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EAN : 9782857042648
313 pages
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (04/07/1997)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Petit-fils de Philippe VI de Valois, le vaincu de Crécy, fils de Jean le Bon, le vaincu de Poitiers, Charles V assuma la régence pendant la captivité de son père.

Au cours de cette période tragique, il sut faire front aux Anglais, aux Navarrais, à la commune insurrectionnelle suscitée par Etienne Marcel, aux routiers des Grandes Compagnies. Devenu roi, il parvint, avec l'aide de Du Guesclin, à reconquérir la totalité des provinces cédées par le trait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sarindar
  08 mars 2016
Soyons indulgents : Georges Bordonove, ayant lu les travaux de grands historiens et de bons biographes des rois, a entrepris de constituer une galerie des rois de toutes les dynasties destinée essentiellement à les rendre familiers au grand public.
Pour Charles V dit Le Sage, on dispose d'impressionnants travaux écrits, dans l'ordre par Roland Delachenal, Joseph Calmette, Jeannine Quillet et Françoise Autrand.
On ne situera donc pas le travail de Bordonove à la même hauteur, mais on le mettra, en revanche, en bonne place dans la liste des ouvrages du vulgarisation, faciles et agréables à lire, sans dévaluer cette biographie ni voir sous ces mots d'intention négative.
Raconter une histoire, et d'abord celle des hommes à tête couronnée, était un véritable bonheur pour Georges Bordonove, qui ne nous apprend rien de nouveau, mais qui sait parfaitement résumer pour ses lecteurs ce qu'il y a à retenir.
On oppose généralement la figure du Sage roi, troisième Valois à monter sur le trône, à celle de ses deux prédécesseurs, Philippe VI de Valois et Jean II le Bon, qui menèrent leur royaume au bord du désastre face aux Anglais dans les premières décennies de la guerre de Cent Ans. Mais le portrait idéalisé de ce roi presque parfait que l'on croit reconnaître chez Charles V le Sage est aussi donné en exemple pour le comparer plus qu'avantageusement à son successeur, le pauvre Charles VI le Fou (qui fut pourtant assez bien aimé au début de son règne).
Bordonove aurait certes pu pousser la réflexion un peu plus loin sur ce sujet, afin que son portrait de Charles V retienne aussi bien l'attention des médiévistes que celle du public. Mais il n'avait visiblement pas cette ambition ou cette prétention, et c'est un fait qu'il est toujours resté assez modeste.
François Sarindar, auteur de : Jeanne d'Arc, une mission inachevée (2015)

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raynald66
  26 septembre 2014
J'ai repéré une collection de livres d'histoire à la bibliothèque "les rois qui ont fait la France" et j'ai décidé d'en sélectionner un. Bon livre d'histoire de Georges Bordonove et bien écrit. J'ai choisi François 1er car parmi tous les rois de France, c'est mon préféré. Il était passionné d'art et littérature et a fait venir Leonard de Vinci. Il a également rendu obligatoire par décret (Villers Cotteret) l'utilisation du français dans les textes officiels.
Extrait :
A mesure qu'il prend de l'âge, il donne plus aux choses de l'esprit et à la création artistique. Il achète des tableaux de maîtres italiens et flamands, des statues, des tapisseries. Il fait venir Rosso et Primatice pour décorer ses palais, construire un cabinet de curiosités. Il accueille de savants humanistes : Brice, Poncher, Petit, Cop et Guillaume Budé. Il encourage leurs travaux.
Il fait traduire Plutarque, Cicéron, l'Odyssée. Il suggère à Clément Marot d'adapter les Métamorphoses d'Ovide. Il collectionne les manuscrits et les livres et, pour enrichir sa bibliothèque, invente en quelque sorte le dépôt légal.
Sur les instances de Budé, il fonde le Collège de France, où l'on enseignera l'hébreu, le grec et le latin. Fondation progressive, d'abord modeste
(la nomination de quelques "lecteurs") mais d'une importante insigne : car dès le début du Collège, il lui assure la plus entière liberté intellectuelle. Cela ne l'empêche pas d'aider les universités, c'est à dire l'enseignement officiel, et de faciliter la création d'écoles nouvelles. Il a toujours cru que le savoir améliorerait l'humaine nature !!!
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gill
  02 mai 2012
Son règne se situe au milieu de la guerre de cent ans, peu après la grande peste.
Ce fut un roi efficace et paisible, bien disant et subtil, plus à l'aise dans sa librairie que dans les camps.
Sachant s'attacher les talents, grand roi et seigneur de "Duguesclin", il était déjà un chef d'état moderne.
Cet agréable livre d'histoire est le cinquantième ouvrage de Georges Bordonove, il annonce la fin du moyen-âge dans un récit complet, clair et extrêmement documenté.
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Pris
  05 août 2014
La biographie d'un de nos plus grands rois qui a dû louvoyer, jouer au plus fin avec les Anglais, les bourgeois pour gouverner pendant la captivité de son père et affirmer son pouvoir dans un Moyen Age où l'absolutisme royal n'est pas encore abouti.
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Pris
  05 août 2014
La biographie d'un de nos plus grands rois qui a dû louvoyer, jouer au plus fin avec les Anglais, les bourgeois pour gouverner pendant la captivité de son père et affirmer son pouvoir dans un Moyen Age où l'absolutisme royal n'est pas encore abouti.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   03 mai 2012
Avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le bel, la dynastie des capétiens directs s'éteignait ; la couronne de France allait échoir aux Valois. "Toute la lignée de Philippe le Bel, en moins de 13 ans, fut défaillie et amortie, dont ce fut grand dommage" écrivait le chroniqueur de Saint-Denis.
Les Capétiens régnaient depuis trois siècles et demi (987-1328). L'oeuvre qu'ils avaient accomplie tenait du prodige. Elle était, pour une large part, le fruit de leurs qualités, en particulier de leur persévérance.
Elle résultait aussi de la volonté populaire : on oublie trop souvent qu'en mettant fin aux disparités féodales, la monarchie avait été, et restait, un facteur évident de progrès...
(extrait de l'introduction "L'héritier des Capétiens", insérée en début de l'édition parue chez "Marabout" en 1990)
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MurielTMurielT   17 août 2015
... Mais le roi Charles VI n'avait que douze ans. Ses oncles n'allaient pas tarder à se disputer le pouvoir. Lorsque le cœur du Sage fut porté à Rouen, selon ses dernières volontés, aucun de ses frères ne l’accompagnait, ne fut-ce que par révérence : il y avait là plus qu'un symptôme ! le roi mort avait réalisé son grand dessein, ou presque. Il avait effacé le douloureux traité de Brétigny. Les Anglais ne conservaient plus de l'ancien duché de Guyenne que Bordeaux, Bayonne et Calais. Il eût suffit de très peu d'années pour les bouter entièrement hors du royaume des lys, mais le sort en avait décidé autrement....
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raynald66raynald66   05 août 2017
Charles V retrouvait en lui les vertus capétiennes :
pragmatisme, méfiance, habileté diplomatique, ténacité.
Par certains aspects de son caractère, il était en avance sur son temps.
Il démontrait en tout cas la supériorité de l'intelligence sur la force et
c'était une terrible leçon qu'il infligeait à tout ce monde de chevaliers férus
d'exploits militaires. Il ajoutait à ces talents ceux de publiciste et de légiste,
voire de démagogue. C'était déjà un chef d'Etat moderne.
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raynald66raynald66   26 septembre 2014
Il aime profondément, viscéralement, sa mère à laquelle il doit peut-être d'avoir conservé son royaume après Pavie, sa soeur qui l'est venu voir au pire moment de sa captivité, ses enfants et surtout les deux fils qu'il vient d'arracher à Charles Quint.
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raynald66raynald66   26 septembre 2014
Le vainqueur de Marignan supplia Léonard de Vinci de venir en France près de lui. Et, sans doute, Léonard comprit-il que le jeune monarque l'aimait, car il accepta sans se faire prier.
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Louis XVI, BORDONOVE Georges
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