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EAN : 9782070370108
128 pages
Gallimard (01/03/1978)
4.44/5   24 notes
Résumé :
Sylvius a paru pour la première fois en 1948, dans une édition de luxe à tirage limité. C'est l'histoire d'une famille tranquille qui vit en Provence, les Mégremut. Famille unie, respectée, charmante, qui sert de guide et de modèle à tout un village. Un Mégremut pourtant, Sylvius, enfreint la tradition et part en voyage. Il se joint à une troupe de misérables comédiens ambulants. La famille le retrouve et fait un pacte avec les comédiens. Sylvius restera six mois ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
C'est une histoire de famille, les Mégremut, une belle famille qui peuple tout le village de Pontillargues et même les environs, une famille unie comme les doigts de la main.
Il va sans dire que l'on est attaché à son coin de terre chez les Mégremut, on reste entre soi, personne n'aurait l'idée saugrenue de partir sur les routes.

C'est Sylvius qui va être pris un jour par l'envie du départ.
Curieux que Sylvius soit celui qui cède à la tentation car dans la famille il passait pour le sage mais aussi le prudent qui a toujours peur de manquer, sa maison est un vrai garde-manger et pour cela il est souvent sur les routes mais toujours il revient à Pontillargues.
Oui mais voilà un soir de chandeleur tout neigeux il a la curiosité d'aller voir un peu plus loin et tombe sur une troupe du voyage.
Surprise tout le village est à la fête donnée par les théâtreux de passage et Sylvius oubliant ses provisions, sa famille et son village, se joint à la troupe des comédiens ambulants.
Mais la famille menée par Philomène veille au grain.
Je vous laisse découvrir comment va s'organiser la récupération de Sylvius.

C'est un roman très attachant, court comme une longue nouvelle, simple, des personnages plein de mélancolie, un roman d'une douceur tragique que j'ai beaucoup aimé.
Henri Bosco sait parfaitement évoquer le rêve, les liens familiaux parfois étouffants, l'étrangeté du voyage, le mystère qui va s'attacher à Sylvius.



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Ce court roman est une sorte de conte de Noël à la manière de Bosco. C'est-à-dire une fable poétique et onirique où l'imagination et les rêves ouvrent les portes vers un ailleurs à la fois géographique et mental. Surtout ne lisez pas la 4e de couverture si vous avez envie de le lire... la trame y est résumée pratiquement en entier jusqu'à son dénouement.

Méjean appartient par alliance à la famille Mégremut qui de génération en génération est toujours restée sédentaire, préférant voyager par la pensée et les rêves, et tenant à son unité. Méjean fait partie de ces exceptions familiales qui ont choisi de voyager à travers le monde quitte à heurter la sensibilité du groupe dirigé par la figure matriarcale de tante Philomène. Lors d'un de ses nombreux retours à Pontillargues, il rencontre le sage Barnabé qui entreprend de lui raconter l'histoire d'un autre voyageur aujourd'hui disparu, Sylvius, dont la puissance singulière des rêves lui inspirait d'étranges histoires capables de toucher les coeurs.

Ce récit nous raconte alors le départ de Sylvius et de son cheval Melchior un soir d'hiver et les rencontres qui ont suivi.

J'ai une fois de plus adoré cette histoire magique qui ménage des surprises et s'achève sur un troublant mystère. L'écriture est un régal et Bosco un auteur dont je lirai tous les livres (il m'en reste par chance encore quelques uns à découvrir).
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Joli conte provençal.
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la première partie est d'une pureté étincelante, comme à la lecture d'un long poème de l'eau. le roman m'a un tout petit peu déçu par la suite, tellement il m'avait porté dans ses premières pages. c'est un livre très beau.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Mélancolique et étrange voyage.
On roulait en silence, sur le chemin ouaté de neige. Le temps était bas, gris ; la lande, déserte et monotone. Vers le soir trois loups apparurent, qui se dirigeaient vers un bois. Narcisse prit le fusil à deux coups, mais les loups, qui filaient obliquement, s'enfoncèrent dans une futaie. Quelques corbeaux annoncèrent la nuit. On alluma les lanternes et on but du café chaud.
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Là s’alignaient jambons salés, saucissons drus, guirlandes d’oignons mordorés, claies rayonnantes de tomates, melons d’hiver suspendus au plafond, légumes secs, cornichons, piments, bocaux de gelées brunes ou roses, poissons fumés, coulis, conserves…
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On respira. On respira non pas de l'air, mais des feuilles, des fruits avec le doux-amer des baies parfumées, des écorces, des moelles d'arbre ; on respira des haies entières ; on respira la gomme fraîche de la prune, la lymphe fluide de la pêche ; on respira le lait de l'amande et le suc du poirier ; on respira la sève mère des jardins encore nourrie de son sucre ; on respira, on soupira et on expira de tels souffles de plaisir que, du jour finissant, on passa insensiblement à une nuit plus odorante encore, et nul des Mégremut, qu'elle enveloppait peu à peu, ne s'apercevait qu'il entrait dans l'ombre.
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 C’est lui qui invente nos pièces. Je ne sais comment il s’y prend, ma mère, ni d’où lui viennent tant de belles fables, mais nous qui, jusqu’à maintenant, ne jouions que pour vivre, nous vivons pour jouer, et nous aimons la vie… Avec lui, l’existence est bonne. Ne nous l’enlevez pas. Nous sommes de petites gens, mais il nous aime. Vous pourriez nous aimer aussi…
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Un vrai corps, plus réel que l’irréel des songes qui nous visitent lorsque nous dormons. Or ce corps s’était composé sur la forme de Sylvius jusqu’à être identique à elle. Sylvius, fasciné,en se voyant si intensément en lui-même, y avait confondu la part profonde de son âme à ce fantôme d’hallucination ; et il n’avait laissé que le souffle de vie à sa faible chair mortelle…
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