AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Tessa Brisac (Traducteur)
EAN : 9782211091022
330 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/01/1989)
3.86/5   47 notes
Résumé :

Quand il rencontre Don Diego, à Madrid, vers 1625, juan de Pareja a déjà appris beaucoup de choses dans sa courte vie d'esclave noir. Il a vu des gens mourir de la peste, et il a eu à se méfier d'autres qui se disaient compatissants. Il a appris à lire et à ne pas s'attirer les foudres de ses maîtres. Avec Don Diego, qui est le grand peintre Velazquez, il va voir s'ouvrir devant lui un champ bien plus vaste de conna... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  02 juillet 2017
Je suis Juan de Pareja est une biographie romancée de Vélazquez.
Juan de Pareja a également réellement existé et de nombreux faits décrits dans ce romans sont tout à fait plausibles ce qui n'a fait que renforcer mon plaisir de lire ce livre.
J'ai, il est vrai, passé un excellent moment. Ce livre de littérature jeunesse mérite d'être plus largement connu et lu par tous. Si Vélazquez et la peinture sont au premier plan, le thème de l'esclavage prend une place importante. Juan de Pareja est effectivement le fils d'une esclave et sera de longues années au service de Vélazquez . Les liens qui unirent ces deux hommes sont émouvants et l'auteur nous informe que ce lien a réellement existé !
Je ne regarderai plus les tableaux de Vélazquez de la même façon et je vais avoir encore plus de plaisir à marcher sur la place Major à Madrid ...
Commenter  J’apprécie          412
argali
  27 juin 2015
J'ai beaucoup aimé ce livre sensible qui m'a permis de découvrir l'intimité d'un peintre que je ne connaissais pas. Je trouve qu'il est fort bien écrit. Et même si les descriptions sont en nombre, elles sont justes et vivantes et n'alourdissent pas le récit.
L'auteur a du prendre des libertés mais, vu le caractère des personnages, tout aurait très bien pu se passer comme il l'a décrit. Les émotions de Juan de Pareja, ses pensées... tout semble vrai. On perçoit ses relations faites d'amitié et d'admiration envers son maitre et on découvre l'oeuvre du peintre dans une période historique et artistique foisonnante (17e).
Le passage le plus important me semble être la réalisation du portrait de Juan de Pareja mais tout le livre est intéressant car il raconte une période de l'histoire marquée par l'épanouissement et l'échange des connaissances et des arts. le regard que porte un esclave sur cette société est instructif.
En conclusion, j'ai vraiment apprécié ce livre qui m'a appris beaucoup et j'ai aimé que l'auteur place les oeuvres de Velasquez dans le contexte historique et raconte leur création, Je le recommande à tous.
(chronique de mon fils)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
vllc
  14 juillet 2011
Un magnifique roman pour un jeune public (dès 12 ans) versé dans la peinture. Il raconte avec beaucoup de sensibilité la vie de Juan de Pareja, un mulâtre né à Séville et qui était l'esclave assistant de Velázquez. L'auteur s'appuie sur le peu de documents historiques relatant des bribes de la vie de ce personnage aux côtés du célèbre peintre. On a néanmoins l'impression que la fiction est criante de vérité tant la plume de l'auteur sait rendre tous les états d'âme de Juan de Pareja et de son maître ainsi que leurs relations d'amitié. Une grande fresque donc qui permet d'aborder l'oeuvre de Velázquez et une période de l'histoire de la peinture puisque le roman nous fait voyager avec ses deux protagonistes dans l'Italie et l'Espagne du 17ième siècle- où l'on rencontre également le jeune Murillo appelé à un avenir prometteur et qui deviendra l'ami de Juan de Pareja. Les relations entre Velázquez et le roi d'Espagne, vues à travers le regard de l'esclave assistant, sont également évoquées.
A l'époque décrite dans ce roman où un esclave ne pouvait devenir peintre, le regard de Juan de Pareja sur sa société est un thème de roman intéressant. On sait que ce jeune esclave sera affranchi par Velázquez et qu'il peindra quelques toiles dont celle que vous pouvez voir en cliquant sur le lien ci-dessous.
Lien : http://www.pintoresfamosos.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
JijiReed
  01 avril 2021
Nous sommes plongés dans l'Espagne du XVIIėme siècle. le petit Juan est un esclave mulâtre qui va se retrouver au service du grand peintre Velázquez. Il va apprendre la peinture en secret et devenir artiste malgré les interdits liés à sa condition et par là même conquérir sa liberté.
La relation singulière qui va se tisser entre les deux hommes, le maître et l'esclave, est très bien décrite : basée sur la confiance et l'affection d'un côté et le respect et la loyauté de l'autre. Quand Velàzquez exécutera son portrait, il ne peindra pas un esclave mais un homme digne et altier.
Juan nous fait également partager l'intimité du grand peintre : au travail dans son atelier ou avec sa famille dans son foyer.
Le style d'Elizabeth Borton de Treviño est très agréable et elle traite son sujet avec une grande modernité. J'ai été surprise de constater que ce roman avait été écrit en 1965. Très bien documentė, elle a su le rendre captivant en agrémentant les faits historiques avec des éléments narratifs imaginės mais tout à fait cohérents. Écrire à la première personne, incarner Juan de Pareja, rend le récit très vivant. Elle redonne également toute son humanité à cet homme intelligent, bon et sensible qui ne s'est jamais laissé réduire à sa condition d'esclave.
J'ai dévoré ce roman en quelques jours et je suis ravie d'avoir rencontré ce personnage au destin exceptionnel. Je me suis d'ailleurs hâtée de découvrir ses oeuvres et j'ai pu admirer tout son talent.
Je ne claresserais pas ce roman en littérature jeunesse. C'est tout simplement un grand roman qui passionnera ses lecteurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
sylvie2
  22 septembre 2015
J'ai adoré me plonger dans le monde de Velázquez et encore plus dans celui de Juan de Pareja qui l'a accompagné durant toute sa vie de peintre.
Grâce à l'écriture simple mais tellement juste de ce roman, j'ai appris à regarder certaines peintures différemment et je me met à observer les jeux de lumière avec beaucoup plus d'intérêt.
Bien que ce livre s'adresse principalement à la jeunesse, je le conseille à tous les amateurs de peinture ou de belles histoires.
Commenter  J’apprécie          60


critiques presse (1)
Ricochet   13 janvier 2016
Un roman aussi passionnant qu’émouvant, qui se lit d’une traite dès 14 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   02 juillet 2017
L'oeil est une machine compliquée. Il mélange les couleurs à notre place, expliqua le maître. Le peintre doit défaire le mélange et les reposer sur la toile, nuance par nuance, et puis l'oeil du spectateur prend le relais, et les mélange à nouveau.
Commenter  J’apprécie          230
marichaljoachimmarichaljoachim   11 avril 2014
Souvent aussi, il restait seulement assis à regarder fixement... une pièce de velours drapée sur une chaise, ou un vase de cuivre, ou parfois moi-même.
Quand sa présence m'intimida un peu moins, je me risquai un jour à interrompre une de ses rêveries pour lui demander pourquoi il restait ainsi sans rien faire.
-Je travaille Juanico, répondit-il seulement. Je travaille en regardant.
Commenter  J’apprécie          90
CielvariableCielvariable   29 janvier 2019
Quand sa présence m'intimida un peu moins, je me risquai un jour à interrompre une de ses rêveries pour lui demander pourquoi il restait ainsi sans rien faire.

-Je travaille, Juanico, répondit-il simplement. Je travaille en regardant.

Je ne compris pas et, pensant que cette réponse énigmatique ne visait qu'à me faire taire, je gardai le silence. Mais au bout de plus d'une semaine, il se mit à parler comme si je venais à peine de lui poser ma question, et sa réponse fut :

- Quand je reste ainsi à regarder un objet, je cherche à percevoir sa forme, pour que mes doigts la possèdent déjà complètement au moment où je commence à en dessiner les contours. J'analyse aussi les couleurs. Par exemple, tu vois ce morceau de brocat, là, sur la chaise ? De quelle couleur est-il ?

- Bleu, répondis-je aussitôt.

- Non Juanico. Il y a un léger arrière-fond de bleu, mais dans ce bleu il y a du violet, une touche infime de rose, et les reflets de la lumière sont rouges et vert vif. Regarde encore.

C'était de la magie. D'un coup, je les voyais, toutes les autres couleurs, exactement comme il venait de les décrire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
clodermerclodermer   25 décembre 2017
Les apprentis, bien entendu, étaient libres et blancs, mais ils avaient envers le Maître des obligations particulières et ils devaient lui obéir, exactement comme moi ; en réalité j'étais plus libre qu'eux car je faisais partie de la maison. Je jouissais de la confiance du Maître, et il me la démontrait dans toutes sortes de petits détails familiers.
Commenter  J’apprécie          10
sylvie2sylvie2   22 septembre 2015
Velázquez était un homme qui aimait la vérité, aimait la peindre et ne se flattait pas de l'améliorer.
Commenter  J’apprécie          30

autres livres classés : espagneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère
Autres livres de Elizabeth Borton de Treviño (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2409 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre