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EAN : 9791095582366
Éditeur : Marchialy (15/03/2018)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Attends-moi au ciel, Capitaine !

de Jorge Enrique Botero

Traduit de l’espagnol (Colombie) par Elvine Boura-Dumont



Jorge Enrique Botero part à la recherche d’une légende vivante : un militaire travesti prisonnier des FARC.


Manzana est un jeune homosexuel colombien qui profite des joies de la nuit à Cali jusqu’à ce que son père l’enrôle de force dans l’armée. Dans la jungle, il se re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
babounette
  21 février 2019
Attends-moi au ciel, capitaine de Jorge Enrique Botero, grand journaliste spécialiste des FARC et auteur. Lu en février 2019 grâce à la belle critique de Kielosa (Jean-Pierre) qui a eu la grande gentillesse de me l'envoyer et de me laisser le choix de le garder ou de l'offrir à Coya, notre amie colombienne, ce que je vais faire pas plus tard que dimanche lors de notre réunion du Navire bruxellois.
C'est donc la critique de Kielosa qui m'a donné l'envie de lire ce livre, bien que les thèmes abordés ne soient pas spécialement ma tasse de chocolat chaud.
L'homosexualité et la guerre que se mènent l'armée régulière et les FARC.
Le jeune Jhonny (avec le h après le j) Gerardo , surnommé Manzana - comme le soda qu'il boit tout le temps- se découvre très jeune un penchant pour les hommes. Quand son père (policier) le découvre un peu plus tard, c'est la catastrophe.
Son père le fait enrôler dans l'armée régulière - pour qu'il devienne un homme, un vrai - et voila notre jeune gay au milieu de la jungle armé d'un fusil dont il connaît à peine le fonctionnement où lors d'une manoeuvre contre la guérilla, il se fait arrêter avec son régiment par les FARC.
Pas simple dans ce milieu militaire de garder un secret, d'autant plus que Manzana est un travesti qui assume sa féminité et cela ne fait pas bon ménage avec les codes de l'armée, il subit railleries et remarques en tout genre.
Il tombe fou amoureux de son capitaine.
En parallèle, il y a l'histoire de Fuentes, jeune journaliste qui veut faire un scoop, un reportage sur un homosexuel tombant amoureux d'un militaire gradé. Et le voilà parti à travers la jungle pour essayer de trouver les traces de Manzana et donc rencontrer les FARC.
J.E. Botero a écrit une histoire bien ficelée, avec de belles descriptions des situations vécues, de la nature sauvage de la jungle colombienne, de l'atmosphère régnant dans les différents camps et du fonctionnement des forces armées révolutionnaires (FARC)
Son style d'écriture se lit sans fatigue et donne envie au lecteur de connaître la suite des événements.
S'il est parti de faits réels pour écrire ce livre, J.E. Botero y a ajouté de la romance et de la poésie, il a changé l'âge et les noms des personnages. On y découvre également de l'humour et de la gravité dans les scènes du quotidien.
Une histoire d'amour étonnante que j'ai lue avec beaucoup d'intérêt grâce à Kielosa, allez lire sa critique mille fois mieux documentée que la mienne.

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kielosa
  11 janvier 2019

Après la critique de la traduction littéraire par la babeliote Tandarica/Gabrielle Danoux de "La poupée russe", place aujourd'hui, à une autre babeliote-traductrice de mérite : "elvineBD" sur notre site, en Occitanie, dans le Gard, connue comme Elvine Boura-Dumont.
La langue de référence de notre amie Elvine est l'Espagnol, le pays de référence est la Colombie, son auteur de choix Jorge Enrique Botero et le roman "Espérame en el cielo capitán" de 2000. Devenu l'an dernier, grâce à ses bons soins, "Attends-moi au ciel, capitaine" .
L'auteur est moins connu chez nous que son illustre compatriote, le Nobel Gabriel García Márquez (1927-2014), qu'il a bien connu et pour qui il avait une énorme admiration. Voir la photo des 2 écrivains colombiens que j'ai ajoutée à Babelio hier.
La république de Colombie a surtout à cause de son trafic de cocaïne une réputation problématique. Qui ne se souvient pas des cartels de Medellín, le fief de Pablo Escobar (1949-1993), et de Cali, centre nerveux des frères trafiquants Rodriguez Orejuela ? C'est un peu dommage que j'aie oublié son nom, mais je me rappelle d'une ministre de la justice colombienne qui à la fin d'une conférence internationale sur la drogue à Washington, a, façon de parler, traversé la rue pour aller demander l'asile politique aux États-Unis, tellement qu'elle avait reçu des menaces de mort !
L'ouvrage sûrement le plus révélateur sur le "Roi de la Cocaïne" est celui de Mark Bowden "Il faut tuer Pablo Escobar" de 2002.
Autre caractéristique de la Colombie : la longue lutte entre l'armée régulière et les forces de l'ordre d'un côté et les FARC Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (1930-2016) de l'autre côté.
Jorge Enrique Botero est le grand chroniqueur des FARC. Cinq livres, dont celui-ci, sont consacrés à cette réalité et actuellement il prépare aussi des émissions sur les FARC pour la télévision.

Je regrette un peu que le grand spécialiste n'ait pas estimé utile de présenter cette armée populaire, son origine, ses objectifs et sa force succinctement aux lecteurs de son roman. Un petit résumé historique aurait permis au lecteur de mieux comprendre la confusion qui règne parfois entre ces différentes forces armées.
Celles et ceux intéressés par ce conflit, je conseille de lire l'ouvrage autobiographique d'Ingrid Betancourt (née en 1961 à Bogotá) "La rage au coeur", qui comme candidate aux élections présidentielles de 2002 a été enlevée par les FARC et maintenu pendant 6 années en captivité dans la jungle amazonienne.
Le roman de Botero nous raconte l'histoire de Jhonny Gerardo Martínez, surnommé "Manzana" (pomme en Français) ou Manzanita (diminutif espagnol), que son père envoie faire son service militaire dans l'armée régulière. Or, notre héros, homosexuel et pacifiste, est capturé par les FARC et tombe amoureux de son beau capitaine. C'est également le récit du journaliste Julio Fuentes, qui tient à faire de Manzana le personnage principal de son oeuvre et qui traverse la Colombie en long et en large à la recherche de ce héros, loin des valeurs colombiennes traditionnelles.
"Attends-moi au ciel, capitaine" est une oeuvre relativement courte (168 pages), très poétique et qui se lit facilement. Notre amie Elvine en a assuré une belle traduction et il convient de saluer les Éditions Marchialy pour cette heureuse initiative. J'espère pour Elvinne Boura-Dumont que d'autres initiatives suivront.
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ConfidencesLitteraires
  01 avril 2019
Que dire de ce roman ? Ce n'est pas évident de m'exprimer…
Je vais commencer par le plus simple : l'objet-livre. C'est la première fois que je lis un roman des éditions Marchialy et j'ai été complètement conquise par le travail éditorial. La couverture est de toute beauté et la mise en page est à la fois jolie et originale (les titres de chapitres, les notes de bas de pages… qui ne sont pas en bas des pages). C'est si agréable de sentir qu'on ne tient pas un livre comme les autres entre les mains !
L'auteur est un spécialiste des FARC et il nous donne à les voir sous un angle précis : celui d'un jeune homosexuel, transsexuel, soldat « volontaire » (suite à son arrestation alors qu'il était en boîte en mini-jupe) et otage des FARC. On sent déjà que dans ce court roman de moins de 200 pages, beaucoup de thèmes sensibles sont abordés.
Je dirais que sa qualité est aussi son défaut : pas grand-chose n'est expliqué, explicité, dans ce livre. D'un côté, ça donne une certaine légèreté de ton, malgré la gravité de certains passages. Pour le narrateur, rien n'est grave et la vie continue. D'un autre côté, j'aurais aimé pouvoir mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la lutte des FARC, avoir une vue un peu d'ensemble de cette problématique que je connais très peu. Par exemple, j'aurais aimé savoir ce que Manzana en pensait ou même le journaliste qui part à sa recherche.
J'ai aimé l'originalité de ce roman, le dépaysement. Attention, certains passages sont très durs (l'armée et l'homosexualité, ça ne fait pas bon ménage…). Passé un certain point, le temps de me plonger dans l'ambiance, je l'ai lu avec beaucoup de fluidité. Manzana est un personnage très sympathique, j'aurais bien aimé le suivre sur une plus longue période.
Je ne sais pas si j'aurais lu ce roman de moi-même, mais je suis contente de cette découverte, ne serait-ce que pour la maison d'édition !
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jelydragon
  01 avril 2019
C'est le résumé, mais également la couverture qui a attiré mon attention lors d'une des dernières opérations masse critique de Babelio. Un grand merci aux Editions Marchialy pour l'envoi.
J'étais très intriguée et ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman.
Jhonny Gerardo, surnommé Manzana est un jeune homosexuel en Colombie. Il est présenté comme tel, mais à mon sens on est plus dans la transidentité car il se travestit et envisage de prendre des hormones pour avoir de la poitrine.
Son père ayant découvert ses penchants, le fait enrôler de force dans l'armée, pour lui apprendre ce que c'est d'être un homme, "un vrai".
Manzana se retrouve ainsi au milieu de la jungle, pris dans une attaque, une arme entre les mains dont il ne sait même pas se servir. Lui et les survivants seront capturés par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). C'est le début pour Manzana d'une longue captivité, mais aussi d'une grande passion amoureuse pour son capitaine.
En parallèle on suit Fuentes, un journaliste obsédé par l'histoire de Manzana et qui parcourt la jungle afin de le trouver.
L'auteur Jorge Enrique Botero est un journaliste et écrivain spécialistes des FARC. Il écrit ici un roman, mais tiré d'une histoire vraie, comme il le précise en introduction.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, assez courte, surtout l'histoire de Manzana. La partie sur le journaliste Fuentes m'a moins intéressée et apporte des longueurs je trouve, surtout qu'on ne sait pas exactement pourquoi il est si obsédé par le jeune colombien prisonnier, à part pour écrire un article sur lui.
L'écriture est très accessible, ça se lit vraiment bien, même si comme moi vous ne connaissez pas grand chose à l'histoire de la Colombie et des FARC.
Manzana m'a beaucoup touchée, il est courageux et tente de vivre sa vie et de rester lui-même malgré le rejet de la société, de son père et même des hommes qu'il aime et qui n'assument pas toujours leur attirance pour lui.
Le style est assez peu descriptif, c'est parfois frustrant, malgré tout il y a des scènes assez durs.
J'ai ressenti beaucoup d'émotion à la fin de cette histoire et c'est vraiment une lecture que j'ai aimée et dont je me rappellerai.
J'avoue je me suis demandée quelle était la part de vrai et où commençait la fiction, mais je n'ai pas trouvé grand chose sur internet. J'aurais aimé en savoir plus sur Manzana et son histoire atypique.
Lien : http://jelydragon.blogspot.c..
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Fanfan56
  17 mars 2019
Bon roman, plus court que ce à quoi je m'attendais (d'ailleurs merci à Babelio et à la maison d'édition Marchialy pour m'avoir permis de découvrir ce livre). J'aurais souhaité que l'histoire soit plus romancée, tout est écrit de façon brève, on ne rentre décidément pas dans les détails, que ce soit sur la situation politique, militaire, de l'organisation des FARCs, de l'histoire "d'amour" de Manzana et de son capitaine... Il m'en aurait fallu davantage pour me croire en Colombie. Malgré le manque de profondeur, j'ai tout de même bien apprécié ma lecture ;-).
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AbyssiniaAbyssinia   25 mai 2019
Il lève son verre et propose un toast :
" Pour l'oisiveté non rémunérée qui me mènera irrémédiablement à l'alcoolisme et à la ruine."
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AbyssiniaAbyssinia   25 mai 2019
Après nous avoir comptés et avoir crié que nous étions vingt-trois, le caporal Quijano Hugo nous a expliqué que les civils étaient tous des pédés et nous a souhaité la bienvenue au service militaire obligatoire.
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ConfidencesLitterairesConfidencesLitteraires   31 mars 2019
Il m’avait interdit de l’appeler mon amour ou mon chéri. « Pas de trucs de pédé », m’avait-il dit. Mais il ne me lâchait pas d’une semelle. Il me faisait l’amour toutes les nuits, mon capitaine fougueux.
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AbyssiniaAbyssinia   25 mai 2019
Je sombre dans une nuit obscure et silencieuse, la même que celle de la vie éternelle que me faisait imaginer ma petite Inès, la mère qui n'aurait jamais dû me mettre au monde.
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AbyssiniaAbyssinia   25 mai 2019
Tout ce que veulent les riches, c'est qu'on rende les armes pour nous anéantir ensuite comme ils l'ont déjà fait.
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