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Critiques sur Le parfum de l'hellébore (26)
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MarcelineBodier
  12 novembre 2017
J'ai lu le parfum de l'hellébore parce que la chronique de Yaena (qu'elle m'a signalée, et je l'en remercie encore) m'en a donné l'urgente envie sur Babelio... et j'ai été bouleversée. C'est un livre qui se passe à deux époques successives, fin des années 1950 puis époque actuelle. L'hellébore, c'est l'"herbe aux fous", et le point commun entre les différents personnages des deux époques est un centre psychiatrique pour adolescents : patients hospitalisés, jeune stagiaire, médecins, jardinier, chercheuse en sciences sociales, ouvrier, les personnages et leur entourage (dont je ne vous révèle pas la ou les époques respectives) ont tous un lien avec ce centre, lien qui s'organise autour du fil conducteur d'une jeune fille anorexique qui y a fait un séjour.

Au fur et à mesure de ce roman, on rit, on pleure, on tremble, on se désespère et on espère, en même temps que les personnages. Il est construit d'une manière qui fait résonner les histoires les unes avec les autres, notamment les histoires d'amour, en laissant des parallèles se faire à l'insu des personnages. Je sais bien ce qu'un psychanalyste en dirait : c'est le travail de l'inconscient. Mais je sais aussi ce qu'un lecteur en dit : c'est tout ce qui fait l'épaisseur d'un bon livre... car c'est un bon livre, bien écrit, qui nous fait passer par toutes les émotions.

Mais ce qui m'a frappée aussi, c'est le parallèle désolant entre le tournant qu'a pris la psychiatrie des années 1950 et celui d'aujourd'hui. A la fin des années 1950, les personnages découvrent, accablés, qu'il y a encore des hôpitaux qui laissent les patients à l'abandon, isolés, sans interlocuteurs capables d'écouter ce que dit leur folie, mais déjà assommés de psychotropes, que l'on venait de découvrir. Mais il y avait aussi des centres et des thérapeutes qui essayaient d'écouter, qui étaient attentifs à la relation humaine, qui cherchaient d'autres voies, ce qui était porteur d'espoir : c'est tout le sens du Parfum de l'hellébore. Aujourd'hui, par un bizarre retour de bâton, les patients qui étaient dans ces hôpitaux désastreux peuplent les prisons, les psychotropes ont pris la place que l'on sait dans les hôpitaux, et on ne parle plus de folie mais de troubles (comme si on voulait en évacuer la charge d'angoisse et d'individualité), de lien mais de protocole, d'écoute mais d'évaluation, on ne veut plus briser les chaînes mais enfermer au nom d'une illusion sécuritaire... "On juge du degré de civilisation d'une société à la façon dont elle traite ses fous", disaient les psychiatres de l'après-guerre. L'avons-nous déjà oublié ? le parfum de l'hellébore nous incite à y revenir et à ne surtout pas oublier.
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Fleitour
  17 juillet 2017
Il est étrange de commencer en 1956, cette fiction, « Le Parfum de l'Hellébore », qui se déroule en milieu hospitalier. L'auteur Cathy Bonidan est vannetaise. En janvier 1955 une épidémie de variole se déclare à Vannes faisant une vingtaine de morts, dont le Dr Grosse. Parmi les victimes plusieurs jeunes filles. L'épidémie sera éteinte grâce à une vaccination de masse sur toute la Bretagne.

Ces faits encore présents dans la mémoire collective soulignent que la médecine en 1956 est très éloignée de celle que nous connaissons.
En 1955 des femmes meurent encore en couche, des enfants meurent en bas âge.
Que dire de la médecine psychiatrique, on lui donnait encore le nom de la maison des Fous, nom que l'on entend parfois en 2017 pour St Avé (56).

les électrochocs sont encore pratiqués dans les années 1970.

Soigner l'autisme ou l'anorexie en 1956, et le guérir était alors aussi improbable que de gravir l'Anapurna sans oxygène. "Dans tout l'asile, on entendait des cris et des plaintes. le personnel semblait traverser les couloirs, sans but, le regard vide et sans plus d'expression que les pensionnaires. de nombreux malades se traînaient au sol et bavait sans que quiconque se soucie de les remettre debout ni de leur essuyer la bouche.p223"

Ainsi la construction du roman en deux époques, apparaît d'une grande finesse, et nous aide à bien comprendre que les premières observations empiriques, ont mis du temps à s'imposer, et que la connaissance de la maladie qui fait le cœur de l'ouvrage, n'était pas totalement explicitée en 1957.

Pour Gilles, autiste, cette lente conquête de l'autonomie a pu se faire grâce à Serge, le jardinier, qui lentement et en dehors de toute contrainte a patiemment réalisé son éducation. Une éducation assise sur les saisons, une éducation ancestrale, charnelle et terrienne. Rien ne presse, silence ça pousse lui dira Serge, ne fait aucun effort, ; dessines dans la terre, avec un râteau comme un pinceau.

Il se dégage du livre de Cathy Bonidan, une grâce, une minuscule légèreté de connivence, dans laquelle Gilles a trouvé une paix intérieure, une aisance, une gestuelle douce et simple qu'il a pu assimiler sans avoir à produire un labeur.

Pourtant comme en regard un autre drame se joue. Une enfant de treize ans, Béatrice, anorexique, était en train de sombrer, les traits se creusant, sa malice désertait son regard, pourquoi ? Son entourage ne comprend pas et aujourd'hui encore le malaise semble être prêt à frapper, ici ou là une jeune fille, face à la même stupeur des soignants.

Béatrice largement adaptée au milieu scolaire réussit ses études, lectrice elle découvre avec bonheur la littérature, mais devant son corps, devant la nourriture son esprit dévisse.

Comme gilles on retrouve Béatrice dans la deuxième partie, on apprendra son destin qui ne laissera qu'un immense point d'interrogation, pourquoi Béatrice s'est laissé glisser dans une détresse insondable.

L'itinéraire de Gilles, est essentiel, c'est l'espoir de vivre, la conquête de la liberté à travers la présence de Serge.


Dire le pourquoi de ce métier d'enseignante, c'est donner du sens à la présence, c'est effacer le trouble, ce sentiment toxique de solitude, cette gangrène inhérente à ceux qui sont tombés dans la spirale de l'anorexie.

Béatrice confrontée à son anorexie, est éprouvée par un manque de vie partagée, de reconnaissance paternelle, de capacité à s'abandonner à des gestes charnels, à son doudou. La priver de livres fut stupide l'encourager à lire dans les bras d'un autre ou d'une autre n'aurait pu que la rattacher à la vie.

« Je viens de fêter mes 14 ans. Quel bel âge, direz-vous ! Et que l'on est entouré d'une famille aimante et attentive.p101
Ce livre nous touche, la souffrance est là présente à fleur de mots.
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Hamisoitil
  22 février 2017
Le parfum de l'Hellébore est comme une boite de chocolats à déguster.

Je découvre le synopsis et sais d'avance que je vais passer un merveilleux moment avec tous les personnages qui attendent à l'intérieur. Une plume magnifique, tellement sincère, profonde et émouvante, qu'il m'était presque impossible de m'arrêter, ne serait-ce que pour me prendre un petit en-cas. Tout au long de ma lecture, j'ai ressenti énormément d'émotions. Je me suis sentie si petite, si timide et proche en même temps de tous ces pensionnaires, avec cette sensation d'entrer, malgré moi, dans leur intimité ; mais, ce besoin d'en découvrir plus était là. Faut dire que le sujet principal qui n'est pas anodin du tout était traité et vu différemment dans une époque, les années 60, où les méthodes et pratiques étaient quelques peu différentes d'aujourd'hui. Et c'est donc avec un regard extérieur que je découvre la psychiatrie infantile ; sous l'oeil avisé et d'une volonté exceptionnelle de nos deux héroïnes du roman, Anna et Béatrice, que nous allons suivre à travers un journal intime et sous forme d'échange épistolaire, Gilles, un jeune garçon, autiste, âgé de onze ans, impossible à gérer et Serge, un taciturne jardinier qui préfère rester dans son coin à prendre soin de ses plantes.

Cathy Bonidan a divisé le roman en deux parties. Dans la première partie, nous sommes dans les années 60. On fait la connaissance d'Anne, 18 ans, fille de bonne famille, qui vient de se faire hospitaliser dans le centre psychiatrique où travaille son oncle, directeur. Grosso modo, elle n'est pas malade mais la relation avec ses parents devenait trop conflictuelle, il était donc nécessaire, pour elle, de s'éloigner d'eux. C'est ainsi que la jeune femme, décide de perdre du poids, faisant croire par là, que son problème était anorexique. le subterfuge fonctionne puisqu'elle se fait interner. Sur place, elle fait la connaissance de Béatrice,13 ans, réellement anorexique mais qui n'a pas trop l'air de s'en soucier plus que ça. Toutes les deux vont se lier d'amitié et chacune dans son côté sera dans la phase observation et écriture.
Pis dans l'autre moitié du livre, nous nous retrouvons 60 ans après où nous faisons connaissance de Sophie, une étudiante qui doit terminer sa thèse sur ce centre psychiatrique, avec l'espoir de retrouver des archives, ou peut-être mieux encore.

Pour ma part, je suis réellement admirative de la manière dont l'auteure apporte tout cela : finesse et intelligence. Sophie fera connaissance d'un passé où les destins vont se croiser et faire impact sur sa vie actuelle avec une pointe d'espoir qui viendra, peut-être, sublimer son présent. Pour moi, en tant que lectrice, c'est une véritable claque que je vous recommande !
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zazimuth
  06 février 2017
J'ai reçu ce roman dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio et je remercie les éditions De La Martinière (dont je connais surtout le catalogue jeunesse).
Ce roman est construit en deux parties avec un écart de cinq décennies à peu près.
Il débute par le récit de la vie d'une jeune femme et d'une adolescente qui se rencontrent dans l'hôpital psychiatrique dont l'oncle de la jeune femme, Anne, est directeur. Deux points de vue se croisent puisque nous lisons les lettres qu'Anne écrit à son amie Lizzie et le journal intime de l'adolescente anorexique qui s'appelle Béatrice. Toutes deux, intelligentes et aimant écrire, se retrouvent sur un banc du parc et sont intriguées par le plus jeune résident, Gilles, autiste qui ne se laisse pas approcher et ne parle pas mais semble attiré par le travail du jardinier...
La deuxième partie du roman va partir sur les traces d'Anne et de Béatrice par le biais d'une étudiante, Sophie, qui fait des recherches sur les conditions de vie dans les établissements psychiatriques des années 50.
J'ai eu un peu de mal à faire la jonction entre les deux au départ, frustrée de ne pas avoir la fin de l'histoire de Gilles, Béatrice et Anne et n'accrochant pas tellement à Sophie (bien plus aux deux frères dont elle fait connaissance et qui vont la soutenir dans sa démarche).
Mais passé ce petit passage flottant, j'ai trouvé ingénieuse cette manière de clore l'histoire en lui apportant un troisième point de vue sans oublier ce que le regard qu'elle porte sur ces personnes disparues va changer dans la vie de Sophie.
Bref, une très belle lecture (dont je ne trouve pas la couverture très appropriée du coup... alors que son titre se justifie tout à fait).
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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Leoniee
  11 novembre 2017
Un journal intime fait écho à une correspondance ; une thèse devient un roman - ou vice versa - ; deux romances se ressemblent malgré l'écart des années : l'auteure jongle entre les époques et les styles. Pourtant, l'histoire se tient grâce à un fil ténu, aussi ténu que l'espoir de parents qui luttent contre d'insidieuses maladies psychologiques, et qui ne peuvent que s'en remettre à d'autres pour sauver leur enfant. Parfois la patience paye, parfois l'intelligence du coeur terrasse ces maux invisibles. Parfois, les fêlures sont plus profondes qu'elles n'y paraissent.
On est immédiatement happé par la tragédie qui se joue. Puis, en deuxième partie, le présent refait surface : dans un style plus léger, il est question de joutes amoureuses et d'aventure éditoriale.

L'auteure sait tenir notre attention en haleine en entremêlant des histoires venant de différents horizons. Au centre de ce monde, un autiste se bat dans un centre psychologique comme on aimerait en trouver plus souvent : ici la folie est patiemment repoussée dans ses retranchements, avec bienveillance.
Lien : http://partagerlecture.blogs..
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Yaena
  21 juillet 2017
Le parfum de l'Hellébore est un roman que l'on peut qualifier de confidentiel. On a l'impression au fil de la lecture de partager des moments d'intimité avec les personnages. Cela tient, entre autre, au choix de l'auteur de raconter cette histoire en utilisant une correspondance et un journal intime, deux formes très personnelles d'écriture. Ces échanges épistolaires nous donnent une place de confident.

Dans la première partie du roman nous découvrons Anne, une jeune fille de bonne famille, qui suite à son comportement, est envoyée en punition chez son oncle à Paris. Ce dernier dirige un hôpital psychiatrique : le centre Falret où Anne va travailler en plus de ses études. Dans les lettres qu'elle rédige à l'attention de sa meilleure amie elle décrit le centre, ses résidents et leurs pathologies. S'ajoutent aux lettres d'Anne, le journal intime de Béatrice, une jeune résidente anorexique à l'intelligence vive. Les deux jeunes filles vont vite se trouver un centre d'intérêt commun : Gilles un jeune patient autiste que personne ne semble pouvoir aider et un jardinier taiseux, véritable homme des bois qui semble pourtant avoir réussi à établir un contact avec le jeune garçon.
Pas de vision globale de cette histoire donc, ni de personnage omniscient mais une même histoire vue à travers les yeux de plusieurs personnages aux personnalités particulièrement réalistes.

Puis l'auteur nous impose une coupure brutale : changement d'époque, de lieu, de décor, de personnages. On revient alors à une construction plus classique : on suit Sophie, le personnage principal de cette deuxième partie. Malgré ce brusque changement de rythme la jonction entre les 2 parties est réussie et la frustration de quitter nos personnages, maintenant familiers, pour une inconnue ne dure pas. Les histoires se croisent et se rejoignent. Notre curiosité est piquée au vif, qu'adviendra-t-il des résidents du centre ? Quelles sont les causes de l'exil de notre héroïne Anne ? Et concernant Sophie quel est ce non-dit dont on devine l'existence ?

Malgré la gravité du sujet abordé ce premier roman de Cathy BONIDAN est une belle réussite. Elle a su traiter le sujet de la maladie mentale avec pudeur et délicatesse. Ce roman nous rappelle que faire preuve d'humanité peut se révéler bien plus efficace que toutes les connaissances scientifiques que l'Homme possède. Et puis en pointillé, distillés subtilement tout au long du roman par petites touches, il y a ces rappels sur la place de la femme dans notre société d'hier et d'aujourd'hui et sur les combats menés.

En résumé un roman construit de manière étonnante mais très habile et un sujet traité avec beaucoup de justesse dans les sentiments, sans voyeurisme ni mièvrerie.
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Ariane84
  29 août 2018
Un joli roman empli de douceur et de tolérance.
L'idée des recherches faites par une étudiante en thèse, Sophie, sur un ancien hôpital psychiatrique pour adolescents est intéressante et plutôt bien traitée.
Les patients et le personnel de l'hôpital sont attachants et l'on prend plaisir à découvrir leur évolution et leur devenir.
L'aspect historique est également intéressant bien que peu approfondi.
Le côté contemporain de l'histoire est un poil plus convenu et fleur bleue, les choses se déroulant un peu trop facilement dans la vie de Sophie.
Une lecture bien plaisante néanmoins...
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BOOKSANDRAP
  21 janvier 2017
> https://booksandrap.wordpress.com/2017/01/21/le-parfum-de-lhellebore-cathy-bonidan/


Avis : Ce bouquin est un petit chamboulement.
Très vite j'ai été sensible à la plume de l'auteur, qui à travers ses personnages nous fait ressentir tout un tas d'émotions. Je suis passée par l'étonnement, la colère, la joie, l'incompréhension. Mais aussi la peine et l'envie de connaître le fin mot de cette histoire.
Le bouquin se découpe en deux parties bien distinctes : La première nous suivons Anne, la nièce du directeur de Falret. Jeune femme de 18 ans elle aide au centre et fait la connaissance de Béatrice, Gilles et Serge le jardinier dont nous allons suivre le quotidien à travers des lettres envoyés à sa meilleure amie. En parallèle nous suivons également l'histoire à travers le journal intime de la jeune Béatrice. J'ai vraiment trouvé sympa le fait qu'on est deux points de vue différents. Les deux filles sont aussi très différentes, ce qui donnait un vrai rythme au roman. Être à ce point immergé dans ce centre psychiatrique nous permet vraiment de suivre l'évolution des résidents, leur échecs comme leur progrès.


Ce n'est pas un coup de coeur, non loin de là car, autant j'ai A-DO-RÉ la première partie, La seconde m'a laissé un goût amer. Je suis restée plutôt en retrait. Je n'accrochais pas au chemin choisi par l'auteur, j'étais vraiment déçue de quitter Anne, Béatrice et les autres pour suivre, bien des années plus tard Sophie, étudiante, tentant de reconstituer le passé pour écrire son roman.
Pourquoi couper net ce rythme qui me prenait aux tripes ? Pourquoi bouleverser le roman et changer complètement de bord ? Je n'ai pas compris ce revirement et j'ai finalement terminé le roman sur un avis mitigé malgré l'excellente première partie qui m'a beaucoup plu et énormément intéressée.


Vous n'êtes pas sans savoir que je suis passionnée par tout ce qui touche à la psychologie. Alors quand on plonge le lecteur au coeur d'un centre psychiatrique pour les jeunes, vous êtes sur que cela va me plaire.
Anorexie, peur dévorante, schizophrénie… Totalement ma came. de ce point de vue là, chapeau à l'auteur car sa plume addictive, juste et poétique fournit énormément de détails et rend l'histoire incroyablement crédible et déchirante par moments.


Pour résumer, même si j'ai été nettement moins emballée par la seconde moitié du roman, la première vaut clairement la peine de se pencher sur ce roman.
Lumineux et magnifique « le parfum de l'hellébore » est un récit qui se dévore en un rien de temps.
Je recommande plutôt deux fois qu'une !


Lien : https://booksandrap.wordpres..
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Aujardinsuspendu
  22 février 2017
Le thème de la psychologie abordé dans ce roman m'a de suite donné envie de le découvrir. Je ne le regrette pas car l'auteur montre tous les progrès qui ont été faits dans ce domaine concernant ceux qui portaient l'étiquette de fou. C'est ce qui se produit avec le personnage de Gilles, un enfant d'une dizaine d'années qui est autiste. Impossible pour le personnel soignant d'entrer en contact avec lui sous peine de le mettre dans des colères terribles. Anne, nièce du directeur du Centre et Béatrice, jeune patiente atteinte d'anorexie mentale, vont peu à peu prêter attention au jeune garçon. Dans le parc, à l'abri des regards du personnel, Gilles se lie avec Serge. Celui que l'on surnomme l'homme des bois semble avoir plus de savoir faire que le personnel car une vraie relation nait entre eux. Gilles apprend à manier les outils et peu à peu des progrès apparaissent dans son comportement.

J'ai beaucoup aimé cette première partie du livre avec les échanges épistolaires d'Anne et Béatrice. On bénéficie du regard de personnes qui voient naitre ces centres dans les années soixante. Ces centres qui faisaient figure d'Ovni à l'époque et étaient à l'état de laboratoires en quelque sorte. En plus le ton employé dans les lettres nous plonge directement dans ces années là.

Dans la deuxième partie du livre qui se passe de nos jours, je n'ai plus retrouvé ces éléments. Certes l'auteur introduit le personnage sympathique de Sophie, étudiante, qui va retrouver la trace d'Anne, Béatrice et Gilles afin de savoir ce qu'il leur est arrivé mais le rythme s'est cassé. C'est beaucoup plus moderne c'est sur mais moins prenant aussi. Une deuxième partie qui se transforme en jeu d'enquête mais qui m'a fait l'effet d'une cassure dans le livre. Malgré ça, l'écriture de l'auteur est très soignée et j'ai aimé suivre ces personnages qui ont assisté à la naissance de la psychologie moderne.
Lien : http://aujardinsuspendu.blog..
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Bibliza
  02 janvier 2017
J'ai trouvé le sujet du roman original, enfin, en tout cas, éloigné de mes lectures habituelles. Si la première partie installait des mystères à élucider, je l'ai sentie plus mollassonne. La seconde en revanche, je l'ai dévorée, captivée par la résolutions de chacun ces mystères. L'intrigue était rondement bien menée. J'y ai même retrouvé ces plaisirs oubliés que me procuraient les enquêtes de ce cher Club des 5 (à ne surtout pas prendre négativement ou ironiquement).

Plus sur mon Blog ;)
Lien : http://bibliza.blogspot.fr/2..
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