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EAN : 9782732485843
Éditeur : Editions de la Martinière (17/01/2019)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Un roman peut parfois changer une vie.
Qui n'a pas rêvé de voir survenir un petit grain de sel romanesque dans sa vie ? Un peu de merveilleux pour secouer la routine et oublier les ennuis de bureau ?

Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l'hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence.
Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure ju... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
MarcelineBodier
  27 février 2019
Chambre 128 est un roman qui ravira les amateurs de feel-good qui s'ignorent. Oui, feel-good : parce que c'est une sorte de conte de fées, où il y a certes des échecs, mais qui ne semblent être là que pour offrir la possibilité d'une rédemption et l'éclosion de sentiments positifs. Qui s'ignorent : parce que le livre ne se présente pas comme un feel-good classique, mais comme une enquête à suspense sur un manuscrit.
J'ai un ressenti mitigé ; mais il me paraît lié à mes propres goûts, qui ne me portent pas vers le feel-good, plutôt que lié aux qualités intrinsèques du livre.
Car des qualités, ce livre en a de nombreuses. Il est très bien écrit et agréable à lire. Et j'ai surtout aimé son idée directrice : un livre (en l'occurrence, le manuscrit qui fait l'objet de l'enquête) peut nous changer, changer notre vie, changer notre rapport aux autres. Comment ne pas adhérer à cette idée ? Elle correspond sans doute à l'expérience de nous tous qui sommes sur Babelio. Cette expérience où nous lisons, et tout à coup, les mots de l'auteur semblent écrits pour nous, pour épouser notre ressenti intime ; ils le disent mieux que nous n'aurions su le formuler, ils le disent alors que nous ne savions même pas encore que ce que nous ressentions pouvait être exprimé de cette manière. Ils disent ce que nous n'osons pas penser, ce que nous n'osons pas voir. Nous en sortons différents, plus sûrs de notre rapport au monde.
Ce qui est très fort dans Chambre 128, c'est cela : il y est question d'un manuscrit qui a toutes ces qualités. Ce manuscrit, on ne le lit jamais ; on sait qu'il parle d'amour, mais pas grand chose de plus. Je ne crois pas gâcher votre lecture en disant cela : au contraire, il faut que ce livre reste Godot, il faut que chaque lecteur puisse l'imaginer, le fantasmer, il ne faut surtout pas que l'auteure le montre. On redoute qu'elle ne gâche le plaisir en le faisant, alors je vous rassure : non, elle ne le fait pas. L'auteure est subtile.
En revanche, j'ai moins aimé que l'histoire insiste lourdement sur le pouvoir de ce manuscrit, prenant le temps de dire systématiquement et explicitement qu'il a changé la vie de toutes celles et ceux qui l'ont lu, et leur a fait du bien. Un manuscrit merveilleux, un manuscrit baguette magique. C'est le choix de l'auteure, mais pour moi, l'idée s'arrête au milieu du gué, là où commencent les sentiments troubles... Pour moi, si un livre peut changer la vie, alors il faut aussi accepter qu'il peut la déranger, lui donner un coup de pied, la bouleverser en faisant voir ce qu'on ne voulait pas voir, et pas juste la miraculer.
Alors voilà pourquoi j'ai un ressenti mitigé sur Chambre 128... je suis fascinée par son idée de départ, la réalisation est très bien faite, mais j'ai besoin de confrontation au négatif, à l'absurde, à l'angoisse, à ce qui rate, et pas uniquement à un conte de fées. J'ai besoin que la fée ne se révèle que derrière la sorcière, sans quoi j'ai une impression de mensonge. J'avais beaucoup aimé le parfum de l'hellébore, qui abordait le thème de la folie et de la différence ; avec Chambre 128, Cathy Bonidan montre une facette plus tranquille de son talent. C'est en tout état de cause une auteure à suivre : j'attends son troisième livre avec curiosité !
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Fleitour
  02 février 2019
Ce livre, la Chambre 128, a une énergie débordante, son enthousiasme est ravageur, le manuscrit comme le cœur ouvre des brèches, les mots les comblent, Cathy Bonidan les traduit en devenir.
Cathy Bonidan, laisse dériver sur les premières pages de "la Chambre 128", une brise légère, le ciel est dégagé à la pointe de la Bretagne, autour de l’hôtel le Beau Rivage, les surfeurs ont déserté la plage, il n'y avait pas de houle ce matin là. Ce matin là, quand elle trouva un manuscrit abandonné, Anne-Lise goûtait à quiétude des instants volés à sa famille, et sur les mots trouvés et agencés par des inconnus, elle rêva à son auteur, allant de ci de là, pour imaginer son portrait.

Bientôt les nuages viendront entacher le ciel, et l'ombre de Béatrice planera pour ceux qui auront respiré le parfum de l'Hellébore. Cette jeune fille à qui l' on a retiré le plaisir de la lecture. Lui ôter ses livres, était bien lui ôter ses vivres.

Le manuscrit retrouvé, est la trame que dessine l'auteure pour magnifier la vie qui s'écoule des mots échangés, retrouvés, confiés de mains en mains, en une longue chaîne commencée avec la découverte du nom de l'écrivain distrait, qui néanmoins avait par réflexe laissé une adresse.

Anne-Lise s'empressant de retrouver le rédacteur de ces pages avec Maggy sa complice, tombera de haut en apprenant que l'écrivain est double, il n'est pas seul, ils sont deux. C'est une énigme de plus qui s'ouvre, comme si un texte pouvait vivre par lui même, grandir, s'enrichir semant au passage des fruits, prêt à bondir ou s'enraciner dans un lieu, "ce manuscrit a dans mon cœur une place toute particulière et je pourrais, 30 ans plus tard vous en réciter des passages de mémoire avouait Claire à Anne-Lise, page p 253 .

Est-ce l'émission des papous dans la tête qui a fait éclore l'idée de cette chaîne ? Sur France Culture, Jean Bernard Pouy, finissait un texte en laissant 3 hypothèses, puis Eva Almassy reprenait l'histoire en laissant à Serge Joncour le soin de choisir entre 3 suites possibles ou loufoques proposées, et ainsi de suite...

Maggy, Sylvestre, et au fil des pages, Denise et David, vont puiser à cette eau de vie. La gravité du livre m'a saisie en lisant ces mots page 184, rapportés par Anne-Lise à David : "elle est sortie de sa léthargie, lorsqu'elle a aperçu le manuscrit posé sur la table, elle a prononcé votre prénom. Il existe donc des attachements si forts qu'ils survivent à la mémoire comme s'ils s'étaient imprimés physiquement dans chaque cellule de notre corps."
Le langage passe par les yeux ou se disperse par nos mains vers les doigts des autres. le langage est une activité charnelle, en déplaise à Sartre, les mots ne passent pas bien quand ils se limitent à un échange entre un cerveau et un autre cerveau.


La suite des échanges épistolaires, forment un cadre narratif, qui n'est plus artificiel lorsque l'expéditeur transcrit un dialogue ou répond à une demande, il offre au contraire un peu comme chez son analyste, le questionnement qui permet de comprendre des êtres qui nous sont chers.
Cet écart permet d'approfondir, de disperser les malentendus, bref de construire un vraie fiction avec de personnages bien campés.

Je repense à Béatrice, lectrice, elle découvre avec bonheur la littérature, mais devant son corps, devant la nourriture son esprit dévisse, pourquoi Béatrice s'est laissé glisser vers une détresse insondable. Avec ce livre Cathy Bonidan gomme le sentiment toxique de solitude, évite que germe cette gangrène inhérente à ceux qui sont touchés par un cancer, et nous montre comment les mots écrits prononcés , affirmés délivrent.

"Je l'ai lu..Lorsque je suis sorti du bureau, j'ai pris ma première douche depuis des jours. le lendemain je prenais l'avion pour Montpellier, se rappelle Elvire, p 218."
Servi par un style fluide, d'une belle élégance, les rencontres se succèdent pour créer un livre sur le langage, celui de l'échange vrai, charnel, de ces mots que l'on attend et que l'on scrute. J'imaginais que Gilles habitait Sylvestre ( Gilles du roman le parfum de l'Hellébore) , car rien n'est dit du manuscrit.
Ce manuscrit saura t-il le moment venu remplir la case N°3.
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Bazart
  24 février 2019
🔺UN LIVRE PEUT-IL CHANGER UNE VIE ? 🔺

Tout commence dans une chambre d'hôtel, la chambre 128 de l'hôtel Beau rivage. Anne-Lise trouve dans cette chambre un manuscrit, elle cherche son auteur et c'est le début d'une correspondance entre elle et Sylvestre. L'histoire pourrait tourner court sauf que la seconde moitié du manuscrit n'a pas été écrite par Sylvestre.
Anne Lise se lance alors dans une enquête littéraire et va entrer en contact avec tous ceux et celles qui ont eu ce manuscrit entre les mains.
C'est un peu "bigger than life" : Dans la vraie vie, tout le monde répondrait-il à la lettre d'une inconnue ? dans la vraie vie se met-on à nu aussi vite ? et je me suis demandée si l'écrivain n'anticipait pas ce "reproche" en faisant dire à un de ses personnages "je souris tout seul en pensant à tous les êtres étonnants qui ont pu feuilleter ces pages en amont de notre cambrioleur..".
Mais derrière le côté rocambolesque de ce livre, il y a une réflexion sur ce que nous apporte les livres, sur les décisions qu ils nous aident à prendre.

Il y aussi cette ambivalence entre la solitude de différents personnages (et tout lecteur n'est il pas un solitaire qui trouve un refuge dans les livres ?) et cette idée que le plus important dans la vie ce sont les rencontres réelles et la qualité des relations humaines.

💪Le super pouvoir de Chambre 128 ? 💪
🔺Mettre le pouvoir de l'écriture au coeur de la vie
🔺Donner envie par son optimisme de sortir de sa coquille, d'être plus aventureux et d'aller vers les autres.
🔺Et puis si vous aimez les romans épistolaires, il y a tout le plaisir de lire de longues lettres, de revivre la lenteur de la poste, de jouer avec les mots.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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kade_read
  25 mai 2019
En lisant le résumé, je me suis laissé emporter et c'est tout naturellement que j'ai souhaité le découvrir. Il faut bien l'avouer, je n'ai pas beaucoup eu l'occasion de lire des romans épistolaires. Mais, à chaque fois que cela m'arrive, je suis totalement séduite. Pour moi, les romans épistolaires permettent à notre imagination de travailler à sa guise … Sans être confronté aux barreaux de l'imaginaire des auteurs. Personnellement, j'ai l'impression de m'ancrer bien plus facilement à ce type de roman. Je m'identifie immédiatement à chacun des personnages de part ce sentiment de proximité dû à l'effet « lettre » de l'oeuvre.
Ce roman ne déroge pas à la règle : je l'ai adoré. Il faut dire qu'il a tout pour m'attirer : une écriture sous forme de lettre, une quête autour d'un roman et des personnages amoureux de la lecture. Comment y résister ? J'ai beau chercher, je ne lui trouve aucun défaut : aucun message politisé, pas d'histoires mièvres, pas de romances lourdes … Il est tout ce que j'aime ! Un roman frais, facile à lire bien qu'il emprunte des mots parfois peu utilisés dans les romans contemporains. Je trouve qu'à sa lecture, on ressent bien l'amour de l'auteure pour la langue française (élément qui me manque souvent dans mes autres lectures). Se lancer dans ce roman c'est s'offrir une dose de bonne humeur … un moment où l'on oublie tout … un moment de véritable détente. Plus rien n'existe à part cette histoire. Elle vous habite, si bien que j'aurais aimé que ce soit une histoire vraie. J'aurais voulu que Sylvestre, Anne-Lise, Maggy, William et David existent réellement. Pourquoi ? Parce que cet intimité donné par ces lettres m'ont poussé à les envisager comme des amis. Suis-je folle ? Certainement ! Mais, il n'est pas rare que des romans me fassent cet effet … pas rare qu'à la dernière page, je ressente une sorte de tristesse. C'est ce que j'éprouve avec ce roman : je suis triste de l'avoir déjà achevé. En à peine deux jours … Voilà qui est bien trop peu. J'aurais dû le savourer, lettres après lettres. Mais j'en garderai un souvenir indéfectible.
Je n'ai pas grand chose à redire des personnages. Certains diront qu'ils ne sont pas très « fouillés » … Pour ma part, leur « profondeur » ne m'a dérangé tant leur « surface » me plaisait. Anne-Lise, femme active et amoureuse de livres, s'amourache d'un manuscrit trouvé dans une chambre d'hôtel et décide de retrouver son auteur. En découvrant son identité, on comprend les raisons qui l'ont guidé à mener cette enquête. Sylvestre, auteur du manuscrit, se laisse enfermer par une maladie qui le tient à l'écart de tout jusqu'à l'entrée fracassante d'Anne-Lise dans sa vie. William, qui cache un passé difficile, sera guidé par Anne-Lise et Sylvestre sur les traces de son passé afin de le ramener au présent. Maggy, déçue et trahie par le destin, se fera gentiment manipuler par Anne-Lise afin de reprendre confiance en la vie et ses douces surprises. Chacun de ces personnages nous témoignent qu'un livre peut accompagner, consoler, guider et guérir. Il suffit d'ouvrir le bon roman, au bon moment … de laisser parler les mots à ses maux.
Ce roman me rend nostalgique de cette époque où l'on s'écrivait, armé de nos plus beaux papiers à lettres et de nos stylos parfumés. Cette époque où recevoir une lettre était un moment de plaisir … Aujourd'hui, tout est dématérialisé. Si bien que même les émotions le sont lorsqu'on reçoit un mail ou un SMS. Il faut le reconnaître : aucun sentiment n'y passe ! Je remercie Cathy Bonidan pour ces lettres qui m'ont rappelé une époque révolue. Contrairement aux protagonistes de cette histoire, j'ai peu d'espoir de trouver un jour des amis qui veuillent bien correspondre avec moi uniquement par échange de lettres.
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Arthore
  28 septembre 2019
1983, Sylvestre a égaré son manuscrit en cours d'écriture lors d'un voyage au Québec.
2016, Anne Lise de passage dans l'hôtel Beau Rivage sur les côtes bretonnes trouve ledit manuscrit dans le tiroir de la table de chevet de sa chambre.
Commence alors pour elle ce qui va vite s'apparenter à une enquête, une quête obsédante! Qui est à l'origine de ce projet de livre? Pourquoi la dernière partie est écrite dans un style différent? de qui est le poème écrit à la main en fin de texte??
Remonter la trace de toutes celles et ceux ayant eu ce livre entre les mains ne sera pas si simple, même trouver l'auteur du début de ce roman ne sera pas si difficile!!
Le côté plaisant et original de ce livre est que nous suivons les recherches et rencontres d'Anne-Lise au travers de lettres. Lettres écrites à son amie qui va immédiatement participer aux recherches, lettres écrites à l'auteur, lettres échangées avec un homme emprisonné dans le sud de la France, courrier échangé avec un anglais joueur de pocket qui va participer à faire grandement voyager « nos enquêtrices » ...
À ne surtout pas classer dans la catégorie « feel good book », Chambre 128 au delà de sa fraîcheur et de son originalité pose la question de l'impact d'un livre sur ses lecteurs, du rapport des hommes et des femmes après leurs « accidents de vie », de la force d'un courrier manuscrit dans le dialogue entre les personnes.
Donc oui, roman épistolaire à découvrir!! 👍👍👍👍 et nul doute que le Parfum de l'hellébore, premier roman (primé 11 fois) de Cathy Bonidan, viendra rejoindre ma liste de livres à lire!! 😉
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   27 février 2020
Ceci est une histoire vraie. Ou presque…
Lorsqu’une tranche de vie se déroule sous nos yeux et que nous en sommes le témoin involontaire, nous n’avons que très peu de pouvoir sur son devenir. Nous observons les protagonistes et nous imaginons leurs sentiments, leurs craintes, leurs espoirs.
Sans doute nous trompons-nous, parfois.
Mais il arrive aussi que l’on se sente proche de la vérité et investi d’une mission : celle de raconter, au jour le jour, les événements que nous épions.
Bien sûr, en agissant de la sorte, nous risquons d’être surpris par l’issue de l’aventure.
Et si la chute nous décevait ?
C’est une possibilité.
Alors, si vous acceptez ce risque, si vous aimez l’incertitude, lisez ces lettres, une à une, en vous soumettant au rythme paisible et hypothétique des distributions de la poste… Seuls les lieux et les noms des personnages ont été modifiés.
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BazartBazart   24 février 2019
"Il y a parfois une évidence entre un livre et un lecteur, celle-ci ne peut pas être due au hasard."
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ArthoreArthore   26 septembre 2019
Comment pourraient-ils comprendre ma passion pour la lecture? Eux qui sont persuadés qu’on peut oublier de vivre à force de se glisser dans l’existence des autres...
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vertescollinesvertescollines   24 mars 2019
Madame ou Monsieur,
Je vous renvoie ce paquet avec beaucoup de retard et je vous prie de m'en excuser.
En le découvrant dans la chambre 128, une autre que moi l'aurait immédiatement déposé à l'accueil de l'hôtel Beau Rivage; toutefois, si vous rencontriez mes proches, ils vous diraient à quel point je peux être négligente dans la vie quotidienne. Ne prenez donc pas cet atermoiement comme un signe de mépris pour votre livre. Il n'en est rien. je vais même vous faire un aveu : je l'ai lu.
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AproposdelivresAproposdelivres   27 février 2020
de Anne-Lise Briard
Rue des Morillons, Paris, le 25 avril 2016

Madame ou Monsieur,
Je vous renvoie ce paquet avec beaucoup de retard et je vous prie de m’en excuser.
En le découvrant dans la chambre 128, une autre que moi l’aurait immédiatement déposé à l’accueil de l’hôtel Beau Rivage ; toutefois, si vous rencontriez mes proches, ils vous diraient à quel point je peux être négligente dans la vie quotidienne. Ne prenez donc pas cet atermoiement comme un signe de mépris pour votre livre. Il n’en est rien. Je vais même vous faire un aveu : je l’ai lu.
À peine avais-je ouvert la table de nuit située à la droite du lit double, au demeurant fort confortable, de la chambre 128 que je remerciai le ciel pour votre distraction. Voyez-vous, j’avais oublié d’emporter un roman pour accompagner ce week-end au bord de la mer d’Iroise… Incapable de m’endormir sans avoir parcouru quelques pages, je deviens une véritable peste lorsqu’on me prive de ce plaisir. Grâce à vous, mon mari n’a pas eu à subir ma mauvaise humeur.
Quoi qu’il en soit, c’est à la page 156 que j’ai trouvé, entre deux chapitres, l’adresse à laquelle je vous envoie ces pages. J’ai longtemps hésité et, à vrai dire, mon conjoint et mes enfants m’ont freinée dans cette initiative «loufoque» – pour reprendre le vocabulaire de ma fille, sa seule excuse étant qu’elle a seize ans.
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