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EAN : 9782848781020
378 pages
Éditeur : In Octavo (07/11/2009)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
"Marie se rappelait, une autre cachette, une autre fuite. Elle repensait aux Hauts de Nice, à l'homme aux cicatrices... Elle chassa les souvenirs. Elle revint à Ashley, à sa mission. Dans l'action, elle n'avait plus peur. L'action la rassurait. Ashley avait raison, elle n'avait pas à craindre l'homme aux cicatrices. Elle avait grandi, mûri, changé. Dans l'action, elle savait quoi faire. Elle avait su protéger la fillette. Si elle voulait en finir avec ses fantômes, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
SZRAMOWO
  21 mars 2020
Livre obtenu dans le cadre de la dernière Masse Critique "Mauvais genre", et je ne suis pas déçu du voyage !
Merci Babeblio, Merci les éditions in octavo.
Bernard Boudeau (BB pour les intimes) nous a concocté un polar de première. Pas un de ces romans insipides où les personnages agissent en dépit du bon sens.
Le récit est construit avec intelligence autour de deux événements, le démantèlement de l'URSS en 1991 et l'attentat contre le WTC à New York en 2001, qui constituent l'un des fondements de la panade dans laquelle se retrouve le monde contemporain : mondialisation sans contrôle, dérive financière, terrorisme et son corollaire, la privation de liberté, montée des populismes en Europe et aux USA.
J'ai lu ce roman d'une seule traite en me demandant sans arrêt comment va-t-on atterrir ?
Les personnages principaux sont Marie Desforges et Jean-Pascal Gontier. Elle étudiante en thèse à Paris La Sorbonne et lui militaire dans le renseignement, intervenant dans la même université..
Je ne vous dit pas qui est Marie et quel son lien avec Assia dont le titre dit qu'il faut se méfier...
L'histoire commence par décrire la vie d'une gentille famille soviétique, le père Viktor Mikhaïlovitch Shokinïev, est un partisan de la Perestroïka. Quand son vieil ami Sergueï Wladimirovitch Vaskassov, membre éminent du KGB, lui demande de faire attention, et de surveiller ses fréquentations, il n'y prête gère attention.
Le destin des Mikhaïlovitch part en vrille. Gorbatchev est remercié, Eltsine prend le pouvoir...on connait la suite, et vous devinez ce qu'il advint du gentil Viktor et de sa famile.
Le récit alterne les flash back entre différentes périodes et donne la parole aux différents acteurs.
Ottawa 1980-1982, Moscou 1991, Paris, Nice, 1991-1997, Miami Paris 2000-2001.
Marie et Jean Pascal se retrouvent dans une enquête à rebondissement impliquant la Mafia russe, des Narcos colombiens, des trafiquants d'armes et de toutes sortes de marchandises illicites.
Quel est le lien avec la famille Mikhaïlovitch ? Je ne vous le dirai pas !
Les relations entre les différents univers dans lesquels Marie et Jean-Pascal vont évoluer sont dévoilées de façon subtile et même si le lecteur sagace a des doutes, rien n'est "téléphoné" dans la narration.
L'auteur ménage des rebondissements toujours inattendus. Certes diront certains Marie est une héroïne aux mille vertus, sculpturale, sportive (pléonasme), bi-sexuelle, sobre avec modération, véganne avec intelligence, alliant la maîtrise de soi et l'excès, la femme parfaite en deux mots.
Jean-Pascal lui, est son exact opposé, la raison même en toutes choses et en tout domaine, le personnage tempéré dans tous les sens du terme.
A eux deux ils forment un tandem idéal. Sans Jean-Pascal, Marie ne pourrait laisser libre cours à sa folie retenue.
Un livre à retenir, un auteur à découvrir.
Bernard Boudeau a écrit d'autres romans https://www.babelio.com/resrecherche.php


Lien : https://camalonga.wordpress...
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Vanilleceylan
  17 septembre 2014
Après avoir lu "L'homme qui aimait les tueurs", j'avais vraiment envie de lire l'autre roman de Bernard Boudeau, qui se passe 5 ans plus tôt et dans lequel on retrouve le personnage de Gontier.
Si j'ai une petite préférence pour "L'homme qui aimait les tueurs", "Méfie-toi d'Assia !" est aussi un très bon polar. le genre de livre qu'on commence et qu'on ne veut plus lâcher jusqu'à la fin. Je n'ai pas été déçue !
L'intrigue se dévoile petit à petit, Marie l'étudiante remonte le passé et raconte à Gontier l'enfance d'Assia en Russie, le massacre des Hauts de Nice, sa fuite et sa nouvelle vie en tant que Marie. Si les changements réguliers de lieux et d'époques déstabilisent un peu au départ, on s'habitue vite, il suffit juste de faire attention à la date indiquée en début de chapitre. Progressivement, le passé rattrape le présent et la vengeance d'Assia peut commencer, une vengeance implacable. Mais retrouver les commanditaires du massacre s'avère plus compliqué que prévu, surtout qu'en sortant de l'ombre, Marie attire à elle ceux qui veulent terminer le travail inachevé par sa fuite des Hauts de Nice.
Le personnage de Marie est assez intéressant, avec ses multiples personnalités : Assia la russe, Marie l'étudiante et Béatrice la garde du corps, mais elle reste toujours une femme amoureuse et une femme traquée, à laquelle on s'attache vite. On voyage avec elle, de la Russie en 1985 à la France en 1991, de Miami en 2000 à New York en 2001 - y compris le jour du 11 septembre !
Un roman qui a le mérite de m'avoir réconciliée avec le genre du polar, ce n'est pas rien !
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RomansNoirsEtPlus
  06 mars 2015
Décidément Pierre Boudeau mérite plus de reconnaissance qu'il n'en a aujourd'hui . Je viens de terminer ce roman policier que j'ai failli engloutir d'une traite . Impossible de lâcher notre héroïne en pleine action entre Paris , Toulouse , Miami et New York . Que ce soit dans la peau de Marie ou d'Anastasia elle ne peut se permettre aucun moment de relâche , à la recherche des assassins de ses parents , elle la survivante . Entre les années 1990 qui sonne le glas du régime soviétique et une certaine date de septembre 2001 ...on suit les pas de cette jeune fille blonde intrépide et dotée d'une volonté que sa soif de vérité et de justice ne peut ébranler . Un superbe roman , captivant , parfaitement rythmé qui ne nous laisse aucun répit du début jusqu'a la fin et qui nous réserve de belles surprises pour la fin ...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   01 juin 2015
L'INFIRMIER QUITTA LA CHAMBRE ET MARCHA d'un pas pressé vers le téléphone mural. Le gardien le regarda passer... demanda :
- Y a un problème ?
- Non, non, il veut juste voir un prêtre.
- Un curé, lui ?
- Ben, oui...
- Faut croire que l'approche de la fin, ça radoucit même les plus durs.
L'infirmier n'écoutait déjà plus, il parlait dans le téléphone...
- Un prêtre ? questionna le médecin-chef. Prévenez le directeur, j'arrive.
L'infirmier composa un second numéro.
- Oui, un prêtre ! précisa-t-il au directeur.
- Si on m'avait dit qu'il demanderait un prêtre... Bon ! Je fais le nécessaire.

L'infirmier raccrocha, repassa devant le gardien qui l'interrogea du regard. L'infirmier se contenta d'un mouvement des sourcils et pénétra dans la chambre... Il se pencha sur la forme allongée, murmura :
- C'est d'accord, ils s'en occupent.
L'homme répondit par un grognement... L'infirmier s'était déjà éloigné.

Le père Michel Dorant arriva moins d'une heure plus tard. A cette heure-ci, la circulation était fluide.
- C'est en quelque sorte une extrême-onction, avait précisé le directeur de l'établissement pénitentiaire. Je ne pense pas qu'il en ait pour très longtemps.
- Je pars immédiatement, avait répondu l'homme d'Eglise.

Il franchit les différents sas. Les gardiens ouvrirent les portes en le voyant arriver. Ils le connaissaient tous... Le curé, l'aumônier de la prison, il faisait presque partie du personnel. Ils savaient tous pourquoi il venait en pleine nuit. Mais aucun n'aurait pensé qu'il viendrait pour ce prisonnier-là...
- Lui ! demander un curé !
- Il doit être au plus mal.
- Il va passer cette nuit.
- Jamais je n'aurais pensé qu'il puisse avoir des remords...
- Il n'en a pas, il veut assurer le passage.

Le prêtre, guidé par l'infirmier, pénétra dans la chambre. Le médecin et le directeur, qui s'étaient dérangés pour l'occasion attendirent dans le couloir.
- Approchez, approchez-vous murmura le prisonnier en reconnaissant l'homme d'Eglise.
- C'et moi, le père Dorant, je suis près de vous... Je vous écoute.
- Mon père..." Il tendit une main décharnée que le prêtre saisit. " Mon père, je veux confesser mes péchés."
- Je vous écoute mon fils.
- Mon père, vous savez, la gamine... Celle qui... celle dont on voit les affiches partout... Véronique Moustier.
Véronique Moustier, se souvint l'ecclésiastique, cette gamine qui a disparu il y a plusieurs années.
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fanfan50fanfan50   01 juin 2015
Les cadavres sont plus lourds que les coeurs brisés.
Raymond Chandler
Le Grand Sommeil
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