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Nora Bouazzouni (Autre)
EAN : 9782490698271
144 pages
Nouriturfu (22/04/2021)
4.17/5   23 notes
Résumé :
Depuis quand la nourriture a-t-elle un genre ? Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans les kebabs ? Qui a décidé que les hommes n’aimaient pas le rosé ? Pourquoi le végétarisme est-il perçu comme un régime dévirilisant ? Les femmes jouissent-elles vraiment en mangeant un yaourt ? Pourquoi certains hommes préfèrent-ils littéralement renoncer à la vie plutôt qu’à la viande ?

Rien n’échappe aux injonctions genrées, surtout pas la nourriture. En matière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
karkarot
  17 mai 2021
Steaksisme est un essai court, qui se lit assez vite, même si le style ne se prête pas à la fluidité: beaucoup de chiffres, d'études, de factuel. Un peu d'humour délaye le tout, mais on n'est pas épargné par de nombreuses citations et notes bibliographiques.
Ce livre est par railleurs bien moins polémique que le précédent de Nora Bouazzouni (Faiminisme, mêmes éditeurs), et aussi moins culpabilisation pour la gent masculine dont je fais parti, par ailleurs.
Il reste énormément dans le factuel, le chiffre, peu dans l'analyse (ou assez peu poussée) et seules deux pages finales sont consacrées aux idées et propositions. Celles-ci sont néanmoins intelligentes et pleines de bon sens.
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Ana_Kronik
  26 septembre 2021
On le sait depuis Aristote, l'homme est de loin supérieur à la femme. (C'est marrant d'ailleurs de constater que si nombre de grands penseurs ont affirmé que Marx était dépassé, on continue de vénérer Aristote. Fin de la parenthèse).
Eh ben oui, l'homme est supérieur à la femme, et la raison en est simple: il bouffe ce qu'il veut lui, et peu importe s'il est gros, on dira que c'est un bon vivant!
Mais quand même, la femme est supérieure à l'homme. La preuve: toutes ces pubs où une femme atteint visiblement l'orgasme, juste en ingurgitant une cuillerée de yaourt...
Bon vous l'aurez compris, ce petit livre est aussi instructif que décapant. On y apprend plein de trucs. Que la pub ne fait que perpétuer les stéréotypes. Que certains médecins américains plébiscitent un régime 100% viande, et affirment que manger des plantes est nuisible.
NIna Bouazzani déploie une bonne dose d'humour, qui fait bien passer la pilule. Exemple: les hommes adorent la viande, manger du boeuf remonte aux temps préhistoriques où l'on pensait ainsi s'approprier la force de l'animal... Alors que le pauvre boeuf lui, ne broute pourtant que de l'herbe.
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Emiliec28
  24 août 2021
Un essai intéressant sur notre alimentation et la culture qui vient se mêler de notre assiette et des représentations de chaque aliment. Un essai de plus qui démontre que le sexisme, le patriarcat et le capitalisme (étroitement liés) se retrouvent absolument PARTOUT.
Mes lectures se recoupent les unes aux autres (violences contre les femmes, théorie du genre, relations amoureuses, végétarisme, éducation...) c'est à la fois exaltant et désespérant, tous ces liens qui apparaissent et qui font qu'un combat donné n'est que la facette d'un prisme immense qui conduit toujours aux mêmes responsables...
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jordan__
  25 janvier 2022
Encore un essai absolument délicieux de Nora Bouazzouni, à la fois ultra documenté, cynique et dénonciateur des absurdités du monde alimentaire.
J'ai lu des avis d'hommes qui se sentaient blessés par ce livre : il est temps d'aller se faire cuire le cul.
Magistral et percutant, j'adore !
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Orangetree
  07 juillet 2021
Faisant partie du 1% d'hommes végétariens, j'attendais avec impatience de pouvoir découvrir ce livre. Et je n'ai pas été déçu : deconstruction des publicités genrées, du mythe du viandard ou encore du contrôle exercé par la masculinité hégémonique sur la minceur des femmes et la virilité alimentaire des hommes, tout y est. Un beau travail d'analyse et de synthèse qui se lit vite et bien (même si pas mal de références qui freinent la lecture) et me donne envie de manger un bon petit plat végé avec un yaourt :)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MadChickpeaMadChickpea   27 août 2021
Il faut prouver qu'on est un homme pour être validé par le groupe, sous peine d'être marginalisé, moqué, humilié, voire battu ou même tué. Car la masculinité hégémonique se construit en opposition au féminin et aux autres formes de masculinité. Dans nos sociétés contemporaines, elle encourage les comportements à risque (drogue, alcool, tabagisme, vitesse au volant, rapports sexuels non protégés...), le recours à la violence (envers soi et les autres), censure les émotions et décourage le suivi médical ou psychologique. La masculinité hégémonique valorise l'autorité, la domination des femmes, l'hétérosexualité, la compétition, la force physique, la réussite économique et professionnelle, l'autonomie ou encore la liberté. Celle de manger ce dont on a envie, par exemple, contrairement aux femmes, qui se contrôlent et se privent. Ce sont les traits typiques de la masculinité hégémonique que la publicité utilise pour inciter les hommes à consommer des aliments codés comme masculins, notamment la viande, afin d'en ingérer les propriétés viriles. Je mange (de la viande), donc je suis (un homme).
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Ana_KronikAna_Kronik   26 septembre 2021
Quinoa contre RSA. Nature contre culture. Comme s'il fallait hiérarchiser les luttes de la même manière qu'on hiérarchise les genres. Les comportements écolos ou altruistes sont donc perçus comme dévirilisants, car les hommes craignent la dégringolade sociale ou l'humiliation d'être vus comme des sous-hommes, c'est-à-dire presque des femmes. La force physique, l'indépendance, les comportements à risque et les excès figurent parmi les cases à cocher dans le grand bingo de la masculinité hégémonique.
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DescollinesdepapierDescollinesdepapier   20 juillet 2021
Outremanger est encouragé chez les garçons et les hommes, surtout dans un cadre convivial. Pourtant, c’est un comportement tout aussi pathologique que suivre une diète permanente. L’un est pourtant auréolé de prestige social, quand l’autre est nimbé de honte ou provoque l’agacement, surtout pour les femmes (« elle nous fait chier avec son régime ! »).
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Emiliec28Emiliec28   07 août 2021
Traduction : on peut plus polluer tranquille, être sexiste, misogyne, raciste, homophobe ou validiste, et les féministes nous font chier. (En revanche, sur la fête après 10h, je sèche...) Heureusement, on peut encore manger de la viande, parce que la viande, c'est la liberté, c'est la France messieurs-dames, c'est la tradition, le bon vieux temps, ambiance saucisson-vin rouge, où on pouvait mettre une main aux fesses de sa secrétaire sans s'inquiéter des conséquences et cloper en voiture, sans ceinture, fenêtres fermées, avec les enfants à l'arrière. bref, c'était mieux avant. Mieux pour qui ?
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Emiliec28Emiliec28   24 août 2021
La "fille cool", c'est la bonne élève de l'hétéropatriarcat, autorisée à briser les tabous tant qu'elle reste baisable, qui peut manger et boire comme un mec tant qu'elle ne demande pas à être payée autant qu'eux.
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