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EAN : 9782757880036
264 pages
Éditeur : Points (04/06/2020)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Un roman peut parfois changer une vie.
Qui n'a pas rêvé de voir survenir un petit grain de sel romanesque dans sa vie ? Un peu de merveilleux pour secouer la routine et oublier les ennuis de bureau ?

Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l'hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence.
Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure ju... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  01 septembre 2020
C'est l'histoire d'un manuscrit, découvert dans la table de chevet d'un petit hôtel finistérien, avec en prime quelques vers ajoutés à la main sur les dernières pages. Anne-Lise ne peut se retenir de le lire, avec plaisir, mais lorsqu'elle fait part de son souhait de le restituer à son auteur, elle découvre que le roman n'a pas été oublié par celui-ci… Et c'est le début d'une histoire à l'envers pour tenter de remonter l'itinéraire de ces pages, qui semblent avoir eu une influence non négligeable sur tous ceux qui les ont eues entre les mains.

Eh bien voilà, c'est fait! Il aura fallu attendre la fin juillet pour qu'enfin un livre déclenche un coup de coeur cette année ! Merci à ma libraire préférée de m'avoir fait partager son émotion en évoquant les romans de l'auteur. Après avoir beaucoup aimé le Parfum de l'Hellébore, j'ai adoré Chambre 128!
Et cette intrigue en elle-même passionnante, est sublimée par l'utilisation de la forme épistolaire, que l'auteur maitrise parfaitement. Les personnages entrent dans la danse et les liens se créent, au gré des confidences, et des résurgences des blessures du passé. On n'est riche que de ses amis, dit la chanson, et les amitiés que l'on voit naitre à travers les échanges sont de celles qui résisteront à tout.

On aurait presque envie en refermant avec émotion les dernières pages de se réapproprier cette forme désuète d'échange, si riche de latence et bien plus profonde qu'un mail ou d'un SMS.

Très belle découverte et le bonheur d'avoir le plus récent des romans de l'auteur pas loin dans ma pile
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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marina53
  07 janvier 2021
Lorsque Anne-Lise découvre dans la table de chevet de la chambre 128, à l'hôtel Beau Rivage, un manuscrit, elle ne peut, malgré les réticences de sa famille, s'empresser de l'envoyer à son auteur tant un extrait page 164 ainsi que des vers qu'il lui semble n'avoir été crées que pour elle la submergent. Et quelle n'est pas sa surprise de recevoir une réponse de l'auteur qui lui avoue qu'il a perdu ce manuscrit en 1983, à Montréal, que la fin n'est pas de lui, de même que le poème. Aussitôt, Anne-Lise, aidée de son amie, Maggy, va se lancer dans une quête folle pour tenter de découvrir le chemin parcouru par ce roman inachevé depuis Montréal...
… jusqu'à cet hôtel en Bretagne, quel chemin a-t-il bien pu parcourir ? Entre quelles mains s'est-il retrouvé ? Et quelle personne y a mis un point final ? Ce sont à toutes ces questions qu'Anne-Lise va tenter de répondre et qui vont la conduire bien loin de la capitale française. En chemin, elle va, évidemment, faire la connaissance de personnes qu'en toute autre circonstance elle n'aurait jamais croisées. de Sylvestre Fahmer, l'auteur étourdi, à Maggy, l'amie solitaire d'Anne-Lise, en passant par William, le joueur de poker anglais, ou encore David, ancien braqueur aujourd'hui derrière les barreaux. Toute une galerie de personnages incroyablement attachante, avec leurs défauts, leurs blessures, leurs fêlures mais aussi leurs secrets les plus enfouis. de par cette forme épistolaire tout à fait charmante qui donne du rythme à la lecture, ce roman est empreint de tendresse, de délicatesse et de bons sentiments (sans jamais être mièvre). La plume vive de Cathy Bonidan apporte fraîcheur et légèreté.
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MarcelineBodier
  27 février 2019
Chambre 128 est un roman qui ravira les amateurs de feel-good qui s'ignorent. Oui, feel-good : parce que c'est une sorte de conte de fées, où il y a certes des échecs, mais qui ne semblent être là que pour offrir la possibilité d'une rédemption et l'éclosion de sentiments positifs. Qui s'ignorent : parce que le livre ne se présente pas comme un feel-good classique, mais comme une enquête à suspense sur un manuscrit.
J'ai un ressenti mitigé ; mais il me paraît lié à mes propres goûts, qui ne me portent pas vers le feel-good, plutôt que lié aux qualités intrinsèques du livre.
Car des qualités, ce livre en a de nombreuses. Il est très bien écrit et agréable à lire. Et j'ai surtout aimé son idée directrice : un livre (en l'occurrence, le manuscrit qui fait l'objet de l'enquête) peut nous changer, changer notre vie, changer notre rapport aux autres. Comment ne pas adhérer à cette idée ? Elle correspond sans doute à l'expérience de nous tous qui sommes sur Babelio. Cette expérience où nous lisons, et tout à coup, les mots de l'auteur semblent écrits pour nous, pour épouser notre ressenti intime ; ils le disent mieux que nous n'aurions su le formuler, ils le disent alors que nous ne savions même pas encore que ce que nous ressentions pouvait être exprimé de cette manière. Ils disent ce que nous n'osons pas penser, ce que nous n'osons pas voir. Nous en sortons différents, plus sûrs de notre rapport au monde.
Ce qui est très fort dans Chambre 128, c'est cela : il y est question d'un manuscrit qui a toutes ces qualités. Ce manuscrit, on ne le lit jamais ; on sait qu'il parle d'amour, mais pas grand chose de plus. Je ne crois pas gâcher votre lecture en disant cela : au contraire, il faut que ce livre reste Godot, il faut que chaque lecteur puisse l'imaginer, le fantasmer, il ne faut surtout pas que l'auteure le montre. On redoute qu'elle ne gâche le plaisir en le faisant, alors je vous rassure : non, elle ne le fait pas. L'auteure est subtile.
En revanche, j'ai moins aimé que l'histoire insiste lourdement sur le pouvoir de ce manuscrit, prenant le temps de dire systématiquement et explicitement qu'il a changé la vie de toutes celles et ceux qui l'ont lu, et leur a fait du bien. Un manuscrit merveilleux, un manuscrit baguette magique. C'est le choix de l'auteure, mais pour moi, l'idée s'arrête au milieu du gué, là où commencent les sentiments troubles... Pour moi, si un livre peut changer la vie, alors il faut aussi accepter qu'il peut la déranger, lui donner un coup de pied, la bouleverser en faisant voir ce qu'on ne voulait pas voir, et pas juste la miraculer.
Alors voilà pourquoi j'ai un ressenti mitigé sur Chambre 128... je suis fascinée par son idée de départ, la réalisation est très bien faite, mais j'ai besoin de confrontation au négatif, à l'absurde, à l'angoisse, à ce qui rate, et pas uniquement à un conte de fées. J'ai besoin que la fée ne se révèle que derrière la sorcière, sans quoi j'ai une impression de mensonge. J'avais beaucoup aimé le parfum de l'hellébore, qui abordait le thème de la folie et de la différence ; avec Chambre 128, Cathy Bonidan montre une facette plus tranquille de son talent. C'est en tout état de cause une auteure à suivre : j'attends son troisième livre avec curiosité !
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kateginger63
  09 juillet 2020
Un manuscrit qui modifie des trajectoires de vie
*
"Je sais qu'un roman peut nous embarquer si loin qu'il nous pénètre et nous transforme à jamais. Je sais que des personnages de papier peuvent modifier nos souvenirs et rester pour toujours à nos côtés. "
*
Voilà une citation très appropriée et qui résume parfaitement le contenu de ce roman épistolaire.
Je l'ai dévoré en 24h et il y a 5 minutes encore, j'étais plongée dans cette belle quête romanesque. Il est de ces livres qui ne vous lâchent pas et dont vous voudriez encore rester un petit peu dans les pages.
*
C'est l'histoire d'un manuscrit (presque) inachevé, perdu dans une chambre d'hôtel bretonne dont une occupante s'en emparera pour découvrir son auteur. Sous forme de lettres (papier et email), nous plongeons avec différents personnages dans une aventure prodigieuse.
*
Certes, il y a bien là des heureux dénouements cousus de fil blanc mais c'est pour mieux servir l'intrigue. Amour (avec un grand A), bienveillance, bonne humeur et tendresse sont au rendez-vous. le style littéraire délicat et quelque peu suranné ajoute au charme intemporel d'une correspondance épistolaire.
Le contenu du manuscrit n'est pas dévoilé et c'est peut-être mieux ainsi puisque cela rajoute du mystère à l'enquête. A nous lecteurs de deviner la teneur et la quintessence de ce texte qui a impacté favorablement tellement de gens.
*
Embarquez vous aussi dans cette enquête originale, pleine de bons sentiments mais pas mièvre.
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Fleitour
  02 février 2019
Ce livre, la Chambre 128, a une énergie débordante, son enthousiasme est ravageur, le manuscrit comme le cœur ouvre des brèches, les mots les comblent, Cathy Bonidan les traduit en devenir.
Cathy Bonidan, laisse dériver sur les premières pages de "la Chambre 128", une brise légère, le ciel est dégagé à la pointe de la Bretagne, autour de l’hôtel le Beau Rivage, les surfeurs ont déserté la plage, il n'y avait pas de houle ce matin là. Ce matin là, quand elle trouva un manuscrit abandonné, Anne-Lise goûtait à quiétude des instants volés à sa famille, et sur les mots trouvés et agencés par des inconnus, elle rêva à son auteur, allant de ci de là, pour imaginer son portrait.

Bientôt les nuages viendront entacher le ciel, et l'ombre de Béatrice planera pour ceux qui auront respiré le parfum de l'Hellébore. Cette jeune fille à qui l' on a retiré le plaisir de la lecture. Lui ôter ses livres, était bien lui ôter ses vivres.

Le manuscrit retrouvé, est la trame que dessine l'auteure pour magnifier la vie qui s'écoule des mots échangés, retrouvés, confiés de mains en mains, en une longue chaîne commencée avec la découverte du nom de l'écrivain distrait, qui néanmoins avait par réflexe laissé une adresse.

Anne-Lise s'empressant de retrouver le rédacteur de ces pages avec Maggy sa complice, tombera de haut en apprenant que l'écrivain est double, il n'est pas seul, ils sont deux. C'est une énigme de plus qui s'ouvre, comme si un texte pouvait vivre par lui même, grandir, s'enrichir semant au passage des fruits, prêt à bondir ou s'enraciner dans un lieu, "ce manuscrit a dans mon cœur une place toute particulière et je pourrais, 30 ans plus tard vous en réciter des passages de mémoire avouait Claire à Anne-Lise, page p 253 .

Est-ce l'émission des papous dans la tête qui a fait éclore l'idée de cette chaîne ? Sur France Culture, Jean Bernard Pouy, finissait un texte en laissant 3 hypothèses, puis Eva Almassy reprenait l'histoire en laissant à Serge Joncour le soin de choisir entre 3 suites possibles ou loufoques proposées, et ainsi de suite...

Maggy, Sylvestre, et au fil des pages, Denise et David, vont puiser à cette eau de vie. La gravité du livre m'a saisie en lisant ces mots page 184, rapportés par Anne-Lise à David : "elle est sortie de sa léthargie, lorsqu'elle a aperçu le manuscrit posé sur la table, elle a prononcé votre prénom. Il existe donc des attachements si forts qu'ils survivent à la mémoire comme s'ils s'étaient imprimés physiquement dans chaque cellule de notre corps."
Le langage passe par les yeux ou se disperse par nos mains vers les doigts des autres. le langage est une activité charnelle, en déplaise à Sartre, les mots ne passent pas bien quand ils se limitent à un échange entre un cerveau et un autre cerveau.


La suite des échanges épistolaires, forment un cadre narratif, qui n'est plus artificiel lorsque l'expéditeur transcrit un dialogue ou répond à une demande, il offre au contraire un peu comme chez son analyste, le questionnement qui permet de comprendre des êtres qui nous sont chers.
Cet écart permet d'approfondir, de disperser les malentendus, bref de construire un vraie fiction avec de personnages bien campés.

Je repense à Béatrice, lectrice, elle découvre avec bonheur la littérature, mais devant son corps, devant la nourriture son esprit dévisse, pourquoi Béatrice s'est laissé glisser vers une détresse insondable. Avec ce livre Cathy Bonidan gomme le sentiment toxique de solitude, évite que germe cette gangrène inhérente à ceux qui sont touchés par un cancer, et nous montre comment les mots écrits prononcés , affirmés délivrent.

"Je l'ai lu..Lorsque je suis sorti du bureau, j'ai pris ma première douche depuis des jours. le lendemain je prenais l'avion pour Montpellier, se rappelle Elvire, p 218."
Servi par un style fluide, d'une belle élégance, les rencontres se succèdent pour créer un livre sur le langage, celui de l'échange vrai, charnel, de ces mots que l'on attend et que l'on scrute. J'imaginais que Gilles habitait Sylvestre ( Gilles du roman le parfum de l'Hellébore) , car rien n'est dit du manuscrit.
Ce manuscrit saura t-il le moment venu remplir la case N°3.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   15 janvier 2021
Du point de vue qu'offre nos vingt ans, la vie paraît accueillante et, si on soupçonne qu'elle mettra sur notre route des obstacles à surmonter, on se pense prêt à affronter les assauts des océans; les grains portés par le ciel et la furie implacable des grandes villes. Trois décennies plus tard le parcours semble moins aisé. Les orages de l'été ont laissé des ornières qui rendent difficile la progression. Alors on regarde en arrière et on se dit qu'on était mal préparés, que nos aïeux ont glissé dans nos gènes une faiblesse que les autres n'ont pas. On se dit qu'on est né trop tard, ou trop tôt ...
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fertiti65fertiti65   16 mars 2021
Car le plus dur n'est pas l'enfermement des corps, mais celui du regard. Mes yeux sont sans cesse à la recherche d'un horizon, d'une limite donnée par la seule nature. Les frondaisons des arbres, les sommets d'une montagne, les lignes douces d'une colline ou la courbure d'une mer immense... Là où je suis, il n'y a rien pour s'enfuir. Chaque coup d'oeil se heurte aux lignes verticales des murs ou des barreaux et notre champ visuel rétrécit jour après jour...
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marina53marina53   10 janvier 2021
À tous les romans qu'on a lus.
À tous ceux qu'on lira encore.
Parce qu'à la manière de marchands de sable, ils sèment dans notre quotidien quelques mots ou quelques phrases qui vont faire leur route dans notre subconscient.
Et nous changer.
En toute discrétion, mais de façon irrémédiable.
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marina53marina53   16 janvier 2021
Je ne peux t'en dire plus pour l'instant, mais tu dois savoir que les détectives bretons sont sur le qui-vive et qu'ils fourniront le fin mot de l'histoire, quitte à en perdre le sommeil ou toute autre activité dont on les gratifie habituellement, comme pêcher des bigorneaux ou manger des galettes à la saucisse...
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fertiti65fertiti65   15 mars 2021
Je suis né dans les Pyrénées. Dans un lieu où la pierre a gagné tous les combats. Elle domine chaque maison, chaque arbre, chaque homme. Ceux qui vivent là-bas ont accepté de s'incliner parce qu'elle les a vus naître et qu'elle les verra mourir. La pierre est leur éternité.
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