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ISBN : 2815912287
Éditeur : L'Aube (06/04/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :

Fin de semaine automnale et triste. Alors que Paul Niemann regarde la télévision dans son salon, l'homme lui murmure un étrange ultimatum : Cette maison sera à moi dans sept jours .
Puis il disparaît aussi mystérieusement qu'il est apparu. De fait, au septième jour, la maison brûle...

Qui est cet homme ?
Pourquoi s'en prendre à cette famille, d'apparence tranquille ?

Il faudra toute la perspicacité de Louise Bo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Fandol
  23 décembre 2017
Dans ce roman policier original, l'auteur allemand Oliver Bottini réussit à créer une ambiance glauque, inquiétante avec une terrible menace toujours présente mais tout cela n'est pas gratuit car Au nom des pères met en lumière un drame historique négligé, celui des Allemands revenus au pays puis renvoyés en ex-Yougoslavie.
D'emblée, la famille de Paul et Henriette Niemann est sous le feu des projecteurs avec leurs enfants, deux ados, Philip (15 ans) qui écoute le Requiem de Brahms et Carola (16 ans), toujours plus fantomatique. Dans leur jardin, rôde un homme, « ombre trapue et négligée dans la grisaille. » Cet homme revient, répète un psaume : « L'Éternel est un refuge pour l'opprimé, un refuge au temps de la détresse. » Puis il donne sept jours aux Niemann pour s'en aller : « Tu pars avec famille, c'est ma maison. »
Cela se passe au sud de Fribourg, à Merzhausen mais le personnage central de l'histoire entre seulement en scène maintenant. Elle est policière et s'appelle Louise Boni, née d'un père français resté en Allemagne et d'une mère allemande partie vivre en Provence. Courageusement, elle a vaincu sa dépendance à l'alcool pas comme son amie, Jenny Böhm, pasteure, toujours accro, qu'elle tente d'aider et qui va lui donner l'origine de ce fameux psaume cité plus haut.
Louise enquête et s'implique à fond dans ce drame qui va sans cesse en s'amplifiant. L'auteur nous plonge dans les luttes intestines de la police, les tentatives d'influence, ceux qui négligent l'affaire, ceux qui en font trop. L'accent de l'homme mystérieux et menaçant, oriente d'abord l'enquête du côté des Russes allemands, Paul Niemann étant administrateur de la ville, service population et traitement des données.
Très vite, Louise comprend que l'homme livre une guerre asymétrique. Il est différent de ceux recherchés habituellement et cela le rend d'autant plus dangereux. de son côté, Carola apparaît comme le véritable coeur de la famille mise en péril par une menace sournoise mais bien réelle.
Enfin, on apprend que, à cause des Habsbourg, beaucoup d'Allemands sont partis à l'Est, vers la Russie et la Yougoslavie. À la fin de la seconde guerre mondiale, Tito a chassé les Allemands de Yougoslavie. Ces Allemands étaient des Souabes du Danube ayant émigré au XVIIIe siècle. Beaucoup sont morts durant ces migrations voulues ou imposées mais à la fin des années 1990, à Munich, on a renvoyé les réfugiés bosniaques et croates dans leur pays détruit.
Or, Paul Niemann a travaillé à Munich, dans un service « qui devait décider du destin d'êtres humains qu'ils ne voyaient jamais en chair et en os », des personnes sollicitant le renouvellement de leur permis de séjour. Il avait affaire à « un vieux guerrier », un homme ayant un motif potentiel de vengeance : avoir été « expulsé de la nouvelle patrie où il était en sécurité. »
Je n'en dirai pas plus pour laisser à chacun le plaisir et l'intensité de la découverte d'une histoire insolite et méconnue touchant au drame des réfugiés, un problème hélas toujours très actuel.
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Cancie
  06 décembre 2017
Un inconnu pénètre dans la propriété des Niemann et dit à Paul, le père, d'un ton menaçant, qu'il a 7 jours pour partir avec sa famille car c'est sa maison, maintenant.
Louise Boni, tout juste sortie d'une addiction à l'alcool, flic à la fois forte et fragile est chargée de l'enquête. Elle va se donner à fond, toujours de façon très humaine, en se fiant souvent à ses intuitions pour tenter de découvrir qui est cet homme et quelle est son histoire.
Elle a une approche psychologique de chaque personnage, très nuancée, très progressive qui nous permet de comprendre peu à peu leur personnalité très difficile à cerner.
Oliver Bottini qui signe là, avec " Au nom des pères" son 3ème roman noir aux Éditions de l'Aube, nous livre un polar très réussi qui nous tient en haleine du début à la toute dernière ligne.
Outre le suspens très bien entretenu, la force de ce livre tient aussi au fait que l'auteur nous fait découvrir certains faits de l'histoire de l'Allemagne très méconnus, que, pour ma part, j'ignorais. Il aborde, dans ce polar, la souffrance sans nom endurée par ces populations déplacées contre leur gré, parfois même à plusieurs reprises, en tout cas, d'êtres blessés par la vie.
Plus qu'un roman noir, Au nom des pères d'Oliver Bottini est un livre riche et magnifique, très bien écrit , à lire sans retenue.
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PLOOM
  16 mai 2017
Oliver Bottini est en Allemagne un auteur reconnu dans le domaine du roman noir. Les éditions de l'Aube ont déjà publié “Meurtre sous le signe du Zen” et “L'Eté des meurtriers” deux romans qui ont révélé une écriture, une manière toute particulière d'approcher la réalité que vivent les policiers germanophones. Une narration tendue, des dialogues courts et sans afêteries, des descriptions sobres, le style bottinien fonctionne dans une impressionnante économie de moyen. “Au nom des pères” prolonge la veine inspirée d'une complexité narrative assumée et d'une écriture qui prend son temps.
Il n'est jamais bon d'être réveillé par un Requiem mais c'est pourtant ce qui va arrivé à Paul Niemman et les événements qui vont se succéder par la suite vont ressembler à un cauchemar. C'est l'automne. La saison incline à la mélancolie. Un homme survient aux mains énormes, foncées, pleines d'égratignures. Un homme qui parle une langue de l'Est et qui le menace. Il demande à Niemman de quitter sa maison dans les sept jours, la maison est à lui et il doit partir. Sept jours plus tard la maison est dévastée par un incendie. le lecteur en est réduit au départ à des conjectures. Quels liens unissent ces deux hommes ? Quelles zones d'ombres partagent-ils ? La force du récit Bottinien tient à sa capacité à délivrer des fragments de vérité par petites touches puis à brouiller à nouveaux les cartes. Son écriture se déploie comme un voile narratif qui cache autant qu'il révèle. Bottini joue constamment sur l'ambivalence des psychologies, des vérités et des faits.
le texte se déroule aussi mélancolique que le temps qu'il fait à cette période de l'année. On se glisse alors dans les méandres d'une enquête menée par Louise Boni, un flic qui s'est sortie péniblement de son addiction à l'alcool et qui n'a plus guère le goût de la procédure ni du respect de la hiérarchie. Ses investigations et son obstination vont la conduire jusqu'en Croatie où la grande Histoire l'attend.
Au nom des pères” est un roman âpre où l'écho d'événements passé devient assourdissant à mesure que l'enquête avance. La traduction de Didier Debord a su rendre le style bottinien et l'efficacité de son écriture pour le plus grand plaisir du lecteur. Un vrai roman noir allemand !
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE.COM)

Lien : http://www.culture-chronique..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
FandolFandol   23 décembre 2017
Paul Niemann a travaillé à Munich, dans un service :
... qui devait décider du destin d’êtres humains qu’ils ne voyaient jamais en chair et en os.
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FandolFandol   23 décembre 2017
L’Éternel est un refuge pour l’opprimé, un refuge au temps de la détresse.
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