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ISBN : 2903656452
Éditeur : Diane de Selliers (09/10/2008)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes)
Résumé :
[BEAU LIVRE]

Parce qu’il n’y a pas d’art sans regard... Vivre l’impressionnisme aux côtés de ses principaux acteurs, telle est l’approche novatrice de ce livre, qui permet au lecteur de découvrir les coulisses d’une scène artistique en pleine effervescence et d’assister en temps réel aux rencontres, amitiés ou inimitiés qui unissent peintres, écrivains et critiques d’art.

De l’Exposition universelle (1855) au Salon des refusés (1863), ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Macha_Loubrun
  06 juin 2016
« Nos pères ont ri de Courbet, et voilà que nous nous extasions devant lui ; nous rions de Manet, ce seront nos fils qui s'extasieront en face de ses toiles. Je ne tiens pas du tout à faire concurrence à Nostradamus, mais j'ai bien envie d'annoncer ce fait étrange pour un temps prochain. » Émile Zola - Mon salon (1866)
Un grand écrivain analysant à chaud et avec beaucoup de lucidité sa visite lors d'un Salon exposant les meilleurs peintres de l'époque offre au lecteur une transversalité des disciplines passionnante !
Découvrir La femme de Paul, une nouvelle De Maupassant superbement illustrée par les tableaux de Pierre-Auguste Renoir, Claude Monet et Gustave Cailllebotte, procure également un rare plaisir de lecture…
C'est ce qui fait tout le sel de Correspondances impressionnistes, un gros coffret comprenant deux livres. La riche iconographie et les nombreuses œuvres méconnues des peintres impressionnistes, 210 tableaux en tout, ainsi qu'une abondante somme de textes, peuvent faire le bonheur du lecteur sans s'encombrer de l'ordre chronologique. Ils sont rédigés par de nombreux auteurs, souvent prestigieux (Charles Baudelaire, Emile Zola, Octave Mirbeau, Apollinaire…), dont la diversité des points de vue contradictoires apporte un éclairage passionnant, riche d'enseignements… De lettres d'admiration en articles incendiaires, au fil des expositions, on suit l'évolution des artistes.
J'ai néanmoins trouvé regrettable l'absence de repères chronologiques, de tableaux synoptiques et de présentation des auteurs des textes qui jalonnent ces beaux ouvrages.
Les œuvres ne sont pas toujours bien mises en valeur, parfois mal placées dans la mise en page peu aérée qui manque d'élégance.
Mais Pascal Bonafoux, écrivain, historien qui est l'auteur de nombreux livres sur la période impressionniste signe là un livre incontournable pour les amoureux de la peinture.
Je remercie chaleureusement les Editions Diane de Selliers et Babelio pour ce partenariat très apprécié.
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manU17
  23 juin 2016
« Impressionnistes on les a nommés pour plaisanter, impressionnistes ils sont restés par crânerie. » Émile Zola
Quel beau travail nous propose les éditions Diane de Selliers avec Correspondances impressionnistes, magnifique coffret contenant deux livres dont un richement illustré par plus de 200 photos !
Outre le plaisir de retrouver des toiles parmi les plus connues des impressionnistes, Cézanne, Renoir, Manet, Courbet, Degas, Morisot, j'ai surtout ressenti celui d'en découvrir de nombreuses qui m'étaient totalement inconnues, notamment de Monet mon peintre préféré.
L'autre plaisir que procure le travail de Pascal Bonafoux vient des correspondances entre peintures et écrits. Sont regroupés de nombreux textes de critiques contemporains des impressionnistes mais aussi et surtout des extraits de préfaces, de catalogues d'expositions, d'articles de journaux, de correspondances privées et donc d'avis d'auteurs de renoms comme Apollinaire, Baudelaire, Dumas, Gautier, Huysmans, Mallarmé, Mirbeau, Rilke, Verhaeren, Wilde ou Zola dont j'ai vraiment apprécié la pertinence du regard.
Une nouvelle De Maupassant, La Femme de Paul, trouve sa juste place dans cet ouvrage par son ambiance de guinguettes emblématique des impressionnistes.
« le privilège des artistes de tempérament est d'ameuter et de passionner leur époque. » Émile Zola
J'Approuve…!
Correspondances impressionnistes, un voyage passionné et passionnant au coeur de l'impressionnisme.

Merci à Babelio et aux éditions Diane de Selliers.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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cgayraud
  21 juin 2016
Correspondances impressionnistes
Ce précieux ouvrage est né de la collaboration de Diane de Selliers, directrice éditoriale et de Pascal Bonafoux, professeur d'université, écrivain, critique d'art et spécialiste notamment des artistes impressionnistes tels Monet et Renoir.
Réuni dans un coffret luxueux, cette anthologie sur l'impressionnisme est très originale par sa présentation. le premier volume « Correspondances impressionnistes » rassemble des textes d'écrivains, de poètes et de critiques d'art (Champfleury, Huysmans, Baudelaire, Dumas, Zola…) qui donnent leurs sentiments sur les oeuvres qu'ils ont pu observer. Ces écrits sont des extraits de journaux, de notes ou de correspondances et font écho aux 210 oeuvres présentées dans cet ouvrage. Quant au deuxième volume, « du côté des peintres », il aborde de manière chronologique les différents événements qui ont fondé le mouvement impressionniste : de l'exposition universelle de 1855 au Salon des refusés en 1863, en passant par la dernière exposition commune en 1886 et jusqu'à l'entrée de l'Olympia de Manet au Louvre en 1907.
Dans cet ouvrage passionnant et élitiste, j'ai tout particulièrement apprécié la découverte d'oeuvres méconnues (pages 122-123 : deux magnifiques huiles sur toile de Renoir que j'ai délicieusement découvertes grâce à la lecture de cet ouvrage : La danseuse et La Parisienne et page 109 la toile de Degas Madame Camus en rouge dite aussi La Dame en clair-obscur et bien d'autres oeuvres encore…). le traitement original et fouillé d'aborder ce mouvement pourtant largement étudié constitue aussi un point d'orgue à cet ouvrage. Il aurait toutefois été bienvenu dans le premier volume « Correspondances impressionnistes » de faire une rapide présentation des auteurs des différentes critiques qui sont souvent méconnus pour un public non averti.
A tous les amoureux de l'Art et de l'impressionnisme en particulier, je vous invite vivement à vous procurer cet ouvrage très exhaustif et qui vient bien compléter également la très belle exposition qui se tient actuellement au Musée Jacquemart-André à Paris jusqu'au 25juillet « L'atelier en plein air – les impressionnistes en Normandie ».
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Macha_LoubrunMacha_Loubrun   04 juin 2016
Guillaume Apollinaire
Je crois que l'avenir donnera le nom de cubisme à l'effort artistique contemporain. C'est le mouvement qui a succédé à celui de l'impressionnisme, qui va jusqu'à Matisse et aux fauves. Le cubisme s'oppose à l'art des Salons officiels tout pleins de différents maniérismes qui vont de l'académisme simple aux complications d'un Henri Martin, aux fausses audaces d'un Besnard. Et l'on englobe sous le nom de pompiérisme tout ce qui s'oppose à la peinture nouvelle à quelque manière que cela ressortisse. Il convient avant tout de saluer en passant les survivants de la grande époque impressionniste : l'admirable et sensible Renoir qui est le plus grand des contemporains, Claude Monet, Guillaumin, Degas, Forain. [...]
La partie la plus vivante et la plus féconde de l'impressionnisme s'est trouvée contenue et enseignée dans les œuvres de Paul Cézanne en qui la jeunesse artistique voit le plus grand peintre du XIXe siècle. C'est de lui que s'approchèrent des peintres qui venus de l'impressionnisme, de Van Gogh, Gauguin et Toulouse-Lautrec furent d'abord connus sous le nom de symbolistes : Maurice Denis, Vuillard, Bonnard, Roussel. [...] Cézanne avait posé la question de la grandeur artistique et d'une grandeur bien différente de celle qui avait jadis haussé les peintres (sentiment religieux, sentiment de l'antique) qui entraînait la responsabilité de la société toute entière. La grandeur en art n'est plus le fait d'une inspiration issue des croyances d'un peuple ou d'une élite. Il s'agit de trouver à cela quelque chose d'équivalent. Cette sublime esthétique qui n'est plus ni la religion ni l'humanisme et qui se révèle si lentement c'est l'honneur des fauves de l'avoir cherchée à la suite de Cézanne. C’est à partir du Salon de 1906 que l’on commença à appeler du nom de « fauves » un certain nombre de peintres. […] Je crois que l’on fera mieux de conserver à Matisse le nom de fauve sous lequel il a été connu auparavant. Ce qui caractérise ce peintre de grand talent et l’un des premiers s’aujourd’hui c’est le soin qu’il a toujours pris de respecter son instinct. Il s’y est toujours conformé et son œuvre a ainsi une grande fraîcheur. […]
1913
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   31 mai 2016
George Moore - Confessions d'un jeune Anglais
[...] Degas est un élève d'Ingres, mais il employa cette merveilleuse précision du dessin qu'il tient de son maître à reproduire les aspects les plus bas de notre vie moderne. Degas ne dessinait pas par les masses, mais par le caractère ; ses sujets sont des filles de boutique, des filles de ballet, des laveuses, mais les qualités qui leur donnent l'immortalité sont précisément celles qui ont rendu éternels dans l'esprit des hommes les vierges et les saints de Léonard de Vinci. Vous voyez cette femme grosse, commune, qui essaie un chapeau devant une glace ; les contours de sa figure sont si merveilleusement bien observés et rendus, que vous pouvez dire exactement qu'elle est sa situation dans la vie ; vous savez comment est l'ameublement de sa chambre, vous savez ce qu'elle dirait si elle vous parlait. C'est un type du XIXe siècle autant que les dames de Fragonard sont des types de la cour de Louis XV. A droite, vous voyez un tableau de deux filles de magasin, des chapeaux à la main. Les mouvements de la tête et des mains ont été si soigneusement observés, que vous vous représentez leurs années passées à montrer et à des dire des politesses. Nous avons déjà vu Degas faire cela ; c'est la répétition d'une note familière ; mais ce ne fut qu'après l'avoir vu se mettre au nu que nous reconnûmes en lui le grand artiste qui nous révélait une nouvelle phase de son talent. La première femme, dans son attitude qui nous rappelle la vénus à genoux, lave ses cuisses dans un tub. La seconde, avec les dégradations qui lui faites ses quarante ans, ses enfants et un travail pénible, se tient debout, les mains sur les hanches. La femme nue est devenue impossible dans l'art moderne : il faut le génie de Degas pour mettre une nouvelle vie sur ce thème usé. [...]

Recueil publié en 1925
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   01 juin 2016
Octave Mirabeau - Notes sur l'art
[...] Claude Monet
Claude Monet a été un des plus insultés, parmi les insultés. On le traitait le barbouilleur insigne [...] Claude Monet ne se découragea pas. Il ne voulut faire aucune concession à la lâcheté et à la médiocrité de son temps et, fermant ses oreilles aux cris du dehors, il se jeta, avec plus d'énergie que jamais, dans le travail.
[...] Je ne connais pas, parmi les paysagistes modernes, un peintre plus complet, plus vibrant, plus divers d'impressions que Claude Monet ; on dirait que par un frisson de la nature ne lui est inconnu. Il lui a tâté le pouls, il l'a auscultée, comme un médecin sa malade. Il l'a surprise à toutes les heures, à toutes les minutes, dans le jeune et odorant déshabillé du matin, sous l'éblouissement de ses toilettes de midi, dans les langueurs amoureuses du soir, dans le sommeil de la nuit, blanche des dentelles de la nuit, sous ces aspects changeants, sous ces fugitives lumières, et dans toutes ses pensées, même les plus capricieuses, avec une éloquence qui vous remue profondément, vous émeut de toute la vie intime ou diffuse qu'il a prise.
L'éloquence caractérise Claude Monet, une éloquence claire, forte, harmonique, roulant ses phrases cadencées et ses sonorités magnifiques, comme une sonorité de Beethoven. Il a rendu ce que les Japonais seuls avaient pu faire jusqu'ici, et ce qui semblait un secret perdu, l'impalpable, l'insaisissable de la nature, c'est-à-dire ce qui est son âme, la pensée de son cerveau et le battement de son cœur. [...]
Partout, quoi qu'il ait peint et devant quelque nature qu'il se soit trouvé, Claude Monet a apporté la même sincérité, le même recueillement, le même amour et la même puissance. Chacune de ses visions pénètre au fond des spectacles différents qui s'offrent à elle, et elle entre en communication intime et directe avec la nature. [...]
Monet a su dérober aux fleurs leur éclat, leur délicate fraîcheur, cette chose vivante et inexplicable qui est en elles - le parfum- et qui désespère l'artiste. [...]
La France, 21 novembre 1884
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   30 mai 2016
Émile Zola - Mon salon (1866)
Ai-je été si révolutionnaire, en regrettant les quelques tempéraments qui ne figurent pas au Salon ? Nous ne sommes pas si riches en individualités, pour refuser celles qui se produisent. D'ailleurs, je le sais, les tempéraments ne meurent pas d'un refus. Je défends leur cause, parce qu'elle me semble juste ; mais au fond, je suis bien tranquille sur l'état de santé du talent. Nos pères ont ri de Courbet, et voilà que nous nous extasions devant lui ; nous rions de Manet, ce seront nos fils qui s'extasieront en face de ses toiles. Je ne tiens pas du tout à faire concurrence à Nostradamus, mais j'ai bien envie d'annoncer ce fait étrange pour un temps prochain.

L'évènement, 4 mai 1866
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manU17manU17   25 mai 2016
Il est un des seuls peintres qui sachent peindre l'eau, sans transparence niaise, sans reflets menteurs. Chez lui, l'eau est vivante, profonde, vraie surtout. Elle clapote autour des barques avec de petits flots verdâtres, coupés de lueurs blanches, elle s'étend en mares glauques qu'un souffle fait subitement frissonner, elle allonge les mâts qu'elle reflète en brisant leur image, elle a de teintes blafardes et ternes qui s'illuminent de clartés aiguës. Ce n'est point l'eau factice, cristalline et pure, des peintres de matines en chambre, c'est l'eau dormante des ports étalées par plaques huileuses, c'est la grande eau livide de l'énorme océan qui se vautre en secouant son écume salie.

[Émile Zola à propos de Claude Monet]
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Videos de Pascal Bonafoux (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Bonafoux
Pascal Bonafoux vous présente L'autoportrait au XXe siècle et Correspondances impressionnistes. L'autoportrait au XXe siècle - Moi je, par soi-même- rassemble 540 ?uvres de 285 artistes, préfacé par Jorge Semprun. Correspondances impressionnistes regroupe 210 ?uvres du célèbre courant artistique, commentées et éclairées par les écrivains de l'époque. C'est un jeu de regards croisés entre les artistes et écrivains de l'époque qui furent leurs détracteurs ou leurs défenseurs.
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