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ISBN : 208066817X
Éditeur : Flammarion (13/05/2004)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Femme éprise d'aventure dont le destin doit tout à la passion : Gala est une compagne dont la séduction exceptionnelle reste un mystère.
Pour ses amants au cœur d'enfants, pour ses maris, elle est une mère et une amante : en elle, Paul Eluard, Max Ernst comme Salvador Dali puiseront une sorte d'air vital, puissant, sans lequel ils ne seraient peut-être pas devenus les artistes que nous connaissons. Pourtant Philippe Soupault la surnomme "la Gale", Peggy Gugge... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  01 mars 2014
N°646– Mai 2013.
GALA - Dominique BONA - Flammarion [1995]
Qui était donc cette femme qui fut l'égérie d'un poète et de deux peintres? Quand elle entre en scène, elle s'appelle encore Elena Dimitrievna Diakonovane, elle a reçu une bonne éducation en Russie où elle est née en 1894. C'est une jeune fille de 18 ans qui, après avoir parcouru toute l'Europe de l'Est, débarque dans un sanatorium suisse où elle vient soigner une tuberculose. Elle va y rencontrer, Paul-Eugène Grindel, le fils d'une famille bourgeoise, plus tourné vers la poésie que vers une carrière traditionnelle, malade lui aussi, et en tombe éperdument amoureuse. Il deviendra, grâce à elle, Paul Eluard et elle adopte le pseudonyme de Gala qu'elle gardera toute sa vie. Elle n'est peut-être pas très belle mais est une véritable présence fascinante, sait ce qu'elle veut, et malgré leur jeune âge, la famille de Paul qui se méfie de cette étrangère, la guerre, l'avenir incertain de son fiancé, elle l'épouse en février 1917. le conflit mondial favorise la rencontre de Paul avec Louis Aragon, Philippe Soupault et André Breton puis, la paix revenue, c'est le mouvement Dada et ses excentricités artistiques qui leur révéla l'existence de Max Ernst vers qui Gala se sent irrémédiablement attirée, avec une certaine complicité tolérante du côté de Paul. Gala a 27 ans et son nouvel amant, sensiblement du même âge qu'elle, vient s'installer chez eux et va même vivre à leurs crochets. Ainsi commence un "ménage à trois" que Paul ne condamne pas mais dont il souffre quand même. Ni lui ni elle n'en sortiront indemnes et cela durera, plus ou moins en pointillés, jusqu'à ce qu'arrive un peintre catalan inconnu, Salvador Dalí. Nous sommes en 1929. Là aussi ce sera le coup de foudre. Pourtant tout les opposent, elle a 10 ans de plus que lui, c'est un inconnu sans fortune mais ils vivront ensemble une passion exubérante, sauvagement pauvre au début et s'épouseront en 1934. Dalí est maladivement timide mais aussi excentrique, facétieux, original, fantaisiste, débordant de créativité... Elle sera son unique modèle, sa source principale d'inspiration et l'icône qu'il célébrera comme une véritable idole jusqu'à sa mort en 1982. Elle restera aux côtés de Dalí, toujours dans l'ombre, l'assistera, le soignera, l'encouragera, l'accompagnera dans ses déplacement internationaux et mondains qui conditionnent sa notoriété et le mécénat qu'elle va susciter. Elle sera non seulement son épouse attentive mais aussi la gestionnaire de sa fortune, son agent artistique, efficace et discret. En réalité, ils se ressemblent beaucoup et sont avant tout individualistes. Politiquement, le groupe des surréalistes dont il fait partie est tourné vers le communisme mais Dalí, sans doute par provocation au début, fait devant ses membres l'apologie d'Hitler, comme il se tournera plus tard vers Franco. de plus, il fréquente les puissants et les riches et n'a cure du peuple. La rupture ne pouvait qu'être consommée, mais Gala sera toujours avec lui et dans l'ombre lui tiendra la main. Il le sait et ne peut plus se passer d'elle et quand après différentes manières de penser et de vivre il devient mystique, il la divinisera dans ses tableaux.
C'est étonnant mais l'amour que lui porte Paul Eluard est sans borne et aussi assez original. Certes, elle le trompe, et lui ne manque pas de l'imiter, mais pour autant, et bien que les amants connus de Gala soient à ce point différents de Paul, ce dernier non seulement les accepte mais leur porte de l'intérêt et même une certaine forme d'amitié, un peu comme si seul comptait à ses yeux le bonheur de sa femme qu'il n'était plus capable de lui procurer. Paul sera même bienveillant avec Dalí quand il fera, avec Gala, ses premiers pas dans le monde et quand les surréalistes l'expulseront de leur groupe. Il restera amoureux d'elle jusqu'à la fin, malgré tous les bouleversements de sa vie et leur divorce prononcé en 1930 après 15 ans d'un mariage mouvementé. Cet ouvrage consacré à Gala est en réalité non pas une mais trois biographies, la sienne mais aussi celles de Paul Eluard et de Dalí à qui elle fut si intimement liée. Si on en croit Dominique Bona, il semblerait que Gala, bien que dévoreuse d'hommes, ait recherché la virginité originelle chez Eluard et Dalí et ait poursuivi ses amours de contrebande, avec une prédilection pour les hommes plus jeunes qu'elle, et ce même pendant son union pourtant hautement amoureuse avec Salvador Dalí. Lui aussi ferma les yeux sur ses écarts, pourvu qu'elle reste avec lui !
Gala est volontaire, tenace, passionnée, mais aussi coquette, dépensière, valétudinaire, mélancolique, tourmentée et volontairement solitaire. Elle a peu d'amis et ceux qui la connaissent, notamment au sein du groupe des surréalistes, l'affublent de sobriquets peu sympathiques. L'avenir la fait rêver mais le mariage, la maternité, la vie rangée d'une femme mariée la déçoivent. Par peur de manquer, mais aussi par addiction au jeu, elle devient responsable du galvaudage du talent de son mari. Contrairement à l'anagramme inventé par Breton, "Avida dollars" ne s'applique pas à Dalí mais à Gala ! Puis tout cela dérape et, au nom de l'argent, la signature de Dalí ne s'appose plus sur des tableaux mais sur des bijoux, des parfums. Gala, pourtant attentive à la gestion de la fortune de son génial époux ne contrôle plus rien et ce sont des feuilles blanches en nombre incalculable qu'il signe. Elles serviront de support à autant de faux qui porteront atteinte à son crédit sur le marché de l'art. Dès lors, les secrétaires se succèdent et une cour se forme autour du couple, vivant des richesses qu'il génère. On a pu voir en elle une aventurière calculatrice, séductrice et avide d'argent qui sait rester dans l'ombre mais tirer le meilleur parti des hommes qu'elle croise, qu'elle séduit et dont elle favorise l'ascension. Étrange destin que celui de cette femme énigmatique et apparemment froide qui a su par son charme s'attacher des hommes d'exception qui en furent éperdument amoureux. Si elle est une intellectuelle, elle n'est cependant pas une artiste mais saura révéler chez tous les hommes dont elle fut la compagne, un élan créatif exceptionnel. Ils ont tous laissé dans le domaine de l'art une marque pérenne. Sans elle, ils ne se seraient assurément pas révélés au monde et seraient restés anonymes. Gala vieillie et malade meurt en 1982. Son mari lui survivra 7 ans mais c'est un fantôme qui s'éteint en 1989. Les deux époux ne sont même pas enterrés ensemble !
Comme toujours dans ses biographies, Dominique Bona est précise, très documentée, donne des détails et ses remarques personnelles, ses analyses et ses citations sont pertinentes. Cette chronique s'en est peu fait l'écho, mais j'aime lire les biographies, surtout, comme c'est le cas ici, quand elle sont denses et passionnantes. Grâce à son style fluide et poétique (notamment quand elle décrit des paysages catalans que ses origines familiales lui rendent sans doute plus attractifs), à ses courts chapitres, elle s'attache son lecteur attentif jusqu'à la fin. C'est donc un récit passionnant que nous livre l'auteur d'"Argentina" et nous fait découvrir la personnalité exceptionnelle de cette femme. Personnellement, j'avais des idées toutes faites sur Gala qui restait pour moi bien mystérieuse, la lecture de cet ouvrage m'a donné d'elle une image plus précise et surtout plus lumineuse.
© Hervé GAUTIER - Mai 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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pasiondelalectura
  16 février 2019
Une très bonne biographie de cette muse-née et femme sécrète qui fut Gala.
Elena Diakonova naquit en Russie en 1894; à 18 ans elle fit la connaissance de Paul Eluard, de son vrai nom Paul Eugène Grindel, âgé de 17 ans et qui soignait, comme elle, ses poumons à Clavadel en Suisse.
Malgré les réticences des deux familles, ils vont se marier à Paris et vivre aux dépens des parents Grindel. De leur union naitra une fille, Cécile de laquelle Gala ne s'occupera pas.
Très vite Eluard fera partie du cénacle des poètes constitué par Breton, Aragon, Soupault et d'autres.
Les Eluard vivront en première ligne le mouvement dadaiste, très subversif, né à Zurich. C'est Guillaume Apollinaire qui révélera ce mouvement à Breton et pour Eluard et Gala, le dadaisme est une diversion, l'occasion de faire la fête.
Ce livre est dédié à Gala mais il y a très peu de chose sur elle car elle ne révélait pas ses sentiments et avait en horreur de regarder en arrière.
En 1921 ils feront la connaissance de Max Ernst, un peintre allemand affilié aux dadaistes. Paul Eluard et Max Ernst auront un véritable coup de foudre et ne voudront pas se séparer. Le ménage Eluard l'invitera venir vivre avec eux et pendant quelque temps ce sera le "ménage à trois", jusqu'à ce qu'Eluard commence à donner des signes de souffrance et fasse une fugue de quelques mois à l'étranger.
C'est en 1924 que le surrealisme émergeait à Paris avec André Breton à la tête et son aréopage de poètes. de retour à Paris Eluard se lance corps et âme dans le mouvement et Gala s'ennuie. Ils voyagent beaucoup.
En 1929 Eluard fait la connaissance d'un jeune Dali dans une galerie de peinture. Alors que c'est un grand timide, il l'invite venir visiter son atelier à Cadaquès.
C'est à Cadaquès que le couple Dali (25 ans) et Gala (35 ans) se forme, "pour toujours" avec une nouvelle fois pour Gala le rôle de muse absolue, d'initiatrice du jeune homme déjà plein de tics. Ce sera un couple bien spécial: Dali aime Gala qui nourrit son narcissisme. Il s'aime lui même à travers Gala. Car l'amour est pour lui une forme sublimée de l'amour pour lui même.
Ce sera Gala qui portera la peinture de Dali au zénith commercial et le début de leur fortune commence aux EEUU où les riches américains de la post guerre vont acheter des oeuvres.
Un livre sur la muse Gala avec peu de Gala. On la devine plus qu'on ne la cerne et l'ouvrage est riche en renseignements sur les courants artistiques de l'époque.
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SophiePatchouli
  26 août 2014
Après Les aventuriers de l'Art moderne de Dan Franck ou Bouquet de bohème de Dorgelès, j'ai pris un réel plaisir à retrouver cette folle émulation qui régnait entre les artistes de l'entre deux guerre. Dominique Bona nous en offre ici un véritable panorama et ce avec brio, sous sa plume, les artistes reprennent vie et nous font part des liens qui les unissaient ou non. ... Gala la puissante, la muse, la gardienne, nous fait rencontrer les Dadas, les surréalistes, les poètes, de Paris à New York en passant par Cadaquès ou Arcachon. Outre la notion historique, l'auteure (que je connais déjà pour avoir lu son Berthe Morisot, son Camille et Paul ou encore un roman intitulé le manuscrit de Port ébène) , sans jugement aucun, nous ouvre les portes psychologiques des personnages, leur univers secret. En bref ce livre m'a beaucoup appris et m'a donné l'envie d'en lire d'autre sur Max Ernst notamment ou encore sur Peggy Guggenheim...
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nataly11
  08 décembre 2013
Gala , fil conducteur de ce livre, au travers de sa vie c'est l'histoire de l'art moderne et du XX ième siècle qui se dévoile au fil des pages.Trois grands artistes articulent sa vie, Paul Eluard, Max Ernst, Dali, et l'on pénètre dans l'intime et la vie de chacun , pour l' amour commun d'une femme mystérieuse, C'est bien cela que j'ai aimé tout le long de ma lecture. Après avoir lu la trilogie de Dan Franck 'Les Aventuriers de l'Art Moderne", j'ai retrouvé avec plaisir en plus ciblé, l'ambiance artistique, éclatante de génie dans Gala de Dominique Bona.
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Taylor
  08 février 2013
Il est très difficile pour moi de dire si j'ai pu ressentir de l'empathie pour cette femme. Certes, elle cache beaucoup des fêlures qui sont toujours inconnues du lecteur mais qui existent.
Cependant, au-delà de son amour pour l'homme qui partage sa vie, elle ne s'occupe pas de ce qui l'entoure. le travail domestique ou nourricier ne l'intéresse pas, non ce qui lui importe c'est de rester à la première place dans le coeur de son amoureux. Même sa famille proche ne trouvera pas grâce à ses yeux. Je me mets à leur place en me disant qu'il n'était pas facile d'avoir Gala dans son entourage.
A part cette partie de sa personnalité, elle a vécu un destin hors du commun. Elle a connu le poète Paul Eluard, alors qu'il en était aux balbutiements de ses poèmes. Elle va faire éclore la fleur de la prose chez cet homme, elle en fera de même avec de grands peintres dont Dali avec lequel elle finira sa vie.
Durant tout le roman, la vie de Gala suit les péripéties de la Grande Histoire : la Russie, puis la 1ère guerre mondiale, le communisme, la création de grands courants artistiques, la seconde guerre mondiale.
Elle côtoie aussi de grands noms tels qu'André Breton et Federico Garcia Llorca.
A la fin du livre, on en sait un peu plus sur cette femme mais à mon sens elle n'a pas encore livré tous ses secrets.
Cette biographie est un bon moment de lecture mais le personnage est somme toute troublant et laisse une impression étrange comme s'il n'y avait pas vraiment de fin.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SophiePatchouliSophiePatchouli   15 août 2014
A cette jeune fille qui sait partager ses élans, Eugène Grindel a confié l'essentiel :

Moi je voudrais un temps avoir des ailes,
Mettre en vers tous mes pensers rétifs,
Saisir, fixer des rythme fugitifs,
Mais je suis las et fais des ritournelles
Devant mourir

Il lui parle de sa vocation, en contradiction avec les projets que ses parents ont pour lui, et de sa vénération pour "les poètes mort de faim en ciselant du rêve", phrase dont le romanesque, on le devine, aurait exaspéré sont père.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   18 août 2014
Max Ernst a les yeux bleus, les cheveux blonds. Sur son visage osseux, tanné comme celui d'un sportif _ Dada au grand air! _, un expression à la fois virile et malicieuse. Il est beau, physiquement très séduisant. Né en 1891, il a exactement trente ans - cinq ans de plus que Paul, quatre ans de plus que Gala_, mais il paraît être leur cadet à tous les deux tant son sourire, ses manières, et son allure le rendent juvénile. (...) Amical, d'une gentillesse et d'une modestie sincères, il se prend si peu au sérieux qu'il en paraît désinvolte. mutin, ludique, espiègle, c'est un homme que rien alourdit. L'Art est pour lui un jeu non un devoir.
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orly672orly672   26 janvier 2013
Dali racontera son coup de foudre, comment de la seule vue de ce visage crispé et peu avenant, dont l'air de fierté et de mépris l'a aussitôt fasciné, est né le sentiment d'une adoration. Il est sûr, au premier instant, de se trouver en face de la Femme, éternelle et majuscule, femme qui lui est destinée depuis toujours et dont il devine, sous l'effet brutal d'une véritable inspiration, qu'elle est celle de sa vie.
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nataly11nataly11   08 décembre 2013
Dali et Gala sont à l'abri des débats comme de la misère. La politique ne les intéresse que dans la mesure où elle garantit leur bien-être. Le "peuple" est un concept qui les laisse l'un comme l'autre absolument indifférents, voire hostiles, l'idée d'un engagement dans une action collective est la plus étrangère à leur nature, rien - ni la liberté, ni la France - ne vaut la peine d'un sacrifice. leur couple enfin est , dans la peinture, un idéal qui leur suffit.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   15 août 2014
Cette passion de Gala pour la poésie _ pour l'art en général, à l'exception de la musique _ n'est pas un snobisme. C'est un goût profond, un instinct qui la porte vers tout ce qui donne à l'existence des habits de lumière. "Notre tranquillité n'est la tranquillité petite-bourgeoise, écrit-elle à Paul, elle est la force et la beauté."
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« Mes vies secrètes » (Gallimard), ce sont soixante-cinq ans d?émotions et de rencontres vécues par l?académicienne Dominique Bona. Elle y dévoile aussi la face cachée de ses livres, convoque les grandes figures sur lesquelles elle a écrit, et avec qui elle entretient une relation privilégiée.
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