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EAN : 9782246812852
Éditeur : Grasset (01/03/2017)
3.46/5   72 notes
Résumé :
Août 1914, il n’y a plus d’hommes à Paris. Les femmes s’organisent. Dans une jolie maison, à l’orée du bois de Boulogne, Colette, la romancière, la journaliste célèbre, fait venir ses amies les plus proches. Toutes appartiennent au monde de la littérature et du spectacle. Il y a Marguerite Moreno, la comédienne. Annie de Pène, la chroniqueuse et « presque sœur ». Musidora dite Musi, bientôt la première vamp du cinéma…
Ces quatre femmes libres s’inventent une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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BrunoA
  25 avril 2017
Après avoir lu -et apprécié- la biographie de Berthe Morisot par Dominique Bona, j'ai entamé la lecture de celle de Colette.
J'y ai retrouvé les textes ciselés de cette auteure servis par un travail considérable de recherche et de documentation.
Le choix de Dominique Bona est ici de nous présenter Colette, femme de lettres et artiste à la réputation sulfureuse, à travers les rapports étroits qu'elle entretint durant la première guerre mondiale avec 3 femmes : Marguerite Moreno, Annie de Pène et Jeanne Roques dite Musidora.
Laissées seules par les hommes partis au front, ces trois artistes se retrouvent dans le chalet de la rue Cortambert, dans le XVIème arrondissement de Paris et partagent une vie entre liberté et mélancolie de la solitude.
Elles goûtent un style de vie en rapport avec leur personnalité, indépendantes et libres, où l'amour occupe une place prépondérante.
Des origines de chacune à leur vie commune en passant par leurs relations et leurs dissensions, Dominique Bona nous invite ici à une immersion dans le Paris qui précéda la féconde période des années vingt en compagnie de femmes qui méritent d'être connues et approchées.
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ATOS
  30 janvier 2019
La vie, en avant.. toutes ! . Et la vie, pour Colette englobe entièrement tout : le meilleur comme le pire. Pour le meilleur c'est l'Amour ,tellement sublimé, pour le pire : la solitude tant redoutée. L'Amour qu'elle pare d'un pluriel voluptueusement singulier. L'amour des mots, de la terre, des paysages, l'amour de ses hommes, de ses amies, de sa mère, de sa campagne, de ses jardins, de ses bêtes. L'Amour de ses souvenirs qu'elle ne laissera jamais se flétrir au regret du passé. L'amour de la musique, du chant, de la danse. du théâtre, du cinéma. Amour tour à tour filial, charnel, maternel. Protectrice toujours. Amoureuse éternellement. C'est à travers le quatuor qu'elle composa avec Marguerite Moreno, Musidora, et Annie de Pène que Dominique Bona nous invite à découvrir un peu mieux Colette. Quatuor auquel elle sera restée fidèle toute sa vie. Colette vivante, et amoureuse. «  Allons à l'amour, puisqu'ils vont à la guerre » ! Tout en dit en cette année 1914.
Et il est vrai que l'écriture de Colette n'a jamais cessé d'être en Amour avec la vie. C'était une liaison sérieuse que celle entretenait Colette avec la joie d'être en Vie.
Elle était de Vie comme on est d'un pays.
Un pays dont on accepte les saisons, les orages, les aurores, les étoiles, les nuits, les silences, les cris, chaque rayon de soleil, et chacune de ses pluies. Un pays que l'on partage, un jardin dont on prend soin, auquel on appartient corps et âme..
« Moi c'est mon corps qui pense,il est plus intelligent que mon cerveau.Toute ma peau a une âme. ».
Le bonheur… ? Était ce là l'affaire de Colette ? elle, qui savait qu'il allait de paire avec cet épouvantail de « malheur », et que parée d'une telle parure chacune plombait les ailes de ses rêves ?
Le bonheur passe, comme le temps, seul reste l'Amour pour Colette.
Sincérité de l'âme, fidélité du coeur, pudeur des larmes, génie de l'écrit, entre les vrilles de ces mots sa vie nous grandit.
« Plus que sur toute autre manifestation vitale, je me suis penchée, toute mon existence, sur les éclosions. C'est là pour moi que réside le drame essentiel, mieux que dans la mort qui n'est qu'une banale défaite... L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. le monde m'est nouveau à mon réveil chaque matin, et je ne cesserai d'éclore que pour cesser de vivre. ». « Cadeaux de Noël », extrait, Colette.

Astrid Shriqui Garain
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Herve-Lionel
  26 mai 2019
La Feuille Volante n° 1351 – Mai 2019.
Colette et les siennesDominique Bona – Grasset.
Ce livre est moins une biographie de Colette (1873-1954) comme Dominique Bona les affectionne, qu'une évocation de cette écrivain anticonformiste qui, à l'âge de 41 ans, d'août 1914 à 1916, alors que les hommes et particulièrement son cher mari, Henry de Jouvenel, sont au front, choisit, pour fuir la solitude, de s'entourer chez elle à Paris, à l'orée du Bois de Boulogne, de ses amies, la comédienne Marguerite Moreno (1871-1948), la journaliste Annie de Pène (1871-1918) et la danseuse de cabaret Musidora (1889-1957). L'auteure pourtant en profite pour revisiter la vie de ces quatre femmes, même au-delà de cette période, et particulièrement celle de Colette. Ce chalet parisien prend des allures de phalanstère et c'est pour elles un refuge, un univers. Ce sont des femmes au destin différent et pourtant commun tant elles étaient prédestinées à se rencontrer, qui ont une histoire personnelle mouvementée et pleine de secrets et ont, chacune à sa manière, déjà affirmé leur liberté et leur originalité par des choix personnels, même à une époque où les femmes étaient sous la tutelle des hommes. Cette liberté, à la fois amoureuse, sociale et artistique, elles l'ont payé cher plus tard par des revers de fortune et une grande solitude intime malgré leurs liens très forts et le silence qui faisait aussi partie de leurs échanges. Elles vivaient et étaient elles-mêmes dans ce microcosme en prenant bien soin de ne pas ressembler aux hommes et à tirer un trait qu'elles voulaient aussi définitif que possible sur leur vie d'avant comme en témoigne sans doute l'usage d'un pseudonyme. Scandaleuse, Colette l'avait été sur les scènes de music-hall ou de cabarets, comme elle l'a été ensuite dans ses choix matrimoniaux, ses amours saphiques et quasi incestueux ; elle se voulait indépendante dans ce chalet dédié aux femmes mais c'est un homme qu'elle attendait et qu'elle allait même rejoindre sur le front à Verdun, son mari Henry de Jouvenel. La guerre qui faisait rage obligea ces femmes à trouver des sources de revenu ce que chacune a fait, en se consacrant qui à l'écriture, qui au journalisme, qui au théâtre et au cinéma mais avec des fortunes diverses et à partir de 1916, le chalet ne sera plus pour chacune d'entre elles qu'un beau souvenir et le début d'une nouvelle vie faite de voyages, de liberté, d'aventures. La guerre a été une épreuve pour Colette qui retrouva Henry à la fin du conflit, mais cet homme volage lui échappait de plus en plus et, alors qu'elle aurait voulu lui appartenir et le garder pour elle, elle souhaitait en même temps une grande liberté pour elle-même. Elle craignait surtout la solitude, ce qui est paradoxale pour un écrivain qui en principe la cultive comme le terreau de l'écriture. Plus inattendu peut-être, pour faire échec à son isolement, elle alla même jusqu'à entretenir des relations amicales… avec les anciennes maîtresses successives de son mari ! Elle renoua avec les mondanités pour soutenir la carrière politique d'Henry et son appétit de vie l'a fait basculer dans des amours de contrebande que la morale bien souvent réprouva, surtout à cette époque. Colette connut des revers dans ces passades qu'elles auraient voulues pérennes, sa vie fut une longue recherche du bonheur émaillée de fuites, de passions, de ruptures, de trahisons, de renaissances, de divorces. A part Annie de Pène, fauchée par la grippe espagnole après la Grande Guerre, ces femmes, après cette parenthèse amicale commune, ont correspondu, se sont croisées, faisant en quelque sorte perdurer, malgré le temps, les liens tissés dans leur phalanstère. Colette reste un écrivain qui échappe aux étiquettes et ses romans se sont nourris de ses passions, de ses engagements personnels, de sa vie amoureuse par ce fameux effet miroir, cet aspect de l'écriture, à la fois prémonitoire et cathartique, cette alchimie mystérieuse et si profondément humaine qui font les bons auteurs.
De même qu'on ne s'improvise pas romancier, on n'écrit pas des biographies par hasard, surtout quand, on est un auteur de fiction du talent de Dominique Bona et il est sans doute dommage qu'elle ne se consacre plus au roman comme elle l'a fait au début de sa « carrière ». Dans son précédant ouvrage (« Mes vies secrètes ») elle a confié que le biographe s'efface volontairement derrière l'écrivain dont elle a choisi de parler, mais il m'a toujours semblé que, à travers un parcours qui n'est pas le sien, même si elle garde autour de sa personne un secret de bon aloi, elle évoquait, en creux, un peu de ses passions personnelles, de ses aspirations intimes. Cet ouvrage est évidemment fort bien écrit et passionnant comme elle en a habitué ses lecteurs et c'est devenu un lieu commun que de souligner autant la fluidité du style que la richesse et la précision documentaires, jusque dans le détail, d'une biographie écrite par l'académicienne. Elle est évidemment tenue par le déroulement des événements qu'elle évoque et qui rythment la vie des personnages qui sont l'objet de son étude mais elle ne se contente pas d'énoncer des faits, elle s'approprie la vie de ses sujets, tente de les comprendre, en excuse parfois les excès, en essayant de percer peut-être leurs secrets intimes mais elle respecte surtout ce que l'histoire ne révèle pas, en s'interdisant de fantasmer sur l'inconnu. Ici, elle nous fait partager l'univers de Colette, son amour de la liberté, son papier bleu, son encre couleur d'azur, ses mots profondément humains où les cinq sens sont sollicités qui nous transmettent son sourire, sa joie de vivre malgré les épreuves que la vie lui a envoyées.
©Hervé Gautier.http://hervegautier.e-monsite.com
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Melancoly
  09 novembre 2020
Colette et ses petites chéries, un quatuor "chamarré" de drôles de dames émancipées, corset ignoré, chevilles dégagées (et plus si nécessaire, en cabaret et soirée privée) , en cocooning dans un vieux chalet à Passy, vont devoir, le temps d'une guerre, en fonction des impératifs conjoncturels, des engagements personnels, s'éloigner des frivolités et joyeusetés habituelles, se séparer, se disperser.
Une bio très élargie, tout un défilé de gens singuliers. J'ai aimé vagabonder dans ce milieu libre et libertin ( bien loin du mien !) . Je me suis un peu perdue dans l'univers un peu trop détaillé du cinéma muet, et de sa tête d'affiche, la troublante et "vampirisante" Musidora. J' ai apprécié approcher Annie de Pène, journaliste zélée, qui, tout près du danger, dans les tranchées, témoignera, et, de la grippe espagnole, succombera. Marguerite Moreno, quant à elle, tragédienne, la "muse des surréalistes", apportant son aide comme infirmière, aura bien du mal, suite à la fermeture des théâtres, à rebondir dans le 7ème art.
Colette, enfin, bravant les interdits, , rejoindra son Jouvenel à Verdun (pas loin du front) et en Italie, tout en chroniquant dans le "Matin".
Une bio si fournie qu'elle m'en a presque donné le tournis ! Etourdie, au sortir de ma lecture, de tout ce savoir englouti !
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Alzie
  09 mai 2017
Quatre très beaux portraits de femmes aux avant postes de la modernité et aux destins très peu conventionnels que lient leur intimité, leurs tempéraments et le goût de leur indépendance par-dessus tout. Leurs vies de saltimbanques et d'artistes, entre cabaret et music-hall, journalisme et écriture, danse, théâtre et cinéma, pimentent la lecture de ces pages extrêmement vivantes et colorées. Les piges et les cachets, comme horizon de liberté au tout début d'un XXe siècle particulièrement bohème et tout autant guerrier. En 1914, les hommes viennent de partir au front. Elles, restent et continuent de livrer combat sur un terrain social, professionnel, familial et artistique. Les trois aînées : la discrète et cependant audacieuse Annie (de Pène), une des premières reporter dans les tranchées et auteure un peu oubliée aujourd'hui disparaît la première emportée par la grippe espagnole en 1918, Marguerite (Moreno) ensuite, la flamboyante comédienne éprise de poésie, et enfin Colette l'amie souvent très maternelle avec « son petit Musi », l'amante aussi (de Georgie Duval, Natalie Barney et Missy), grande figure littéraire de l'affranchie, attire ses comparses à des degrés divers ; ces trois ont passé le cap des quarante ans et la quatrième, qui est la plus jeune, « Musi » (Musidora), danseuse et future star du cinéma muet lancée par Louis Feuillade, a juste vingt-cinq ans et le reste de sa vie pour passer de l'autre côté de la caméra. Pour toutes les quatre et pour chacune, dans le vieux chalet de Passy qui les voit rassemblées, il y a un avant et un après guerre que Dominique Bona, des derniers feux de la Belle Epoque jusqu'à leurs ultimes passions, a très bien su capter et déroule à travers leurs étonnants parcours croisés, enracinés pour chacune d'elles dans l'amour d'une campagne éloignée (bourguignonne pour Colette, normande pour Annie, corrézienne pour Marguerite). Colette, divorcée (de Willy) et remariée à Henry de Jouvenel est bientôt dans les bras de Bertrand. Marguerite, veuve de Marcel Schwob est remariée à Jean Darragon. Annie longtemps privée de ses deux enfants issus d'une première union, vit en compagnonnage avec Gustave Tery. « Musi » est une jeune beauté pleine de promesses, délurée et sans trop d'attaches… Bien que les circonstances affectives ou de l'actualité puissent les séparer elles ne se perdent jamais de vue et restent soudées ainsi que l'atteste la volumineuse correspondance de Colette auprès de ses trois amies. Les périodes de leurs vies alternent, riches et fécondes de leurs oeuvres ou parfois moins créatrices, scandées de coups de foudre, liaisons ou lâchages successifs, deuils et maternités. Sans que le portrait de la plus célèbre et la plus gourmande d'entre elles, Colette, ne phagocyte jamais ceux des trois autres mais les éclaire plutôt d'un jour particulier, ce quatuor féminin peu banal est un jeu de miroirs très subtil où se lisent évidemment les secrets, les désirs, les désillusions et désarrois, les tentatives et les projets, les réussites ou les échecs de chacune. Un bel équilibre d'où les hommes ne sont jamais absents ce qui ne gâche rien. Très agréable à lire.
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critiques presse (1)
LeJournalDuDimanche   13 mars 2017
La biographe et académicienne Dominique Bona retrace la vie de Colette et de ses trois amies les plus proches et célèbre, à travers elles, les femmes insoumises.
Lire la critique sur le site : LeJournalDuDimanche
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
MelancolyMelancoly   08 novembre 2020
Dès la fin de 1918, l'annonce d'un nouveau fléau se répand comme une traînée de poudre. On en dénombre en France les premières victimes, en septembre. Les journaux, soumis à une censure de plus en plus sévère, ne parlent encore que d'une "petite" épidémie et de "mauvaise grippe", alors qu'une hécatombe se prépare. Nommée "grippe espagnole", on ne sait pourquoi, car le virus ne provient pas d'Espagne- mais les Espagnols, qui ne sont pas impliqués dans le conflit mondial, sont les seuls à en publier librement les informations et les statistiques- cette grippe redoutable, au caractère fulgurant et à la contagion rapide, va entraîner en quelques mois autant de morts que la peste au Moyen-Age. (...)
Les médecins, impuissants, portent des masques comme leurs ancêtres au Moyen Age pour soigner les pestiférés. Ils en recommandent l'usage dans tous les lieux publics, les transports, les administrations. Les conducteurs de tramways interdisent l'accès de leurs wagons aux voyageurs qui en sont dépourvus. Des écoles ferment. Les gens évitent les réunions aux cafés, les théâtres, de se parler trop près ou de se serrer la main. La population se protège comme elle peut.
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MelancolyMelancoly   06 novembre 2020
C'est un regard de femme , profondément troublée par l'horreur et l'absurdité des combats, qu'elle livre aux lecteurs du Matin_bientôt de l'Excelsior et d'autres journaux qui, séduits par la vérité et la vivacité de ses récits, à l'encontre des idées reçues et de la langue de bois imposée par la censure, vont lui ouvrir leurs rubriques. Cette femme en guerre contre la guerre place plus haut que tout au monde et sur le même plan, sans aucune hiérarchie dans l'ordre des valeurs : le sourire d'un enfant, les larmes d'une mère ou le bon regard d'un chien.
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MelancolyMelancoly   31 octobre 2020
(Sa chevelure) Colette la tressait en une longue natte - Jules Renard parlera de la "corde à puits de ses cheveux". Elle l'enroulait parfois autour du poignet" comme une couleuvre caressante". La nuit, sous les draps, elle sentait glisser entre ses orteils la couleuvre familière , serpent inoffensif et câlin. L'été, elle la relevait en couronne, qui lui enserrait la tête et lui ceignait le front. L'hiver, quand elle avait froid dans sa chambre mal chauffée, elle la déroulait pour s'y envelopper comme dans un manteau de fourrure.
Elle avait vingt-neuf ans quand elle a coupé son admirable tresse; à l'automne 1902.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 mars 2018
Par ses chroniques, Colette veut surtout apporter son soutien à une population qui souffre en silence et n'a pas les moyens de se plaindre : les marginaux, les oubliés du conflit. Si elle parle beaucoup des enfants dans ses Heures longues, si elle leur donne la première place parmi les victimes, elle prête aussi sa plume aux femmes pour défendre les plus fragiles, les plus démunies. Les mères, qui n'ont plus un sou pour nourrir leur couvée, et qui viennent chercher un peu de soupe et du pain, quelques vêtements chauds, auprès des associations caritatives - on les appelle alors des « œuvres ». Mais aussi les jeunes filles, violées par l'ennemi, enceintes, qui se voient montrées du doigt, insultées par tout un village et qu'on veut faire avorter.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2017
La solitude effraie Colette bien plus que la misère, qui a au moins le mérite de pouvoir être partagée. Aussi l’amitié tient-elle une grande place dans la vie de cette amoureuse. Colette n’est vraiment seule que lorsqu’elle écrit. Et encore… Ses pages sont toujours joyeusement peuplées : d’hommes et de femmes, d’enfants, mais aussi d’animaux et même de plantes qui s’expriment comme des humains et sont tout aussi chers à son cœur, indispensables à sa survie, que ses amis ou, plus encore, ses amies.
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