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ISBN : 2864326981
Éditeur : Verdier (04/10/2012)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
On ne franchit pas impunément le grand portail de l’hôpital. Dans un institut situé aux confins d’une ville, un homme se trouve brutalement plongé dans un espace-temps indéfini, en marge de la réalité et de la conscience. Il décrit la vie quotidienne de ce microcosme où s’invente une mythologie de la survie. L’hôpital est le tableau sidérant d’un enfermement que trouent le vol des mouettes dans le ciel, l’écoute du ressac de l’océan, les bruits des radios voisines, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
mimipinson
  30 octobre 2012
Il faut savoir rester humble et reconnaître ses limites. C'est ce qui se passe avec cet ouvrage que j'ai souhaité découvrir rien qu'à la quatrième de couverture, sans rien savoir de son auteur.
Le registre de langue de ce livre navigue dans des sphères qui ne sont pas les miennes, en tout cas inadaptées à mes capacités de compréhension.
Oui, je l'avoue humblement, j'ai lu ce livre comme on lit un texte en langue étrangère…..on lit, mais on ne comprend pas ce qui est écrit. Je n'ai pas compris, c'est aussi simple que cela.
Je n'aurais pas l'engagement moral de rédiger un billet, que cela ne m'aurait pas gênée outre mesure ; je l'aurais remis sur son étagère, et serais passée à autre chose.
Cela étant, même avec un billet à rédiger, je ne suis pas plus avancée, je n'ai pas plus à dire que le fait d'être passée à côté d'un « livre essentiel de la littérature marocaine ». J'aurais préféré qu'il ne soit pas essentiel, mais compréhensible selon moi.
A celles et ceux qui pourrons m'éclairer sur cet ouvrage, je dis merci d'avance.
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de
  03 août 2013
Je me demande encore une fois de trop ce que je fous ici
En complément de ce « Récit en noir et blanc », David Ruffel présente « Ahmed Bouanani, cinéaste et écrivain ». Je retiens ce paragraphe : « L'hôpital – bien que réel – perd dans la fiction ses contours et ses limites pour prendre les dimensions de la société et de la vie, le récit devenant dès lors une fable universelle sur l'enfermement et la résistance, qui peut aussi être lue comme une métaphore du statut de l'artiste et des conditions de production de l'art au Maroc dans la deuxième moitié du XXe siècle ».
« Quand j'avais franchi le grand portail en fer de l'hôpital, je devais être vivant. du moins le croyais-je puisque je sentais sur ma peau les odeurs d'une ville que je ne reverrais plus jamais ». Un portail, une frontière entre la santé et la maladie, ou plutôt entre des mondes où la santé et la mort n'ont plus la même temporalité, « indifférence nécessaire à l'écoulement du temps et aux variations du calendrier ». le temps n'accroche pas aux mêmes branches, les événements n'ont plus les mêmes dimensions, les mêmes tensions, et pourtant…
Les nuits semblables et différentes, les morts et ceux en devenir. « C'est un drôle de cimetière, les pensionnaires vivent au dessus des tombes, parmi les ronces, les cactus, les insectes, les reptiles, des coquelicots et des narcisses, ils se déplacent avec un linceul bleu deux pièces, des pantoufles ou des babouches et une ribambelle d'insultes au bout de leurs lèvres gercées et de la bave aux commissures ». Les rêves et les cauchemars, l'hôpital et le corps. « Prisonnier de l'hôpital ou de mon corps, démuni de tout, même de ma mémoire où pourtant j'avais le pouvoir de pétrir mon argile à volonté dans le sang des astres et des légendes et dans la saveur à goût de mille printemps et de doux hivers des chants et comptines désormais enfouis dans les sillons secrets, je dormais et m'éveillais avec d'affreuses sensations d'inconsistance et d'angoisse ou de déchirement, ne disposant plus de fil logique, et mes chutes dans les frontières du jour et de la nuit répétaient cruellement l'image caricaturale, l'image manquée d'une victoire et d'une liberté ». Se lever, bouger et encore penser…
Un récit du coté de le Pet, le Corsaire, le Litron, Argane… « Raconte, vieux, que devient le monde du dehors… ». Une prose dense, illuminée comme l'écran où nous nous projetons comme entre des images
Une nécessaire réédition.
Lien : http://entreleslignesentrele..
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Racines
  25 mai 2013
(...)

Pour Ahmed Bouanani, les lieux n'ont que peu d'importance. Pas d'errement psycho-géographique dans ce vaste espace qu'est l'hôpital, avec ses bungalows, ses frontières floues. Ce qui intéresse l'auteur, ce sont vraiment les gens, les sensations, l'introspection. L'univers qu'il crée est souvent à la limite du roman fantastique. Il n'y a ici plus de notion du temps, de la normalité, les limites (physiques, mentales) sont floues.
La prose d'Ahmed Bouanani est somptueuse, foisonnante, souvent poétique et nous ouvre des mondes complexes et riches. C'est beau, profond, parfois drôle et pourtant totalement désespéré. Un univers unique qui joue avec le flou et le pouvoir de la fiction, superbe.

Lien : http://racines.canalblog.com..
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toudabouanani
  17 novembre 2012
http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lhopital.html
A LIRE REVUE DE PRESSE ECRITE SUR LE SITE DE VERDIER SUR L'HÔPITAL : Dans la quinzaine littéraire n°1072 : Mythologie de la survie par Hugo Pradelle et dans Transfuge n°62 l'inguérissable par Oriane Jeancourt Galignani et l'avis du libraire et l'article dans "actuel" avant la réédition.
Lien : http://www.editions-verdier...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
dede   03 août 2013
Prisonnier de l’hôpital ou de mon corps, démuni de tout, même de ma mémoire où pourtant j’avais le pouvoir de pétrir mon argile à volonté dans le sang des astres et des légendes et dans la saveur à goût de mille printemps et de doux hivers des chants et comptines désormais enfouis dans les sillons secrets, je dormais et m’éveillais avec d’affreuses sensations d’inconsistance et d’angoisse ou de déchirement, ne disposant plus de fil logique, et mes chutes dans les frontières du jour et de la nuit répétaient cruellement l’image caricaturale, l’image manquée d’une victoire et d’une liberté
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dede   03 août 2013
L’hôpital – bien que réel – perd dans la fiction ses contours et ses limites pour prendre les dimensions de la société et de la vie, le récit devenant dès lors une fable universelle sur l’enfermement et la résistance, qui peut aussi être lue comme une métaphore du statut de l’artiste et des conditions de production de l’art au Maroc dans la deuxième moitié du XXe siècle
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dede   03 août 2013
Quand j’avais franchi le grand portail en fer de l’hôpital, je devais être vivant. Du moins le croyais-je puisque je sentais sur ma peau les odeurs d’une ville que je ne reverrais plus jamais
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dede   03 août 2013
C’est un drôle de cimetière, les pensionnaires vivent au dessus des tombes, parmi les ronces, les cactus, les insectes, les reptiles, des coquelicots et des narcisses, ils se déplacent avec un linceul bleu deux pièces, des pantoufles ou des babouches et une ribambelle d’insultes au bout de leurs lèvres gercées et de la bave aux commissures
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