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EAN : 9782917843062
310 pages
Éditeur : Pavillon Noir (01/10/2011)
3.25/5   2 notes
Résumé :
Sur l'Arnon, au lieu-dit "La Vieille Morte", un moulin en ruine, hanté par une légende. Alentour, à Ids-Saint-Roch, à Morlac, au Châtelet, et, plus loin vers Saint-Amand, on vit au rythme des "années folles", dans l'ignorance (ou l'oubli) des croyances archaïques de la terre berrichonne... Et pourtant...
Pourtant, quand, au lendemain d'une harassante journée de "batteuse", on découvre au village, deux cadavres insolites, renaît la peur ancestrale de la malédi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
manue14
  04 août 2015
J'ai vraiment eu du mal à entrer dans ce roman.
Les idées sont intéressantes, l'enquête est bien menée mais ce qui m'a dérangée c'est que l'auteur crée une distance entre son histoire et le lecteur.
J'ai aimé les personnages mais j'ai eu l'impression que la plupart manquait de personnalité et j'aurais voulu qu'ils réagissent un peu plus. A part le personnage principal qui essaye de chercher le coupable comme il peut, il n'y a pas vraiment de réaction et on ne sait finalement pas ce que peuvent ressentir les personnages.
Ce qui m'a dérangée c'est vraiment le fait que Jean-Louis Boncoeur mélangeait le langage courant avec des mots régionaux que je n'ai pas toujours compris et qui ont parfois bloqué ma lecture… Même si certains sont traduits cela n'aide pas vraiment et « coupe » l'histoire (car il faut aller lire assez souvent les significations de certains mots expliqués ou traduits en bas des pages).
Pour ce qui est des descriptions, quelques-unes nous permettent de vraiment nous imaginer certaines situations mais la plupart du temps elles ne sont pas assez présentes et précises, surtout concernant les personnages.
Le personnage principal est intéressant par les différents jeux de rôle que lui donne l'auteur. Ce qui est un peu dommage c'est que Jean-Louis Boncoeur ne s'attarde pas assez sur ces diverses personnalités et les oublie un peu trop rapidement. J'aurais apprécié qu'elles durent plus longtemps pour garder un peu plus de suspense.
Ce que j'aurais bien aimé aussi c'est d'avoir plus de détails concernant les scènes de crimes mais aussi les recherches d'indices et l'interrogatoire des habitants.
Ce qui m'a aussi un peu dérangée c'est que l'on n'assiste pas à des interrogatoires, à des suspects arrêtés. le personnage principal découvre directement le coupable je trouve que c'est un peu facile.
Par contre, la fin est vraiment intéressante, on ne s'attend pas à ce retournement de situation, et les coupables et certaines explications ne sont données qu'à la fin permettant aux lecteurs de chercher lui-même le ou les coupables.
En résumé, même si je ne suis pas vraiment arrivée à entrer dans l'histoire et que le roman ne m'a pas convaincue, j'ai tout de même aimé le fait que Jean-Louis Boncoeur ne divulguait qu'à la fin les coupables et les raisons de leurs actes.

Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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collectifpolar
  21 mai 2021
Jean-Louis Boncoeur, le plus populaire des conteurs berrichons mais pas seulement c'est aussi Jean-Louis Boncoeur est une des figures les plus célèbres du Berry.
Il nous propose ici, chose rare, un polar rural.
Quand, au lendemain d'une harassante journée de batteuse, on découvre au village deux cadavres insolites, renait la peur ancestrale de la malédiction !
Tout se déroule dans un village banal et sans histoires et pourtant nous sommes au coeur même du pays du mystère.
Meilleur conteur qu'auteur de polar, Boncoeur nous offre pourtant là un sympathique roman policier d'atmosphère. Il nous transporte à travers le temps dans ce pays mystérieux où les superstitions, les envoûtements, la sorcellerie et la magie restent des pratiques vivaces et où, aux détours des chemins, rôdent encore des démons, des bêtes fantastiques, mais aussi de bonnes fées, des puissances tutélaires. En ce début du 20e siècle, les croyances anciennes sont encore bien vivaces et il va falloir bien du courage à nos enquêteurs pour démêler le vrai du faux.
Un sympathique polar à l'ancienne où l'auteur nous dépeint une formidable galerie de personnages haut en couleur, du brigadier de gendarmerie, de monsieur le maire, des notables aux petites gens, du médecin en passant par l'instituer tout un monde paysant s'ouvre à nous ? Il y a quelques choses de Vincenot chez Boncoeur. Et c'est très plaisant à lire

Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
manue14manue14   04 août 2015
Ne pas le toucher ! simplement… le voir ! C’était bien lui ! Il avait maintenant, à portée de la main le visage ravagé du mort, la bouche tordue dans la mousse verdâtre de la barbe… les yeux qui…
Et cette odeur de vase et de poisson crevé que la rivière lui soufflait, comme une baleine, fit que, soudain il rejeta en arrière avec un haut le cœur et, longuement, sans lâcher ses bêtes, il vomit.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mai 2021
Un crime ?

Obscurément, les rares imaginatifs de l’assistance y avaient pensé… mais ils avaient rejeté bien vite cette supposition extravagante. Un crime à la Vieille Morte, allons donc ! Malgré son appellation macabre, de mémoire d’homme on n’enregistrait dans les annales du village aucun homicide volontaire, aucun attentat à la sécurité publique, même aucun vol qualifié… Il y avait bien eu, avant la guerre, celle de 70… l’histoire de ce garde-chasse qu’on avait trouvé dans les bois, à moitié dévoré sur une fourmilière. Mais le récit de cette affaire lointaine avait subi, au cours des veillées d’hiver, des variantes si pleines de fantaisie qu’elle était rentrée depuis belle lurette dans le domaine de la légende et qu’on vivait en parfaite sérénité dans toute la région.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mai 2021
« Vos conclusions ?… »

« Cas douteux… »
« Seule une autopsie complète, un examen des viscères et peut-être… qui sait ? ajouta-t-il avec une souriante ironie… une analyse toxicologique, permettraient de nous fixer de façon précise sur ce point… Et inutile de vous dire qu’aujourd’hui… j’ai mieux à faire !

— Mais enfin, docteur, vous n’allez pas me dire que ce malheureux, s’indigna M. le maire que le porto attendrissait un peu… est mort quatre fois ? Assommé… noyé… étranglé… et congestionné ?

— Évidemment non, reprit le légiste en conservant devant ces profanes une nuance d’ironie dans la voix… je dis qu’une seule de ces causes suffisait à provoquer la mort et que les autres ont contribué, le cas échéant, à parfaire son œuvre…
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collectifpolarcollectifpolar   21 mai 2021
Le noyé du «Moulin-Vieux»

Le cadavre était là, étrangement couché sur les pierres moussues du vieux déversoir, près du gué, les bras plongés dans l'eau trouble et le visage de profil, mi-partie blême et verdâtre : une joue dans la vase et un oeil au ciel...
Seul élément tragique égaré dans cette aube berrichonne, il détonnait comme une note de deuil incongrue, dans la tendre ambiance en demi-teinte de ce matin de dimanche où tout était fraîcheur, douceur, sérénité.
Un petit brouillard de fin septembre s'attardait en écharpes mauves sur les méandres de l'Arnon et, par intervalles, un coup de brise, venu du soleil levant, lançait sur la rivière, à la volée, les feuilles jaunies des charmes.
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collectifpolarcollectifpolar   21 mai 2021
D’ailleurs, le Lucien Moreau, tout mort qu’il fût, n’était peut-être pas un simple noyé…
Maintenant que sa dépouille, étalée au soleil, hors de l’eau, permettait un examen plus précis, on se demandait soudain : « De quoi est-il mort ? »
En effet, en plus de la vaste plaie confuse fendant son front blême à la racine des cheveux, on remarquait le foulard trop serré au cou et la vilaine couleur violette de ses bras maigres…
De l’index replié le chef Mauriac se frotta la narine gauche, ce qui était chez lui un signe de profonde perplexité. Il lui répugnait de tirer des conclusions hâtives d’un examen superficiel, et ce mort, maintenant, lui paraissait suspect, tout au moins, moins banal.
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