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ISBN : 2262032785
Éditeur : Perrin (06/09/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ce dictionnaire est sans précédent. C’est avec les écrits et les propos des peintres qu’il a été composé. Ce qui n’avait jamais été fait encore. Comme si ce que les peintres avaient pu dire à propos de la peinture depuis un peu plus de cinq siècles n’avait pas la moindre importance…
Pourtant sur le terrain, dans leurs ateliers ou sur le motif, le regard des artistes sur leurs œuvres est nourri d’influences, de leurs repères au(x) maître(s), celui ou ceux qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Mimimelie
  02 mai 2014
Il y a tant et tant de choses qui sont dites sur la peinture, des inepties, nombreuses sans doute, des préjugés innombrables c'est certain…on rêverait d'un savant dépoussiérage… à défaut, quelque clarté dans cette jungle…
Quelle lumineuse idée que celle de Pascal Bonafoux partant de sa conclusion personnelle que « c'est le regard des peintres qui fournit la seule histoire de la peinture qui vaille », d'avoir concocté ce « dictionnaire de la peinture par les peintres ». Dictionnaire ? peut-être pas tout à fait, car on pourrait imaginer qu'il se propose de collectionner des définitions précises de ci et de ça ; en fait il s'agit d'une sorte d'échanges de points de vue, de considérations, dans lesquels la parole est donnée aux peintres sur des sujets les plus variés : l'abstraction, le dessin, l'exigence, les copies, le marché, le génie, la compréhension des tableaux, les écoles et la formation, l'imitation,.. etc.
C'est érudit, mais ça se lit sans effort. Et même si on ne peut être d'accord avec toutes les opinions ou avis émis, y compris ceux de notre éminent Pascal Bonafoux, c'est bigrement intéressant, et je recommande vivement cette lecture à tous ceux qui de près ou de loin s'intéressent à la peinture et aux simples curieux.
Du reste il m'apparaît que l'idée pourrait très avantageusement être transposée à la littérature… en tout cas personnellement ça m'intéresserait bigrement.
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ATOS
  13 novembre 2012
À l'occasion de la nouvelle opération « Masse Critique » lancée par Babelio, je découvre non pas un traité sur la peinture mais ni plus ni moins... « le Dictionnaire de la peinture par les peintres » de Pascal Bonafoux !!!!
La dimension du titre aiguise notre curiosité mais également notre appétit !
La tâche est monumentale et je ne doute pas que l'auteur ait immédiatement pris le parti d'élaguer sa piste de travail. Et l'on ne peut que louer le geste auguste de l'auteur !
Bien sûr ce dictionnaire n'est pas exhaustif..., évidement tous les peintres ne s'y expriment pas... Mais « l'écurie » des peintres sélectionnés par Pascal Bonafoux représente à elle seule l'art de peindre.
Je finis la lecture du dictionnaire. Et je n'ai cessé d'y revenir. Opérant des aller et retour incessants, m'arrêtant pour aller chiner quelques images des chefs d'oeuvre évoqués, découvrant des profils différents, me promettant de m'attacher à certaines biographies etc...
Ce dictionnaire est en fait un livre sans fin, comme l'est sans aucun doute le travail du peintre.
La peinture a-t-elle besoin d'explications ? Non.
A-t-elle besoin de nous remettre ses clés ? Oui.
Puisque la peinture est un art et qu'aucun art ne peut exister sans spiritualité, nous devons ouvrir des portes pour suivre le voyage. Labyrinthe parfois, ascension toujours.
À l'heure où une foule nombreuse se presse au Grand Palais, à Paris, pour « voir » Hopper souhaitons surtout, surtout qu'il l'entende...
Peindre le silence, saisir ce qui n'est pas audible et nous le faire partager....
La peinture est sans aucun doute un langage. Et tout langage appelle dictionnaire, lexique, grammaire etc...
On peut bien évidemment par un usage « naturel » profiter de l'instantané des choses mais n'est-il pas dommage de se priver de leur compréhension pour mieux les savourer ?
Un ouvrage riche, de lecture très agréable. À conseiller, à offrir, à ne surtout pas refermer !
À présent une seule attente : une édition illustrée !
Merci à Babelio et aux Éditions Perrin pour ce très sympathique partenariat, N'oublions pas de saluer l'auteur Pascal BONAFOUX. Quant aux peintres, à tous les peintres, nous ne leur dirons... rien. Ils ont horreur de ça !!!
Alors allons voir et entendre leurs oeuvres !
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Azalais
  21 novembre 2012
Ce dictionnaire est un livre clé pour retrouver de nombreuses citations essentielles de peintres. Pascal Bonafoux s'est prêté au jeu de les rassembler afin qu'elles dévoilent leur sens et qu'elles dialoguent avec le mot choisit comme point de départ. Peu importe la rationalité draconienne et l'ordre des propos, d'ailleurs l'auteur nous prévient dès le début : « la dialectique (…) n'est pas mon fort ». Il préfère une méditation qui « vagabonde, musarde ». Mais ne nous y trompons pas, la rigueur de l'auteur est sous-jacente et l'on se doute bien que pour assembler ce puzzle il fallait un bon chef d'orchestre : ce qu'est Bonafoux !
C'est donc avec plaisir et en revenant souvent fureter dans ce livre qu'on l'appréciera, plus que dans une lecture de bout en bout il me semble. Cependant il y a un bémol : si c'est un livre que l'on doit ouvrir et rouvrir couramment il me semble encore davantage nécessaire d'en soigner l'objet. Outre la couverture de piètre épaisseur, la mise en page serrée (peu de marges) et la reliure peu solide ne le destinent pourtant pas à un usage fréquent. Dommage, surtout que le prix est assez conséquent…
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vllc
  05 novembre 2012
Comme l'indique le titre du livre, il s'agit d'un dictionnaire de la peinture. Les définitions des mots sont éclairées par les citations de peintres à travers les siècles. Ces citations ont été compilées par l'auteur qui dévoile ainsi le regard des peintres et leurs échanges avec leurs confrères contemporains.
Je suis difficilement parvenue à m'imprégner des propos cités, car ils apparaissent, à mon sens, décousus et sortis de leur contexte initial. Je comprends le but de l'auteur, qui est certainement de donner plusieurs définitions d'un mot à travers les propos des peintres, révélant que les artistes n'accordaient pas toujours leur violon.
Je suis néanmoins ravie d'avoir découvert ce nouveau livre de Pascal Bonafoux dont j'avais apprécié par ailleurs la biographie de Monet.Je remercie donc Babelio pour cette découverte, même si "le genre dictionnaire" du livre ne m'a pas conquise.
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MonCharivariLitteraire
  26 septembre 2017
"c'est le regard des peintres qui fournit la seule histoire de la peinture qui vaille." A partir de ce prémices Pascal Bonafoux a écrit un magnifique dictionnaire de la peinture par les peintres. les entrées sont intelligentes, passionnantes et extrêmement bien écrites. C'est un grand plaisir de lire ce dictionnaire comme les autres travaux de cet auteur.
Il se savoure au gré des envies. Il est possible de le parcourir lettre par lettre mais aussi de l'ouvrir au hasard et de se laisser surprendre. Vous l'aurez compris je suis conquise et enthousiaste. Pour moi, c'est un livre de référence et je le recommande vivement.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   02 mai 2014
Hors de question de prétendre être peintre si l’on ne sait pas dessiner. Et ni le temps ni les circonstances ni les écoles n’y changent rien. Il faut 1) apprendre à dessiner 2) dessiner, et 3) ne plus cesser de dessiner. Les peintres tiennent tous le même discours.

- « Ce qu’il faut c’est savoir dessiner, alors on peut dessiner n’importe quoi, des plantes, des meuble ou la Vierge ; le principal est de le sentir, si on a déjà une écriture qui s’applique à tout ». Matisse

- « Le dessin comprend les trois quarts et demi de ce qui constitue la peinture. Si j’avais à mettre une enseigne au-dessus de ma porte, j’écrirais : Ecole de dessin, et je suis sûr que je ferais des peintres ». Ingres

- « Il s’agit pour moi d’apprendre à bien dessiner, à être maître soit de mon crayon, soit de mon fusain, soit de mon pinceau, une fois cela obtenu je ferai de bonnes choses presque n’importe où et le Borinage est tout aussi pittoresque que le vieux Venise, que l’Arabie, que la Bretagne, la Normandie, Picardie ou Brie. » …. « Et je crois vraiment qu’il faut apprendre à dessiner de manière à ce que ça devienne aussi facile que de noter quelque chose… » Van Gogh

- « Le dessin est une formidable école de vérité et d’exigence. On y est au plus près de la nature, dans sa géométrie la plus secrète, chose que la peinture ne permet pas toujours d’atteindre car on y met plus d’imagination, de mise en scène, de spectacle. Le dessin au contraire oblige à l’abstraction en quelque sorte, puisqu’il s’agit d’aller derrière les apparences du visage ou du corps et puiser à sa lumière ». Balthus

- « Il y a au Louvre, dans les galeries des dessins, une somme d’art bien plus grande et plus pure que dans les galeries de peinture : on y va peu ; on visite préférablement les tableaux ». Odilon Redon

Le mot de Monsieur Ingres « Le dessin est la probité de la peinture », a déclenché plus d’un ricanement, plus d’une colère. Dont celle d’Odilon Redon qui n’admet pas cette « parole pleine d’emphase faite pour ces personnes poncives qui entrent, avec des airs guindés, dans ces pieuses officines » où officient selon lui les Poussin, David et tous ceux qui représentent « la hautaine et fastidieuse patronale incarnation de l’art officiel ». Et Redon d’interroger : « Qu’est-ce que l’honnêteté vient faire ici ? » Rien.
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MimimelieMimimelie   02 mai 2014
Abstraction :
- « Au bout du compte, toute chose peinte est une abstraction ». Balthus

- « Je veux dire que la peinture n’a jamais eu pour but de représenter le monde, de la copier, mais de l’inventer perpétuellement, de retrouver sa géométrie secrète, son sens profond ; plus l’art va loin dans cet approfondissement du monde et plus il est abstrait ». Bazaine

- « L’art est le langage des signes. Quand je prononce « homme », j’évoque l’homme ; ce mot est devenu le signe de l’homme. Il ne le représente pas comme pourrait le faire la photographie. Deux trous, c’est le signe du visage, suffisant pour l’évoquer sans le représenter… Mais n’est-il pas étrange qu’on puisse le faire par des moyens aussi simples ? Deux trous, c’est bien abstrait si l’on songe à la complexité de l’homme… Ce qui est le plus abstrait est peut-être le comble de la réalité. » Picasso

- « L’abstraction, c’est l’homme qui s’ajoute au prétexte de peindre. On n’annonce pas à l’avance qu’on va faire une toile abstraite. Faites la toile et vous verrez qui vous êtes à ce que vous aurez ajouté à votre prétexte. Ce sera vous-même. Ce sera la partie abstraite de la toile, si vous y avez mis quelque chose. » Picabia

- « tous les tableaux abstraits actuels ne montrent que la peinture abstraite et absolument rien ‘autre. Les peintres font et refont toujours le même tableau abstrait depuis 1910… qui se résume une fois pour toutes à ce que la première peinture abstraite a dit ». Magritte

- ‘A mon point de vue, la peinture abstraite n’est pas même décorative, c’est de la peinture pseudo-décorative. Aussitôt que la peinture cesse de représenter des choses concrètes, c’est-à-dire dès qu’elle cesse d’être réaliste, elle devient fatalement décorative ». Dali

« La peinture non figurative n’est jamais subversive. C’est toujours une espèce de sac dans lequel le spectateur peut jeter tout ce dont il veut se débarrasser ». Picasso
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MimimelieMimimelie   02 mai 2014
Et toujours c’est la même chose. La même crainte de ne pas comprendre la peinture vers laquelle l’on s’avance.

- Exclamation agacée de Picasso « Comprendre ! Il s’agit bien de comprendre !... depuis quand un tableau est-il une démonstration mathématique ? Il est destiné non pas à expliquer (à expliquer quoi, je me le demande) mais à faire naître des émotions dans l’âme de celui qui regarde ».

Face à une peinture – quelle que soit l’érudition de l’un ou l’inculture de l’autre -, l’émotion ressentie est et ne peut être que juste. Plus ou moins intense, subtile ou profonde peut-être, mais nécessairement juste.
L’émotion est d’autant plus intense et subtile qu’année après année on a pris l’habitude de visiter régulièrement musées et galeries. Peu à peu le regard s’initie, se raffine, s’affine. Peu à peu, il apprend à scruter. A fouiller. A fouiner. A prendre son temps.
- « Un « cela ne me plaît pas » ne doit pas nous suffire si celui qui nous le dit n’est pas à portée de nous répondre quand nous lui demandons pourquoi » Charles-Antoine Coypel.

Une peinture est au bout du compte le dialogue de deux émotions.
- « L’œuvre d’art est le ferment d’une émotion que l’artiste propose. Le public en dispose : mais il faut aimer ». Odilon Redon
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MimimelieMimimelie   02 mai 2014
Ces –ismes, qui ne peuvent être que méprisables ou absurdes aux yeux des peintres, auront été conçus par l’engeance que sont les critiques. C’est l’avis de

- George Rouault qui écrit en 1931 : «Les critiques ont la rage de vous chercher un état civil pictural, de vous lier à tel mouvement »
- Mark Rothko qui affirme en 1957 à propos d’un article que « l’auteur devrait savoir que classer c’est embaumer ».
- Picabia : « Les classement ne sont que l’expression d’une communauté ou d’un troupeau, ce qui est la même chose ».
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MimimelieMimimelie   02 mai 2014
Car un peintre regarde la peinture comme personne ! Et ce regard « donne à voir » comme aucun autre…
C’est le regard des peintres qui fournit la seule histoire de la peinture qui vaille. Au bout du compte, cette affirmation : « L’art de peindre ne peut être bien jugé que par ceux-là seuls qui sont eux-mêmes de bons peintres » et cette exclamation : « C’est formidable à quel point les artistes parlent aux artistes et se cherchent entre eux ! » ne sont qu’un même propos. Or la première est de Dûrer qui rédigea une préface à un traité de peinture en 1512 et la seconde est de Gérard Fromanger, dans un livre publié en 2008. Paradoxe qui n’est pas le dernier, l’histoire des regards de peintres, qui fonde l’histoire de la peinture, se contrefiche de la chronologie.
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Vidéo de Pascal Bonafoux
Pascal Bonafoux vous présente L'autoportrait au XXe siècle et Correspondances impressionnistes. L'autoportrait au XXe siècle - Moi je, par soi-même- rassemble 540 ?uvres de 285 artistes, préfacé par Jorge Semprun. Correspondances impressionnistes regroupe 210 ?uvres du célèbre courant artistique, commentées et éclairées par les écrivains de l'époque. C'est un jeu de regards croisés entre les artistes et écrivains de l'époque qui furent leurs détracteurs ou leurs défenseurs.
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Je suis né à Paris en 1848. Chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, inspirateur du mouvement nabi, j'ai vécu de nombreuses années en Polynésie où je suis décédé en 1903. Je suis Paul...

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