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EAN : 9782021098242
256 pages
Éditeur : Seuil (03/01/2013)
2.78/5   9 notes
Résumé :
Au commencement, il y a un jardinier. Et à l'arrivée, un monstre vert, feuillu. Entre les deux, une métamorphose qui entraîne une cavale d'un an et demi à travers la France et l'Europe. Quand un bambou vous pousse dans le dos, ça change la vie.
L'homme bambou va connaître la carrière de bien des monstres : le cirque et le muséum d'histoire naturelle. Comme elle est loin, la bambouseraie ariégeoise, lorsqu'il faut s'exhiber tous les soirs sous un chapiteau, ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Herve-Lionel
  03 octobre 2014
N°811 – Septembre 2014.
L'HOMME BAMBOUJocelyn Bonnerave – le Seuil.
Le narrateur s'appelle A, il est jardinier à Foix et est amoureux de Maïa, une étudiante en archéologie. C'est aussi un dragueur, capable de tout pour séduire sa dulcinée. Il est aussi inventif et veut se lancer dans la culture intensive des bambous dont il espère vendre les pousses au nombreux restaurants chinois de l'Ariège. Sauf qu'il découvre une chose extraordinaire et assez inattendue[« "J'ai une pousse de bambou qui me sort du cul !" ] L'homme devient donc plante. Suit une sorte de cavale à travers la France et au Portugal pendant laquelle des bambous continuent de pousser sur lui, au bas des son dos. Est-ce pour échapper à ce destin ? Cela va faire de lui non plus un agriculteur mais un monstre qu'on exhibe dans les cirques et dans les musées. Il va même jusqu'à se cacher au Jardin des Plantes à Paris. Donc adieu l'exploitation agricole du début. Tout cela est décliné dans trois parties distinctes
Et Maïa dans tout cela ? Elle le suit puisqu'elle l'aime et l'aide à accepter ce corps biologiquement bizarre et mutant.
Je veux bien qu'on soit dans une fiction mais quand même ! le texte est assez mal écrit et sans grand intérêt, les dialogues sont fades, avec parfois des considérations personnelles inutiles à la compréhension et à l'intérêt du texte, sur la recherche, sur les détails anatomiques de Maïa, les phases du déshabillage, de la jouissance, tout cela dénué du moindre sens érotique et même poétique. J'ai aussi cherché le message, écologique, reflet de notre temps ou remarques pour l'avenir ? Je ne l'ai pas saisi ! Quant à l'humour qui pourrait peut-être jaillir de tout cela, j'avoue bien volontiers y avoir été largement imperméable. Je suis là aussi peut-être passé encore une fois à côté d'un chef-d'oeuvre ! Quand à l'épilogue que veut « réconcilier Darwin et Alice aux pays des merveilles », j'avoue bien volontiers que je ne suis définitivement pas entré dans l'univers créatif de l'auteur !
J'ai lu ce livre jusqu'à la fin par une obligation que je m'étais moi-même imposée. Je le regrette beaucoup.

©Hervé GAUTIER – Septembre 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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myker
  13 mars 2013
Les romans de Jocelyn Bonnerave sont des rhapsodies.
Déjà Nouveaux indiens impressionnait par cette recherche d'une écriture qui soit à la fois capable de transmettre l'expression d'un flux verbal continu et l'expérience d'un tabou refoulé ; sous la forme de fragments poétiques unifiés par une intrigue hautement romanesque. Rien cependant n'y était gratuit, et cette recherche formelle se trouvait justifiée par certains éléments de l'histoire (jet lag, dépaysement du narrateur, horreur au fur et à mesure du dévoilement du mystère), l'intrigue servant avant tout, outre l'évident plaisir de la narration, à placer ses personnages dans un « état poétique », selon les propres mots de l'auteur.
L'homme bambou poursuit et approfondit ce travail sur le langage, avec cette écriture qui se rapproche toujours plus des infimes mouvements de la conscience, les poussant à l'extrême par le biais de ce narrateur qui subit une métamorphose et voit son intériorité décuplée, alors que son sang se transforme en sève et son coccyx en pousse de bambou. Cela crée une nouvelle façon d'écrire, cette « parole trouée » qui accorde autant d'importance à l'inspiration (par le recours au blanc dans le texte) qu'à l'expiration (où le mot apparaît), travail sur le rythme, le mouvement, respiration de cet élan vital qui à la nature nous unit.
Et toujours, cette recherche est couplée à l'enchantement immédiat d'une intrigue délirante, elle-même servie par une profusion de scènes de dialogues de grande qualité dont l'allant permet un parallèle positif avec cet art sonore qu'est avant tout le cinéma.
Un des écrivains actuels les plus intéressants.
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zazoux
  27 novembre 2014
Que dire de ce livre. Beaucoup de mal à entrer dans cette histoire, à avoir de la sympathie pour ce personnage A. dont on ne connaîtra jamais le prénom comme si cet homme-bambou ne méritait pas d'être baptisé.
Une certaine distance s'est instaurée et j'ai eu des difficultés parfois à poursuivre l'histoire. Mais j'ai lutté et pour la qualité de certains passages, je ne regrette pas, comme par exemple la fuite de l'homme-bambou du Jardin des plantes. On s'y croirait !
L'écriture est parfois déroutante mais très musicale et tout s'explique de par la formation musicale de l'auteur.
Je n'ai pas forcément aimé mais cela ne m'a pas vraiment déplu non plus. Si vous voulez découvrir des extraits lus par l'auteur lui-même, cliquez sur le lien suivant :
https://www.youtube.com/watch?v=FHPD6zcLm1g
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LouisLeroux
  29 janvier 2015
Très bonne surprise! On peut ne pas aimer, c'est certain. Pourtant l'écriture est intéressante, inventive, poétique. L'intrigue est originale et décalée. le végétal qui utilise l'homme pour devenir mobile. Parfois proche de la SF, du scénario ciné ou de la pièce de théâtre. Ce que j'aime par dessus tout: une construction de phrase qui invite le lecteur à imaginer.
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critiques presse (1)
Actualitte   06 janvier 2013
L'Homme Bambou, certes, et bien parce que l'on n'est pas de bois, est un texte un brin surréaliste, écrit en résidence, et plutôt léger. Il prend hélas 100 de ses 250 pages à faire pousser ses racines, et le lecteur prend racine, avec l'envie régulière de plutôt aller casser la graine.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LouisLerouxLouisLeroux   29 janvier 2015
Mamie, c'était quelqu'un de... quelqu'un d'ouvert, voilà, enfin ouvert, pas au sens tolérant, avec toute sa tendresse elle détestait les Arabes et les homosexuels, là-dessus rien d'original... Elle était ouverte comme on dit ouvert au quatre vents, traversée, quoi... Sensible à la lune dans son sommeil, au potager aussi, "lune montante, planter des légumes feuille"... Grande amoureuse... Sept fois enceinte... Très pieuse, mais pas soumise justement, elle parlait à Dieu à tu et à toi puisqu'il lui rendait visite, ils avaient leur petit quotidien, c'est peut-être pour ça qu'elle pouvait l'insulter sans trop se contredire...
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