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ISBN : 2354501323
Éditeur : Nouvel Angle éditions (28/10/2010)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Une grande histoire d’amour et d’aventure, entre la Californie de la ruée vers l’or et le Paris populaire du dix-neuvième siècle.

Par Béatrice Bottet, l’auteur de la série à succès Le Grimoire au rubis.
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  04 février 2013
San-Francisco, mai 1851
Dans une rue sinistre, noire, pleine d'immondices, sur des pavés encore luisant de pluie, un marin se fait tabasser par trois hommes imbibés d'alcool et de haine. le jeune homme se nomme Martial Belleroche et sa nationalité française est une des premières causes de l'agression, la seconde étant l'or...
" - Ah, ces Français. Ils sont si amusants quand ils se vautrent dans la boue. Tu ne trouves pas, Frenchy ?... Tu nous dis où est ton or, mon gars ?"
Les coups se veulent mortels et Martial, impuissant, revoit en quelques secondes des images d'un passé douloureux, mais pas si pitoyable que ça ! "J'ai bien aimé ma vie finalement."
C'est alors, qu'un homme armé, sorti de l'ombre, s'interpose et fait fuir les ivrognes.
La providence salvatrice s'appelle Albert Garancher.
Dans un saloon, Martial et Garancher font connaissance. Martial, malgré le visage ensanglanté, boursouflé, est intarissable et raconte ses trois années à San-Francisco, la Californie et la ruée vers l'or, ses petites combines, ses relations avec les chercheurs d'or, le pécule qu'il a amassé et son désir de retourner en France. Conscient qu'à compter de ce jour, il est redevable envers Garancher, il offre ses services pour solder sa "dette de vie".
Garancher, retenant le rapatriement prochain, propose à Martial de s'acquitter de ce passif en recherchant pour lui un manuscrit préjudiciable qu'il aurait laissé en France, chez sa nièce, juste après les émeutes de 1848. Martial devra rechercher Fifi-les-Guibolles, danseuse au cabaret des Trois Anges à La Villette, Paris...
Le jeune homme s'engage. Dans deux ans, ici, à la Gazette des Français, il lui remettra l'ouvrage, "un brûlot socialiste".
La Villette, avril 1852
Rose-Aimée, rebaptisée Fifi-Bout-d'Ficelle, est harcelée par sa patronne, la tenancière des Trois Anges, la vieille et grosse Jousselin. Celle-ci, vicieuse et jalouse, ne tolère plus que Fifi ne vienne dans son cabaret que pour chanter et danser. Elle souhaiterait qu'elle se prostitue et qu'elle sombre dans la déchéance. Pour cela, elle organise avec le grand Alphonse et ses acolytes, le Merlu, le Saumon et l'Emile, le viol de Fifi. Tout le monde sait que la jeune fille est toujours chaste et vertueuse. Une malédiction l'entoure. La fatalité tue toutes les personnes qui lui veulent du mal ainsi que les hommes qui veulent profiter d'elle. Mais l'occasion est trop tentante... Jean Mazereau, le protecteur et ami de Fifi, est en prison et ne peut de ce fait, la protéger.
Au Trois Anges, le soir, avec ses amies Ciragette, Jolie-Tronche, la Marie-Ménilmuche et Lilas-la-Bleue, Fifi, chante sa complainte, accompagnée de la mélodie d'un violon et d'un piano...
"- Fi-fi ! Fi-fi ! hurlèrent de bon coeur quelques voix.
- Allez-y, encore, encore !...
- Fi-fi, une chanson, Fi-fi, une chanson...
Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur.

Elle n'avait jamais eu d'amants, elle faisait peur aux passants
Qui couraient se mettre à l'abri, de ses regards, de ses sourires.
Elle s'en allait tristement, murmurant qu'il était bien trop dur d'aimer, d'embrasser.
Elle voulait donner du bonheur. Quelle erreur ! Mais apportait toujours la mort, sans effort.
La fille qui portait malheur désirait pourtant le bonheur
Des garçons qui la courtisaient, ils préféraient la délaisser.
Il ne se doutaient pas, c'est sûr, qu'un tel destin n'était si dur
Que parce qu'ils ne savaient respecter la fille qu'ils convoitaient.
"Si vous êtes avec moi gentils, jamais ne serez en péril",
Disait la belle en espérant sauvegarder tous ses galants.
Le premier voulut la forcer. On le trouva sur le pavé
Entouré de ruisseaux de sang, il était tombé en glissant.
"Ne me courtisez pas, messieurs, ne cherchez pas trop à m'aimer."
Ainsi chantait avec douleur, la fille qui portait malheur."

Dans la salle, un jeune homme avec un accordéon la regarde intensément. Tous les soirs, il se met à une table et l'observe. Les filles du cabaret taquinent tendrement Fifi qui s'agace très vite... un prétendant, un amoureux secret qui n'ose se déclarer ?
Cet homme, c'est Martial. Il se renseigne, la guette, l'aguiche dans une approche silencieuse et mystérieuse, et la suit le soir après son travail jusqu'au couvent qui héberge Fifi, un lieu hanté par quinze religieuses décapitées, au temps de la Terreur. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'il la sauvera du complot de la Jousselin et que sa quête du manuscrit les mènera vers des déboires, l'aventure et l'amour.

J'ai aimé ce livre. L'histoire est émouvante et les personnages attachants. L'auteur nous invite pour un voyage dans le XIXème siècle. Au début du livre, nous sommes en Californie avec la ruée vers l'or, les baraquements des chercheurs, les concessions minières, les saloons, la vie rude de la population aux diverses nationalités, toute une cacophonie, un métissage brouillon qui grouille dans les rues et le port de San-Francisco. Quelques pages et un an plus tard, en France, à l'époque du Second Empire, nous sommes dans le quartier de la Villette à Paris. le baron Haussmann n'a pas encore joué les architectes. Nous côtoyons les filles légères du cabaret, celles des rues, la vie nocturne dans les "beuglants" où l'on danse la polka, le galop, la mazurka et le cotillon. La pègre dans les bas quartiers avec des hommes qui revendiquent des filles, des tripots et toutes sortes de brigandages. L'auteur aborde aussi assez brièvement, les associations ouvrières et les penseurs socialistes qui luttaient contre la montée du capitalisme. C'est décrit sans fioriture, parfois avec cruauté, et le tableau représente la gouaille de la rue.
Martial est un jeune homme de vingt-trois ans qui a beaucoup souffert dans son enfance. de corpulence musclée, vigoureuse, il est intelligent, estimable, très romantique et sans être naïf, il a encore beaucoup de candeur. Une tâche lui est confiée, il n'aura d'impératif que de la mener à bon terme. Rose-Aimée, dite Fifi, vingt ans, belle comme un coeur, n'a pas eu la vie facile aussi. Issue d'un milieu bourgeois aisé, par son endurance et son optimisme, elle a su se débrouiller dans un milieu qui lui était inconnu et hostile. Sa malédiction ou sa malchance fait d'elle un être à part, une icône intouchable et crainte. Ces deux jeunes gens vont se rencontrer, se chamailler, s'étudier, sympathiser et... s'aimer... Cependant, l'histoire n'est qu'un début et la succession d'enchaînements s'accorde le privilège espiègle de déjouer la trame d'Eros.
Suite dans le courant du mois de mai... le marin et sa rose se retrouveront-ils ?
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Archessia
  03 janvier 2011
Martial est un jeune homme vivotant à San Francisco. Il a réussit à accumuler son petit pactole d'or en "jouant avec intelligence" avec les imbéciles du coin. Frauder et tricher ? Voyons, ce n'est pas son genre !
En tout cas, il commence à avoir un peu trop d'ennemis ici, il serait peut-être temps qu'il rentre en France, son pays.
C'est alors qu'un homme arrivé de nulle part va lui donner la chance qu'il attendait !
Il lui a sauvé la vie, Martial a donc une dette énorme envers lui, ce qui tombe plutôt bien, car le vieil homme lui demande un énorme service.
L'homme est écrivain, et il cherche désespérément un manuscrit lissé en France, sous la possession de sa nièce, Fifi les Guibolles, chanteuse et danseuse dans un cabaret.
Martial promet à l'homme de prendre le prochain bateau, et de revenir dans deux ans avec le fameux manuscrit, qui serait rempli d'écrits socialistes, interdits à l'époque.

Arrivé en France, et en suivant les indications de l'homme, il rencontre la jolie Fifi, qui chante comme personne, faisant pleurer le plus rustre des hommes, et dansant tel un ange sur la piste, entrainant qui le veut dans sa ronde enchantée.
Talentueuse et belle comme le jour, aucun homme ne partage son quotidien, car une terrible malédiction poursuit la jeune fille.
Quiconque l'approchera avec un peu trop de rudesse se verra terrassé par le sort, et retrouvé mort dans les instants qui suivent.
Cette fille qui n'a jamais connu l'amitié ou la promiscuité avec personne, et cet homme féru d'aventures mais au coeur fermé aux sentiments vont se trouver dans un Paris en plein bouleversement, sous fond de complots, d'aventures, de musique, d'or et de malveillance.

J'ai adoré suivre les aventures de Martial et Fifi. J'avoue être directement tombée sous le charme désinvolte du jeune homme, tandis de son côté, Fifi avait tendance à légèrement m'agacer. Elle repousse tout le monde, se drapant dans la protection de sa malédiction, elle en est devenue froide, impolie et un peu trop directe.
Heureusement, elle saura au fil du temps ouvrir un peu son coeur, et on découvrira une enfant apeurée, blessée, traumatisée, qui se défend comme elle le peut.
Niveau histoire, franchement, rien à redire. C'est passionant, il y a des intrigues, des personnages attachants, des mystères, de l'action et même un peu de peur, également.
Malheureusement, j'ai trouvé que le défaut principal était le récit trop chargé, le style étant parfois très lourd, l'histoire bien trop dense.

Quand j'aime un personnage, j'adore me perdre dans son histoire, me plonger dans son passé, dans son esprit, le connaître aux mieux.
Oui mais, parfois, c'est juste trop.
Béatrice Bottet veut étoffer et enrichir un récit déjà excellent, c'est une bonne chose en soi, mais parfois, à vouloir bien faire, on en fait trop, et cela gâche l'effet final.
Trop riche, trop dense, le rythme en est cassé et certains passages sont à la limite de l'ennuis, ce qui est vraiment, franchement dommage.
Comme je l'ai dit, j'ai sincèrement aimé ce livre, mais sa densité me laisse un goût amer dans la bouche. J'espère que le deuxième tome saura se montrer un peu plus léger, plus digeste.
Surtout pour un livre qui est vendu comme étant disponible à partir de 13 ans. Je ne crois pas que certains enfants de cet âge pourront garder leur intérêt intact jusqu'à la fin, malgré le fait qu'ils adoreront sans aucun doute les bagarres, les anecdotes de l'époques et autres scènes croustillantes.

Je reviens un instant sur les personnages, qui m'ont vraiment touchées. J'ai adoré la façon dont se développe la relation entre Martial et Fifi. Elle est naturelle, prend son temps, et explose dans un feu d'artifice de sentiments qui m'a fait sourire à plus d'une reprise.
Ils sont accompagnés par d'autres personnes hautes en couleur, surtout Fifi, qui travaille quand même dans un cabaret bas de gamme, se transformant en bordel une fois les instruments rangés dans leurs étuis ...

En tout cas, ce premier tome laisse présager un deuxième peut-être plus haletant, plus déchirant et mélancolique aussi, peut-être.
Détail qui mérite d'être soulevé, pour moi : la fin de ce livre s'accompagne d'une sorte de glossaire superbement illustré, donnant des explications détaillées sur certains points de l'histoire, comme les vêtements de l'époque, la pègre, la ruée vers l'or, etc ...
Très intéressant et enrichissant, et les dessins sont vraiment magnifiques.
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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Erine6
  16 février 2014
Béatrice Bottet est une auteur dont j'avais entendu parler depuis longtemps et que j'avais envie de découvrir. J'ai sauté sur l'occasion quand j'ai aperçu le premier tome de Rose-Aimée en bibliothèque.
Tout d'abord, il faut avouer que la couverture est magnifique. La 4ème de couverture éveille la curiosité en citant deux villes à l'autre bout du monde l'une de l'autre mais aussi en parlant de marins. J'adore les aventures en mer, tout de suite, je craque, je sais drôle de goût mais ça me fait rêver même si ça ne serait pas pour moi des voyages en mer interminables.
Cependant, ce n'est pas d'aventures en mer que Béatrice Bottet va nous parler mais plutôt de deux destins hors norme celui de Rose-Aimée et de Martial. Rose-Aimée, elle est orpheline, dispose d'un surnom peu commun « la belle ou la fille qui porte malheur ». Et quels malheurs alors, la pauvre elle est servie. L'auteur lui a imaginé de ces horreurs, quand elle a décidé de doter de ses personnages de quelque chose, elle ne fait pas semblant. Outre cela, la jeune femme est chanteuse dans un cabaret miteux des faubourgs de Paris.
De l'autre, nous avons un jeune homme. A la base, il s'est exilé aux USA pour gagner sa croûte mais c'est un français de souche qui revient dans sa patrie pour résoudre une certaine mission. C'est dans la capitale française, qu'il devra chercher quelques choses et il fera la rencontre de la fille qui porte malheur par hasard.
De manière générale, l'histoire est intéressante. le contexte est bien planté, détaillé à souhait. Pour chaque lieu, le lecteur peut facilement se projeter au point de pouvoir imaginer qu'il se trouve bien en ces endroits comme le couvent abandonné ou aux abords des cabarets ou encore dans l'ambiance fiévreuse de San Francisco. Béatrice Bottet maîtrise son sujet concernant le monde des cabarets dans un Paris de l'époque bien présenté, ou encore le pays des chercheurs d'or qui a attiré une foule d'hommes à cette époque. Une mise en situation qui m'a plu, qui m'a permis de découvrir certaines choses et qui je trouve sort de l'ordinaire.
De plus, les personnages sont attachants. Ils inspirent la pitié de manière générale, ce qui explique ma sympathie à leur égard. On apprend de nombreuses choses au sujet de leur vie ce qui nous les rend plus familiers. C'est le point fort de ce tome. C'est aussi ceci qui m'a permis de lire ce livre jusqu'au bout et qui me fera lire la suite.
En effet, bien souvent ce livre a été d'un ennui terrible. La Belle qui porte malheur a des défauts : des problèmes de rythme, de nombreuses répétitions. On stagne, on lit la même chose de plusieurs façons aussi, l'intrigue piétine, les jours ne passent pas vite, on suit la routine des personnages…
En conclusion, malgré des descriptions bien maîtrisées, des personnages bien travaillés, ce livre est une déception. J'en attendais plus, j'espérais une écriture plus uniforme à la hauteur des recherches qu'a du faire l'auteur pour lui donner toute son authenticité. Je me suis ennuyée, je me suis acharnée car la lassitude arrivait vite à chaque reprise de ma lecture. Cependant, je tiens à lire la suite car la fin a titillé ma curiosité quant à ce qui attend les 2 protagonistes.
Le petit plus : des informations supplémentaires à la fin de l'ouvrage sur l'aspect historique de l'intrigue.
Lien : http://inspireretpartager.wo..
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Eden1487
  16 février 2011
Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Nouvel angle ainsi que Babelio pour ce formidable partenariat.
- Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Je suis totalement conquise par ce roman ! Il y a tant à dire et pourtant si peu si l'on ne veut pas gâcher la lecture...
Rose-Aimée est une jeune femme qui chante et danse pour gagner sa vie. Elle porte malheur à tout homme qui tente de lui faire du mal. Martial est un jeune homme marin qui revient de Californie, le pays de la ruée vers l'or. Ces deux jeunes gens vont se rencontrer et de là va s'enchainer l'histoire et les aventures de nos deux héros qui vont apprendre à se connaitre et à s'apprivoiser. Tout ceci sur un fond des années 1850 dépend avec une précision tout à fait déconcertant.
Il faut tout d'abord saluer le travail de l'auteur, toutes les recherches qui ont été faites sur l'époque, tout est si bien détaillé, si bien imbriqué dans l'histoire, c'est fabuleux, j'ai réellement fait un voyage dans le temps, je m'y suis vue, j'ai été dans les rues, j'ai respiré les odeurs, vu les bâtiments. C'est étourdissant de réalisme ! A noter qui si l'on n'a pas eu son compte "historique", il suffit de se rendre dans les dernières pages du roman, lesquelles sont consacrées à diverses explications complémentaires sur l'époque. Absolument délicieux.
Ensuite il faut une fois de plus saluer l'auteur pour l'histoire très prenante de Rose-Aimée et Martial, terriblement touchante, prenante. Ça prend vraiment au coeur ! C'est une magnifique histoire...
Par contre, là où je ne salue pas du tout l'auteur c'est pour la fin ! C'est honteux de laisser le lecteur comme ça sur cette fin pleine de doutes et de questions !!! On veut la suite et plus vite que ça !
- J'ai beaucoup aimé les personnages aussi. Rose-Aimée qui, d'abord revêche, se protège contre tout et tout le monde, se retranchant derrière sa carapace pour éviter d'être blessée va petit à petit s'ouvrir aux autres et s'épanouir, j'ai adoré suivre son évolution. Je suis tombée sous le charme de Martial, comment ne pas tomber amoureuse d'un jeune homme comme ça, volontaire, déterminé, chaleureux, attentif, doux, patient, compréhensif... Bref... On ne peut que l'aimer. Il y a aussi les autres personnages qui sont vraiment très bien décrits comme Cigarette ou Fauvette et même Jousselin, tous ces personnages qui vont et viennent dans le roman et qui trouvent naturellement leur place.
- le style de l'auteur est vraiment excellent, tout est de très bon ton, les dialogues sont en adéquation totale avec l'époque, le vocabulaire est vraiment recherché et, si un mot vous échappait, inutile d'aller chercher le dictionnaire, les notes en bas de page sont prévues.
En conclusion, je suis conquise et il me tarde de pouvoir entamer le tome 2 !
Lien : http://aucoindeden.blogspot...
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Nyx
  05 mai 2016
Commençons tout d'abord par le début. La couverture. J'avais complètement oublié que c'était de la jeunesse, et la couverture (entre autre) me l'a rappelé. Dommage car il y avait matière à faire mieux. Alors certes l'image illustre bien le contenu du bouquin, mais le trait n'est pas fameux, et le choix des couleurs, s'il est astucieux vis à vis du contenu, je doute qu'un enfant tienne le même raisonnement, surtout au premier abord !
Ensuite l'écriture. Très fluide, elle coule toute seule.
On avale les pages sans s'en rendre compte, ce qui est très bien pour des jeunes qui lisent peu ou qui n'ont pas de temps. C'est très documenté, l'univers est réaliste et décrit les conditions de vie, sans trop s'enfoncer dans la crasse mais sans fermer les yeux pour autant. On appréciera également les pages rajoutées à la fin qui apporte des informations diverses sur la vie à cette époque (les lieux, l'argent, etc.) Les dessins au crayon illustre bien et sont plaisants à regarder.
Passons maintenant aux personnages. Comme souvent les personnages principaux sont les plus travaillés. Mais les secondaires ne sont pas totalement laissés au second plan et ne servent pas que de décor. Bon. Les principaux, Martial et Rose-Aimée ne sont pas aussi approfondis qu'ils le pourraient, mais c'est probablement du aux fréquents changements de narration qui permettent de rentrer dans la tête des personnages (et pas que des principaux) pour mieux appréhender toutes les facettes de l'histoire. Bon ce n'est pas encore gênant. Ce qui l'est plus ce sont certaines réactions qui surprennent le lecteur tant elles paraissent incohérente (la dénonciation de Rose-Aimée ou Martial qui est particulièrement malléable).
L'histoire maintenant. Tout commence en Californie avec une dette de vie envers un homme. Martial, jeune marin français, va alors retourner en France pour chercher le manuscrit de l'homme qui lui a un sort sauvé la vie. On va alors suivre le destin de cet homme et d'une chanteuse/danseuse de cabaret, alors que rien ne permettait de dire à leur naissance qu'ils étaient destinés à se rencontrer, bien au contraire. Elle, fuyante, effrayée, maudite, vivant recluse. Lui, marin débrouillard, musicien, à la recherche d'un manuscrit, et avec des souvenirs flous.
Rose-Aimée porte malheur à ceux qui lui font du mal, et Martial tombe amoureux de la belle qui porte malheur…exit l'histoire du manuscrit ! Elle passe aux oubliettes au profit de l'histoire de ces deux là qui se tournent autour et s'apprivoisent envers et contre tout. Il y a quelques sursauts qui ramènent le fameux manuscrit sur le tapis, mais pas sérieusement avant les derniers chapitres. En fait tout se passe dans les derniers chapitres. Et c'est là un reproche majeur pour moi. On passe tellement de temps à les voir se tourner autour que les pages défilent, mais que l'intrigue n'avance pas. Et tout à la fin s'accélère, s'en est presque louche. Mais passons, on dira que c'est pour annoncer le tome 2 qui est prévu pour mai 2011 (Le marin perdu dans la brume).
Au fond je retiendrai que c'est vraiment pour enfants. Les adultes auront du mal à accrocher totalement à cette histoire, mignonne mais sans plus. Ou alors il faut rechercher une bonne dose de romantisme désuet et d'incompréhensions mutuelles (sinon ça marche moins bien n'est ce pas ??). Plutôt à partir de 12/14 ans. Certains passages peuvent paraître difficiles pour certains jeunes sensibles, tandis que d'autre n'auront aucun mal à avaler l'histoire. Côté plus grand, vraiment il faut chercher quelque chose qui se lit sans effort, ou l'action n'est que peu présente et où compte le romantisme et l'attirance de deux êtres.
Je tiens quand même à mettre l'accent sur le formidable travail de recherche de l'auteur, on croirait voir le quartier se dessiner sous nos yeux.
Lien : http://www.nyx-shadow.com/20..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gteisseire2gteisseire2   10 décembre 2010
Sous les applaudissements nourris, Fifi-Bout-d’Ficelle fit bouffer sa robe
de faille jaune, aplatit les parements de velours noirs et rebrodés qui faisaient contraste et entra en scène. Le corsage
ajusté, assez décolleté, pas trop mauvais genre, garni d’une série de petits boutons, lui faisait la taille fine. Une guêpe, comme avait remarqué Alphonse.
Fifi-Bout-d’Ficelle sourit au public et s’inclina. Tous les spectateurs sentirent
leur cœur fondre. Tous sauf un. En tout cas, si son cœur fondit, personne ne s’en aperçut.
Le piano et le violon jouèrent un prélude d’une grande intensité dramatique.
Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des “chuuut” impatients.
Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur.…
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SylSyl   04 février 2013
"- Fi-fi ! Fi-fi ! hurlèrent de bon coeur quelques voix.
- Allez-y, encore, encore !...
- Fi-fi, une chanson, Fi-fi, une chanson...
Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur.


Elle n'avait jamais eu d'amants, elle faisait peur aux passants
Qui couraient se mettre à l'abri, de ses regards, de ses sourires.
Elle s'en allait tristement, murmurant qu'il était bien trop dur d'aimer, d'embrasser.
Elle voulait donner du bonheur. Quelle erreur ! Mais apportait toujours la mort, sans effort.
La fille qui portait malheur désirait pourtant le bonheur
Des garçons qui la courtisaient, ils préféraient la délaisser.
Il ne se doutaient pas, c'est sûr, qu'un tel destin n'était si dur
Que parce qu'ils ne savaient respecter la fille qu'ils convoitaient.
"Si vous êtes avec moi gentils, jamais ne serez en péril",
Disait la belle en espérant sauvegarder tous ses galants.
Le premier voulut la forcer. On le trouva sur le pavé
Entouré de ruisseaux de sang, il était tombé en glissant.
"Ne me courtisez pas, messieurs, ne cherchez pas trop à m'aimer."
Ainsi chantait avec douleur, la fille qui portait malheur."
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Lady_KLady_K   16 avril 2011
« De temps à autre, depuis qu'il était en mer, il se demandait s'il avait tout compris et tout retenu de ce que l'autre lui avait dit. Il avait fait une promesse. Mais quelle était la demande exacte de l'imprimeur ? Ne lui remontaient à la mémoire que des bribes, des morceaux incohérents.
Fallait-il qu'il ramène la fille en Californie ? Ou seulement le manuscrit ? Il ne se rappelait plus.»
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