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EAN : 9782867467059
124 pages
Liana Lévi (09/01/2014)
3.6/5   15 notes
Résumé :
Une ville de bord de mer rongée par le béton en barres, quoi de plus banal ? Georges, quadragénaire légèrement obsessionnel, ne parvient pourtant pas à s'y faire et rêve de quitter son métier d'agent immobilier. A contrario du mouvement général, municipalité en tête, qui mise tout sur les constructions modernes depuis que les chantiers navals ont fermé. Justement, une place de gardien de cimetière se libère. Un boulot parfait pour se mettre à l'abri de l'agitation d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LZ
  10 octobre 2015
L'auteur a le don d'écrire des histoires singulières et touchantes qui m'émeuvent beaucoup (comme La Marquise de Carabas). Ici, par petites touches, comme une impressionniste, elle nous fait entrer dans la vie d'un homme solitaire qui devient gardien de cimetière. Une fable contre les spéculations immobilières qui détruisent les quartiers des villes, une fable sur l'amour familial oppressant et oppressé.
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bb25
  31 octobre 2014
Georges se retire de l'agitation du monde et de sa vie d'agent immobilier pour travailler à la lisière entre les morts et les vivants : il devient gardien de cimetière et loge dans la guérite du gardien. Mais la vie est bien là,malgré les spectres et les fantômes, l'avenir avec le projet immobilier des "Corniches d'Azur" va être aussi au centre de sa vie...
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QueenieBooks
  21 juin 2016
Le roman commence brutalement. Georges, super agent immobilier, n'en peut plus de ce monde qui change, qui bouge, qui va trop vite. Un soir, dans la superbe voiture de son chef, il se précipite contre un arbre. Hospitalisation. Suivi psychologique. Et quand il sort, c'est pour un nouveau départ.
Il décroche le travail de gardien de cimetière. Il espère bien, ainsi, s'isoler du monde bruyant et en perpétuel mouvement. Il est celui qui reste dans cette ville où il est né. Celui qui ne fait pas de vagues. Celui qui aime la routine.
Seulement… les grilles d'un cimetière ne suffisent pas à empêcher le monde d'entrer.Lucile Bordes livre une nouvelle fois un roman aux personnages touchants, ancrés dans un monde bien réel où, pourtant, quelque chose d'onirique s'en dégage. du regard posé sur les choses. de cette douce mélancolie, toute en légèreté introspective.
Rien n'est jamais lourd dans ce livre aux thèmes et aux situations pourtant sombres. Là est le talent de Lucile Bordes. Parler de l'humain, de ses failles, de ses combats (ici, une vraie critique de l'urbanisation de la ville de bord de mer pour en faire une station balnéaire), comment le temps s'inscrit dans l'espace, et comment les gens peuvent s'adapter aux changements. Toujours avec tendresse et espoir.
Encore un très beau livre.
Lien : http://www.librairiemaruani...
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Rennath
  23 mars 2014
le héros ne supporte pas que les lieux changent, il finit par se retrouver gardien de cimetière ... Un roman un peu ennuyeux et décevant.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bb25bb25   31 octobre 2014
Les inscriptions sur les tombes, bien sûr, tout le monde peut les déchiffrer. Mais moi j'ai accès à ce qui ne s'affiche pas. Je sais qui est seul qui croyait être plusieurs, et dort au large dans onze mètres carrés. J'en connais qui s'entassent, misère ou hospitalité excessive, dans la mort comme dans la vie.(...)
Certains morts renoncent à l'hypocrisie et font mentir l'expression "emporter ses secrets dans la tombe".
p51-52 (Réalité des fantômes, p47-56)
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SZRAMOWOSZRAMOWO   06 mai 2016
L’Endroit Unique
Quand le vieux est mort, au premier jour de sa retraite, le lendemain de son pot d’adieu, ça a chuchoté sec. Notre ville s’étale, elle gagne des habitants, mais c’est un trompe-l’œil : nous sommes toujours le même nombre de familles à savoir, à nous tenir les uns les autres, à porter haut le respect ou la rancœur. La ville, la vraie, a brui tout entière quand il est mort, coquin de sort, lui qui avait bossé toute sa vie. C’est comme ça que j’ai su que la place était libre. Je sortais de l’hôpital et la guérite du vieux était justement dans le secteur que j’avais circonscrit comme viable. J’en avais discuté un peu avec le psychologue du Centre de Rééducation Fonctionnelle (visites 12h-20h, fleurs fraîches et animaux vivants interdits), entre deux plateaux techniques, et on était tombé d’accord sur le fait qu’il me fallait un boulot peinard, un truc qui ne m’oblige pas à quitter le centre-ville, un endroit où rien ne bouge, un ravalement de façade par-ci, un changement de sens de circulation par-là. N’importe quoi qui me tienne éloigné du bord de mer et du béton en barres. Je ne pouvais pas prendre le risque de disjoncter à nouveau. Alors la place du vieux, même si je me doutais bien que ça n’emballerait pas mes parents, ce n’était peut-être pas une mauvaise idée. J’ai décidé d’aller y faire un tour pour me rendre compte, ça faisait un bail que je n’étais plus passé devant, et la dernière fois les circonstances ne portaient évidemment pas à l’observation objective, puisque c’était pour la mort de mon grand-père.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   06 mai 2016
Déjà midi. Les vieilles qui s’activaient ici tout à l’heure vaquaient maintenant à d’autres tâches, ailleurs, tout aussi précises et redoutablement concentrées. Je serais bien allé voir le remplaçant, mais je n’ai pas osé. J’avais prévu d’entrer dans le bureau au prétexte de lui demander où se trouvait ce caveau familial dont j’avais oublié la localisation, mais l’homme discutait avec les jardiniers, qui le chambraient sans doute, tu fais dans la fleur artificielle, maintenant ? Et puis verte comme t’as la main, c’est une place en or, pour toi, ici, hein, Dédé ? Moi, j’espérais qu’il n’allait pas y prendre goût, car je comptais bien postuler l’après-midi même.
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Vidéo de Lucile Bordes
Ravi de vous retrouver pour ce 2e épisode de la Voix des libraires, consacré aux derniers coups de coeur de nos équipes !    Les livres chroniqués, disponibles en librairie, sur decitre.fr (https://www.decitre.fr/) et furet.com (https://www.furet.com/) :  
L'étoile absinthe - Jacques-Stephen Alexis - Ed. Zulma Final Fantaisie - François Cusset - Ed. POL Etats d'urgence - François Szabowski - Ed. le Tripode Que faire de la beauté - Lucile Bordes - Ed. Les Avrils Le chemin de la liberté - Jennifer Richard - Ed. Albin Michel Les pantoufles - Luc-Michel Fouassier - Ed. Folio Tu as vu le visage de Dieu - Gabriela Cabezon Camara - Ed. de l'Ogre Les abeilles grises - Andrei Kourkov - Ed. Liana Lievi Un long si long après-midi - Inga Vesper - Ed. La Martinière Le rat, la mésange et le jardinier - Fanny Ducassé - Ed. Thierry Magnier La passeuse de mots - Alric et Jennifer Twice - Ed. Hachette Romans Lore Olympus - Rachel Smythe - Ed. Hugo BD
Musique : Joakim Karud - Longing
Retrouvez notre autre émssion, La Voix des auteur(e)s : https://smartlink.ausha.co/la-voix-des-auteur-e-s 
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