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EAN : 9782253044031
Éditeur : Le Livre de Poche (30/08/1997)
4.03/5   35 notes
Résumé :
Beaucoup de gens ignorent que la cerise c'est la guigne, la poisse, la malchance.
Une vieille pote à moi, ma chère compagne, mon amoureuse folle que je retrouve à tous les coins de rue de mon parcours. Si elle me colle au train, la salope ! me saoule, m'ahurit ! Toujours là, fidèle à tous les rendez-vous ! Fidèle comme un chien, fidèle comme la mort. J'ai beau faire, toucher du bois, me signer, éviter l'échelle par en dessous, j'arrive pas à l'exorciser. Elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
alberthenri
  02 mai 2019
Quoi !?
Je viens de m'aviser que personne n'avait encore parlé de ce roman sur Babelio (mis à part quelques citations).
Ce roman a une importance particulière pour moi.
Je l'ai lu pour la première fois en 1988.
Dans les années 80, Boudard, sans être un auteur particulièrement en vue, publiait encore (il nous a quittés en 2000) et ses livres étaient disponibles chez tous les libraires, ce qui n'est plus le cas…
La cerise, est son second roman, mais le premier que j'ai lu, c'est par ce roman que je l'ai découvert, sa verve, son écriture si personnelle.
A l'époque, mon bagage littéraire était des plus légers, et le style de l'auteur m'avait surtout rappelé les romans de Frédéric Dard, par son côté cru, et les dialogues d'Audiard, pour la gouaille et la verve.
Plus surprenant, j'ai lu au sujet de Boudard, qu'il avait été influencé par L.F Céline, et c'est ainsi, par ce détour autodidactique que j'ai découvert le voyage au bout de la nuit.
La cerise (la guigne, la déveine en français courant) est une évocation de la vie carcérale à nulle autre pareille.
Mais je cède la parole à Kléber Haedens, qui résuma si bien l'auteur et son écriture :
"On ne peut pas définir Boudard par une formule. Il n'appartient à aucun genre, à aucun parti, à aucune bande, aucun milieu, il n'est le fidèle d'aucune doctrine et ne se sent d'attache avec personne...Sa langue est vivante, pittoresque, parfaitement libérée de l'hypocrisie et des fards, trempée dans le jus sombre des nuits de casse".
En conclusion, et même si j'ai déjà eu l'occasion de le faire sur Babelio, je vous recommande la lecture d'un auteur authentique et libre, à mon avis méconnu et sous-estimé...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
RochGuinardRochGuinard   01 mai 2019
L’orage a cessé. Le ciel nocturne se dégage peu à peu le nord, vers Paris...la liberté ! Je profite à la fenêtre de cette odeur d’après-pluie que j’aime bien. Un mélange de terre humide et de rouille.
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RochGuinardRochGuinard   01 mai 2019
Il faut toucher le fond pour être lucide, et ça se paye autrement qu’avec des mots.
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Videos de Alphonse Boudard (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alphonse Boudard
21 novembre 2009 :
Mot de l'éditeur :
« Je regrette de ne pas lavoir butée pendant quil en était encore temps. Nul besoin de réfléchir ni délaborer le crime parfait. Plus cest gros mieux ça passe.

Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur le carrelage quelle venait dastiquer. On pouvait lui reprocher bien des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme. Quest-ce qui sest passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du pied dappui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin. La faute à pas de chance, encore une fois.

Jaurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que lautre, aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. Jaurai utilisé le cendrier en granit de Bénodet. Jaurai pris mon élan, de toutes mes forces et de toute ma rage, pour la frapper à larrière de son crâne vide. Plus tard, bien plus tard, jaurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû se passer il ny a pas bien longtemps docteur. Mais jétais en train de bricoler dans le garage, je nai rien entendu parce je perçais des trous dans de la tôle. Cest que je construis un cabanon pour abriter les outils de jardin. Ce nest pas que jai beaucoup de terrain, mais ça me détend de pratiquer lart potager. Et puis, cest pas les légumes quon trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums incomparables. Ah oui, ma femme. Quand jai constaté, il devait déjà être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger, mais elle était très pâle. Quest-ce que vous en pensez docteur?

Lélectrocution à la machine à laver, cest pas mal non plus. Combien de femmes disparaissent chaque année alors quelles accomplissaient leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des bouteilles deau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant elle sétait toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie de garder près delle une bougie pour la sieste.

Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers. Personne ne sen émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur cest toujours pour ceux qui restent.
elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des chiottes. Une belle mort, elle ne sest pas vue partir. Exactement, comme vous dites »

Lorsquil écrit, lorsquil se laisse porter par le jaillissement des mots, Serge le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à lépreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de radio, grand chef dorchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur de la langue française, quelle soit verte ou noire, est un magicien. Il na pas seulement le talent de conteur dun Gérard Sire ou dun Jean-Pierre Chabrol. le culte des mots ciselés, des mots torchés, la faconde dune prose féconde, le sens de lorgie verbale.
Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme dApi, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des Céline, Léon Bloy, Auguste le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche, Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un magicien, un orpailleur de la langue, quelle soit verte ou noire, ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils touchent à la fois nos coeurs et nos zygomatiques.
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