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ISBN : 2714442498
Éditeur : Belfond (22/08/2007)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 72 notes)
Résumé :
"Est-ce l'alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée? Ce climat anglais où l'on s'assassine en grignotant des scones et en buvant du thé? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S'appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie? Ou Ernst von Sydow? Ou même Lucas Cranach?" Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  11 décembre 2014
La forêt de chaque côté de la route. Pas une seule voiture croisée depuis trois heures. La nuit profonde l'envahit. La route devient très étroite. Encore quelques kilomètres à franchir et René Derain devrait apercevoir une lueur. Il arrive enfin devant cette grande bâtisse si sombre. Il sort son chien de la voiture lorsqu'un vieil homme vient l'accueillir. Tout le monde semble être déjà arrivé. Deux femmes et cinq hommes. Français, anglais, allemand ou suédois. Tous passionnés de chasse, ils ont loué une semaine dans cette grande maison, nichée en pleine forêt. Bizarrement, le propriétaire des lieux n'est pas là. Qu'importe, ils vont s'organiser... Chacun est venu pour s'adonner à son loisir préféré. Les présentations faites, la discussion s'anime aussitôt. Mais, dès le lendemain, les choses prennent une tournure étrange. Une partie de chasse surprenante, la neige et le froid qui s'invitent, des hôtes énigmatiques...
Hugo Boris nous convie à un séjour vraiment atypique. Oublier les maillots de bain et les lunettes de soleil. Une bonne parka et des moufles feront l'affaire. Sans oublier le fusil sur l'épaule et le chien. L'auteur nous plonge dans cette forêt épaisse et noire, nous glace le sang avec cette neige qui nous enveloppe. La chasse n'est qu'un prétexte pour nous parler des hommes, de leur condition de survie, de leur isolement, de la faim qui les tenaille, du danger qui rôde et d'un livre, feuilleté par René Derain, qui sera la source de bien des tourments. L'on se demande où Hugo Boris nous emmène et l'on vit ce séjour dans un malaise profond et une atmosphère inquiétante. Ce n'est pas un simple huis-clos, cela va au-delà. Et l'on se sent piégé...
A noter que les quelques dernières pages ne sont pas coupées, c'est au lecteur de le faire au couteau. Un procédé vraiment original qui l'implique d'autant plus...
La délégation norvégienne ... visez juste!
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LePamplemousse
  25 février 2015
Voilà un roman sacrément étonnant. Je l'ai lu d'une traite mais sans savoir vers quel genre d'histoire j'allais être entraînée.
Sept personnes ont réservé un séjour dédié à la chasse dans une région nordique, au coeur d'une forêt épaisse, en plein coeur de l'hiver.
Déjà, voir des hommes et des femmes rigoler en buvant une gorgée d'alcool avant de tirer sur des chevreuils, des élans ou des écureuils, je n'étais pas emballée, mais les nombreuses critiques étaient bonnes, et je me suis dis qu'il y avait sûrement autre chose dans ce livre que des descriptions de traque et de gibiers morts.
Effectivement, il y a autre chose dans ce roman mais ça serait vraiment dommage d'en dire plus, car tout le suspense repose sur plein de petits détails anodins, des sensations bizarres, des impressions de légers malaises qu'on ne peut pas expliquer.
La montée de l'angoisse se fait au rythme des flocons de neige qui tombent, doucement au début, et on se retouve vite pris au piège de cette histoire, comme les protagonnistes le sont des conditions climatiques.
La fin est à la hauteur du reste, c'est-à-dire étrange, presque inexplicable, mais assurément très forte.
Le livre neuf est vendu avec le dernier feuillet non découpé, ce qui maintient encore plus le suspense, car les curieux n'ont pas la possibilité d'aller jeter un oeil sur les dernières pages sans s'être auparavant munis d'une lame bien aiguisée.
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canel
  12 février 2014
Stress, paranoïa et vertige garantis pour le lecteur. Forêt, neige, froid polaire, chalet, huis clos entre sept inconnus réunis là pour la chasse au gros gibier. Personne pour accueillir ce groupe, quid du propriétaire des lieux, des organisateurs du séjour ? Les intempéries les isolent complètement du monde extérieur, l'électricité est coupée, les canalisations gelées. Les réserves alimentaires sont limitées, et seule la cheminée permet de se réchauffer.
On pense rapidement à Dix petits nègres (Agatha Cristie), La Forêt des ombres (Thilliez), Chiens de sang (Giébel), Julius Winsome (Gerard Donovan), entre autres... Ce thriller n'a pas un goût de réchauffé pour autant, mais les ressemblances avec ces ouvrages permettent d'imaginer différentes hypothèses lorsqu'on ne voit plus où l'auteur nous mène et quelle pourrait être l'issue de ce cauchemar. A mesure que les conditions de survie se corsent pour les protagonistes, l'angoisse monte, on est de plus en plus perdu, oppressé, parano, on a l'impression de s'enfoncer dans un labyrinthe. D'autant que les comportements et les relations au sein du groupe sont étranges, alternant entre camaraderie, solidarité et méfiance sans véritables tensions.
Excellent suspense, peut-être quelques longueurs pour qui ne connaît ni n'apprécie le 'jeu' de la chasse.
Un plaisir inédit pour moi cette nuit lorsque j'ai dû aller chercher un couteau (!) pour pouvoir terminer ma lecture.
Oui mais... je ne suis pas certaine d'avoir vraiment compris le dénouement, ou alors je n'ai pas envie de l'envisager de cette manière.
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Syl
  09 avril 2013
Quelque part dans une forêt étrangère, à trois jours de la France... Peut-être en Norvège.
Sur une trajectoire interminable bordée par des haies d'arbres noirs et une forêt dense, René Derain, garde chasse en vacances, conduit à la limite de l'épuisement, seul, avec son chien. le paysage est désertique, un véritable bush de sapins, d'aulnes, de pins. le décor et son silence sont pesants, angoissants. Il a rendez-vous dans un chalet avec des actionnaires, passionnés de chasse comme lui, qui seront le temps du séjour ses compagnons de battues.
Arrivé au relais, il est accueilli par un groupe disparate, quatre hommes et deux femmes, de nationalités différentes et tous des inconnus les uns pour les autres. La convivialité de l'assemblée apaise René. Les conversations sont anecdotiques et légères, l'ambiance sans mondanité ; il règne une bonne camaraderie.
Le lendemain, la première traque est organisée et ils ambitionnent tous un trophée. Les consignes sont données...
"- Fox, un coup long... Chevreuil, deux coups longs... Pour un cerf, trois coups longs... Et pour l'élan, quatre coups longs."
Les chiens lâchés, ils se postent et restent attentifs aux moindres échos, admiratifs du tableau. Lorsque apparaît devant eux un orignal majestueux, fier et serein.
"Cranach épaule son arme. Au creux du pouce, il ôte la sûreté, retient sa respiration. Il tire. le coup de feu explose violemment, la crosse lui rue dans l'épaule... La violence de la détonation s'est répercutée à travers la forêt... Dans la lunette de son arme, l'animal est debout. Cranach manoeuvre la culasse de la carabine, fait monter une autre balle... vise, presse le doigt sur la détente, lâche une deuxième balle... il désépaule, jette un oeil hors de la lunette. - Bon sang ! Les mains de Cranach se mouillent de sueur... Il recharge l'arme, de la sueur plein les yeux, la bête est à lui !... - Va pas nous tuer un chien, dit Derain. La carabine claque encore au milieu des abois jetés à pleine gueule. Il lève les yeux, comme s'il ne pouvait plus faire confiance à la lunette de visée, à tout ce qui aurait un lien quelconque avec cette carabine de malheur. La bête est toujours debout."
Incompréhension, doute, le chasseur ne comprend plus. C'est la honte qui le submerge. le cervidé tient sur ses jambes alors qu'il a reçu trois balles. La plaisanterie n'est pas à son goût et l'amertume le rend agressif.
"- Il est mort debout." Mais la carne est vieille et dure, cela sera un festin pour les chiens.
Dans la soirée, de retour dans le cottage, la situation se dédramatise et tourne à la rigolade. Un flocon de neige voltige, puis un second... Au matin, le site est d'une blancheur lumineuse. La chasse reprend, la neige aussi, resserrant en étau le huis clos, le préparant au drame, étouffant les plaintes des naufragés.
Les canalisations gèlent, le froid glacial paralyse, brûle les corps, le ravitaillement pillé s'appauvrit, des circonstances étranges obscurcissent les relations, le gibier est moqueur et invisible, un livre mystérieux émerge, gardé fiévreusement par René, la claustration rend soupçonneux, la sensation curieuse d'être épié mène à la démence. Que fait leur hôte ? Ne devait-il pas les rejoindre ? Est-ce que quelqu'un sait qu'ils sont là ? Pourront-ils survivre contre ces adversaires "le froid et la faim" ? Et ce livre ? Un livre qui narre leur futur, où tout est planifié comme un script.
La forêt sera sans pardon et l'agonie solitaire.
J'ai aimé ce livre et suis ravie d'avoir suivi les conseils de Sandy. Au début de cette lecture, j'ai été saisie d'écoeurement, on y parle de la chasse, d'abats que l'on arrache au cadavre d'une bête pour les déguster à l'apéritif, d'un petit lièvre sorti de son terrier qu'une vieille écossaise tue d'un coup de main tout en disant à son équipier d'une voix douce qu'elle adore les enfants... et puis j'ai été prise dans la tourmente comme emportée, bien malgré moi, dans cette forêt épaisse qui rend la cruauté qu'elle reçoit. J'ai tourné les pages, j'ai vécu l'angoisse, l'isolement, la folie. Je suis revenue sur mes pas, pensant avoir omis un passage, une explication, ne comprenant pas le cheminement de l'auteur, pour admettre plus tard le fantasque et la psychose qu'il nous délivre à travers un livre. Dans les dernières pages, je me suis muni d'une arme moi aussi... J'ai pris un couteau pour éventrer les feuilles suturées. Je voulais apprendre le déliement, cherchant une morale ou des justifications plus rationnelles. J'ai tranché et j'ai presque crié...
"- Alors qui ? Qui ?"
A lire.
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Woland
  25 novembre 2008
Bon, alors, ce sera franc et massif : je suis très déçue. Ce livre, dont la quatrième de couverture est extrêmement alléchante et d'autant plus mensongère, est une catastrophe.
Ce petit passage de la quatrième, notamment :"Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, "La Délégation norvégienne" est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !" est l'un des plus grossiers mensonges qu'il m'a été donné de lire.
"Un style vif et moderne" ? ... Tout d'abord, le narrateur n'y emploie que le présent, son vocabulaire est extrêmement plat, ses phrases plus journalistiques qu'autre chose. C'est peut-être "moderne", effectivement mais vif, certes pas.
"Des personnages énigmatiques et ambivalents" ? ... Non, des silhouettes, comme sur les affiches, plates, plates, si plates qu'elles s'évanouissent avant même qu'on ait fini le livre. N'ayant aucun passé expliqué ni aucune profondeur psychologique, elles auraient d'autre part beaucoup de difficultés à manifester la moindre ambivalence ! La seule chose qui les intéresse, c'est abattre du gibier. C'est tout. L'auteur a pris des caricatures extrêmement simplifiées, il les a jetées sur le papier et hop ! en avant, marche ! ... Elles ne marchent pas, les pauvres : elles piétinent. On devrait leur donner le coup de grâce dès le premier repas qu'elles prennent ensemble : ce serait faire oeuvre pie, croyez-moi.
"Une mise en abîme vertigineuse ?" ... La mise en abîme de quoi ? par qui ? Il n'y a rien ni personne dans ce livre sauf la neige, omniprésente mais sans originalité. Elle est froide, glaciale, blanche, épaisse, traîtresse, elle gèle les tuyaux, les orteils, tout ce qui lui tombe sous le flocon, bref, rien de nouveau sous le rare soleil polaire. Ce que Hugo Boris dit d'elle, vous le trouverez dans tous les dictionnaires et dans tous les petits romans à deux sous. Rien à voir avec Peter Hoeg, par exemple, quand il l'évoque ...
Non, il n'y a rien dans ce livre : aucun style, aucun personnage digne de ce nom, encore moins d'intrigue et surtout ni mystère, ni meurtrier bien que, effectivement, un homme y soit assassiné et que les chiens tremblent tous quand ils regardent la forêt sombre (quelle originalité ! n'en jetez plus, la cour est pleine !)
Si vous voulez mon avis, le seul éclair de génie d'Hugo Boris (enfin, lui, il a imaginé que c'était un coup de génie), c'est d'avoir mélangé une nouvelle très célèbre de Robert Bloch (où le narrateur achète un livre qui écrit sa propre vie jusqu'à ce que ...) aux fameux "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie. Il a secoué le tout et il en a barbouillé ses pages, en s'imaginant que cela suffirait à reproduire l'imagination et l'originalité de ces deux auteurs. Comme touche finale, il a aboli la frontière entre mystère policier et histoire fantastique : sans doute ignore-t-il que d'autres l'ont fait bien avant lui avec grand talent, voire avec génie.
Et puis, il a dû s'auto-congratuler. Quant à savoir comment il s'est fait éditer, ma foi, c'est peut-être un proche de Philippe Sollers ou de Josyane Savigneau ...
Mais aucune quatrième de couverture dithyrambique ne suffit à faire un bon livre. Celle qu'on lui a fournie ne permet donc en aucun cas à "La Délégation Norvégienne" de se révéler ce que'elle prétend être : une bonne histoire, pas plus qu'elle ne permettra à son auteur de prendre pied dans ma bibliothèque. Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de passer au large. Ou alors, si vous y tenez vraiment, retenez-le à la médiathèque du coin.
Nota Bene : et pour le "climat lourd et oppressant", franchement, on s'ennuie, oui ! Dame, on attend, on attend, on attend ... Quelque chose va bien se passer ... Mais non, rien ne se passe, on bâille, on commence à somnoler (forcément, toute cette neige, moi, ça me fait somnoler), on se force à aller jusqu'au bout et on n'a même pas eu peur !
Par contre, comme vous le voyez, on est très en colère. ;o)
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   11 février 2014
Lui qui lit si peu. Des ouvrages techniques principalement, des dictionnaires. Des romans, jamais. [...]
Il se souvient de la légère oppression qu'il a déjà ressentie en pénétrant dans une bibliothèque, entouré de murs de livres, de milliers d'ouvrages étiquetés, cette impression qu'il faudrait choisir radicalement de les lire tous ou de n'en lire aucun.
(p. 89-90)
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marina53marina53   11 décembre 2014
Il n’est plus tout à fait sûr que le monde existe en dehors de la perception qu’il en a.
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SylSyl   16 mars 2014
"- Fox, un coup long… Chevreuil, deux coups longs… Pour un cerf, trois coups longs… Et pour l’élan, quatre coups longs."
Les chiens lâchés, ils se postent et restent attentifs aux moindres échos, admiratifs du tableau. Lorsque apparaît devant eux un orignal majestueux, fier et serein.
"Cranach épaule son arme. Au creux du pouce, il ôte la sûreté, retient sa respiration. Il tire. Le coup de feu explose violemment, la crosse lui rue dans l’épaule… La violence de la détonation s’est répercutée à travers la forêt… Dans la lunette de son arme, l’animal est debout. Cranach manoeuvre la culasse de la carabine, fait monter une autre balle… vise, presse le doigt sur la détente, lâche une deuxième balle… il désépaule, jette un œil hors de la lunette. – Bon sang ! Les mains de Cranach se mouillent de sueur… Il recharge l’arme, de la sueur plein les yeux, la bête est à lui !… – Va pas nous tuer un chien, dit Derain. La carabine claque encore au milieu des abois jetés à pleine gueule. Il lève les yeux, comme s’il ne pouvait plus faire confiance à la lunette de visée, à tout ce qui aurait un lien quelconque avec cette carabine de malheur. La bête est toujours debout."
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kilitoukilitou   18 août 2010
Ils ne reconnaissent pas tout à fait le chemin pris à l'aller. La forêt semble s'être un peu resserrée. Les sapins rapprochés forcent à des crochets, des évitements. Les branches les plus basses les obligent parfois à se glisser de profil. [...] Ils ne traversent pas la forêt, c'est elle qui les laisse passer.
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cybacyba   05 avril 2015
Sept personnes, deux femmes et cinq hommes, ont réservé un séjour dédié à la chasse dans une région nordique. Personne pour les recevoir. La neige domine le paysage et les personnages. Intéressant, pas plus.
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