la croissance ne tiennent pas tant à l'innovation technique ou créatrice qu'aux conditions institutionnelles susceptibles de les faire émerger. Ce préambule permet d'appréhender les institutions à travers l'influence qu'elles exercent, via les transactions, sur l'organisation économique.
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Acerola13Acerola13   29 mai 2017
Cette théorie, dite aussi des ordres sociaux, est le moteur conceptuel de ce libre. Elle s'appuie sur le postulat wébérien selon lequel la vocation du prince n'est pas tant la prospérité de son peuple, que la contention de la violence qui en est une constitution.
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Acerola13Acerola13   29 mai 2017
La démarche politique d'octroi de rentes contre des allégeances est bien plus ancienne, plus socialement naturelle, que l'exploitation et la transformation industrielle des ressources terrestres. La politique, au sens du négoce de privilèges et de rentes par un détenteur d'autorité, sera toujours plus "naturelle" que l'économie. Seules la perte des rentes ou sa menace crédible peuvent la faire évoluer.
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Videos de Olivier Bomsel (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Bomsel
Olivier Bomsel : " la télé est-elle prête pour l'après télé ?" ."La télé est-elle prête pour l?après-télé ?"Débat avec Olivier Bomsel, directeur de la chaire d'économie des médias à Mines ParisTech, Fabienne Schmitt, journaliste pour le quotidien les Echos et Nathalie Sonnac, membre du CSA.https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-mardi-13-mars-2018
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