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EAN : 9782072900372
528 pages
Gallimard (01/04/2021)
3.42/5   18 notes
Résumé :
Pourquoi elle ?
Pourquoi une biographie de Jacqueline de Ribes ?
Je ne m'étais intéressée jusque-là qu'à des vies dont l'art était le coeur battant. Des vies dont l'essentiel fut de peindre, écrire ou sculpter. C'est sa propre vie qui est l'oeuvre de Jacqueline de Ribes. Une vie qu'elle a magnifiée, sublimée, mais qui garde à mes yeux sa part de mystère. Quelle femme et quels secrets se cachent derrière la légende de papier glacé ? Figure de la jet-s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  13 septembre 2021
Figure de la jet set des années 1960, l'un des signes préférés de Truman Capote et de Richard Avedon, amie d'Yves Saint-Laurent et des Visconti, Jacqueline de Ribes, devenue une icône du style, et un symbole de l'élégance française.
Cette reconnaissance mondiale a été notamment illustrée en 2015 par une magistrale exposition au Metropolitan Museum de New York, son visage a été projeté en pleine lumière sur l'Empire State Building" (citation de Dominique Bona)
Derrière l'icône, Dominique Bonna, habituée en temps normal aux biographies d'artistes (Colette, Romain Gary, Berthe Morisot...), a voulu partir à la rencontre de la femme.
Elle s'est appuyée pour cela sur les archives personnelles de Jacqueline de Ribes qui a conservé depuis l'âge de 20 ans tout ce qui a été publié dans la presse française et internationale sur elle.
Dominique Bona dit de Jacqueline de Ribes que "c'est une vie qui se déroule par images, j'ai eu envie d'ajouter le texte".
Sa biographie s'est nourrie également de longues heures d'entretien avec Jacqueline de Ribes.
Au-delà du portrait d'une aristocrate devenue symbole de l'élégance, de la classe française, Dominique Bona dresse le tableau d'un monde aujourd'hui disparu.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Little_stranger
  17 avril 2021
J'apprécie Dominique Bona : j'ai adoré ses romans consacré à Berthe Morisot, Colette et les siennes, Camille et Paul : la passion Claudel.
Et comme je suis une grande fille futile (oui, j'ai une grande passion pour les fameux cygnes de Truman Capote et je voudrais être aussi gracieuse qu'Audrey Hepburn dans "Breakfast at Tiffany's", j'ai flashé sur son dernier roman "Divine Jacqueline" qui nous raconte l'histoire de la comtesse de Ribes qui fit partie de la High Society et posséda un temps une maison de couture dont les lignes épurées et un sens de la mode firent le succès.
Et pour une fois, j'ai eu du mal, non pas sur le texte, impeccable, vivant et tout en distance (voire même caustique parfois, j'ai aimé) de l'auteur, mais sur cette vie d'une femme qui s'est contentée de naître, d'être belle et d'avoir un nom à particule. Elle a épousé un homme avec une particule lui aussi et elle a fait partie de ce qu'on pourrait appeler la jet set, une vie faite de fêtes régulières, au planning surchargé par des mondanités saupoudrées d'un peu de bonnes oeuvres ... Une femme qui même si elle ne fut pas élevée par sa mère et son père, trop occupés à tenir leur rang dans la société, reproduisit le même schéma avec ses enfants. Une femme qui eut la chance d'avoir un mari et des amis, tous riches, et qui put ainsi ouvrir sa propre maison de couture au lieu de (c'est atroce ...) se contenter de mettre des vêtements de chez St Laurent, Dior et autre.
Ceci étant, c'est un joli voyage que de suivre les pérégrinations de la comtesse de Ribes entre luxe, calme et volupté. On voyage beaucoup, on fait du sport, on a une maison à Ibiza avant tout le monde, on est "à tu et à toi" avec "les heureux du monde" (The house of Mirth) que décrivait Edith Wharton dans son roman avec une plume incisive, par le biais du portrait de Lili Bart.
Pour une fois, je ne rejoins pas l'auteur D. Bona : elle donne sens à cette biographie en expliquant et, c'est très intéressant, que Jacqueline de Ribes a fait d'elle même une oeuvre d'art comme Marina Abramović utilise le sien dans le cadre de ses "performances". Je n'ai pas retrouvé dans la vie de J. de Ribes, la recherche et le questionnement d'Abramović, par rapport à l'art. Je ne voudrais pas manquer de respect ni à Mme de Ribes, ni à D. Bona : J. de Ribes est maintenant une dame âgée qui a a les problèmes de santé en conséquence. Nul doute qu'elle est parfaitement suivie, soignée par les meilleurs médecins ou que son grand âge est fort paisible et bien entouré. On est loin des femmes qui survivent dans des pays en guerre, élèvent seules leurs enfants, traversent des pays dans des conditions terribles pour sauver leur famille sans savoir de quoi demain sera fait, juste qu'il ne sera pas pire qu'hier ou même des personnes âgées qui n'en finissent pas de mourir dans des maisons de retraite, en proie aux tourments de la démence sénile ou d'une autre maladie dégénérative incurable.
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Mozilla75
  29 avril 2021
Jacqueline de Ribes brille une dernière fois... par son absence
Dominique Bona n'a pas manqué de courage en acceptant d'écrire la biographie de la comtesse douairière Jacqueline de Ribes. Comme le confesse elle-même la biographe académicienne, après avoir étudié les parcours de Colette, Berthe Morisot, Camille Claudel ou encore Gala et Dali, rien ne l'appelait vers ce nouveau sujet. Mais il est des projets qu'on ne peut refuser. On le comprend très bien en constatant combien, depuis plus de 60 ans, la moindre apparition de Jacqueline de Ribes à Paris, New York ou Tokyo déchaine de passions dans le monde vaporeux de l'élégance. Icône vivante dont l'impérieuse présence a été immortalisée par Richard Avedon, Irving Penn ou encore Robert Doisneau, Jacqueline de Ribes continue d'incarner du haut de ses 91 ans la distinction à la française. Est-ce suffisant pour insuffler une âme aux 528 pages de Divine Jacqueline ?
Si à la faveur de la « douzaine d'entretiens » obtenue par la biographe, la principale intéressée avait accepté de coopérer autrement qu'en ouvrant ses albums-photos, autrement qu'en servant, sur le mode du monologue, un récit soigneusement mis en scène, le sujet aurait pu apparaître différent de ce qu'il est d'ordinaire à la surface de la pellicule sensible de ses portraits. Las, en refermant l'ouvrage, tout juste peut-on penser que cette femme, volontiers arrogante, n'est même pas sympathique. Quant à savoir qui elle est véritablement, ce qu'elle pense de la société d'aujourd'hui, quels sont ses goûts, ses lectures, ses références, ce qui l'amuse, l'émeut… on aurait peine à le dire. C'est que Jacqueline de Ribes est pétrie de contradictions : l'art qu'elle a mis dans la dramatisation de sa personne réclame à grands cris la lumière de la publicité, pour autant, fidèle à la retenue de son rang, elle est incapable de lever le voile de pudeur qui cache ses pensées personnelles. Il y a bien quelques confidences qui relèvent de la sphère sentimentale (comment aurait-elle pu les cacher quand le Tout-Paris en a été le témoin ?) mais à l'issue de notre lecture on ignore absolument qui est cette femme drapée dans des mètres et des mètres de suffisance. On en vient à se demander si l'exercice même de l'introspection n'a pas quelque chose d'un peu bourgeois qui rebute la comtesse de Ribes. À moins qu'à ses yeux le fait même d'être l'objet d'une biographie soit une compromission qui se suffise en soi sans qu'on n'y ajoute rien.
Dominique Bona se démène comme un beau diable pour ouvrir les portes et percer les mystères, mais autant vouloir obtenir de Saint Simon des réponses ! Tout de même, certaines pages marquent le lecteur tant elles nous parlent d'un monde qu'on croyait depuis longtemps disparu. Comme ce petit cours d'étiquette au sujet des bonnes familles françaises. Pour pouvoir prétendre à un beau mariage avec un jeune aristocrate, on est médusé d'apprendre qu'une jeune fille noble doit répondre à trois critères : elle ne doit pas avoir de sang juif, sa famille ne doit pas avoir voté la mort du roi et nul membre de sa famille ne doit s'être enrichi à la Révolution avec la vente des biens nationaux.
À la réflexion, on se dit qu'il est peut-être temps que ce monde disparaisse complètement et ne laisse d'empreinte que les superbes photos d'une beauté transfigurée par l'art des plus grands photographes.
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LECONTE
  08 avril 2021
Divine...déconvenue !!!
Alléchée à l'idée de me plonger dans cet épais ouvrage suite à sa présentation dans Elle par Olivia de Lamberterie dont je partage les goûts (le plus souvent...) et par l'auteur dont j'ai apprécié certains des précédents ouvrages.
En même temps, une petite voix me soufflait à l'oreille que Jacqueline de Ribes qui n'est pas connue du grand public n'avait rien fait d'extraordinaire. Ceci est d'ailleurs confirmé par la quatrième de couverture. Si son "oeuvre" n'est pas remarquable, sa vie, sa personne, elles, le sont.
Le début de l'ouvrage se laisse lire, on découvre la personnalité de l'héroine, ses débuts dans la vie mal entourée par le non amour de ses parents.
Mais ensuite...généalogies et quartiers de noblesses détaillées de Madame née de Beaumont et de son époux, Edouard de Ribes, bals costumés ou non ayant réuni les marquis de B..., le duc de M..., la comtesse de C...ad nauseam...!!!
Insupportable, répétitif, tellement ennuyeux ! Je regrette amérement mon achat d'autant que l'ouvrgage compte plus de 500 pages !
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Rinco
  25 juin 2021
j'aime les récits de Dominique Bona, son écriture, sa documentation qui nous transportent dans des familles aux parcours artistiques et qui nous donnent une image d'une certaine époque et d'un certain milieu.
Je ne connaissais pas cette "divine Jacqueline", titre du livre, on apprend que c'est le couturier Jean-Paul Gauthier qui a nommé ainsi sa collection printemps-été 1999.
L'élégance française, le panache, la frivolité, les dîners somptueux, les excès
les bonnes manières, une vie particulière, le reflet d'un monde privilégié sont développés dans ce livre. On peut être dérouté devant les situations exposées mais cette biographie surprenante m'a beaucoup intéressée.
Cette lecture m'a incitée à rechercher des peintures citées, par exemple celles de Berthe Morisot ou Marguerite Gérard.
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critiques presse (1)
SudOuestPresse   03 mai 2021
L’académicienne, talentueuse biographe, s’intéresse à un destin exceptionnel : celui d’une aristocrate devenue, dans la seconde partie du siècle dernier, partout dans le monde, l’image de l’élégance, de la classe, et de l’exception française.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Mozilla75Mozilla75   28 avril 2021
Par chance, Jacqueline de Beaumont répond aux trois critères de sélection auxquels doit répondre toute candidate à d'éventuelles fiançailles avec leur fils [Edouard de Ribes] :
1. la jeune fille ne doit pas avoir de sang juif ;
2. sa famille ne doit pas avoir voté la mort du roi ;
3. nul membre de sa famille ne doit s’être enrichi avec la vente des biens nationaux.
Commenter  J’apprécie          10
BazartBazart   09 septembre 2021
c'est une vie qui se déroule par images, j'ai eu envie d'ajouter le texte".
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Videos de Dominique Bona (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Bona
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