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ISBN : 2266231065
Éditeur : Pocket (12/06/2014)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 31 notes)
Résumé :
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un œil sur Tino et Stéph, ils avaient chacun un gros sac en bandoulière, bourré à craquer de billets, une cagoule noire sur la gueule et un fusil-mitrailleur en main. » Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Paco
  28 juillet 2012
Le Cramé... Un homme d'honneur, de parole, fonctionnant sur le principe du respect. Gosta Murneau - dit le Cramé -, surnom qu'il s'est approprié suite à sa méchante brûlure plaquée sur son visage, est néanmoins un truand, un gangster de haut vol qui est recherché par toutes les polices de France.
"La trentaine, baraqué pour ses un mètre soixante-quinze, ses cheveux étaient noirs et brillants, ainsi que ses grands yeux, comme ceux d'un jeune loup. Un nez cassé, des sourcils épais, il avait le profil d'une belle brute italienne, le profil droit, seulement."
Braquages de banques, gros casses commis avec fermeté, force et grande détermination sont à l'origine de cette pression qui envahie les rangs des services de police. le Cramé est un homme que ne se laisse pas prendre, qui agit entouré d'un commando - une famille? - soudé et impeccablement bien organisé. Leur grande force; la confiance, le respect, soit des codes d'honneur qui les uniront jusqu'à la mort, s'il le faut. le Cramé est un chef de bande comme on n'en fait plus - à l'ancienne comme on dit - qui respecte ses hommes, qui les couvrira jusqu'au bout quoiqu'il arrive, bref un gars qui assume. L'auteur nous le fait d'ailleurs bien ressentir avec, entre autre, des dialogues mémorables, piquants et vifs.
Nous sommes à Paris, au Crédit Marseillais de Saint-Denis, la bande du Cramé a choisi ce mauvais samedi pour s'attaquer à cette nouvelle cible. Mauvais? le casse tourne à la catastrophe et finit dans un bain de sang que ce soit du côté de la police, comme celui de la bande à Gosta. La mort planera sur Saint-Denis, tel un épais brouillard provoqué par les tirs des fusils-mitrailleurs, et emportera avec elle des flics, des gangsters. Un constat cauchemardesque et consternant pour notre truand; son clan a été donné, la police a été rancardée sur le braquage par un des siens. Un membre de sa "famille"... Merde..
Le Cramé restera sur le carreau, grièvement blessé, agonisant sur le trottoir. Un petit garçon passera par là avec sa mère, un petit garçon - un Ange? - qui s'occupera de lui, tant bien que mal, jusqu'à l'arrivée des secours. Était-ce un rêve? le Cramé finit en tôle, où il se remettra petit à petit de ses blessures.
Mais voilà, Gosta Murneau n'est pas le genre de personnage à vouloir s'attarder chez les forces de l'ordre à faire la causette. Suite à une magistrale et spectaculaire évasion du bureau du commissariat - aidé par les siens - le Cramé retourne parmi eux et leur annonce ses intentions. Il va les quitter pour quelques temps et remplir sa mission qui lui tient à coeur jusqu'au plus profond de ses tripes depuis le fameux casse; identifier et retrouver le traître. C'est pour lui tout simplement logique, c'est dans l'ordre des choses, furieusement fondamentale; on ne trahi pas le clan du Cramé...
Notre homme se refait un visage - travail minutieux d'un chirurgien esthétique - et va prendre un risque considérable mais tout de même calculé et bien préparé; Gosta Murneau va infiltrer la police criminelle et prendra la place d'un nouveau commissaire qui devait commencer chez eux. le Cramé devient désormais le commissaire Ange Gabriel - tiens donc... - et est bien décidé à mettre la main sur l'identité de celui qui a balancé les siens. Jacques-Olivier Bosco nous bluffe à merveille, sûrement avec une certaine délectation, en usant de ce magnifique subterfuge organisé par le Cramé. Nous avons l'habitude, évidemment, de voir des flics s'infiltrer dans le milieu du crime organisé, mais introduire un truand dans la hiérarchie de la police judiciaire, c'est carrément bluffant et remarquable! Et surtout terriblement bien amené... Vous verrez bien.
Alors que le Cramé s'obstine à découvrir les dossiers concernant le casse, il aperçoit dans le commissariat la mère de l'enfant, le petit Louis, celui qui s'était affairé à le maintenir en vie lorsqu'il se trouvait à terre, devant la banque. Cette maman, affolée et paniquée, vient annoncer la disparition de son petit garçon. Gosta Murneau, bien qu'occupé à remplir sa mission, va prendre en charge cette maman désespérée et va tout mettre un oeuvre pour retrouver l'enfant. Il en donne sa parole ... de truand.
C'est là que l'auteur nous réserve une belle surprise qui, pour ma part, m'a franchement épatée. La principale mission de Gosta part légèrement en arrière-plan et la trame du roman prend une toute autre tournure. Alors que le lecteur s'attendait à une "simple" histoire de truands trahis, Jacques-Olivier Bosco nous emmène dans le milieu dégueulasse, malsain et sombre de la pédophilie. le Cramé va mener l'enquête à sa manière, à la manière d'un truand, pour taper lourdement dans la fourmilière. Qu'il ait affaire à des notables, des personnages sensibles, rien à foutre, c'est le résultat qui compte! Ses "coéquipiers" le suivront avec un peu d'appréhension, car notre commissaire se montrera légèrement... obstiné et plutôt convainquant. Il obtiendra des résultats par la force des choses, ou par la force tout court! Cette affaire va l'emmener loin, peut-être même au plus profond de lui-même. Oui car le Cramé en fait une affaire personnelle, très personnelle même. Qui est-il vraiment, par quoi est-il passé? La mort a-t-elle déjà emporté son âme depuis bien longtemps?
Petit à petit, l'auteur va lever le voile, juste quelques coins, et faire tomber le solide mur de pierre qui entoure le truand, cet homme qui n'a pourtant peur de rien, qui ne craint rien, même pas la mort. le Cramé se trimbale visiblement un lourd secret qui le pousse férocement à retrouver ce gosse qui a certainement peur quelque part, seul, un sentiment qu'il semble lui-même pourtant très bien connaître. L'auteur nous dévoilera par petites bribes se qui hante finalement ce personnage qui paraît pourtant invincible et sans peur. La peur...
"Lino se planta devant son ami, il avait changé d'avis.
- Qu'est ce qu'il y a? T'as les boules à cause de la fille? T'as fait ce que t'as pu pour retrouver ce gosse, merde! Et il y a une bande de salopards qui ne fera plus de mal à personne, non?
- C'est vrai.
- C'est le petit Louis, c'est ça?
- Oui... Je sais qu'il a peur. Où qu'il soit, il tremble de terreur, il souffre. le jour où il m'a sauvé, j'ai vu ses yeux, j'ai tenu sa main, j'ai ressenti ce qu'il ressentait. Et, maintenant encore, en cet instant, je sais ce qu'il ressent.
- Tu sais? Ou tu ressens? le questionna Lino, sérieux.
- Les deux, enfin, je sais.
- Tu parles de ...
- La peur.
Le Corse le regarda un long moment. Il n'avait jamais vu son ami avoir peur. Comment le Cramé pouvait-il connaître ce sentiment? Il le fixa dans les yeux."
Jacques-Olivier Bosco, par l'enquête de Gosta, nous emmènera également dans les cités malfamées de Paris, lieux totalement contrôlés par les trafiquants d'armes ou de dopes, soit dans des quartiers où même la police ne met plus les pieds. L'auteur nous dépeint brillamment la vie, l'ambiance et l'atmosphère qui règnent dans ce milieu de merde, où les gamins n'ont pas vraiment d'alternative, mise à part celle de suivre la voie de la délinquance. Nous en apprenons beaucoup, l'auteur nous immerge et nous enfouis totalement et sans retenu parmi ces zonards en mal de vie. Ambiance pluvieuse, froide et tendue. Et pourtant...
Un roman qui défile à 250 km/h, à l'image de la course-poursuite macabre que nous aurons l'occasion de suivre et de vivre dans la périphérie de Paris, un roman qui a pour dénominateurs communs l'honneur, la vengeance, la peur, l'amitié, la mort et surtout la parole! Oui car le Cramé va puissamment la mettre à contribution et la respectera jusqu'au bout!
Jacques-Olivier Bosco nous présente un personnage impeccablement construit, un homme complexe, touchant même, qui porte sur ses épaules de très vieux fardeaux terriblement lourds, fait face à de vieux démons extrêmement accrocheurs. Un personnage que je ne risque pas d'oublier, - il y en a quelques uns comme ça -, et celui-là en fait désormais partie. Un homme qui cultive, malgré le fait d'être un truand, un sens profond et absolu du respect et de la parole. Un truand oui, mais a-t-il vraiment choisi cette voie? Toute la question est là et l'auteur y répondra très clairement. Il y a certaines choses que la mémoire de l'âme n'oublie jamais...
Ce roman est dur et violent, une vraie claque dans la gueule - aller et retour - mais je vous assure, cela vaut la peine de garder la tête haute et de s'attendre à recevoir encore quelques directs en pleine face. La plume de l'auteur fait couler beaucoup d'encre dispersant diverses teintes sur les pages; telles que le rouge, représentant la couleur du sang, mais aussi le bleu, comme la peur; sentiment constant et persistant, le noir, le très noir même comme le roman, ou encore le brun, la couleur de la merde, à l'image de certains personnages qui ne méritent pas d'autres qualificatifs. Verrons-nous également quelques nuances de vert, la couleur de l'espoir? Allez savoir...
Récit dur, violent, sanglant, parfois intolérable, qui dépasse même l'entendement, - l'auteur ne nous épargne aucun détail - mais qui respecte des valeurs fondamentales telles que les relations humaines et, je crois, du respect de la vie et de la personne, de l'enfant, aspects qui est, je dois dire, vraiment mis à mal. Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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BlackKat
  17 octobre 2016
À force de dire et répéter que je n'aime pas les polars, je vais en perdre toute crédibilité à en encenser un par ci, un par là… mais bon je me raccroche aux branches et je dirai que ce sont les exceptions qui confirment ma règle: je n'aime pô le polar!
Mais là, j'ai une bonne excuse… ce n'est pas vraiment un polar puisque le flic n'est pas vraiment flic… Hein, hein, hein?
Un braquage qui tourne mal et la mort qui s'invite… il n'en faut pas moins, pas plus, pour que le Cramé, une figure célèbre du banditisme, nourrisse une rage froide… Il est intolérable d'abriter un traître au sein de sa bande… Il est primordial de l'identifier et qu'il paye… Bandit ou pas, aucun ver ne doit pourrir la pomme!
Et le cramé ne va reculer devant rien… jusqu'à infiltrer le commissariat de Saint-Denis et se glisser dans la peau d'un flic!
Alors? Vous voyez? le flic n'en est pas vraiment un!
Et rien que pour cette virée en sous-marin dans un commissariat alors que sa tête est mise à prix comme au Far West, vous tremblez à chaque page jusqu'à la fin!
Jouissif!
Une mise en danger de tous les instants!
On ne sait s'il est totalement inconscient ou rudement sûr de lui, le Cramé! Ce qui est certain, c'est qu'il est culotté et qu'il en a dans le pantalon!
Ce que j'aime dans les romans de cet auteur, c'est cet équilibre entre violences et émotions. Nous ne sommes pas dans le gros déballage vicelard et gratuit de barbaque sanguinolente et putride, un peu trop à la mode livresque à mon goût. Ce ne sont pas que des gros durs qui s'excitent à la vue du sang, ce sont des êtres humains aux méthodes certes répréhensibles mais avec le sens de la famille, de l'amitié, de l'honneur, de la loyauté et une certaine éthique.
Avec un savant mélange de stress, d'angoisse, de suspens, d'ironie et d'humour, la plume de Jacques-Olivier Bosco nous balade d'un côté et de l'autre versant de la Loi, sans aucun parti pris. Et nous, lecteur, on ne sait vers où pencher. Car tout n'est pas immaculé chez les flics ou sombre chez les truands!
J'ai apprécié le personnage du Cramé pour tout ce qui est relevé précédemment mais également parce que son infiltration n'est pas parfaite. Ses maladresses et son côté « bourrin » alimentent une double intrigue qui ne nous laisse aucun répit: il doit identifier le traître de sa bande et il a promis de retrouver un gamin, Louis.
Ce n'est pas n'importe quel gamin… Sa maman a sauvé la vie du Cramé lors de ce fameux braquage foireux! Et une promesse est une promesse! le cramé en a vu des vertes et des pas mures durant sa vie mais cette quête va le mener dans le milieu du trafic d'enfants et les réseaux pédophiles. Les réminiscences du passé ouvriront à nouveau certaines plaies mais le Cramé ne lâche rien. Et c'est une véritable enquête policière qu'il va mener, au mépris de quelques règlements bien entendu, et avec certaines facilités mafieuses qui lui ouvriront quelques portes dans les cités chaudes de la banlieue.
Certains de ses collègues de « travail » auront des doutes, seront surpris par ses méthodes… mais le résultat n'en vaut-il pas la peine? L'éthique policière n'est-elle pas élastique parfois? La Loi et la conscience morale individuelle sont-elles toujours compatibles?
Entre débusquer et châtier un traître, retrouver un enfant enlevé, évoluer dans la peau d'un flic qu'il n'est pas et protéger sa bande… vous l'aurez deviné, pas un instant d'ennui ne se glisse entre les pages aux côtés du Cramé!
Encore un super moment de lecture! Aucun bémol pour cette plume maîtrisée et passionnante!
Rendez-vous très bientôt avec le suivant sur ma liste: Aimer et laisser mourir!
PS: Bravo JOB pour le clin d'oeil au Maudit, personnage d'un chef d'oeuvre livresque!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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PierreF
  12 juin 2011
Accrochez vous ! Ce résumé des 50 premières pages n'est qu'un bref aperçu du roman. Cela vous laisse imaginer la vitesse à laquelle ça va, à laquelle ça court. le mot d'ordre ici, c'est la vitesse. Les phrases claquent, les chapitres sont courts, donc globalement, on en prend plein la gueule ! C'est impressionnant comme le style se marie à l'action, et je dois avouer que j'ai rarement lu un roman avec des passages aussi rapides, aussi haletants. Je garde en particulier une scène en tête de poursuite en voiture formidable.
Au-delà de ça, Jacques Olivier Bosco sait construire un personnage, qui n'est ni bon ni mauvais, ni blanc ni noir, avec un vrai passé, avec des principes, avec des règles de vie et de survie. Gosta a vécu une enfance difficile, il s'est construit tout seul, est devenu un meneur d'hommes grâce à sa loi du un pour tous et tous pour un. Et même si on désapprouve la façon dont il a mené sa vie, c'est un héros réaliste que l'on a plaisir à retrouver.
Evidemment, la situation est cocasse. L'auteur aurait pu en faire une comédie, avec un sujet tel que celui-ci, le truand qui infiltre un commissariat. Mais non ! On a droit à un vrai roman noir, mené tambour battant, avec des dialogues hyper efficaces, et des scènes chocs. Il n'y a qu'à lire les interrogatoires, qui sont dirigés hors de toutes les règles légalistes à la façon d'un Dirty Harry (je tire d'abord puis je demande).
N'y cherchez pas de morale, ni de message ! Ce roman est fait pour divertir, comme on regarde un excellent film d'action, jusqu'à une fin d'une noirceur infinie, glauque, l'horreur du chapitre 37. On lui pardonnera les petites facilités dans certaines scènes, quelques phrases d'humour noir et on louera la documentation sur le monde policier et le monde de la drogue qui est impressionnante. D'ailleurs, l'ensemble du roman est d'une cohérence à faire pâlir un grand nombre d'auteurs. C'est une très bonne découverte d'un auteur qu'il va falloir suivre de très près, foi de Black Novel !
Lien : http://black-novel.over-blog..
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zembla
  13 juin 2011
Le Cramé est un braqueur de la vieille école, de celle où l'honneur veut dire quelque chose. Mais de celle aussi où la trahison se règle dans le sang. le Cramé et sa bande sont recherchés depuis deux ans par la police sans succès jusqu'au jour où quelqu'un les trahit, quelqu'un qui fait partie de sa bande. le Cramé capturé réussit a s'échapper et n'a qu'une idée en tête : retrouver qui les a trahi . Pour cela qu'une solution, réussir a accéder aux dossiers de la police pour trouver le nom du traître. Grâce au hasard et a la chirurgie esthétique, le Cramé réussit a infiltrer la police mais il va se retrouvé malgré lui mêlé a une enquête sur la disparition d'un enfant et qui va le mener plus loin qu'il ne le voulait.

Un roman noir, très noir, foisonnant et bien ficelé que j'ai littéralement dévoré. Même si l'on peut trouver les hasards qui parsèment le livre un peu trop nombreux, il n'empêche qu'il est très prenant du début jusqu'à la fin. Mêlant habilement ses différentes intrigues, l'auteur nous emmène dans nos cités où la police ne fait pas la loi, où c'est la loi des cités qui a cours. le constat est glaçant, dérangeant, brutal, violent. Pas de complaisance dans cette violence, elle est montré crûment, sans fard et avec beaucoup d'hémoglobine !
Le Cramé est un sacré personnage, entre Cartouche et Vidocq, avec un sens de l'honneur chevillé au corps. Un personnage sombre, impitoyable avec les traîtres et dont l'enfance joue un rôle déterminant dans ce qu'il est. Un homme ne reculant devant rien, qui ne craint personne même pas la mort.
Ce livre est une très bonne découverte pour moi, me faisant découvrir un auteur prometteur a l'univers très personnel.
Lien : http://www.desgoutsetdeslivr..
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nathalie_MarketMarcel
  21 mai 2012
J'ai commencé ma lecture en étant sceptique car le roman n'est pas exempt de clichés (le bandit avec code d'honneur qui s'oppose au caïd minable, les filles en combinaison de cuir, etc.) mais je l'ai achevé en le dévorant car l'auteur tire le meilleur parti de ces clichés pour nourrir son récit et lui ajouter de l'humour et de l'épaisseur. Ainsi ce fameux sens de l'honneur conduit notre Cramé à prendre des décisions étonnantes, ce qui permet à l'intrigue de rebondir de façon tout à fait savoureuse. Les flics et les bandits sont tous des fans de cinéma et les uns comme les autres miment leurs héros avec blousons de cuir, gauloises et positions choisies. Si l'on fume des gauloises comme dans les années 50, la réglementation sur le tabac renouvelle le motif de façon amusante. le récit est entraînant, mené au rythme des voitures, des flingues de divers calibres, des interrogatoires musclés.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   21 mai 2012
Ce qui l’avait mené là, les bras en V derrière le dossier de sa chaise, le collier anti-émeute tailladant ses poignets. Deux autres inspecteurs, des molosses type Rottweiler, gardaient la porte dans son dos, bras croisés, ils portaient le jean moule-bite et le blouson en cuir noir marchandé aux puces de Saint-Ouen mais auraient très bien pu être sapés de costards froissés et délavés, leurs têtes coiffées d’un chapeau mou, à la façon des flics brutaux des années cinquante.
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yv1yv1   13 juin 2011
Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Il y avait une chaleur humaine entre ces flics. Leur vie et leur boulot n'étaient pas faciles : les "objectifs", les tentations, les risques de bavure ou de s'en prendre une. Mais ils le surmontaient avec solidarité, jusqu'à l'amitié sans faille. [...] Un peu comme dans ma bande, pensa-t-il [Le Cramé] avec amertume. jusqu'à ce qu'un traître s'annonce sur le pas de la porte... (p.98)
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BlackKatBlackKat   20 septembre 2016
Cramé: fou, téméraire et inconscient, ne connaissant pas la peur et bravant les coups et les blessures, jusqu'à défier la mort elle-même. Il avait fait tout ça, et le ferait encore, c'était dans ses gènes depuis son enfance, dans son passé.
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BlackKatBlackKat   04 octobre 2016
(…) tout repartirait comme avant. Il savait que c’était faux, qu’il se mentait. Tant qu’il y aurait cette promesse, celle qu’il avait faite à la mère du petit Louis, il ne serait pas apaisé. Le Cramé ne supportait pas l’échec, et encore moins les promesses non tenues.
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yv1yv1   13 juin 2011
Inutile de demander ce qu'il advenait lorsque le gosse était trop "abîmé". Le Cramé était à cran, il avait compris que les "réseaux" se débarrassaient des gamins dès qu'ils avaient passé la date limite, et renouvelaient leur stock avec des produits frais. Quelle bande d'enfoirés ! Quel monde de merde ! (p.117)
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Videos de Jacques Olivier Bosco (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Olivier Bosco
Catalogue 2011 EDITIONS JIGAL .Catalogue 2011 des EDITIONS JIGAL - polar et roman noir - Philippe Georget, Jacques Olivier Bosco, Maurice Gouiran, le juge André Fortin, Serge Scotto, Zolma, Janis Otsiemi, Pierre Boussel, Adlène Meddi? Prix SNCF du Polar, Prix Plume de Glace, Prix du Premier Roman Policier, Prix Michel Lebrun,
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