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ISBN : 2253115835
Éditeur : Le Livre de Poche (10/10/2007)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Après la grande guerre contre les nations musulmanes, l'Europe est dominée par les mouvements évangéliques venus des Etats-Unis. Délocalisations, prolifération des milices et des bandes, misère et corruption généralisées : le vieux continent s'enfonce dans la crise. Divorcée, Jemma vit dans une résidence protégée au cœur de Paris. Un jour, sa fille disparaît, comme des milliers d'autres enfants avant elle. Désemparée, la jeune femme part à sa recherche aux côtés de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  25 février 2017
Ce que j'ai ressenti:…Au bout du tunnel enténébré , la lumière, et au-delà….
L'humanité a un besoin urgent de rêveurs.
Nous finissons une trilogie qui nous parle des dangers et dérives que peuvent faire les hommes de la religion et la foi. C'était une lecture visionnaire, actuelle, et riche de pistes sur les enjeux politiques de ce monde. On ressort rincés, plus critique sur notre société. Cet auteur arrive à mettre en fiction, dans un avenir proche, toutes les failles de notre système de lois qui régissent le capitalisme, des aspirations sombres que projettent des dizaines d'années à l'avance les puissants de ce monde, l'immense désarroi auquel les individus lambda de cette planète se retrouve confrontés. Quand on vous disait que cette lecture fait peur, c'est parce qu'elle est trop réaliste, trop prévisible, trop effrayante…
– Je crois que l'Europe n'a plus d'avenir, reprit Flamand. le libéralisme avait entrepris de démanteler ses structures, la guerre les a définitivement rasées. Il faudrait pour les relever une vraie volonté politique. Des visionnaires. Pas une clique de politiciens vendus aux grandes entreprises. Tant que les intérêts des capitaux l'emporteront sur les intérêts humains, l'Europe poursuivra sa descente aux enfers.
Nous, revoici, dans la chronologie du temps, quelques années après la guerre, et elle n'est pas annonciatrice de glorieuse période…Les hommes sont encore plus esclaves, plus pauvres, plus résignés, plus contrits…L'espoir n'est pas de mise, et en plus, un grand fléau frappe toutes les contrées du monde: la disparition des enfants…Pfiou…. Envolés, sans laisser de traces….Ca laisse perplexe, mais c'est diablement addictif, car c'est bien connu, les enfants sont l'avenir, et sans eux, et déjà que ce présent là est ténébreux, on frôle la catastrophe ultime…
La guerre avait opéré une sélection des espèces à rebours : les meilleurs avaient péri sur le Front, il ne restait plus que les médiocres, les planqués et les crétins.
Avec cette quête désespérée , on est happé dans les routes inhospitalières où chaque pas est un danger sous-jacent et l'horizon qui s'ouvre à nous, pas beaucoup plus nauséabond, que sous la bâche où se trouve ce duo de personnages, déterminés à lever le voile sur un phénomène inexplicable…Là, encore dans ce tome, peu de place, à la lumière, si ce n'est, un peu cette fin, presque surnaturelle, pour essayer de contrer le Mal de notre temps…
L'amour n'est pas un sentiment qu'on marchande, c'est un état, une intelligence en action, la merveilleuse intelligence de l'univers.
Au sortir de cette lecture, je me dis que j'ai grandement apprécié l'univers que sait créer cet auteur, sa façon de voir sans artifices, le monde qui nous entoure… J'ai hâte de lire une autre de ses aventures, et j'espère que j'aurai encore plus de plaisir à lire, le prochain qui m'attend dans ma PAL…Pour une première approche, je pense que ces tomes sont un peu inégaux, mais que dans l'ensemble, ça reste une lecture très instructive! La trilogie des Prophéties porte presque trop bien son nom, et je suis bien contente que ma binôme m'est tenue la main pendant cette traversée chaotique d'un avenir possible…. (La binôme signale qu'elle avait la trouille aussi !!! – Cannibal)

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gruz
  21 novembre 2012
Troisième volet de la trilogie des Prophéties, après un premier volet très « flower power » et un second « plus noir que noir ».
Suite logique de "l'ange des abîmes", "les chemins de Damas" se déroule quelques années plus tard, mais avec d'autres protagonistes.
On y retrouve la même construction, alternance de chapitres liés à l'intrique principale et de chapitres servant à poser le décors. Cette construction peut être déroutante, mais, me concernant, je la trouve particulièrement habile.
Les passages "annexes", rebondissent intelligemment d'un personnage à un nouvel autre, tous liés indirectement par la trame de la vie.
Ce roman, mélange de thriller, de politique fiction, d'anticipation apocalyptique, est avant tout un roman initiatique, bouleversant de réalisme.
On est totalement happé par cette description d'un monde qui pourrait être celui d'après demain.
Bordage soumet une diatribe violente de notre société actuelle et du monstre qu'elle pourrait facilement engendrer ; critique du libéralisme effréné, du racisme et de la peur de la différence, du sort réservé aux femmes quelque soit la culture, et surtout des religions institutionnelles.
L'auteur ne critique à aucun moment la foi, mais ce qu'en font les hommes et les atrocités qu'ils peuvent perpétrer en son nom.
C'est d'une violence parfois difficilement soutenable, d'une écriture tantôt chirurgicale, tantôt exaltée, certaines fois particulièrement cru.
Mais il y a une lueur dans l'immense noirceur de cet avenir proche, où Bordage présente l'individu en sauveur contre les systèmes.
Petit bémol pour la fin, emprise dans un mysticisme un peu déroutant, alors que l'ensemble du roman baigne dans un réalisme à couper le souffle. Mais cette fin apporte un espoir qui est rarement entrevu dans le reste de l'histoire et fait le lien entre les trois tomes.
Cette trilogie restera, pour moi, un moment unique dans mes lectures. Elle m'aura ouvert des portes, des pistes de réflexion et m'aura bouleversé et remué comme rarement.
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Tatooa
  22 mars 2016
Un brin un niveau en dessous des deux premiers, de mon point de vue. Non qu'il soit "mauvais", loin de là.
Bordage y brille à nouveau dans les descriptions de la ruine de l'Europe après-guerre, et aussi des pays traversés par Luc et Jemma, c'est hallucinant de précision et de justesse, ça sonne vrai... Cependant, j'ai trouvé ces personnages assez superficiels, je ne sais pas trop pourquoi, ils ne m'ont vraiment pas autant accrochée que Pibe et Stef du tome précédent, par exemple. (D'ailleurs j'ai du réfléchir pour retrouver leurs prénoms alors que je viens de le finir, un comble...)
Les réflexions et interrogations des nombreux (peut-être un peu trop nombreux) personnages secondaires sont très intéressants. Les descriptions de leurs tourments intérieurs sont magnifiques, Georges, Louis et Henri, notamment, vers la fin, sont des personnages "justes". Sans doute les seuls qui me resteront en tête dans quelques mois...
Et là, je viens de trouver pourquoi j'ai pas accroché à Luc et Jemma. Ils n'ont pas de contradictions intérieures. Ils sont d'un bloc. Pas tellement humains, finalement. Jemma subit absolument tout ce qui lui arrive, à aucun moment elle ne prend de décisions personnelles, ses choix sont des choix "obligatoires", et du coup je n'ai éprouvé aucun attachement pour elle, mais vraiment que dalle, elle est trop lisse . Luc est lointain, aussi inaccessible au lecteur qu'il l'est pour Jemma. Pas de questionnements, pas de doutes, pas de culpabilité quand il tue quelqu'un. ça fait par moments psychopathe, à des lieues de ce que Bordage voulait faire passer comme message, je pense... Bref, pour des persos principaux, c'est plutôt dommage.
De ce point de vue (des persos principaux), ce bouquin est raté, à mon sens. Mais tout le reste autour le sauve de la débacle.
La fin également m'a laissée complètement froide. Si j'ai une sympathie certaine pour le cheminement et la recherche spirituels, je ne crois à aucun moment au petit délire que Bordage nous livre comme solution à nos problèmes existentiels.
Je ne crois pas une minute qu'il y ait un moyen d'éviter la profonde merde dans laquelle l'être humain est en train de s'enfoncer. Il nous faudra boire le calice jusqu'à la lie, jusqu'au jus de la poubelle, en lisant certains appels à la haine sur FB je n'en doute plus. Il n'y a aucun échappatoire, surtout pour ceux qui voudraient un monde très différent de celui dans lequel ils vivent et ils ne se reconnaissent pas.
Bref, c'est pas un coup de coeur, loin de là, il a d'ailleurs fallu que je me mette un coup de pied quelque part pour le finir ce matin... Ce dernier tome n'est à mon sens pas à la hauteur des deux premiers. C'est dommage.
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belette2911
  26 février 2017
Et c'est repartit pour un roman où toute la Terre est dévastée ! Toute ? Oui, toute, personne n'a aperçu l'ombre d'un village gaulois qui résisterait encore et toujours… Hélas.
Allez, disons que c'est moins grave dans la patrie de Donald Trump (j'aurais toujours du mal à le dire), mais pour y arriver, c'est Tintin et Milou avec car l'océan Atlantique est gelé, rapport au Gulf Stream en grève…
Bref, la Terre a été dévastée par une guerre imbécile (comme elles le sont souvent) qui a eu lieu entre les différentes religions. La plupart des gens, qui vivent dans la misère ou tirent le diable par la queue, s'en sortent tant bien que mal, vivant de délits, d'expédients ou se laissant glisser dans la misère la plus noire.
Ce troisième roman est différent des deux autres de par le fait que la Guerre est terminée, que les pays tentent, tant bien que mal, de se reconstruire, que les populations sont dans la merde, et ceux qui ont encore de la chance d'avoir un job vivent quasi retranché dans des quartiers ou des cités protégés.
Il est différent aussi car il y a une multitude de personnages qui vont croiser notre route, rendant par là un attachement à l'un où l'autre plus difficile, même si, dans l'absolu, nous suivrons plus le périple de Jemma, dont sa fille a disparu mystérieusement et de Luc, venu l'aider. Eux, on risque grandement de s'y attacher, même si j'avais parfois envie de baffer Jemma.
Les autres personnages ne seront que de passage pour nous montrer la vie telle qu'elle est maintenant à Paris où ailleurs : pas rose, morose avec des personnes engluées dans des nouvelles croyances frisant le fanatisme. Ces personnes passeront dans le roman et nous ne saurons pas toujours ce qu'elles sont advenues.
La force du récit se trouve, une fois de plus, dans le réalisme. Lorsque les mots percutent notre esprit, les images arrivent en bloc – souvenirs de films ou de reportages – et de suite, le récit devient plus oppressant car on sait, au fond de nous, que ce genre d'horreur nous pend sans doute au nez…
Avantage aussi, c'est que l'auteur ne sombre pas dans le grand n'importe quoi, il reste cohérent dans ses personnages et dans le message qu'il tente de nous faire passer, message qui n'est jamais que la vérité dans toute sa nudité.
Nous avons beau avoir passé le 20ème siècle et posséder tout sous la main afin de vérifier les infos qu'on nous donne à ruminer, les gens ne possèdent plus (ou pas) d'esprit critique et gobent tout, tel des ânes mangeant leur foin et répétant ce qu'ils ont entendu ou ce qu'on leur a laissé entendre.
Les gens ont toujours tendance à suivre la masse et à crier haro sur le baudet, cherchant plus volontiers des boucs émissaires que les véritables coupables, cherchant plus à apaiser, vite fait bien fait, leurs colères et leurs douleurs que de tenter de comprendre comment cela a pu se produire et QUI nous a manipulé pour tenter de nous emmener là où on voulait que l'on aille. Cherchons à qui profite le crime…
Dans ce roman, la critique de notre société est cruelle, mais véridique. Celle des politiques/politiciens aussi. Ça cogne juste là où il faut, en plein dans le plexus, les médias ne seront pas épargnées non plus, tout comme nos Sociétés bien pensantes qui croient que c'est chez les autres qu'on ne respecte pas l'autre moitié de l'humanité (la femme) ou que c'est l'autre, le barbare…
C'est un récit assez violent, cru, sans concession, réaliste, écrit avec une plume acérée, une plume qui écrit, noir sur blanc, des vérités jamais belles à entendre. On ne sort jamais tout à fait indemne de ces romans aux relents trop réalistes qui nous dresse les poils sur les bras (et partout ailleurs) tant il fiche les chocottes.
L'auteur ne tire pas à boulets rouges sur les religions, mais sur ceux qui les utilisent à mauvais escient, pour leur besoins personnels, pour des fins politiques, toujours pour leurs profits à eux, jamais pour aider les autres, le tout sous les regards de la masse qui n'a rien compris et hurle sur des textes au lieu de se révolter sur les mauvais utilisateurs.
Comme disait l'autre « On ne nous dit pas tout » et j'ajouterai qu'on nous dit ce qu'on veut bien entendre et que la réalité est déformée par un prisme ou par cette course folle de celui qui sera le premier à poster l'info, vraie ou fausse, tout le monde s'en moque.
Malgré tout ce cynisme et celle plume trempée dans de l'acide, tout au fond de ce récit noir, j'ai entrevu une lueur d'espoir… Une belle lueur d'espoir.
Une trilogie qui vaut la peine d'être découverte et que je suis contente d'avoir lue ! Des romans différents, chacun ayant quelque chose à nous apporter.

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Seraphita
  29 octobre 2009
J'ai été déçue par ce troisième et dernier opus de Pierre Bordage. La trame narrative ressemble assez vite à celle de L'ange de l'abîme, à savoir un voyage initiatique périlleux au travers du vieux continent puis du Moyen-Orient. La fin est assez prévisible. L'explication de la disparition des enfants est très brève et assez surréaliste, dans un roman qui se veut au contraire très réaliste, et parfois très cru dans ses descriptions. Faut-il y voir une marque d'espérance dans un monde dépeint de manière pessimiste et très noire ? Par ailleurs, comme dans L'ange de l'abîme, la trame narrative principale est entrecoupée de tranches de vie ayant un lien ténu les unes avec les autres, ce qui donne à l'action un aspect assez décousu. Chacune de ses tranches de vie est sombre, sans grand espoir. de plus, l'action peine à se mettre en place dans un récit où le politique prend une place de premier ordre.
En bref, un monde à l'agonie duquel fuient les enfants pour laisser les adultes s'entre-déchirer. Un roman noir, où l'on ne croit guère à l'espoir révélé en fin de récit.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   22 février 2017
— Les extrémistes que vous, les Européens, appeliez les terroristes islamiques se sont servis de l’islam pour impliquer l’ensemble des populations musulmanes, mais leur but principal était de virer les régimes mis en place par les Occidentaux. La seule façon d’unir le monde arabe et, plus largement le monde musulman, c’était de les agréger autour de la religion et, donc, de faire monter un peu partout dans le monde, le sentiment islamophobe, de séparer l’humanité en deux camps ennemis, de stimuler le vieux réflexe grégaire. Ils jouaient sur du velours : les populations musulmanes, humiliées par des décennies de colonisation et d’exploitation, opprimées par leurs gouvernements valets des puissances occidentales, avaient besoin de nouveaux héros, de nouveaux Saladin, de nouveaux Nasser. Comme les têtes pensantes du camp opposé voulaient à tout prix garder le contrôle du gaz et du pétrole, comme ils avaient entrepris le remodelage du Moyen-Orient à leur sauce démocratique libérale, comme ils poursuivaient leurs propres objectifs religieux, le conflit était inévitable – il arrangeait même beaucoup de monde. Il faut toujours chercher à qui profite le crime, n’est-ce pas, et le crime, ici, a fait plus de cinquante millions de morts. Deux puissances ont volé en éclats, l’Europe et la grande nation musulmane en cours de formation, trois, si on classe l’ONU dans la catégorie des puissances. Les bénéficiaires de l’opération : les États-Unis, et j’inclus ici Israël, que je considère comme un État américain, la Chine, qui poursuit tranquillement sa croissance et dont les États-Unis sont devenus les fournisseurs et les clients principaux, l’Inde, qui vient de rompre son autarcie pour signer les accords commerciaux du Trident. Nous, arabes et musulmans, avons tout perdu. La folie religieuse nous a ramenés des siècles en arrière, au temps du nomadisme et des tribus. Nos terres et nos eaux ont reçu une telle quantité de bombes et de produits chimiques qu’elles mettront des années à se régénérer. Les Américains ont profité du rassemblement de nos armées sur les frontières européennes pour prendre tranquillement le contrôle des ressources pétrolières et gazières. Les deux nations qui se sont lancées dans l’aventure de la guerre ont été baisées sur tous les plans.
Bachir cracha par la vitre ouverte.
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TatooaTatooa   20 mars 2016
Il lui arrivait de plus en plus souvent d'envier les hommes fauchés par la mitraille sous ses yeux, leur étrange sérénité dans la mort, eux dont les traits se tordaient d'épouvante quelques secondes avant l'assaut. Leur vie s'était brisée à l'âge de dix-huit ou vingt ans, mais ils ne subissaient plus la tragique imbécillité humaine, ils flottaient, libres, aériens, au-dessus du cul-de-basse-fosse où les hommes, sous le vernis civilisateur, s'abandonnaient à leurs instincts les plus vils. [...] C'était pire depuis que les partis évangéliques avaient conquis l'Europe, de l'amour plein la bouche et de la merde plein le cœur.
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TatooaTatooa   22 mars 2016
Il réfléchissait, il se demandait à quoi rimait sa putain d'existence. A part tirer des poufs à moitié ou complètement défoncées, à part prendre le fric de pauvres bougres contraints de fuir le pays, à part refourguer du shit trafiqué à des gosses de riches en mal de sensations, à part rajouter des tatouages et des piercings sur un corps déjà plus décoré qu'un arbre de Noël, à part chasser la nuit des organes frais, à part jouer les porte-flingues pour les gros bonnets des trafics, il ne faisait rien de sa vie, elle coulait entre ses doigts comme une eau sale, aucun feu ne brûlait dans ses veines, dans ses yeux, dans son cœur, il s'enfonçait tranquillement dans le dégoût froid de lui-même.
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belette2911belette2911   22 février 2017
— Ils ne le feront pas, affirma Luc. Ils se sont engagés vis-à-vis de Mehmet en acceptant son argent. Et leur sens de l’honneur…
— Parce qu’ils en ont un ?
— Probablement plus exigeant et plus fiable que le nôtre. Nous, Occidentaux, n’avions que les droits de l’homme, la démocratie, à la bouche, et ça ne nous a pas empêchés de piller sans vergogne les ressources de certains pays, de ruiner leurs économies, de plonger des populations entières dans la pauvreté. Nous ne sommes pas les mieux placés pour donner des leçons d’honneur.
— Capturer et revendre des enfants et des femmes, ça fait aussi partie du sens de l’honneur ?
Luc souffla sur son gobelet en terre cuite avant de boire une gorgée de thé.
— Je n’ai jamais dit non plus qu’ils étaient mieux que les autres. Les êtres humains consacrent une grande partie de leur temps à exploiter leurs semblables de toutes les manières. Mais pas davantage les uns que les autres. Ils le font chacun à leur façon, selon les intérêts et les usages du moment. Parce qu’il leur manque l’essentiel : la vision globale. Tous se débattent comme des insectes dans leur bocal, tous croient qu’il y a une fatalité de l’espace-temps, tous croient que conquérir, posséder, dominer, est la meilleure façon, la seule, de lui échapper. La rage de possession ne s’arrête pas aux territoires, aux biens, mais aux personnes, aux idées, aux pensées, elle essaie par tous les moyens de s’inventer une légitimité, mythique, religieuse, politique, économique, raciale, sexuelle… 
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StelphiqueStelphique   20 février 2017
L'amour n'est pas un sentiment qu'on marchande, c'est un état, une intelligence en action, la merveilleuse intelligence de l'univers.
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Videos de Pierre Bordage (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bordage
Pierre Bordage, Inkarmations, chez Leha Editions : https://editions-leha.com/catalogue-details/inkarmations/ Retrouver un extrait inédit = https://chapitres.actualitte.com/extrait/inkarmations-pierre-bordage/7175
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