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ISBN : 2266073257
Éditeur : Pocket (16/03/1998)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 47 notes)
Résumé :
A l'heure du bilan, c'est l'enfance, toujours, qui donne la clef d'une existence. Où chercher le secret de ce mauvais garçon devenu un écrivain comblé ? Chez les paysans qui l'élèvent dans une ferme du Loiret ? Dans la rue, sa "forêt vierge", à l'âge des grandes espérances et des petits trafics, des 400 coups et de la Résistance ? Dans un mitard de Fresnes où il touche le fond, avant de retrouver l'héritier de Villon, Carco et Simonin qui dormait en lui ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Climb
  27 décembre 2017
« Qui va se souvenir d'elle sinon moi...le seul, le dernier avec mon petit stylo feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébènes, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants...des quelques survivants... le souvenir se garde au coeur, dans un petit coin... le visage, l'image ne durera que ce que va durer votre existence...un passage, une passade de je ne sais quel dieu féroce. »
Je viens de relire la prose de Boudard, Alphonse Boudard... un chef d'oeuvre à en pleurer tellement que c'est beau. Il y a dans son roman des pages qui sont parmi les plus belles qu'on peut lire sur l'enfance peut-être les plus belles avec Pagnol aussi... Je me demande pourtant ce qu'il représente aujourd'hui et qui se souvient qu'il a existé ? Qui à fait mieux depuis ou aussi bien ou seulement essayé ? La provoc seule désormais nourrit les écrivassiers modernes. Dans la courses à la gloire; à l'argent, c'est à celui qui écrira les plus grandes putasseries avec ou sans style tout le monde s'en fout. du style Boudard en était bouffi, lui qui refusait d'enfiler le costard de croque mort de l'académie. Tout comme Blondin d'ailleurs mais pas tout à fait pour les mêmes raisons. Boudard pensait à haute voie que son pédigrée de voyou l'en empêchait mais à voie basse c'est de plus pouvoir se servir du sabre qui le désespérait rapport à la vieillesse qui lui rongeait les articulations, Blondin quant à lui savait bien qu'entre son chez lui et le quai Conti y avait bien trop de bistrot qui lui barrait la route, trop de tentation éthylique pour qu'il espère un jour y arriver à l'heure et sobre. Des lucides, des honnêtes qui se planquaient derrière une plume gouailleuse. Méfie toi de la surface des choses écrivait Daumal. Sur un glacier elle dissimule les crevasses, dans la vie elle cache parfois des failles, et des profondeurs insoupçonnées là ou d'autre ne voit qu'un horizon morne et répétitif.
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cardesan
  25 septembre 2013
Dans le Paris populaire des années trente où il arrive après avoir été placé en nourrice dans une ferme du Gâtinais, le petit Alphonse se transforme en garçon des rues. C'est sa grand-mère qui l'élève. Sa mère passe d'homme en homme dans leur petit appartement. Grand prix du roman de l'Académie française 1995. Qui est cette qui, brusquement, fait irruption dans la ferme du Loiret où le petit Alphonse est élevé par de modestes paysans ? Quelle est cette femme charmante et vive, mais presque toujours absente du domicile parisien où l'adolescent habite avec sa grand-mère, et qui n'apparaît que furtivement au bras d' toujours nouveaux ? Imprévisible, à la fois proche et lointaine, elle ne fera pourtant jamais défaut à Alphonse; mais jamais, non plus, la mère et le fils ne parviendront à se parler vraiment. Avec son regard acide, son invention verbale, sa mélancolie aussi, Alphonse Boudard évoque le monde disparu de sa jeunesse. Au fil du récit, il laisse s'exprimer une émotion de plus en plus forte.
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foret22
  07 février 2008
Choisi par hasard sur l'étale d'une librairie
Pas regretté !
Les âmes pures trouveront l'argot parisien un peu vulgaire
J'y vois plus une création littéraire dans la veine truculente de Rabelais ...
Quant au récit, c'est un viel homme qui se retourne sur son enfance
Son enfance pas très drôle ...
Mais ce récit est transfiguré par l'écriture
A conseiller, assurement !
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Davd
  15 mai 2012
J'ai découvert Alphonse Boudard écrivain avec ce livre : une langue puisant dans l'argot des louchébems autant que dans les Belles Lettres, une vision nette et tranchante de ses motivations comme celle de ses semblables, un humour décapant et beaucoup d'émotions.
Ce ancien malfrat d'après-guerre est resté un petit garçon qui ne s'est jamais remis de l'absence de sa mère.
Les dernières phrases du roman sont bouleversantes... mais je vous laisse les découvrir vous-même.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
andreepierretteandreepierrette   17 décembre 2013
Qui est cette "jolie dame parfumée de la ville" qui brusquement fait irruption dans la ferme du Loiret où le petit Alphonse est élevé par demodeste paysans ? Quelle est cette femme chatmante et vive, presque toujours absente du domicile parisien où l'adolescent habite avec sa grand'mère, et qui n'apparaît que furtivement au bras d'"oncle" toujours nouveau ? Imprévisible, à la fois proche et lointaine, elle ne fera pourtant jamais défaut à Alphonse, mais jamais, non plus la mère et le fils ne parviendront à se parler vraiment
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lecassinlecassin   20 décembre 2011
Qui va se souvenir d'elle sinon moi...le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants...des quelques survivants...
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lecassinlecassin   07 février 2017
De nos jours la moitié des mères sont célibataires. On n'y attache plus grande importance. Pour bien me suivre il faut se replonger plus d'un demi-siècle en arrière. Un enfant sans père, sans nom c'était celui par qui le scandale arrive.
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pilou3211pilou3211   22 février 2016
J'ai lu ce livre un peu entre les lignes car il est un peu lourd à digérer. Avec en plus un franc parlé et des longues. Mais dans l'ensemble, c'est pas mal.
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gaillard1gaillard1   19 mars 2015
Les seul vrais cadeaux sont ceux où l'on a du se priver pour les faire.
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Vidéo de Alphonse Boudard
Alphonse Boudard -1- Monsieur Alphonse raconte son "Histoire de France" - 1 - L'enfance Un film de Daniel Costelle proposé par Patrick Clémence.
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