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Lise Caillat (Traducteur)
EAN : 9782072963971
272 pages
Gallimard (05/05/2022)
3.5/5   47 notes
Résumé :
C’est un soir de réveillon de Noël. Autour de la table, sept femmes attendent un homme. Ce sont toutes les femmes de la vie de Vittorio, un écrivain à la carrière déclinante. Sont présentes sa mère et sa soeur, mais aussi sa femme, son ex-femme et son amante, sa fille adulte et la benjamine, adolescente. Mais celui-ci ne se montre pas.
Tandis que toutes s’impatientent, Lucrezia, la mère de Vittorio, reçoit un mystérieux message de son fils : quelques mots, é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Zakuro
  14 juillet 2020
De Caterina Bonvicini, j'avais lu et adoré un de ses précédents romans l'équilibre des requins pour son humour corrosif mais salvateur sur fond de tragédie familiale.
Avec  les femmes de , je savoure à nouveau les délices italiens d'une langue mordante qui n'épargne aucune des 7 femmes réunies pour un repas de Noël dont Vittorio, le seul homme attendu de l'assemblée en est étrangement absent. Ces femmes qui se méprisent cordialement ont toutes un lien de parenté avec Vittorio sauf Camilla qui porte un regard extérieur sur cet étrange dîner où la fausse politesse en est le menu principal.
Vittorio disparu. Enlevé, mort, hospitalisé, les élucubrations vindicatives vont bon train durant les mois ponctués par les fêtes religieuses du calendrier qui sont autant d'occasions de se réunir pour le pire mais si c'était aussi pour le meilleur ? Comme le Panettone au dessert !
La bande de femmes qu'elles créent alors est joyeusement explosive. La ville de Milan est à leur image. Effervescente et bruyante, elle cache dans ses coins secrets des petits paradis intérieurs aux balcons fleuris.
Elles sont drôles, snobes, fortes ou sensibles, quels que soient l'âge et le caractère. Chaque femme de Vittorio, fille, épouse, ex-femme, soeur, mère de, se dévoile l'une après l'autre au fil de l'histoire à travers leurs pensées intimes qui dressent aussi par couches successives des morceaux de Vittorio.
Mais seul Vittorio saura parler de lui dans une fin qui m'a beaucoup émue.
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alexb27
  02 juillet 2020
Les femmes de...Vittorio (mère, épouse, ex, maîtresse et filles) ne sont guère aimables ni aimantes. Frustrées, vindicatives, envieuses les unes des autres, étouffantes, malheureuses, elles ne sont guère réjouissantes et on comprend assez vite pourquoi Vittorio a pris la poudre d'escampette. Mais cette absence inattendue va être un véritable déclencheur pour ces dernières qui vont apprendre à composer avec l'absent...Roman choral (avec une voix, un style différent pour chaque narratrice), portrait au vitriol de la bourgeoisie milanaise, ce court récit m'a fait passer un très bon moment, avec en bonus un final que je n'ai pas vu venir 😉. Une chouette lecture.
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Bazart
  16 juin 2020

Voici un roman dont je ne savais pas grand chose (pour ne pas dire rien) mais que j'ai eu envie de lire juste parce qu'il se passait en Italie.
Toutes les femmes de Vittorio (son ex-femme, sa femme actuelle, ses deux filles, sa soeur, sa mère et son amante) se retrouvent autour de la même table pour le réveillon de Noël et l'attendent. Mais alors que la soirée file, un sms arrive les informant qu'il ne les rejoindra pas ni ce soir ni demain et qu'il a besoin de temps loin d'elles.
Avec cette famille de la bourgeoisie milanaise que Caterina Bonvicini passe à la moulinette, l'écrivaine écrit un roman drôle et diablement intelligent.
. En plus, on ne s'ennuie jamais, l'écrivaine passant d'un point de vue d'une femme à une autre à chaque chapitre. le passage sur l'appartement à la montagne divisé entre plusieurs femmes et source perpétuel de conflits est particulièrement jouissif !
le passage sur l'appartement à la montagne divisé entre plusieurs femmes et source perpétuel de conflits est particulièrement jouissif !
Certes, ces femmes nous paraissent agaçantes, étouffantes, castratrices (est ce qu'on peut être castratrice avec une autre femme ou existe-t-il un mot plus juste pour cela ?) et puis assez vite dans le récit, on aperçoit autre chose de plus émouvant, de plus profond quand elles cessent d'organiser leur vie autour de Vittorio.
Cerise sur le gâteau : l'écrivaine garde le meilleur pour la fin avec une dernière partie plus émouvante.
Vittorio y prend la parole et à travers lui, on comprend que c'est toute une société étriquée et piégée dans ses normes et conventions que Caterina Bonvicini dénonce. Un roman intelligent et prenant de bout en bout

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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traversay
  01 juillet 2020
Comme tous les romans de Caterina Bonvicini, Les femmes de pourrait aisément être adapté au cinéma et l'on imagine déjà le film qui en serait tiré, une comédie on ne peut plus italienne, entre cruauté et tendresse. Voici donc 7 femmes, de toutes les générations, qui attendent ensemble, un soir de Noël, la venue d'un homme qu'elles ont chacune en commun dans leur vie puisqu'il s'agit de leur fils, père, frère, mari actuel ou passé, amant. Mais le dénommé Vittorio ne viendra pas. Mieux (ou pire), il annonce qu'il va disparaître pour une année entière. Caterina Bonvicini donne la parole à chacune de ces 7 femmes, à tour de rôle, dressant des portraits sans concession de leurs petits et grands défauts et de leurs relations entre elles, pas mal fondées sur la jalousie et la méchanceté, au départ, mais qui vont évoluer dans un sens assez inattendu et apaisé. La construction chorale du livre est très futée et propose au passage une vision acerbe de la bourgeoisie d'une ville, Milan, que la florentine Caterina Bonvicini n'épargne pas. Vittorio va-t-il enfin réapparaître ? C'est tout l'objet du dernier chapitre qui propose un twist étonnant qui a un double effet : rendre un peu dérisoire tout ce qui a été écrit auparavant et "renverser la table", comme on le dit aujourd'hui pour tout et n'importe quoi. Un pari risqué que cette conclusion mais bien dans l'esprit d'une romancière qui aime bien secouer ses lecteurs, comme on a pu s'en apercevoir dans L'équilibre des requins ou le lent sourire, par exemple.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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Lexx54000
  25 juin 2020
Imaginer : 7 femmes autour d'une table un soir de Noël. 7 femmes qui attendent un homme, Vittorio, qui ne viendra pas ! Sa mère, son ex-femme, sa femme, sa maitresse, ses feux filles et sa soeur. Toutes doivent réfléchir à leurs attitudes car les apparences sont souvent trompeuses.
L'attente : 7 femmes qui vont parler à tour de rôle, chaque protagoniste a son propre monologue plusieurs fois. 7 femmes réunies avec leurs querelles et leurs rancoeurs ; et c'est sublimement réalisé.
A travers ces femmes se dessine une famille (avec les bons mais surtout les mauvais côtés), se dessine des destins de femmes, mais se dessine surtout un regard plein d'ironie sur la classe sociale bourgeoise milanaise que Caterina Bonvicini décrit avec une cruauté amusante.
Un roman choral de femme intranquille que l'attente va peu à peu apaiser jusqu'au dénouement inattendue. Caterina Bonvicini revient avec un livre entre le roman policier et la comédie mordante italienne complètement jubilaires, rempli d'humour noir.
"Les femmes de" ne rentre pas dans les codes, inédit dans sa construction d'écriture avec un chapitre final donné à l'homme qui vaut le déplacement !
7 femmes qui vous donnent le sourire, qui vous font rire, avec délicatesse et cynisme. Caterina Bonvicini signe un roman intelligent, drôle, émouvant, qui interroge sur nos faux-semblants et la volonté à paraitre ce que nous ne sommes pas !
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critiques presse (2)
Actualitte   12 octobre 2020
Le livre ne serait qu'une simple vision (au demeurant très réaliste) de la sociologie familiale si Caterina Bonvicini n'y avait pas fabriqué un dénouement qui tombe comme un magistral coup de théâtre remettant toutes les supputations et les pendules à l'heure.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   09 juillet 2020
Caterina Bonvicini donne la parole aux sept femmes de la vie d?un homme disparu dans un récit plein de sagacité.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AunryzAunryz   03 novembre 2020
tu dis : « C’est la meilleure huile d’olive que j’aie jamais goûtée ! »
Personne ne semble relever, les autres feignent de n’avoir rien entendu. Y compris Cristina, qui balaie tes paroles exactement comme les précédentes, en te tendant un plat ovale. La coppa achetée à Piacenza, la bresaola ramenée de la Valteline, le culatello offert par un ami de Parme.
Pourquoi faut-il toujours annoncer la provenance des aliments ? On se croirait à la douane.
« Tu en veux encore, Camilla ? »
Tu deviens nerveuse, toute cette mythologie de la nourriture est agaçante. C’est la nourriture qui nous dévore désormais, nous et nos pensées, le contraire n’est qu’apparence. Alors, tu lèves le menton et regardes les autres avec ironie.
« Non, merci. Tout est très bon, vraiment très bon, mais non. Merci. »
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BazartBazart   13 juin 2020
J’ai compris que je devais m’en aller -loin de toutes mes femmes -quand je me suis rendu compte que je n’étais pas libre de pleurer chez moi. Les adultes n’éprouvent pas si souvent le besoin de pleurer. Arrivés à un certain âge, on est presque déçus par cette incapacité – mais comment donc je souffrais autrefois-, au lieu de ça, les gens se dessèchent.
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ZakuroZakuro   16 juin 2020
J'admire ceux qui savent fuir, moi je sais seulement me cacher.
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BazartBazart   13 juin 2020
"Alors qu’importe si on me dit que je suis trop vieille pour conduire ma voiture ou faire un tour en bateau, on n’est jamais trop vieux pour sa propre indépendance. C’est elle qui maintient en vie justement, qu’est ce que tu crois. Justement "
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GabbeGabbe   24 mai 2022
Pourtant je continue à courir, sans doute parce que j'ai peur d'arriver tard, quand les gens ont déjà disparu.
Commenter  J’apprécie          10

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