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ISBN : 2072763436
Éditeur : Gallimard (12/04/2018)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Valerio et Olivia grandissent ensemble dans la magnifique villa de la famille Morganti, à Bologne : Olivia est l'héritière des Morganti, de riches entrepreneurs du bâtiment, et Valerio est le fils du jardinier. Après avoir partagé une enfance de rêve, ils ne cessent de se séparer, de se retrouver, puis de se perdre de nouveau. Valerio suit d'abord sa mère à Rome quand celle-ci quitte son père. Plus tard, alors qu'ils sont étudiants, c'est Olivia qui part à Paris pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lafilledepassage
  27 juillet 2018
Portrait de la société italienne sur la période 1975 – 2010. On y retrouve tous les ingrédients : terrorisme de gauche des années 70, corruption de la classe politique, confusion des intérêts publics et des intérêts privés, voire personnels, et puis affaires, berlusconisme, … Bref, des choses déjà vues et lues par ailleurs.
Côté romanesque, les souvenirs d'enfance, parfois attendrissants, du début laissent ensuite place à une banale histoire d'amour raté, entre une bourgeoise déchue et un parvenu, qui incarne inconsciemment toute l'ambition maternelle.
Je note juste quelques beaux passages sur la femme fantasmée et sur le désir masculin (certes vu par l'auteure, c'est-à-dire une femme …). Et le très beau personnage de Manon, la grand-mère très belle, très intelligente et très cultivée (ça existe tout ça dans la même personne ?), qui fait jour après jour la triste expérience de son inutilité et du gaspillage de ses nombreux talents.
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Marcuyttendaele
  17 avril 2017
Un beau livre, léger, au parfum d'Italie. L'histoire d'un amour d'une vie, vécue par intermittence de l'enfance à l'âge adulte et qui s'éteint. Olivia est la fille de gros entrepreneurs riches de Bologne et Valerio est le fils de leurs domestiques. Ils grandissent ensemble, déjà amoureux, jusqu'au jour où la mère de Valerio divorce, suit son amant – un escroc qui décèdera rapidement – dans les quartiers populaires de Rome où Valério grandit dans un contexte plus rude. Olivia l'y rejoindra à l'occasion s'encanaillant avec bonheur. Ils se retrouveront à l'aube de l'âge adulte pour vivre leur amour mais il ne la suivra pas à Paris. Ils se marieront et auront des enfants chacun de leur côté avant de se perdre et de se retrouver et de se perdre encore. Manon, formidable grand-mère de Olivia. C'est aussi une peinture de l'Italie entre 1975 et 2013 avec sa corruption, le berlusconisme, l'immoralité (même le père jardinier de Valerio humble, simple, apparemment honnête et licencié pour avoir volé une montre ( ce que nul ne croit), montre effectivement volée qu'il lèguera à son fils). Une Italie où tout reste en demi-teinte, même l'amour car Valerio, devenu riche après avoir épousé la soeur d'un de ses amis, appartenant à une famille de promoteurs, est incapable de larguer toutes les amarres pour aller au bout de son amour et lorsqu'il s'y apprête enfin, il recule car c'est la prison qui l'attendrait. Lâches ces personnages ? Pas vraiment, humains plus qu'humains, vrais, incapables de transcender les inévitables défaites de l'existence.
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igolenerougier
  29 décembre 2017
En toile de fond, l'Italie berlusconienne et ses « empires », de pouvoir et de fortunes malpropres où la corruption, le blanchiment et les trafics en tout genre tiennent les rênes d'une société en voie de dégradation. Dans ce « paysage », deux enfants grandissent ensemble. Elle, c'est Olivia, l'héritière de la grande famille Morganti, l'un des plus puissants industriels du bâtiment du système Berlusconi. Lui, c'est Valerio, le fils du jardinier et de la bonne des Morganti dans leur somptueuse villa. Les deux enfants apprennent la vie ensemble et deviennent à leur insu indispensables l'un à l'autre. Mais cette amitié ne sait pas devenir un amour d'adultes, et lorsque la vie les sépare, parce qu'ils ne sont pas faits pour suivre le même chemin, ce sont deux éternels enfants qui se quittent…………...pour ne jamais cesser de se chercher et de se trouver, sans se retrouver vraiment, même lorsque Valerio sera devenu lui aussi un riche patron berlusconien. A la marge de leurs vies professionnelles et conjugales respectives, leurs rencontres et les épisodes de vie partagée ne sauront pas se donner pour bases d'autres regards que ceux de leur enfance. le lecteur accompagne Olivia et Valerio pendant les quarante premières années de leurs chemins. On partage la réussite époustouflante de Valerio, les mariages, les divorces, les hésitations, les désespoirs, mais aussi de merveilleux bonheur vrai, même si éphémère. L'écriture simple et sobre sait faire sourire, rire, crier ou pleurer sans jamais tomber dans la mièvrerir. Pour moi c'est ce que j'appelle un « joli livre », et j'aime les jolis livres.
"LE PAYS QUE J'AIME" a été choisi dans la première sélection de "UNE TERRE, UN AILLEURS 2018" le PRIX LITTERAIRE 2018 ES LECTEURS DES MEDIATHEQUES DE L'AGGLOMERATION DE MANOSQUE ".

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lelivredapres
  26 décembre 2018
La petite Olivia est l'héritière de riches entrepreneurs de Bologne. Elle est élevée dans une magnifique villa ornée de fresques du XVIIIème siècle et son meilleur ami, Valerio, n'est autre que le fils du jardinier et d'une domestique qui vivent sur place. Valerio va à la même école qu'Olivia et c'est d'ailleurs le grand-père d'Olivia, Gianni, qui les y conduit tous les matins. L'Italie est en train de vivre ses terribles années de plomb, et les familles aisées, dont les enfants sont fréquemment victimes d'enlèvements, vivent dans la peur. le roman s'ouvre d'ailleurs sur le terrible attentat qui a détruit la gare de Bologne en 1980.
Malheureusement, alors que Valerio est encore très jeune, le monde s'écroule autour de lui lorsque sa mère décide de quitter son père, et la villa des Morganti, pour suivre à Rome un petit escroc dont elle est tombée amoureuse. Ils se retrouvent dans un appartement délabré à la périphérie de la ville sainte dont Valerio ne connaîtra rien pendant des années. Pour les vacances, il retourne chez son père, c'est-à-dire chez les Morganti qui l'emmènent, avec son amie Olivia, sur la Versilia, la partie chic de la côte toscane fréquentée par les classes aisées de la région.
Et c'est ainsi que démarre le récit de quarante années d'amitié, et pas seulement, entre Olivia et Valerio. Ils vont se retrouver régulièrement, s'aimer alors qu'ils sont étudiants, puis se quitter, pour à nouveau mieux se retrouver. Olivia ne termine pas ses études, comme tout ce qu'elle entreprend, tandis que Valerio réussit au-delà de toute espérance. Née de son enfance passée entre la villa des Morganti et l'appartement insalubre de la périphérie romaine, sa faculté à se fondre dans des milieux différents, à défaut de s'y sentir chez lui, lui permet d'évoluer et de faire fortune dans l'Italie des années berlusconiennes. Mais Valerio n'est ni dupe, ni cynique et, conscient de la corruption des milieux qu'il fréquente, il conserve un regard lucide sur l'Italie des années quatre-vingt-dix et deux mille.
« le pays que j'aime » est un roman attachant qui retrace une amitié d'enfance qui évolue en un amour fort qui malheureusement ne se concrétise pas, parce qu'Olivia préfère bien souvent se laisser porter que de prendre des décisions. Les situations sont souvent graves, mais jamais pesantes grâce à l'humour et à la légèreté qui émaillent le récit. On pourrait regretter le manque de détermination des protagonistes à vivre leur histoire d'amour, mais c'est finalement ce qui les rend crédibles et si humains. Il y a aussi des personnages forts comme Manon, la grand-mère qui a tant marqué Olivia et Valerio ; d'autres sont beaucoup moins courageux. Même Valerio doit renoncer, pourtant si près du but, pris au piège et préférant finalement la prison dorée qu'il s'est construite…
Une belle découverte que ce troisième roman de Caterina Bonvicini publié en français et récemment sorti en format poche.

Lien : https://lelivredapres.wordpr..
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lesmiscellaneesdepapier
  02 novembre 2016
Les préludes de la lecture : J'aime énormément la littérature italienne que je trouve si singulière et particulièrement les romans avec pour toile de fonds la société italienne. C'est en lisant la quatrième de couverture que j'ai tout de suite voulu le lire. Merci aux éditions Gallimard et à la collection du Monde entier!
Résumé : Olivia et Valerio viennent de milieux différents mais grandissent ensemble. Elle, fille et héritière de riches entrepreneurs et lui fils du jardinier. Mais la société et le destin sont bien décidés à les séparer tout en les mettant toujours sur les mêmes chemins.
Le mot de la fin : J'ai adoré ma lecture, le style en particulier, la traduction a fait un superbe travail pour le retranscrire. l'écriture et l'histoire sont agréables. ll y a beaucoup d'humours, les personnages sont attachants et il n'y a aucun jugement, mais toujours beaucoup de tendresse. Je suis cependant frustrée de l'histoire entre Valério et Olivia. Je les trouve très passifs et pas très combatifs, on a envie de les secouer, mais c'est cela aussi, un bon livre celui qui nous fait éprouver. J'ai été happée par la narration du point de vue de Valerio. On voit la société et nos protagonistes évoluer en même temps. Il y a beaucoup de caricatures et de chemins faciles mais le point est respecté et le lecteur trouve dans ces lignes l'aspect sociétal et sentimental. Un titre cependant plus proche de son titre original “correva l'anno del nostro amore” aurait été plus juste que ce début de discours berlusconien.
Lien : http://www.lesmiscellaneesde..
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critiques presse (1)
LaPresse   07 février 2017
En plus du tour de force de placer Vittorio comme narrateur sensible, lucide et bien masculin, l'auteure dresse un portrait tendre et désenchanté des années Berlusconi.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
lafilledepassagelafilledepassage   26 juillet 2018
L’Olivia qui se tenait devant moi, la bouche ouverte en attendant que je lui donne sa tranche de plaisir ou de saucisson, si possible avec les doigts, était la plus touchante de toutes celles que j’avais connues. Il y avait en elle un tel désir de vivre – ensemble -, de manger, de boire et de faire l’amour, un tel désir de jouir - ensemble - que je sentais mon cœur se serrer de bonheur. Par moments je devais prendre une grande respiration, pour alléger un peu la pression que je sentais dans mes poumons.
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lafilledepassagelafilledepassage   01 août 2018
La panique a duré jusqu’à ce qu’elle pose sa main sur mon entrejambe. A cet instant, il s’est produit une chose étrange : Olivia n’était plus la petite fille avec qui je prenais mon bain quand nous avions trois ans, ce n’était pas non plus la jeune femme séduisante de la veille au soir, qui m’offrait sa virginité avec la même légèreté que si elle m’offrait une glace, en m’excitant terriblement. Soudain, elle n’était plus rien. Parce qu’elle était tout. Elle était les innombrables femmes que j’allais aimer, gentilles ou méchantes, froides ou douces, distantes ou passionnées, elle était une et mille, la réalité et la fantaisie : en somme, une érection.
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AxelinouAxelinou   31 octobre 2016
La passion des riches pour les initiales a quelque chose de pathologique je trouve, c'est une maladie de classe, comme les tatouages dans les milieux populaires. Tout le monde semble éprouver le besoin d'afficher sa marque de fabrique, les pauvres le font sur leur peau et les riches sur tout ce qui la couvre ou l'entoure. Allez savoir pourquoi.
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lafilledepassagelafilledepassage   27 juillet 2018
Certaines périodes de la vie sont destinées à rester inoubliables. Cette année-là, ces mois en particulier, ces lieux précis : on sait déjà qu’on les emportera avec nous pour toujours, et on le sait dès le moment où on les traverse, au point de regarder le présent avec un œil singulièrement tendre, semblable en quelque sorte à l’œil de la mémoire.
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lafilledepassagelafilledepassage   05 août 2018
« Ma chérie, tu ne t’es jamais demandé pourquoi ils ne lisent pas Hérodote le soir avant de dormir ? Parce qu’on ne peut parler d’Hérodote avec personne, pendant un dîner ».
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