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ISBN : 2848195819
Éditeur : Créer (25/07/2016)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Vous allez découvrir dans ce livre l'histoire d'un Triptyque gastronomique auvergnat. Vous suivrez, à travers les peintres, poètes et écrivains qui l'ont côtoyé, sa trace dans la Vallée de Royat.
Partez à la découverte du monde merveilleux de La Mère Gagnevin " Patronne Des Romantiques ", de La Mère Quinton " Belle Meunière ", en passant par La Mère Mesure " Reine Du Dosage ", trois figures emblématiques du territoire qui sont arrivées jusqu'à nous. Elles on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
legoergosum
  07 juin 2017
Loin du parisianisme qui sévissait encore au temps des Romantiques , ces trois femmes « aux fourneaux », dites "Les mères auvergnates", ont su drainer près de leur marmite une belle clientèle d'artistes et d'intellectuels du XIXème siècle. Qui aurait cru que la verte vallée de Royat pouvait attirer des peintres, des poètes, des écrivains … le secret repose dans le savoir-faire gastronomique de ces trois femmes d'exception, mais aussi dans la beauté et la sérénité des paysages, et dans l'essor du thermalisme auvergnat.
Bien sûr, les talents d'une « mère » sont avant tout culinaires, mais le goût de l'art, et plus généralement, des belles choses, peut agrémenter des plaisirs plus épicuriens.
On savoure le destin de ces trois femmes, qu'une unité géographique et culinaire réunit. Bien que fort différentes, elles ont réussi à imprimer de leur talent bien plus qu'une région.
Toutes trois emblématiques de l'Auvergne profonde, ces "mères auvergnates" ont su exporter leur aura, tout particulièrement "La belle Meunière", alias Mère Quinton, dont la renommée franchira les frontières.
Et pourquoi ne pas oser faire le lien avec la tradition des cafés littéraires, parisiens, vénitiens ... modestement bien sûr ; le Procope, le Florian, tant d'autres : promouvoir la gastronomie et les beautés d'un lieu... et le talent de l'artiste qui aima le fréquenter.
Merci aux Editions Créer et à Babelio de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage, court certes, mais agréable à lire, et fort bien illustré de gravures et de photos délicieusement surannées.
Voici un beau livre à offrir, ou simplement à feuilleter.
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philteys
  16 juin 2017
Tout d'abord, je tenais à remercier les éditions Créer et Babelio de m'avoir permis de découvrir un ouvrage que je n'aurai probablement acheté en librairie (et c'est tout l'intérêt de Masse Critique) et un éditeur jusque-là inconnu pour moi.
En réalité, le titre m'a trompé lorsque j'ai sélectionné cet ouvrage dans Masse Critique puisque je m'attendais à un ouvrage autour de la gastronomie. Et bien pas du tout, s'il y est question d'art, il ne s'agit pas d'art culinaire.
En effet, après avoir présenté succinctement les trois « Mères » auvergnates qui donnent leur nom au livre, Bernard Boucheix s'étend sur les représentations picturales de la vallée de Royat au XIXème siècle. Ville thermale, située au pied du Puy-de-Dôme, Royat a visiblement accueilli un grand nombre d'artistes séduits par une vallée « romantique » recouverte de forêts inspiratrices.
On le comprend rapidement, Bernard Boucheix veut nous prouver, peut-être de manière un peu exagérée, qu'à l'instar de Barbizon ou Pont-Aven, Royat a eu, elle aussi, son « école » de peinture. L'exercice se révèle parfois un peu répétitif même si on y croise le général Boulanger, sa maîtresse et Jean-Baptiste Corot. Mais où sont passées nos trois « Mères » auvergnates ? Elles servent juste de prétexte à la visite artistique de cette vallée.
Cet ouvrage est donc l'oeuvre d'un passionné d'histoire locale, d'un amoureux de la région de Royat qui y livre le fruit de recherches probablement pointues. L'énorme attrait de ce livre reste les innombrables illustrations, reproductions de croquis, tableaux et cartes postales : elles font richement revivre, et une époque, et une région.
C'est bien là tout ce qu'on lui demande, à ce livre bien mal nommé.
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Surineur
  23 mai 2017
J'ai reçu dans le cadre de Masse Critique, pensant trouver quelques recettes. Mais que nenni ! à la place, on suit l'histoire de trois "Mères", cuisinières, et tenant des auberges où les peintres romantiques de l'époque y restaient des mois, à peindre et s'imprégner de l'Auvergne. "La France, c'est l'Auvergne avec un peu de terre autour"
On y découvre également la vallée de Royat, son histoire, son développement. Les textes, bien écrits, sont ponctués d'images, tableaux et gravures, juste de quoi rythmer la lecture.
L'Auvergne inspira également des airs de musique, toujours dans la période Romantique, où les artistes, par le bouche-à-oreille, défilait en ce petit village.
"Et pourtant ! Une période, un site, un paysage, des maîtres, des élèves, et surtout des auberges ... tout était réuni pour que le souffle de l'esprit romantique et du plein air fassent école en ces lieux". Les récits de vie de l'époque sont entrecoupés par des témoignages, poèmes, illustrations et autres mots de voyageurs, la plupart artistes, certains de renom, déclamant, chacun avec son art, la beauté du lieu et des paysages.
Jusqu'à l'apparition des trains, puis des bains, avec le thermalisme naissant, les changements s'opérèrent bien vite. Ainsi les touristes affluent, les estampes disparaissent, laissant la place aux photographies. Ainsi prend fin l'ère des Romantiques, laissant la place aux Impressionnistes. Ainsi prend fin l'âge du petit village de Royat dans sa vallée, laissant la place à Royat-les-Bains.
"Puisque me voici oisive, je reste longtemps à rêver sur ma terrasse, je regarde ma chère vallée de Royat, et je m'en remplis les yeux - La Mère Quinton"
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SurineurSurineur   23 mai 2017
Elle devint la confidente d'un amour fusionnel qui allait changer sa vie et le cours de l'Histoire. Elle les suivit de l'Ile de Jersey à Bruxelles en passant par Londres. Sœur douairière gardienne de leu amour, elle devait élever leur enfant illégitime et partir aux États-Unis avec eux.
La popularité de cet ancien Ministre de la Guerre était telle que sa destinée ressemblait à celle du Général Bonaparte. Toutefois, l'histoire en fut tout autre.
Tragédie lyrique, romance légendaire, gravée pour l'Histoire de France où, à défaut d'être empereur, la passion l'emporta. Incroyable amour qui faillit faire valser la démocratie.
Encore une fois, l'Histoire de France s'est faite sur l'oreiller.
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SurineurSurineur   23 mai 2017
Il n'y a pas d'école de peinture sans une bonne auberge.
[...] pendant de nombreuses années, l'été, ces auberges représentaient un passage obligé pour les peintres romantiques français qui venaient dans la vallée de Royat en ce début du XIXème siècle.
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