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Critique de BazaR


BazaR
  11 octobre 2015
Et voilà, on y est ! J’ai pris mon temps mais j’ai enfin terminé la trilogie à nulle autre pareille de l’Empire de Poussière. Et cette conclusion est bien à la hauteur.

A nulle autre pareille au niveau du décor. Je n’arrête pas de le répéter et je vous épargnerai une troisième description de ce monde qui dépasse en imagination tout ce que j’ai lu. Quelques éléments tout de même : un univers vertical, des rocs flottant dans les airs portant des villes, la religion dominante des anciens germains et scandinaves et un mode de vie proche de l’Allemagne et l’Autriche du 19ème siècle.

Ce troisième livre met en scène le combat final entre les adeptes de Freyja (les gentils) et les disciples d’Alviss (les méchants) sur plusieurs champs de batailles en parallèle, selon une structure qui rappelle férocement Le Retour du Jedi (une bataille entre deux flottes d’un côté, un petit groupe de héros affrontant les puissants mages noirs de l’autre. ). Il révèle aussi la véritable nature de l’empire de poussière, ses liens avec notre monde et la raison pour laquelle la mythologie et le mode de vie allemands y dominent. Aucune part de mystère ne subsiste à la fin. Si l’on n’a pas auparavant deviné cette nature (les indices sont visibles dès la fin du livre 2) on peut clairement tomber de sa chaise. Moi j’ai trouvé ça sublime.

L’accent est placé sur l’action, défilant selon un véritable scénario hollywoodien intégrant cliffhangers à chaque fin de chapitre, faisant monter la pression jusqu’à faire péter la cocotte, instillant à bon escient les révélations. Évidemment, la caractérisation des personnages est secondaire, juste ce qu’il faut pour donner du piment au plat d’action. Le côté jeunesse romantique est encore renforcé ici, surtout dans le groupe de héros réunis dans la Confrérie de Freyja (hommage à la Fraternité de l’Anneau de Tolkien, ainsi que l’un des personnages le dit) : chacun ressent un amour jeune et pur et malheureusement unilatéral pour un autre membre dans une chaine d’amour/tristesse assez pathétique et dont saura profiter l’adversité autrement plus retorse ; c’est à mon avis la partie la plus faible du récit. Mais malgré l’orientation jeunesse, l’auteur évite le happy-end banal « ils vécurent heureux… ». L’amertume domine à la fin.

Enfin je reste mitigé sur le livre-objet (poche Hélios-Mnémos). L’illustration de Marc Simonetti est comme toujours merveilleuse mais le texte utilise une taille de caractère vraiment petite - partiellement compensée par un espace interligne assez large – qui empêche l’imagination de se déployer totalement. Les erreurs de mise en page et retours à la ligne accidentels, sont assez nombreux.

Cette trilogie mérite d’être plus lue. Je vous la recommande, vous passerez des moments magiques.
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