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ISBN : 2070403181
Éditeur : Gallimard (03/02/1998)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Dans un village près de la mer, dans les marais et le vent, un matin de décembre, l'enterrement d'Alain. La famille n'a avoué de la mort ni comment ni pourquoi, et la journée s'en va de travers, comme avait fait la vie qu'on devine et reconstruit. Moment de bascule où se clôt un cycle, avant les forces neuves du recommencement : celui qui ici est tombé, tandis qu'un autre, son ami, doit continuer. Pour reconstituer au plus près cette journée blanche et rapide, trois... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
brigetoun
  15 août 2010
peut-être le livre de François Bon que je préfère - une composition mosaïque, savante, et qui semble naturelle - un va et vient dans le temps qui fait pénétrer plus profondément dans la vie, les vies concernées de près ou de loin par cet enterrement - l'autobiographie affleurante, transformée, déplacée, recomposée d'éléments divers, mais que l'on sent toujours un peu et qui donne densité au texte - attention aux êtres, aux actes, aux petits rites, aux petitesses, et toujours l'horizon qui s'élargit, qui débouche sur l'histoire passée de l"ami, sur l'histoire présente de celui qui revient pour cet enterrement, juste à travers le corps en voyage.
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hubertguillaud
  29 avril 2008
Dans une prose quasi Célinienne, François Bon revient sur ses pas, dans les endroits où l'on ne souhaite pas revenir, auprès de gens qu'on ne souhaite pas cotoyer, mais contre lesquels les évènements parfois vous poussent, comme le ressac. Cet enterrement est un prétexte. Prétexte à évoquer la pesanteur familiale, la gangue moralisatrices des campagnes, la bêtise de nos congénères. Dans cette galerie de portraits, François Bon évoque l'hésitation, ce moment de bascule où l'on accompagne son passé sans pouvoir enfin recommencer.
On parcours cette journée de souffrances contenues, égaillées de bouts de souvenirs, comme des bulles d'eau gazeuse pour digérer la lourdeur de tout ce qu'il faut avaler, à l'épaule de l'auteur. On trace petit à petit les pesanteurs qu'a connu celui qui n'est plus, jusqu'à savoir pourquoi. Mais l'essentiel n'est pas là. Il est dans cette peinture en contre, la rage au coeur, dans ce rejet féroce de ce monde là que François Bon dépeint sans pareil : les réflexions routinières, la gangue crasse de la stupidité...
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hubertguillaud
  29 avril 2008
Dans une prose quasi Célinienne, François Bon revient sur ses pas, dans les endroits où l'on ne souhaite pas revenir, auprès de gens qu'on ne souhaite pas cotoyer, mais contre lesquels les évènements parfois vous poussent, comme le ressac. Cet enterrement est un prétexte. Prétexte à évoquer la pesanteur familiale, la gangue moralisatrices des campagnes, la bêtise de nos congénères. Dans cette galerie de portraits, François Bon évoque l'hésitation, ce moment de bascule où l'on accompagne son passé sans pouvoir enfin recommencer.
On parcours cette journée de souffrances contenues, égaillées de bouts de souvenirs, comme des bulles d'eau gazeuse pour digérer la lourdeur de tout ce qu'il faut avaler, à l'épaule de l'auteur. On trace petit à petit les pesanteurs qu'a connu celui qui n'est plus, jusqu'à savoir pourquoi. Mais l'essentiel n'est pas là. Il est dans cette peinture en contre, la rage au coeur, dans ce rejet féroce de ce monde là que François Bon dépeint sans pareil : les réflexions routinières, la gangue crasse de la stupidité...
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danielegodardlivet
  24 novembre 2017
Pourquoi si peu d'empathie pour ce monde de pauvres gens ? Pourquoi toujours rappeler leurs disgrâces (les dents pourries de l'organiste) ? Pourquoi cette détestation de soi et du monde dont on vient ? Pourquoi ces phrases longues, toujours bancales, qui jamais ne chantent ? Pourquoi si peu de choses sur ce suicidé, ce convoyeur de voilier, qui avait accepté de partager son monde au mariage de sa soeur ?
Je pense à Bella Tarr mais il y a de l'amour, de la vie intérieure, une bande son intérieure qui a une mélodie chez Bella Tarr, pas chez François Bon. Dommage !
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vdujardin
  27 avril 2012
Un lent récit, avec des phrases longues, comme une lente déambulation, mais avec en alternance les différents " tableaux " de la journée, avec des détours et des retours, le trajet en train, la levée du corps, le cortège funèbre, la cérémonie à l'église (pour les femmes) et au café (pour les hommes qui n'ont pu trouver de place dans l'église, les pauvres), le cimetière, le repas après la cérémonie. Est-ce que j'ai aimé ? Et bien, je ne sais pas, après quelques pages, je me suis laissée bercée par le lent écoulement du récit.

Lien : http://vdujardin.over-blog.c..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   22 mai 2010
"Sensation qu'une autre silhouette que vous-même tient la barre à votre place, plus grande que vous, plus lourde, et l'étrange impression, un moment bref, mais sur tout l'horizon à la fois, de voir bien plus loin qu'à l'ordinaire et dans un spectre agrandi : les rouges sombres et les mauves profonds qu'on découvre comme, à la lisière du monde ordinaire, bien d'autres surfaces." Cette heure singulière du soir, disait-il, dans ce vide soudain de l'après-soleil, et le sentiment d'une immobilité géante, sur la mer vide.
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brigetounbrigetoun   22 mai 2010
Enfin forte tête plus l'ongle, à l'eau le quant-à-soi, ne pas assister à l'office du mort ne proclamerait rien. La vraie messe était dehors : combien de temps ça durerait leur machin, soudain je m'étais senti désoeuvré. Heureusement à l'abri du vent ici, et le soleil de onze heures s'était enfin décidé à briller clair : "Ce sera étale de mer haute, avait dit le maire dans le cortège, on aura une heure de eau. Mais ça pourrait faire de l'eau après."
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brigetounbrigetoun   16 novembre 2011
Larges échappées, plus rien sur l’horizon qui s’arrondit autour, ciel brouillé, horizon noir. Juste en grisé, au fond émergeant droit des champs, le clocher un trait simple dans le réseau indifférent des fossés jusque tout au bout la petite élévation de la digue contre la mer en surplomb : l’eau imbibe tout, cette eau remplie de ciel des marais, parce que c’est le matin on dirait qu’elle fume.
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brigetounbrigetoun   16 novembre 2011
Un nuage d’oiseaux s’y abat d’un coup, centaines de petites boules noires sur le ciel argent gris de décembre, un temps le recouvrant d’un vacarme de cris. Quand ils cessent, encore le vent, on dirait qu’il hurle. Au pâtis des bâille-bec c’est l’expression par ici pour où ce matin on va, jour d’enterrement à Champ-Saint-Père, tout le village fait cortège.
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brigetounbrigetoun   22 mai 2010
Un village ce n'est plus le destin commun de familles réunies, aujourd'hui on s'en va vivre sa vie où on peut mais le coeur sur la main, pleureuses, elles étaient venues et avaient coiffé le masque fixe du deuil, nulle n'aurait manqué ce matin et la mère rendrait la pareille quand il le faudrait : le deuil des autres c'est le meilleur moyen qu'on a de revenir un peu dans les siens et la seule façon qu'on vous laisse parler de vos morts au moins le temps pour l'autre de préparer sa réponse.
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Videos de François Bon (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Bon
François Bon - L'incendie du Hilton .Le 22 novembre 2008, en pleine nuit, alerte incendie au Hilton Montréal. Quinze étages plus bas, sur trois niveaux souterrains, le Salon du livre. Les écrivains logés là, les footballeurs professionnels de la Gray Cup sont parmi les 800 personnes évacuées dans les couloirs du métro, une patinoire vide et le Tim Hortons, le bar de la gare centrale. Soudain la ville et ses buildings vus à l'envers, depuis les coulisses. Et tous ces livres dans le sous-sol vide. Construire les quatre heures d'un récit qui se tiendrait au plus près des quatre heures à errer dans la nuit, de 1h50 à 5h50 exactement, entre rencontres réelles ou rêvées, et l'idée renversée de la ville. Un incendie dans le livre ?Après Daewoo (2004), voici le grand retour de François Bon au roman.
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