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ISBN : 2070414507
Éditeur : Gallimard (31/03/2002)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :

Marseille dans les années 2030 : une ville immense, surpeuplée et déshumanisée. Plusieurs millions d'habitants s'y agglutinent sur dix-huit niveaux souterrains. La quasi-totalité des espèces animales a disparu à la suite du conflit mondial. Au-dessus de la lugubre métropole plane la menace d'un tueur en série: un mystique répétant ses rites initiatiques ignobles et préférant tuer à dom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Natalia-Esptein
  10 octobre 2015
Excellent bouquin, nerveux, haletant, délirant mais très construit. Avec rigueur et clarté. A ne pas rater !
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Charybde2
  27 novembre 2016
Dans une Marseille largement souterraine de 2032, un policier, un serial killer et un électronicien de la marge. Une somptueuse déliquescence.
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2016/11/27/note-de-lecture-lombre-du-chat-paul-borrelli/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   27 novembre 2016
Il laissa choir l’épave et claudiqua jusqu’au comptoir. Il se servit un autre ouzo et s’essuya distraitement le visage avec un chiffon de ménage. Le tissu, imbibé de cire, déposa une traînée huileuse sur ses traits ingrats. Combes finit de boire avec un bruit de gorge et s’en versa un autre. Fidèle à ses habitudes, il effectua la même séquence de gestes : serrer un verre entre ses doigts épais, imprimer un lent mouvement à l’ensemble pour voir le glaçon dériver et fondre. La vie, c’est ça, pensait-il. On y tourne en rond, puis on disparaît.
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
C’était incontestablement la plus belle reine que j’aie jamais vue dans toute ma carrière : une dame de cour à l’effigie d’Elisabeth Ire, merveilleusement taillée dans l’ivoire, on pouvait en admirer les détails à la loupe : drapé des tissus, cheveux, diadème festonné, sceptre, jusqu’au bout des ongles… En plus, elle était conçue comme ces vierges ouvrantes, dont la robe se déplie en un triptyque sculpté. Je me souviens qu’à l’intérieur était reconstituée en miniature une scène de bataille, avec fantassins, cavaliers, archers… Une fois refermée, il était impossible de distinguer les charnières. Un travail magnifique, de toute beauté. J’ai réalisé ce jour-là qu’en succombant au charme de Cat, je m’étais fait rouler. C’était un marché de dupes, puisqu’ensuite je ne le reverrais plus. Le jeu valait dix, quinze, cent fois ce que… Enfin bref, j’ai refusé de donner la reine. Cat s’est mis dans une rage folle, nous nous sommes battus, et j’ai détruit la reine. Je l’ai jetée dans le poêle à bois qui me servait à éliminer les copeaux. L’ivoire a noirci et éclaté, Cat n’a rien pu sauver. Alors il a démoli tout ce que j’avais dans le magasin, et je ne l’ai jamais revu. Je n’ai pas porté plainte : j’ai mis le feu, et j’ai fait marcher l’assurance pour les dégâts.
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Charybde2Charybde2   27 novembre 2016
Sur le visage de Griffier poussait une grosse verrue. Il ne la faisait pas opérer : il estimait qu’elle ajoutait une note originale à son faciès mou, informe, qu’on eût dit moulé dans la cire et oublié au soleil. Auparavant, il haïssait jusqu’à son ombre. Et un jour, la verrue était venue se planter là, comme le drapeau de quelque victoire intérieure, et l’avait réconcilié avec lui-même. Il l’avait apprivoisée, elle s’était lovée sur sa narine gauche comme un animal au fond d’un panier confortable. Griffier imaginait l’intérieur de la boule de graisses : tapissée de muqueuses congestionnées, elle contenait peut-être quelque vie inconnue ? Il se la représentait grouillant de germes malsains. Quoiqu’il n’en parlât à personne au bureau, il aimait à employer devant les collègues des formules à double sens qui la désignaient directement : « Ces derniers temps, le phénomène a pris beaucoup d’ampleur… », phrases banales pour tous sauf pour lui. Au fond, il avait peur.
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
Mais tout se paie, cher monsieur, et vous ne vous en tirerez pas comme ça. Enfin… chaque chose en son temps. Je vais d’abord vous citer vos délits : usurpation d’identité d’un fonctionnaire assermenté de la police. Vol de matériel strictement professionnel. Séquestration. Piratage informatique de données à caractère confidentiel. Destruction de biens publics et privés. Coups et blessures. Attaque à main armée. Enlèvement. Chantage, abus de confiance. Bris de scellés sur lieu de crime. Atteinte à la vie privée, et j’en oublie sûrement. Cela vous suffira ?
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
Beaucoup d’hommes s’étaient contentés de se mettre en valeur, soit par l’élégance de la toilette ou un léger maquillage, soit par la légèreté du vêtement : débardeur sur des épaules musclées, ce genre de choses. Rares étaient ceux qui, déguisés de façon excentrique pour passer le réveillon, avaient eu recours au rouge à lèvres et aux cosmétiques en général. Tout le monde dansait au son d’une musique pulsive sinon lascive, tandis que sur une scène suspendue par des chaînes au-dessus du public, un jeune éphèbe se livrait à un strip-tease suggestif.
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