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Yoko Sim (Traducteur)
EAN : 9782377317875
112 pages
Sarbacane (02/03/2022)
3.75/5   206 notes
Résumé :
Un chef d’oeuvre de la littérature japonaise plein de paradoxes : à la fois beau et cruel, sombre et lumineux, doux et amer !

« Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L’étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu’elle allait être admise comme bru dans une nouvelle... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  15 juin 2022
Au temple Jison, au mont Kôya, Hana et sa grand-mère, Toyono, vivent leurs derniers instants ensemble. En effet, la jeune femme va bientôt se marier et Toyono, qui n'a jamais consenti à être séparée d'elle, sait qu'elle ne verra plus beaucoup sa petite-fille. Ayant bénéficié des mêmes avantages que son frère aîné, Hana a pu faire des études et a obtenu un diplôme l'autorisant à enseigner l'art de la cérémonie du thé ainsi que la pratique du koto. Aujourd'hui femme épanouie, intelligente et d'une beauté rare, sa grand-mère veut ainsi la marier au fils Matani, maire du village de Musota à seulement 24 ans, une future épouse devant toujours descendre le fleuve pour se marier. Élevée dans la pure tradition, Hana, silencieuse et soumise à son mari, verra peu à peu évoluer les us et coutumes, notamment en mettant au monde une fille qui, à son tour, aura une fille...
Cette adaptation du roman éponyme de Sawako Ariyoshi met en lumière le destin de quatre générations de femmes, dans le Japon de l'ère Meiji. Si le récit se focalise sur Hana et sa fille, Fumio, l'on entrevoit le passé avec Toyono et le futur avec la petite-fille de Hana, Hanako. Si Hana, épouse et mère de famille dévouée, respecte les traditions japonaises, elle va très vite se heurter à sa fille, figure d'un souffle de liberté, de modernisme et d'indépendance. Parcourant plusieurs décennies d'histoire en 100 pages, abordant aussi bien la condition de la femme, les traditions, l'éducation, les superstitions, le deuil, la guerre... cet album, que l'on aurait finalement souhaité plus dense tant le propos s'y prêtait, dépeint, avec subtilité et douceur, le portrait de quatre femmes partagées entre traditions et modernité. Des femmes fortes, touchantes et courageuses. Graphiquement, le trait reconnaissable de Cyril Bonnin, élégant, délicat et détaillé, exprime parfaitement les émotions et les expressions (de soumission ou de rébellion). Les couleurs pastel nous plongent dans une ambiance empreinte de douceur et d'un brin de mélancolie...
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Erik_
  21 août 2022
J'aime beaucoup le travail de Cyril Bonin dont j'achète régulièrement les dernières oeuvres. Cette fois-ci, il délaisse les oeuvres originales pour faire une adaptation d'un roman de Sawako Ariyoshi. C'est un exercice difficile en l'occurrence et on le ressent bien.
C'est pourtant une trame assez classique pour décrire la trajectoire de trois femmes de générations différentes. Cependant, en réalité on va surtout intéresser à Hana qui va fonder une famille à l'aube du XXème siècle dans un Japon qui hésite entre modernisme et poids des traditions.
J'ai beaucoup de mal avec cette société qui n'accorde que peu de place à la femme malgré certaines apparences trompeuses. On sait que cela fut le dénominateur commun de beaucoup de civilisations dans le monde. Bref, c'est un portrait de femme qui va être obligé de se marier à un homme qu'elle ne connaît pas afin de maintenir son rang dans la société.
On peut parfois tiquer un peu par rapport à ces traditions d'un autre temps mais il y a une intelligence du propos et surtout chez cette femme qui est remarquable. On se rend compte que c'est elle qui domine d'une certaine manière. Et puis, il y a ces superstitions comme le fait qu'une femme doit toujours descendre le fleuve pour se marier et non le remonter.
C'est une maîtresse de maison et une épouse dévouée qui nous est décrite. Cependant, c'est surtout une femme d'une rare élégance et d'un esprit fin. Sa fille Fumio ne le comprendra pas forcément mais Hana pourra à nouveau se relier à sa petite fille moins rebelle.
Le trait graphique est toujours aussi maîtrisé rendant absolument divin les personnages et assez charmant le cadre de ce pays avec ces cerisiers en fleurs. Une mention spéciale également pour la colorisation qui apporte une tonalité particulière dans la délicatesse.
Au final, une adaptation plutôt réussie pour un roman des années 50 décrivant une autre culture sur la condition féminine dans un Japon qui fut ravagé par la Seconde Guerre Mondiale. On pourra lire ce one-shot avec intérêt.
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LePamplemousse
  04 août 2022
Cette bande dessinée nous raconte la vie de 4 générations de femmes au Japon.
Nous allons suivre le destin de Hana, de sa fille et de sa petite-fille, tout en parcourant les souvenirs de la grand-mère d'Hana, dont elle était très proche.
Avec le temps, les femmes japonaises ont eu envie de davantage de liberté et ont reçu une éducation beaucoup moins traditionnelles.
Les jeunes filles que nous allons découvrir ont appris l'art de faire des bouquets, le rituel de la cérémonie ou thé ou la calligraphie, mais elles aspirent peu à peu à autre chose.
Qu'elles veuillent faire des études à l'université ou choisir elles-même leurs futurs époux, voilà qui bouleversait carrément les habitudes de leurs ainés.
J'ai bien aimé les couleurs douces, avec beaucoup de rose et de vert et j'ai pris plaisir à suivre les destinées de ces femmes d'une même famille, aux aspirations si différentes.
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jamiK
  11 août 2022
Le dessin est magnifique, avec des ambiance d'ocres, de roses et de verts pâles, le trait est doux, posé avec légèreté, brossé de traits de crayon, on s'immerge dans cette ambiance du Japon de la première moitié du XXe siècle. le dessin possède une certaine rigidité avec sa gamme restreinte de couleurs et son trait timidement posé, une rigidité calculée, à l'image de cette ambiance, avec cette société sclérosé dans ces règles strictes, sa société engoncé dans les tradition, et où la position de la femme est coincé dans ses carcans et où les émotions ne doivent jamais paraître.

C'est l'adaptation d'un roman de l'autrice japonaise Sawako Ariyoshi. C'est une belle fresque sociale sur le japon, riche et critique, parce que vue du point de vue des femmes, trois générations de femmes d'une même famille.

Cyril Bonin, très adroit avec ces époques, adapte ce roman avec un grand respect, mais en ce qui me concerne, l'enthousiasme n'est pas total, j'avoue que ce pays ne me fascine pas particulièrement, justement à cause de la rigidité des relations humaines, et je n'ai pas ressenti d'émotion particulières avec les personnages. Je ne sais pas si c'est dû au fait que l'adaptateur soit français, mais pour moi, il y a eu une trop grande distance avec ces femmes et j'ai vraiment eu du mal à me passionner pour ces destins.
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sandrine57
  25 septembre 2022
Où l'on retrouve les quatre générations des dames de Kimoto, Toyono la sage, Hana la force tranquille, Fumio la rebelle et Hanako qui retourne aux sources.
Si le roman est passionnant, la mise en images de Cyril Bonin est décevante. le choix des couleurs, essentiellement du rose, de l'ocre et du vert, devient très vite monotone et les visages des personnages manquent d'expression. Hana qui est censée être d'une grande beauté est carrément laide et Fumio a des traits caucasiens…Il en va de même pour les paysages japonais, les habitations et les vêtements qui ne sont pas sublimés par le crayon de Bonin.
Quant à l'histoire, elle perd en intensité et en détails avec une adaptation forcément réductrice…
Conclusion : le roman est à lire absolument, la BD n'est pas indispensable.
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critiques presse (3)
Auracan   23 mars 2022
Avec son trait fin et précis rehaussé par les superbes couleurs pastel qui lui sont si chères Cyril Bonin plonge le lecteur au cœur d’un superbe récit teinté de mélancolie.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   21 mars 2022
Il va de soi que le graphisme porte vers le haut la qualité de cet ouvrage. On reconnaît bien évidemment la patte de Cyril Bonin qui nous offre une fois de plus un travail délicat, subtil, généreux. On saluera en particulier le travail sur ses personnages, sur leur expressivité, sur leur posture spécifique, sur leur soumission sur leur tenue respectueuse vis-à-vis de leur pair… On perçoit aisément que l’artiste a fourni un gros effort de recherche pour restituer les ambiances et le cadre de cette adaptation.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   15 mars 2022
Avec cette adaptation aboutie d’un beau monument littéraire, Cyril Bonin s’invite au cœur d’une bande dessinée au service du récit, mais qui ne s’inscrit pas dans le courant du roman graphique, pour respecter au maximum l’œuvre originale.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MarieSuzanneMarieSuzanne   20 janvier 2023
Connais-tu l'histoire qui raconte comment le Grand Maître Kôbô est apparu en rêve au Grand Bonze kKshin et lui dit :"Plutôt que de s'incliner 10 fois devant moi, on devrait vénérer 9 fois sa mère" ?
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Erik_Erik_   21 août 2022
Tu as si souvent répété que tu ne pouvais supporter de voir une femme dépendre complètement de son mari. Tu as dit que se soumettre était ridicule, mais je n'ai jamais eu l'impression de me soumettre.
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LouloureadLoulouread   24 juillet 2022
Un jour, je me marierai. J’aurai une fille et cette fille se révoltera contre moi et sera pleine d’affection pour sa grand-mère.
Maintenant, je sais pourquoi le souvenir de Wakayama m’emplît de nostalgie.
Mais si difficile puisse être pour moi le présent, je dois le vivre pour que demain existe.
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ArthoreArthore   23 décembre 2022
Mais si difficile que puisse être pour moi le présent, je dois le vivre pour que demain existe.
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sandrinalillebookinesandrinalillebookine   07 mai 2022
Voilà plus de dix ans qu'on entend parler des droits de la femme dans notre société. Mais ma mère , elle, reste intolérablement vieux jeu.
C'est pourquoi j'ai tellement hâte de partir pour Tokyo. Je n'ai pas une envie terrible de militer pour le féminisme mais jamais je n'aurai comme ma mère, le culte des traditions.
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