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Tessa Brisac (Traducteur)
ISBN : 2211091024
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/01/1989)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 41 notes)
Résumé :

Quand il rencontre Don Diego, à Madrid, vers 1625, juan de Pareja a déjà appris beaucoup de choses dans sa courte vie d'esclave noir. Il a vu des gens mourir de la peste, et il a eu à se méfier d'autres qui se disaient compatissants. Il a appris à lire et à ne pas s'attirer les foudres de ses maîtres. Avec Don Diego, qui est le grand peintre Velazquez, il va voir s'ouvrir devant lui un champ bien plus vaste de conna... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  02 juillet 2017
Je suis Juan de Pareja est une biographie romancée de Vélazquez.
Juan de Pareja a également réellement existé et de nombreux faits décrits dans ce romans sont tout à fait plausibles ce qui n'a fait que renforcer mon plaisir de lire ce livre.
J'ai, il est vrai, passé un excellent moment. Ce livre de littérature jeunesse mérite d'être plus largement connu et lu par tous. Si Vélazquez et la peinture sont au premier plan, le thème de l'esclavage prend une place importante. Juan de Pareja est effectivement le fils d'une esclave et sera de longues années au service de Vélazquez . Les liens qui unirent ces deux hommes sont émouvants et l'auteur nous informe que ce lien a réellement existé !
Je ne regarderai plus les tableaux de Vélazquez de la même façon et je vais avoir encore plus de plaisir à marcher sur la place Major à Madrid ...
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argali
  27 juin 2015
J'ai beaucoup aimé ce livre sensible qui m'a permis de découvrir l'intimité d'un peintre que je ne connaissais pas. Je trouve qu'il est fort bien écrit. Et même si les descriptions sont en nombre, elles sont justes et vivantes et n'alourdissent pas le récit.
L'auteur a du prendre des libertés mais, vu le caractère des personnages, tout aurait très bien pu se passer comme il l'a décrit. Les émotions de Juan de Pareja, ses pensées... tout semble vrai. On perçoit ses relations faites d'amitié et d'admiration envers son maitre et on découvre l'oeuvre du peintre dans une période historique et artistique foisonnante (17e).
Le passage le plus important me semble être la réalisation du portrait de Juan de Pareja mais tout le livre est intéressant car il raconte une période de l'histoire marquée par l'épanouissement et l'échange des connaissances et des arts. le regard que porte un esclave sur cette société est instructif.
En conclusion, j'ai vraiment apprécié ce livre qui m'a appris beaucoup et j'ai aimé que l'auteur place les oeuvres de Velasquez dans le contexte historique et raconte leur création, Je le recommande à tous.
(chronique de mon fils)
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vllc
  14 juillet 2011
Un magnifique roman pour un jeune public (dès 12 ans) versé dans la peinture. Il raconte avec beaucoup de sensibilité la vie de Juan de Pareja, un mulâtre né à Séville et qui était l'esclave assistant de Velázquez. L'auteur s'appuie sur le peu de documents historiques relatant des bribes de la vie de ce personnage aux côtés du célèbre peintre. On a néanmoins l'impression que la fiction est criante de vérité tant la plume de l'auteur sait rendre tous les états d'âme de Juan de Pareja et de son maître ainsi que leurs relations d'amitié. Une grande fresque donc qui permet d'aborder l'oeuvre de Velázquez et une période de l'histoire de la peinture puisque le roman nous fait voyager avec ses deux protagonistes dans l'Italie et l'Espagne du 17ième siècle- où l'on rencontre également le jeune Murillo appelé à un avenir prometteur et qui deviendra l'ami de Juan de Pareja. Les relations entre Velázquez et le roi d'Espagne, vues à travers le regard de l'esclave assistant, sont également évoquées.
A l'époque décrite dans ce roman où un esclave ne pouvait devenir peintre, le regard de Juan de Pareja sur sa société est un thème de roman intéressant. On sait que ce jeune esclave sera affranchi par Velázquez et qu'il peindra quelques toiles dont celle que vous pouvez voir en cliquant sur le lien ci-dessous.
Lien : http://www.pintoresfamosos.c..
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sylvie2
  22 septembre 2015
J'ai adoré me plonger dans le monde de Velázquez et encore plus dans celui de Juan de Pareja qui l'a accompagné durant toute sa vie de peintre.
Grâce à l'écriture simple mais tellement juste de ce roman, j'ai appris à regarder certaines peintures différemment et je me met à observer les jeux de lumière avec beaucoup plus d'intérêt.
Bien que ce livre s'adresse principalement à la jeunesse, je le conseille à tous les amateurs de peinture ou de belles histoires.
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clodermer
  25 décembre 2017
Voici l'histoire passionnante, et basée sur des faits réels, d'un enfant noir, esclave, nommé Juan de Pareja. Ce petit garçon plutôt docile et courageux va voyager de Séville à Madrid, poussé par son destin, parsemé d'épreuves.
Grâce à l'autrice, Elizabeth Borton de Treviño, nous le suivrons de l'enfance à l'âge adulte. Nous le verrons passer du statut de domestique à celui d'homme libre, de nettoyeur des pinceaux de Velázquez à peintre lui-même.
Un destin tout à fait extraordinaire qui m'a incité, après la lecture du livre, à aller admirer des oeuvres de Velázquez, de Murillo et de Juan de Pareja sur l'Internet. Un livre très bien écrit et que je recommande.
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critiques presse (1)
Ricochet   13 janvier 2016
Un roman aussi passionnant qu’émouvant, qui se lit d’une traite dès 14 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   02 juillet 2017
L'oeil est une machine compliquée. Il mélange les couleurs à notre place, expliqua le maître. Le peintre doit défaire le mélange et les reposer sur la toile, nuance par nuance, et puis l'oeil du spectateur prend le relais, et les mélange à nouveau.
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marichaljoachimmarichaljoachim   11 avril 2014
Souvent aussi, il restait seulement assis à regarder fixement... une pièce de velours drapée sur une chaise, ou un vase de cuivre, ou parfois moi-même.
Quand sa présence m'intimida un peu moins, je me risquai un jour à interrompre une de ses rêveries pour lui demander pourquoi il restait ainsi sans rien faire.
-Je travaille Juanico, répondit-il seulement. Je travaille en regardant.
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CielvariableCielvariable   29 janvier 2019
Quand sa présence m'intimida un peu moins, je me risquai un jour à interrompre une de ses rêveries pour lui demander pourquoi il restait ainsi sans rien faire.

-Je travaille, Juanico, répondit-il simplement. Je travaille en regardant.

Je ne compris pas et, pensant que cette réponse énigmatique ne visait qu'à me faire taire, je gardai le silence. Mais au bout de plus d'une semaine, il se mit à parler comme si je venais à peine de lui poser ma question, et sa réponse fut :

- Quand je reste ainsi à regarder un objet, je cherche à percevoir sa forme, pour que mes doigts la possèdent déjà complètement au moment où je commence à en dessiner les contours. J'analyse aussi les couleurs. Par exemple, tu vois ce morceau de brocat, là, sur la chaise ? De quelle couleur est-il ?

- Bleu, répondis-je aussitôt.

- Non Juanico. Il y a un léger arrière-fond de bleu, mais dans ce bleu il y a du violet, une touche infime de rose, et les reflets de la lumière sont rouges et vert vif. Regarde encore.

C'était de la magie. D'un coup, je les voyais, toutes les autres couleurs, exactement comme il venait de les décrire.
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clodermerclodermer   25 décembre 2017
Les apprentis, bien entendu, étaient libres et blancs, mais ils avaient envers le Maître des obligations particulières et ils devaient lui obéir, exactement comme moi ; en réalité j'étais plus libre qu'eux car je faisais partie de la maison. Je jouissais de la confiance du Maître, et il me la démontrait dans toutes sortes de petits détails familiers.
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sylvie2sylvie2   22 septembre 2015
Velázquez était un homme qui aimait la vérité, aimait la peindre et ne se flattait pas de l'améliorer.
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