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EAN : 9782075129626
496 pages
Gallimard Jeunesse (28/09/2023)
4.51/5   576 notes
Résumé :
Voici l'histoire que je dois te raconter, Saule. C'est l'histoire d'une famille, d'une maison et d'un pays. Elle commence à la veille d'une guerre planétaire, dans une ferme de hameau qu'on appelle Les Chaumes. Elle s'achèvera un siècle plus tard, au même endroit. Entre ces deux époques, tu verras vivre ici quatre générations hantées par des secrets et des fantômes. Tu verras changer les saisons, les habitudes, les lois et les gouvernements. Tu verras des hommes tom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
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S'il veut comprendre d'où il vient, Saule, à qui s'adresse cette lettre, doit, pour cela, comprendre l'histoire de la famille Balaguère. Cette histoire commence à la veille d'une guerre planétaire, dans une ferme appelée les Chaumes. C'est ici que vivent, en cette année 1914, Cytise et son épouse, ainsi que leurs deux garçons, Anzême et Marty. Ce dernier, un peu simplet, est trop jeune pour s'engager. Aussi ne manque-t-il pas de jalouser son grand frère qui, lui, ira se battre. Et ce, au grand désespoir de son épouse mais aussi de son père. Il ne se doute pas un seul instant qu'à son retour, la vie aux Chaumes ne sera plus la même...

Les chaumes, point d'ancrage immuable de ce roman, auront vu passer entre ses murs quatre générations de Balaguère. de 1914 à 2022, l'on suit ainsi leurs histoires tourmentées, surtout celles des hommes. Ils s'appellent Cytise, Anzême, Charme, Aloès, Olivier et Saule. Tous portent le nom d'un arbre, en référence à leurs terre et leurs racines morvandelles, que certains auront tenté de fuir. En vain, semble-t-il... de ces hommes brisés, refoulés, blessés, trahis, jalousés, aimés ou détestés, Anne-Laure Bondoux en tire une saga familiale d'une force et d'un souffle rares. Sur presque 500 pages, toutes passionnantes et immersives, elle déroule l'écheveau de ces vies marquées par les secrets, les non-dits, les conflits, la violence, la passion, les orages. Des vies fragiles que L Histoire, que l'auteure dépeint avec justesse et limpidité, aussi saura ébranler (les guerres mondiales, la guerre d'Algérie, le sida, les bouleversements économiques et sociétaux, Tchernobyl, le 11-Septembre...). En de courts chapitres et quelques ellipses, ce roman donne voix et âme à ces hommes touchants et poignants que la vie (qui n'est qu'un éternel recommencement ?) aura malmenés. Une saga familiale vertigineuse, captivante, d'une étonnante fluidité et parfaitement orchestrée.
En un mot : époustouflant !

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Dans cette famille, les hommes portent des noms d'arbre. Les temps changent avec les générations, mais la ferme des Chaumes est comme immuable et les Balaguère restent hantés par les mêmes démons : les chimères et l'abandon, les non-dits et la violence.

De 1914 à nos jours, Anne-Laure Bondoux nous fait traverser plus d'un siècle d'histoire au prisme d'une famille. C'est assez fort, la manière dont elle déploie tranquillement cette fresque du 20ème siècle – même si je ne suis pas sûre que les intermèdes en italique qui ponctuent les parties en brossant à grands traits les fait qui ont marqué une époque parleront vraiment aux lecteurs.ice.s à qui tout cela ne dirait encore rien.

L'avantage de cette approche est la facilité avec laquelle ce roman se lit. On vit au rythme de la famille, on finit par connaître son hameau comme sa poche, on vibre au rythme des guinguettes et on redoute l'écho des prochains obus. Surtout, on réalise à quel point cette histoire a été meurtrie par les guerres qui ne laissent de répit à aucune génération. Leur horreur devient palpable dans les souffrances silencieuses des hommes de la famille Balaguère, mais aussi dans les cicatrices imprimées sur l'ensemble de l'arbre généalogique.

Point de héros ici, les personnages du roman ne sont pas spécialement sympathiques ni exceptionnels, mais terriblement humains. Si bien que j'ai fini par m'attacher à Clairette, Aloès ou Olivier, et que j'ai été bouleversée par le dénouement de l'intrigue. Ce dernier donne tout son sens à la dédicace (« Pour mon père, que je n'ai jamais vu pleurer ») et au prologue, nous laissant mesurer les pouvoirs rédempteurs des mots. Et méditer ce futur dans le titre…
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« Nous traverserons des orages » remonte le temps pour raconter l'histoire de la famille Balaguère. Pour ce faire, le narrateur doit revenir aux origines : un siècle d'histoire familiale et surtout un siècle d'hommes dont la lignée telle des sarments semble pourrie en son pied par une violence intrinsèque. Une violence qui se transmet de père en fils. le narrateur, dont nous ignorons l'identité s'adresse à Saule, le dernier supposons-nous de la lignée. Dans la famille Balaguère, il est donné à chaque homme un prénom de baptême et le nom d'un arbre. Quoi de plus naturel dans un pays de terres que de fixer chaque être par des racines… Arbre de virilité, de force, de solidité… mais aussi de générosité peut-être, d'hospitalité, d'appartenance. Nous sommes dans le Morvan, dans une maison familiale que l'on appelle les Chaumes, et nous remontons l'histoire des hommes de cette famille.

« (…)Tu verras vivre ici quatre générations d'une famille tourmentée par les secrets fantômes. Tu verras changer les saisons, les habitudes, les lois et les gouvernements. Tu verras des hommes tomber amoureux, rêver de grandes choses, partir à la guerre et revenir sans mots et sans gloire. » Pour une fois, je trouve la quatrième de couverture de « Nous traverserons des orages » parfaitement conforme au texte, sans en dire trop, mais suffisamment pour donner envie de se plonger dans cette fresque historique et familiale. Anne-Laure Bondoux a eu l'excellente idée de mélanger la petite histoire et la grande. L'écrivaine utilise des sauts dans le temps pour plus de rythme. Cette plongée historique dans les affres de notre époque et de celle de nos arrière-grands-parents est totalement immersive. Les passages en italique relèvent soit de confidences faites à Saule, le destinataire de cette histoire, soit des précisions sur l'époque, les grands bouleversements du temps, évènements notables de l'Histoire en marche ou réalités des vécus. Car, il s'agit ici de suivre le destin d'hommes lourdement frappés.

Anne-Laure Bondoux valse entre les époques, charriant avec elle problématiques d'autres temps, sentiments des uns, révoltes des autres, traditions et envies de liberté, secrets et révélations, fantômes et êtres en quête de libre arbitre. le chemin est long entre Cytise, le premier de la lignée et Saule. Il faut dire que ceux qui ont quitté les Chaumes pour la Première Guerre, puis la Seconde, puis l'Algérie, ne reviennent pas identiques à ceux qu'ils étaient avant leurs départs. Il faut admettre que le travail de la terre rend les coeurs durs comme de la pierre, les réactions épidermiques, les conséquences des actes irréparables. « Nous traverserons des orages » porte merveilleusement bien son titre, puisque le tonnerre va gronder souvent dans ces vies secouées par les quatre saisons de l'existence.

« C'est dans mes gènes. Il n'y a que des morts violentes dans ma famille. Maladies, accidents inexpliqués, suicides. » Ainsi s'exprime le narrateur, lucide, intelligent, conscient des enjeux familiaux et des réalités, sagace, concernant la nécessité de remonter aux sources pour comprendre, subtile dans ses analyses, élégant jusque dans ses émotions, soucieux de ce qu'il va transmettre. Car après lui, il y a un être-Saule, symbole de vie et d'immortalité. Un arbre de vie, d'humanité. Savoir qui l'on est pour savoir où l'on va, connaître les obscurités de la terre qui nous porte, et les complexités de notre arbre généalogique. Tout en faisant partie de cette famille, le narrateur la met à distance pour essayer de mieux la comprendre. Il le fait pour une raison très particulière que l'on ne comprend à la toute fin. Cela rend « Nous traverserons des orages » encore plus bouleversant.

Un siècle d'Histoire et d'histoires, et un fil rouge : la violence des hommes. Car, dans la famille Balaguère, la violence se transmet de génération en génération. Par l'ADN, croit-on. Par l'ignorance sans doute. Cytise, Marty, Anzême, Charme, Aloès et ceux après eux sont tous soumis à des injonctions qui les dépassent.

« Mais ce jour-là, fidèle aux hommes de ma famille, j'obéis à ce code d'honneur désastreux qui exige de nous, depuis la nuit des temps, d'avoir l'air forts alors que nous ne le sommes pas. »

L'héritage génétique familial est terrible. le fuir ne peut se faire sans heurts, sans cris, sans douleur. Il faut s'échapper à tout prix de cette terre, rigide, granitique pour espérer exister par soi-même et s'autoriser une mue salutaire. Mais… cette terre, ces gènes, cette histoire familiale est inhérente à qui nous sommes et nous finissons tous par y revenir tant elle fait partie de nous. Anne-Laure Bondoux, comme Sandrine Collette ou Franck Bouysse et d'autres décrivent si bien cet attachement, cette allégeance presque, ce dévouement contraint, cette oppression qui empêche parfois de respirer. « (…) et je n'en prends conscience que maintenant, c'est que j'étouffais à petit feu dans cette famille en deuil. Et quelqu'un qui étouffe, voyez-vous, ça ne fait pas de bruit. » Entre captivité et indépendance, la balance penche tantôt à gauche, tantôt à droite.

« Ni paysan ni citadin, ni inculte ni érudit, ni fort ni faible, je suis un peu tout cela à la fois et je me sens pareil à un organe transplanté dans un corps qui chercherait sans cesse le rejeter. »

« Nous traverserons des orages » est aussi un roman dans lequel on s'aime… furieusement, avec raison et déraison, à corps perdu, à silences tendus. L'amour sous toutes ses formes y est omniprésent. Il est intéressant de voir comment, à travers les époques, certains se détachent de la terre pour partir aimer. « Aloès le sait, pour gagner sa liberté, il doit oublier d'où il vient. » En quittant les Chaumes, certains se retrouvent confrontés à la ville, à l'évolution des mentalités et sentent le pouls d'une vie nouvelle palper sous leur peau. L'amour prend alors d'autres chemins que les mariages arrangés du passé, la liberté de choix s'impose, les coeurs battent à l'unisson. Mais quand on aime, ne souffre-t-on pas toujours un peu ? Les hommes Balaguère ne sont-ils pas un peu maudits par les secrets et les fantômes ?

J'ai été totalement sous le charme de ces tranches de vie mêlées à l'Histoire du siècle. « Nous traverserons des orages » condense l'essentiel des grands événements du monde et permet ainsi le constat de l'évolution de la société. Les hommes pourtant restent des hommes, avec leurs failles, leurs entailles au coeur, leurs espoirs. Aux chaumes, on ne parlait pas. Il aura suffi d'un seul homme pour rompre le cercle infernal… Encore fallait-il en avoir le courage. Quelle belle preuve d'amour et de perspicacité que de dévoiler l'histoire de ses racines ! « Les vieux mensonges tourmentent nos consciences, Aloès. Plus on s'évertue à enfouir la vérité, plus elle nous déborde. »

Je découvre Anne-Laure Bondoux avec ce texte. J'ai pensé de nombreuses fois qu'il serait tellement judicieux de le faire lire à nos adolescents tant le romanesque suit la grande Histoire !

Enfin, « Nous traverserons des orages » permet également de se questionner sur notre époque, notre futur, l'avenir de ce monde devenu si fou et tellement hors de contrôle.

« Est-ce que le monde serait moins violent si les hommes pleuraient plus souvent ? Est-ce qu'Hitler savait pleurer ? Est-ce que Vladimir Poutine sait pleurer ? Nous avons traversé tant d'orages. Saurons-nous encore traverser ceux qui s'annoncent ? »

Je ne peux que vous encourager à partir à la rencontre de cette famille, de ses racines, de ses hommes écrasés par le poids des attentes, des guerres et des non-dits. C'est un magnifique roman sur la transmission, et la recherche de vérité.
Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Ce livre s'est retrouvé tout à fait par hasard entre mes mains. Devant moi, à la médiathèque, une dame le rendait en disant qu'elle l'avait beaucoup aimé. Connaissant sa jeunesse d'esprit malgré son âge, sans même lire le résumé, j'ai dit "je prends" pour changer de mes polars habituels, et voilà comment j'ai découvert cette pépite...

Anne-Laure Bondoux (je m'aperçois que j'avais lu et beaucoup aimé d'elle "Et je danse, aussi" écrit avec Jean-Claude Mourlevat), en nous contant l'histoire de la famille Balaguère de 1914 à nos jours, nous fait revivre une véritable rétrospective de l'Histoire avec un grand H. Elle va s'attacher principalement aux hommes de la lignée. Tous connaîtront dans leur existence des évènements tragiques comme si la violence se transmettait en héritage. La plume de l'auteure se fait plus intimiste lorsqu'elle revient dans cette ferme du Morvan, dans cette campagne que l'on voit également évoluer au fil des années, là où chacun d'eux trouve ses racines (ils portent tous des prénoms d'arbres), là où les femmes les attendent, où naissent les secrets et les enfants.
En plus du scénario intelligent qui prend le lecteur en otage, de l'écriture fluide, de l' excellente bande musicale qui m' accompagnée, j'ai beaucoup aimé la construction du récit, avec ses chapitres courts interrompus par les confidences d'un homme à un certain Saule. On découvrira leurs identités en fin de livre. Fresque historique et saga familiale talentueusement mêlées, cela donne un coup de coeur qui mérite sans hésitation un 20/20.
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"Nous traverserons des orages" commence comme une lettre dont on ignore encore l'émetteur et dont on ne connaît du destinataire que cet énigmatique prénom: Saule, promesse de vent et d'eau. de vie.
Et puis, on délaisse le prologue, si beau déjà et on entre à pas feutrés dans l'histoire des Balaguère dont on remonte l'arbre généalogique comme d'autres remontent le cours des rivières, jusqu'à y trouver les racines dans un hameau du Morvan, une ferme que la famille et les gens du coin nomment "Les Chaumes".
Là, on est paysans de pères en fils et parce qu'on se méfie de ce qui vient de loin ou d'en haut, on donne à ces derniers des prénoms qui sentent bon la terre, des prénoms qui s'enracinent. Des noms d'arbres.
L'histoire commence vraiment avec Anzême et son frère Marty, avec la jolie Clairette aussi et les moissons, et l'or des blés. Avec une déclaration de guerre aussi. Nous sommes en 1914 et plus rien ne sera comme avant, pour tout le monde sans doute et pour les Balaguère évidemment dont la famille sera marquée au fer rouge par les tranchées, la cruauté. Par ce qui se passe pour ceux qui restent aussi. L'amour et la guerre, les cris et les secrets, les batailles et les traités, la lumière et les ténèbres.
La vie continue pourtant... la dynastie aussi. C'est ainsi que d'Anzême et Marty le fil ne se rompt pas et nous mène à Charme, à Aloès, à Olivier. Noms d'arbres toujours pour déracinés.
C'est ainsi qu'à travers les récits de vie des membres de la famille, qu'à travers des instants volés aux Chaumes comme autant d'instantanés aux ton sépia, jaunis, Anne-Laure Bondoux nous fait traverser plus d'un siècle d'Histoire, de la Première Guerre Mondiale aux soubresauts d'aujourd'hui en passant par toutes les autres qui ont chacune à leur manière dû meurtrir tant de familles, à l'image de celle des Balaguère aux prénoms de vert et de feuilles: la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d'Algérie... Et toutes ces guerres qui n'en sont pas, tous ces combats dont on tait les noms parce qu'ils font peur ou bien parce qu'ils font trop mal.
Non contente de nous offrir une magnifique fresque, saga familiale sur fond d'Histoire, Anne-Laure Bondoux nous livre aussi une réflexion émouvante, poignante voire douloureuse sur la famille et la transmission, sur les cicatrices et les blessures qui se lèguent aussi sûrement que des yeux noisette, des cheveux bouclés ou des fossettes au coin des lèvres, sur les traumatismes qui s'impriment et imprègnent les arbres généalogiques ainsi qu'un réquisitoire d'une humanité et d'une sensibilité à fleur de page contre toutes les guerres, contre les secrets qui font si mal, contre les silences quand ils sont lourds.
Parce que j'aime les histoires de famille et de transmissions, parce que ce sujet me touche et m'intéresse, parce que L Histoire me passionne, "Nous traverserons des orages" a puissamment résonné en moi.
Parce qu'il est magnifique (magnifiquement écrit!), parce que ses personnages sont si complexes, parce qu'enfin il provoque et convoque les émotions avec une certaine retenue mais beaucoup de sensibilité, je l'ai adoré. Même s'il m'a fait pleurer. Surtout parce qu'il m'a fait pleurer.

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critiques presse (5)
Culturebox
26 décembre 2023
On est véritablement happé par cette incroyable fresque, qui nous plonge à la fois dans l'intimité d'une famille, et l'histoire politique et sociale française du XXe siècle, et c’est un pur régal !
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix
28 novembre 2023
Anne-Laure Bondoux dépeint une saga touchante, à la fois historique et intimiste, autour d’une lignée d’hommes brisés par les guerres et les non-dits.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique
07 novembre 2023
Une saga familiale linéaire et passionnante qu’on ne lâche pas.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
OuestFrance
30 octobre 2023
Ébranlée par le présent, la plume d’Anne-Laure Bondoux mêle l’histoire individuelle et familiale des Balaguère à celle du pays avec une grande finesse. […] Et met des mots sur les secrets, les non-dits, les fantômes avec un objectif : comprendre ce qui nourrit la violence des hommes de père en fils.
Lire la critique sur le site : OuestFrance
LaLibreBelgique
23 octobre 2023
"Nous traverserons des orages", fresque romanesque d’Anne-Laure Bondoux pour adolescents et bien plus, entre orages et embellies. Coup de coeur.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Alors c’est ça, la guerre ? Ni courage, ni audace, ni gloire ? Rien d’autre que la terreur et l’explosion des obus qui soulèvent la terre en d’immenses geysers ? La fumée qui asphyxie ? La puanteur des cadavres qui fait vomir ? Les hurlements et les plaintes ? Les poux et les rats ? Les tirs des mitrailleuses qui coupent les corps en deux ? La panique parce qu’on ne sait plus où on est ? 
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Je repense à ce que mon père m'a dit, un matin, dans la cuisine, rue de Verneuil : la littérature est une consolation.
Je ne sais pas s'il avait raison, mais j'aimerais bien.
J'aimerais croire que toutes les histoires, même les plus tragiques, peuvent nous consoler, à condition qu'elles disent la vérité.
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Quand je lis, je deviens sourd et aveugle au reste du monde. Quand je lis, l'univers se déploie, je sens passer à travers moi des siècles d'histoire, des géographies lointaines, la lame glacée du chagrin et l'incandescence de l'amour. Tout est plus intense, plus intéressant. Difficile alors de revenir aux choses ordinaires.
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Est-ce que le monde serait moins violent si les hommes pleuraient plus souvent ? Est-ce qu'Hitler savait pleurer ? Est-ce que Vladimir Poutine sait pleurer ? Nous avons traversé tant d'orages. Saurons-nous encore traverser ceux qui s'annoncent. J'espère que oui.
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En ce milieu des années soixante, alors que le président John F. Kennedy s’est fait assassiner, que les États-Unis commencent à bombarder le Vietnam, que des scientifiques évaluent les effets bénéfiques du LSD sur les troubles mentaux et que la contre-culture hippie se diffuse largement depuis San Francisco en proposant de faire l’amour plutôt que la guerre, les Français sont partagés entre l’envie de tout changer et celle, inverse, de ne rien changer du tout.
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