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EAN : 9782253035688
Le Livre de Poche (31/05/1997)
3.58/5   57 notes
Résumé :
Autrefois, lorsque le café était une denrée précieuse et réservée aux riches, à la fin du repas on se payait le café du pauvre, c'est--à-dire l'amour, la joyeuse partie de jambes en l'air...
Nous sommes juste après la guerre en 1946 et le café, devenu rare, ~se vend encore à prix d'or sous le manteau. Revenant des armées du général de Gaulle où il a récolté une blessure et une médaille, le héros de cette histoire, sans un rond en poche, n'a guère de quoi s'of... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ce qu'il y a de meilleur dans le café du pauvre---et qu'on ne se méprenne pas, je ne parle pas du livre mais de la chose---, c'est, à mon humble avis, le pousse-café !
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Un livre à oublier très vite, je m'étais imaginé autre chose. On est ici en face d'un livre de souvenirs d'Alphonse Boudard au sortir de la seconde guerre mondiale.
La couverture est trompeuse, ce n'est pas le coeur qui guide l'auteur mais uniquement l'acte sexuel. Il passe de femme en femme et ne nous prive pas des détails avec une mentalité qui ne passerait plus de nos jours.
Quelques éléments peuvent être intéressant sur la vie à cette époque, j'ai néanmoins eu bien du mal à ne pas l'abandonner avant la fin.
Autant retourner vers Frédéric Dard, ça a tout de même une autre gueule.
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Dans un style très personnel, emprunté au parler populaire, ce coquin d'Alphonse Boudard évoque son passé , les temps d'après guerre quand finalement tout n'était pas aussi joyeux qu'on le croit. Revenu des armées avec blessure et médaille, le chemin d'Alphonse croise des copains mais aussi de nombreuses femmes qu'il convoite, séduit, et avec lesquelles il cabriole. C'est souvent ironique, parfois sérieux. Une page de notre histoire revue par un incorrigible coureur de jupons.
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Comme cela a été souligné par d'autres lecteurs, pourrait-on encore écrire ce type de livre aujourd'hui? oserait-on encore parler de soi de cette manière? Se présenter comme un "prédateur" sexuel? Alphonse Boudard nous dévoile son vécu de l'immédiat après-guerre par le prisme de son désir sexuel avoué. Une bouchère, une provinciale anciennement éconduite, une trotskiste, une prostituée ou encore une écumeuse des fins de soirée, voilà les "conquêtes" (ou pour utiliser un trivial jeu de mot à la Boudard ou à la Dard, les quêtes de cons).

à vrai dire, les péripéties d'Alphonse pour assouvir ses désirs ne sont guère intéressantes et cette trivialité est rapidement fastidieuse et ne rend pas la lecture agréable. Ce qui l'est par contre, c'est de découvrir le Paris d'après-guerre dans ses difficultés les plus pragmatiques: manger, travailler, se vétir, draguer, aller à la toilette,... Quelques passages savoureux sur le recrutement pour la future guerre d'Indochine, les communistes, le Paris populaire,...

Clairement pas le meilleur des Boudard
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Le Café du pauvre, c'est le dur retour à la vie civile de l'Auteur après la seconde guerre, les petits boulots improbables et les errances avec d'étranges copains, le tout agrémenté de parties de jambes en l'air grandioses. Un roman à recommander aux amateurs de gaudrioles.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Ça me fait tout drôle le métro, tous ces cloportes qui s'entassent, qui se piétinent, s'écrabouillent au portillon. Les frimes, c'est tout de même pas dans les rubiconds rebondis que ça pavoise, on est carrément dans le papier mâché, le trait tiré, le parchemin... l'insuffisance calorique. Les remugles de la mistouille dans la rame se mélangent, ça renifle le panard, la sueur, l'aigre fétide. On aurait hâte de s'échapper, déboucher de la station, n'était le froid qui vous agresse en haut des marches. Dans ces périodes de tourmentes historiques on est bien nulle part, on court d'une tristesse à une puanteur, d'une cagade à une blessure, d'un cimetière à une prison.
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l'oisiveté maman de tous les vice? Certes, mais on oublie trop que les vices c'est plutôt plaisant dans la pratique
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- Vous êtes charmant...nous pourrions peut-être nous revoir...en dehors de tout cela!
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Videos de Alphonse Boudard (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alphonse Boudard
21 novembre 2009 :
Mot de l'éditeur :
« Je regrette de ne pas lavoir butée pendant quil en était encore temps. Nul besoin de réfléchir ni délaborer le crime parfait. Plus cest gros mieux ça passe.

Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur le carrelage quelle venait dastiquer. On pouvait lui reprocher bien des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme. Quest-ce qui sest passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du pied dappui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin. La faute à pas de chance, encore une fois.

Jaurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que lautre, aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. Jaurai utilisé le cendrier en granit de Bénodet. Jaurai pris mon élan, de toutes mes forces et de toute ma rage, pour la frapper à larrière de son crâne vide. Plus tard, bien plus tard, jaurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû se passer il ny a pas bien longtemps docteur. Mais jétais en train de bricoler dans le garage, je nai rien entendu parce je perçais des trous dans de la tôle. Cest que je construis un cabanon pour abriter les outils de jardin. Ce nest pas que jai beaucoup de terrain, mais ça me détend de pratiquer lart potager. Et puis, cest pas les légumes quon trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums incomparables. Ah oui, ma femme. Quand jai constaté, il devait déjà être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger, mais elle était très pâle. Quest-ce que vous en pensez docteur?

Lélectrocution à la machine à laver, cest pas mal non plus. Combien de femmes disparaissent chaque année alors quelles accomplissaient leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des bouteilles deau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant elle sétait toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie de garder près delle une bougie pour la sieste.

Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers. Personne ne sen émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur cest toujours pour ceux qui restent.
elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des chiottes. Une belle mort, elle ne sest pas vue partir. Exactement, comme vous dites »

Lorsquil écrit, lorsquil se laisse porter par le jaillissement des mots, Serge le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à lépreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de radio, grand chef dorchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur de la langue française, quelle soit verte ou noire, est un magicien. Il na pas seulement le talent de conteur dun Gérard Sire ou dun Jean-Pierre Chabrol. le culte des mots ciselés, des mots torchés, la faconde dune prose féconde, le sens de lorgie verbale.
Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme dApi, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des Céline, Léon Bloy, Auguste le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche, Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un magicien, un orpailleur de la langue, quelle soit verte ou noire, ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils touchent à la fois nos coeurs et nos zygomatiques.
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