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ISBN : 2070413217
Éditeur : Gallimard (04/01/2000)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 490 notes)
Résumé :
"Mais au-delà coulait une rivière." Cette rivière, fascinante, d'une infinie richesse est le centre même de cette oeuvre, comme elle est le centre de l'univers de Pascalet, le héros de ce très beau livre. Le petit garçon va sentir en lui l'appel irrésistible de ce cours d'eau fabuleux qui le fait rêver, nuit et jour, à l'image de Bargabot, l'étrange braconnier qui en connaît chaque méandre et vient par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  18 décembre 2011
"L'enfant et la rivière", c'est l'histoire du jeune Pascalet qui connaît une enfance paisible dans un petit mas provençal au milieu de champs bordés de cyprès. le soir, à la veillée, il entend les grandes personnes parler de la rivière qui coule au loin, là-bas, derrière les prés. On évoque des eaux bouillonnantes, des crues et des courants. Bref, tout ce qui détermine Pascalet à faire de cette rivière « sa rivière » malgré l'interdiction formelle de s'y rendre maintes fois réitérée par sa mère. Et puis il y a les bohémiens…
Vient l'occasion tant de fois rêvée : l'absence prolongée des parents et la « garde molle » de sa tante Martine. Il succombe à la tentation et rejoint la rivière… Il découvrira l'île et les bohémiens ; mais aussi Gatzo…
Ne vous laissez pas perturber par le fait que ce petit livre est recommandé à la lecture aux jeunes à partir de dix ans ; Michel Tournier n'affirme-t-il pas qu'un bon livre est un livre qui peut être lu par un enfant de dix ans, justement ?
Il y est question de la tentation, de la transgression de l'interdit, certes… mais aussi de l'amitié entre Pascalet et Gatzo. Et puis cette Provence là, c'est aussi celle de Giono. Alors…
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lyoko
  07 février 2018
Je profite des lecture scolaires de mes enfants pour (re)lire les classiques. J'ai donc fait la rencontre de Pascalet et de Gatzo a travers ce roman.
Un bien beau roman , qui raconte la Provence , la nature, les mésaventures des deux garçons, l'amitié mais aussi l'amour "familial".
L'écriture est agréable, et transmet bien l'amour de l'auteur pour cette région.
Personnellement, ce n'est pas le style de lecture que j'affectionne particulièrement, mais c'est un roman bien sympa pour notre jeunesse.
De l'avis de ma fille, il y a malgré tout quelques longueurs. Elle n'a pas du tout été réceptive aux longues descriptions sur la nature en elle même. de ses propres mots "il ne se passe rien". D'un autre côté elle a beaucoup aimé l'histoire d'amitié avec les deux garçons.
En bref, et pour conclure une belle histoire mais qui manque d'action
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torpedo
  27 juillet 2018
Parce qu'il nous parle d'un enfant, ce livre est malheureusement souvent relégué au rayon jeunesse. Et a fait naître en moi une affreuse méprise, doublée du souvenir de ces fameuses dictées scolaires dont Bosco faisait souvent partie. Nous suivons effectivement notre jeune ami Pascalet pendant environ une année dans ce roman d'apprentissage. Pascalet va tour à tour braver les interdits familiaux, découvrir l'amitié, rencontrer l'étranger. Henri Bosco convoque dans ce conte des souvenirs d'enfance idéalisés. Mais si nous suivons les aventures de cet enfant, c'est bien la nature qui en est le personnage principal. Avec une plume poétique, Henri Bosco sait comme nul autre décrire le souffle du vent sur le visage, l'odeur des herbes, la découverte des poissons d'argent, la nuit étoilée.
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akhesa
  07 avril 2013
Voici un de ces livres magiques que l'on peut relire a l'infini.Un roman qui permet de se plonger dans l'ecoute de la nature,toutes les sensations qu'elle peut nous procurer si nous prenons le temps de l'observer.Une belle escapade poetique contee a travers les yeux d'un enfant sensible.
L'enfant,sa merveilleuse tante Martine,l'amitie,les gitans,le theatre forain,tout se conjugue pour qu'on soit pris,qu'on retrouve sa fraicheur enfantine,celle que Bosco a si bien restituee
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araucaria
  29 décembre 2014
Un très beau roman jeunesse, dont l'action se déroule en Provence, en pleine nature. Un très agréable livre d'aventure rempli de poésie. Un classique de la littérature jeunesse. Une valeur sûre.
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
pit31pit31   08 novembre 2019
Car, par moments, je me disais que je faisais un rêve délicieux et terrifiant…
Pouvais-je me trouver, après tant d'aventures, seul avec un enfant dont je ne savais que le nom, sur cette banque ? Cette barque cachée, perdue au milieu des roseaux, sur un bras mort de la rivière ?...
Et le pouvais-je avec délices, sans remords ? Car je n'avais pas de remords, même en pensant à la pauvre Tante Martine. Elle devait gémir, pleurer, crier, arracher sa coiffe, la pauvre !
Je la voyais, je l'entendais, je la plaignais un peu, d'ailleurs sans conviction ; mais n'empêche que d'être là à flotter sur ces quatre planches légères, en pleine matinée de soleil et de brise, m'emplissait d'un bonheur vivant, d'un vrai bonheur… J'en avais sur la peau, j'en avais dans la chair, j'en avais dans le sang ; il descendait jusque dans l'âme. Je ne savais pas ce qu'est l'âme. A cet âge-là on est ignorant. Mais je sentais bien que ma joie de vivre était plus grande que mon corps, et je me disais : "Pascalet, c'est l'ange du Bon Dieu qui remue de plaisir en toi. Traite-le bien".
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araucariaaraucaria   25 novembre 2014
Quand j'étais tout enfant, nous habitions à la campagne. La maison qui nous abritait n'était qu'une petite métairie isolée au milieu des champs. Là nous vivions en paix. Mes parents gardaient avec eux une grand-tante paternelle, Tante Martine.
C'était une femme à l'antique avec la coiffe de piqué, la robe à plis et les ciseaux d'argent pendus à la ceinture. Elle régentait tout le monde : les gens, le chien, les canards et les poules. Quant à moi, j'étais gourmandé du matin au soir. Je suis doux cependant et bien facile à conduire. N'importe! Elle grondait.
C'est que, m'adorant en secret, elle croyait cacher ainsi ce sentiment d'adoration qui jaillissait, à la moindre occasion, de toute sa personne.
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RenodRenod   15 novembre 2016
Quand j’ouvris les yeux l’aube se levait. D’abord je vis le ciel. Je ne vis que le ciel. Il était gris et mauve, et seul, sur un fil de nuage, très haut, un peu de rose apparaissait. Le vent tissait, plus haut encore, d’autres fils à travers un treillis léger de vapeurs ; et, du côté de l’aube, une buée d’or pâle se levait lentement de la rivière. Un oiseau lança un appel, peut-être était-ce une bouscarle. Son cri hardi et coléreux éveilla le coassement discret d’une grenouille. Puis un vol de plumes mouillées froissa les touffes de roseaux et tout autour de notre barque le murmure confus des bêtes d’eau, encore invisibles, monta : tous les bruits, tous les soupirs, des mouvements furtifs, un clapotis, des gouttelettes, ce plongeon d’un rat effaré, là-bas cet oiseau vif qui s’éclabousse, le choc d’un éboulis, le glissement d’une sarcelle qui se faufile entre les joncs, un rauque appel, la rousserole, tout à coup, le sifflet du loriot, et déjà, sous un saule du rivage, le roucoulement de la tourterelle… J’écoutais.
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SachenkaSachenka   06 juin 2017
[La lune] m'aida beaucoup cette nuit-là : sa clarté éclaira ma route et sa grande douceur m'apaisa un peu, par enchantement. Car la lune enchante les âmes bien mieux que toute autre planète. Sa lumière est si près de nous! On la sent attentive, affectueuse et, aux lunaisons de printemps, son amitié devient si tendre que toute la campagne s'attendrit. Alors il n'y a pas, pour les enfants qui s'éveillent la nuit, de plus charmante conseillère. Par la fenêtre ouverte elle éclaire leur chambre et, quand ils se rendorment, elle fournit à leur sommeil les plus beaux songes.
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araucariaaraucaria   29 décembre 2014
Un chemin moussu conduisait à la chapelle. On y accédait par un porche bas. La bise et les pluies de l'hiver avaient usé la façade de pierre tendre. Elle offrait un très vieux visage, roussi par les lichens et le long travail du soleil.
Au-dessus de la porte, on avait creusé une niche où se tenait une petite Vierge de plâtre colorié. Les couleurs en étaient parties. On devinait un peu de rose sur la robe. Une inscription en lettres bleues entourait cette modeste image.
Elle disait le nom de la chapelle, un beau nom :
Notre-Dame-des-Eaux-Dormantes.
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Video de Henri Bosco (3) Voir plusAjouter une vidéo

Bosco : l'art d'être heureux
Visite à l'écrivain Henri BOSCO dans sa maison niçoise ; il évoque son enfance, sa manière de travailler, son goût pour la cuisine et pour la musique et parle surtout d'un certain art de vivre, de sa conception de la vie. Evocation d'un de ses ancêtres proches, Don Bosco avec reportage dans une école technique de la fondation Don Bosco qui forme des ouvriers qualifiés. Présentation d'un...
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L'enfant et la rivière

Qui est Bargabot par rapport à Pascalet ?

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Un ami de tante Martine
Un pêcheur qui apporte du poisson à la famille
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