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EAN : 9782070652488
320 pages
Gallimard Jeunesse (15/05/2013)
3.52/5   49 notes
Résumé :
Depuis toujours, Malia se sent comme une étrangère dans sa propre famille. Couvée par l'amour excessif d'une mère qui sait à peine lire et écrire, la jeune fille étouffe. Alors quand son amie Gisèle lui propose d'emménager avec elle à Paris, ce jour de septembre 1955, Malia accepte. Mais elle promet d'écrire à sa mère tous les jours. Alors que la jeune femme se construit, entre la Sorbonne, le théâtre, sa rencontre avec un metteur en scène... ses parents peu à peu s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Malia est une jeune fille brillante venue d'un milieu populaire dont elle a honte. Lorsqu'elle a la possibilité d'aller étudier à Paris, un nouvel horizon s'ouvre à elle, fait d'intellectuels, de politique, de théâtre russe et de cinéma. le fossé avec sa famille ne fera que s'accroître, d'autant plus que des secrets vont être déterrés...
Malia est une adolescente ambitieuse, qui n'a qu'un seul but : échapper à sa condition sociale par son travail et elle se donne les moyens d'y arriver.
Sa correspondance avec son entourage, et en particulier avec sa mère, permet à l'auteure d'explorer la psychologie des personnages et de mettre beaucoup d'émotions dans ce récit.
Mais même si ce roman dépeint à merveille la vie parisienne des années 50 avec son foisonnement intellectuel, artistique et politique, je dois cependant avouer que j'ai trouvé que ce roman manquait parfois de rythme et que j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout, dommage !
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Malia quitte sa famille pour aller s'installer à Paris pour ses études après avoir promis d'écrire tous les jours. C'est à travers sa correspondance avec sa mère et ses amis que l'on suit l'émerveillement de la jeune fille qui découvre le théâtre, l'engagement politique et se sent de plus en plus étrangère à son milieu d'origine...
Cette histoire se déroule dans les années 50 avec le foisonnement artistique de l'après-guerre et les emportements politiques communistes.
Un roman que j'ai adoré lire. L'alternance correspondance / récit est judicieux et donne de la profondeur aux personnages. La seule interrogation est pour son classement en livre jeunesse que je ne comprends pas trop, je pense qu'il convient mieux à des adultes....
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Amalia est une jeune femme intelligente et ambitieuse. Elle a toujours rêvé de mieux, rêvé d'ailleurs. Elle ne s'est jamais sentie à sa place parmi les siens, toujours sentie comme une étrangère. Grâce à son amie Gisèle, cet "ailleurs" va devenir réalité. Elle s'installe en effet à Paris avec cette amie qu'elle connaît depuis l'enfance. Commence alors une nouvelle vie, une nouvelle vie riche en nouveautés et en opportunités qui lui permettra de s'épanouir et de se sentir entière, enfin. Malheureusement, le gouffre entre sa mère et elle devient de plus en plus difficile à surmonter. Elle, si instruite, ressent une honte profonde face à cette mère si peu cultivée et aux manières plutôt rustres, une honte qui se transforme presque en haine, comme si cela l'empêchait d'avancer, comme si cela l'encombrait. Elle souhaiterait pouvoir se concentrer toute entière sur ses projets, ses envies. Elle est perdue, ne sachant comme réagir face à quelqu'un de si envahissant et de si fusionnel. Tout cela se complique encore plus lorsqu'elle fait la connaissance de Nicolas Pavlovitch, un metteur en scène russe de 27 ans son aîné. Elle refuse tout d'abord de reconnaître les sentiments qui éclosent entre eux, par peur du regard des autres, par timidité. de nombreuses épreuves l'attendent encore.

J'ai été très étonnée par ce roman, par la façon dont il est écrit. On pourrait le qualifier d'épistolaire mais pas que.. Nous avons en effet toujours plusieurs lettres à la suite l'une de l'autre puis des précisions écrites narrées d'un point de vue externe. J'ai vraiment adhéré à cette manière de faire, cela change de d'habitude et moi ça m'a vraiment plu car cela collait beaucoup au contexte.

Car oui, comme dit plus haut, un énorme fossé se profile de plus en plus entre notre héroïne et sa mère et les lettres permettent de se rendre compte beaucoup plus clairement de cette différence d'éducation. Alors que les lettres d'Amalia sont claires et bien écrites, celles d'Angèle, sa mère, sont parfois carrément horripilantes par l'écriture parlée et vulgaire. Cela n'aide nullement à s'attacher à ce personnage qui n'est déjà pas facile à apprécier vu les circonstances. Elle étouffe beaucoup sa fille et n'hésite pas à user de chantage affectif, de pleurs, de remontrances en tout genre jusqu'à en paraître presque folle. Elle ne supporte pas de sentir sa fille s'éloigner, grandir, devenir indépendante.

"Alors je me suis dit après, comme dirait ton père, pourquoi que j'aye pas le droit d'aller saluer la patronne de ma fille? La prochaine fois que je viens sur Paris, j'y rendrais bien mes hommages. Je te prie de lui dire, s'il te plaît, parce que c'est pas normal, comme situation que la mère de ma fille elle peut pas saluer sa patronne."

Tu imagineras donc sans peine que j'ai vraiment eu du mal avec cette femme qui prend une place tellement importante dans le roman.

J'ai par contre totalement été charmée par Malia, tellement innocente, tellement pétillante. Pleine de vie, elle attire rapidement la sympathie des gens par son naturel et par son intelligence. Via ses lettres et ses réflexions qui ont parfois l'air d'être celles d'une sainte, je me suis sentie de plus en plus attachée à elle en avançant dans sa correspondance. Ses doutes, ses peurs, ses sentiments m'ont conquise par une gentillesse sans fin. Et puis, sa rencontre avec Nicolas m'a vraiment beaucoup plue par sa lenteur, sa crédibilité. J'ai trouvé ses réticences justes et bien décrites, juste comme il le fallait.

L'époque est très intéressante également. La jeune fille s'intéresse beaucoup à la politique, au parti communiste, mais j'ai aussi appris de nombreuses choses comme par exemple l'insurrection de 1956 en Hongrie dont je n'avais jamais entendu parlé, honte à moi.

En bref, je ressors de ce roman comme dans un cocon. le mot qui me vient à l'esprit pour le qualifier est doux, doux pour la douceur d'Amalia qui ressort plus que tout dans cette histoire. Un personnage central touchant qui m'a convaincue et qui m'a fait passer un excellent moment à ses côtés.
Lien : http://mamantitou.blogspot.b..
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À l'âge de 18 ans, Amalia décide de quitter ses parents et son milieu modeste afin de suivre des études de philosophie à Paris. Elle y rejoint son amie de toujours, Gisèle, apprentie comédienne. Elle promet à sa mère de lui écrire chaque jour, mais cet éloignement familial est comme une bouffée d'oxygène. Un nouvel horizon se profile, riche d'apprentissages, de rencontres et de réalisation de soi. Elle se sent à sa place, enfin. Mais - car il y a toujours un mais - sa mère, même à distance, continue d'étouffer sa fille qu'elle voit s'éloigner.

Amalia se sent prise au piège, entre une famille où elle ne trouve pas sa place - et dont elle a même honte - et ses appétences de savoir, de découvertes. Sa rencontre avec un metteur en scène russe, Nicolas Orlov, va venir compliquer un peu plus la situation déjà si difficile à gérer…
Vibrant ! Paule du Bouchet livre avec Je vous écrirai un roman saisissant qui nous plonge en immersion totale dans la vie des personnages. Et ce, notamment, grâce à l'habilité avec laquelle l'auteur se joue des genres, entrelaçant échanges épistolaires et passages narratifs. Plusieurs tableaux se superposent, on passe ainsi de l'exaltation de notre héroïne qui se plaît et se découvre dans ce Paris des années 50, à la vie plus sombre et remplie de non-dits de ses parents.
Tout n'est que pudeur et retenue et pourtant, l'émotion jaillit de partout. Quête initiatique, soif de vie, nous partageons tout avec elle, douleur et lumière à la fois. Un texte doux et violent qui nous arrache quelques instants à nous-mêmes. Attention, on ne ressort pas indemne de Je vous écrirai, mais c'est tant mieux…
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Une infinie tendresse, une infinie pudeur.
Voilà comment je définis « Je vous écrirai ». C'est doux, tendre, lumineux, agréable à lire.  J'ai parfois été agacé par Angèle, la mère de Malia, trop geignarde, trop collante à mon gout, mais ça ne rends les personnages que plus attachants, plus réels. Malia est, au début surtout, très timide. Dans ses premières lettres, on dirait qu'elle ne pense, ne croit, je jure plus que par Nina, la mère des enfant qu‘elle baby-sitting mais finalement ça se calme, elle prend son propre chemin, change, devient plus adulte, moins timide.
Les lettres de Malia adressé à sa mère, à son amie Gisèle ou encore à Nina sont entrecoupées de recits de la vie de la famille sur trois générations, racontant avec douceur les histoires d'Angèle, de sa propre mère, la Dédé, de Malia. de Nicolas Goulinev aussi, émigré russe devenu son metteur en scène pour la pièce de théatre qu'elle joue. Peu à peu, Malia s'afirme, s'énerve, se construit. Elle est encore fragile et tout de même un peu naïve mais elle est agréable, tout comme le roman. On a envie de la proteger et de marcher à coté d'elle dans les rues de Paris et sur la scéne.
Le secret est très discret, même si il occupe une bonne place dans le roman. C'est assez facile à deviner (du moins, on le pense au début) mais il surprend quand même. C'est donc un livre que je conseille à tous, facile à lire et très tendre
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critiques presse (3)
HistoiresSansFin
10 septembre 2013
Vibrant !
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Lexpress
31 juillet 2013
Roman d'apprentissage des relations humaines, Je vous écrirai est un texte puissant et lumineux qu'on ne peut lâcher, tant on se sent happé par ce destin.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Ricochet
02 juillet 2013
Ce roman fort et percutant fait partie de ceux que l'on a envie de garder en soi pour les écouter encore.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Angèle à Malia [...]
On t'a attendue ce dimanche, j'avais fait une tarte au sucre, pourquoi que t'es pas venue ? C'est bien beau de nous écrire des lettres qu'on doit s'y reprendre à trois fois tellement elles sont longues, mais tu viens pas tu préviens pas.
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Angèle à Malia
Bures, 5 septembre 1955

Ma petite fille,
Ca fait de la peine, que tu sois partie. J'ai peur que tu oublies tes parents. Et moi, je ne suis pas à l'aise d'écrire comme tu sais. Ton père encore moins. Il va bien. Il y a des prunes au jardin […] La maison est bien vide. Enfin, grâce à la poste, nous pourront s'écrire souvent.
Meilleures affections de
Ta mère
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Tu vois les liens familiaux ne sont pas souvent ce que l'on pense.
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