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ISBN : 1093363290
Éditeur : Flamant Noir (27/02/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 15 notes)
Résumé :

ELIJAH. C'est le prénom de mon petit frère. Celui que je lui ai choisi quand on me l'a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l'en empêche. Jusqu'à ce fameux soir...

Quand j'ai eu dix-huit ans. J'ai attendu qu'il soit ivre à nouveau et je l'ai égorgé de sang-froid dans la cave. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  31 mai 2017
Journaliste à la Gazette Elfique, Stelphique fera quelques zooms sur ces comportements déviants des humains et mettra en lumière, la petite flamme qui anime pourtant ce roman très sombre qu'est Elijah de Noel Boudou…Il serait peut être temps aussi, de vous prévenir qu'une petite combinaison anti-coup, et un bouclier sont de rigueur pour découvrir ses pages….Attention, 5,4,3,2,1…Impact!!!!
Elijah, ou « L'accident-miracle »…
Petit être chétif et victime avant même de naître, déformé avant même d'avoir respiré, il n'a aucune arme face à la violence du monde qui s'ouvre à lui. La noirceur il la devine, la pressent dans l'odeur de son frère qui fait tout pour lui rendre la vie moins dure…Le « Frère d'Elijah » , en se battant avec une ferveur sans faille, en lui vouant une attention continue, nous démontre que le handicap est encore source d'exclusion, de bêtise éhontée, de violence gratuite, et de soins quotidiens. Chaque minute de l'emploi du temps de ce frère dévoué, est consacrée au bien-être de ce gamin, pour qui aucune action n'est une évidence, qui a besoin de l'attention d'autrui pour la moindre chose. Une belle leçon de vie. Ange presque sans parole, Elijah, nous livrera son petit journal intime intérieur, d'une fraîcheur agréable…
La violence conjugale où un fléau qui fragmente encore les familles…
Des milliers de femmes meurent chaque jour sous les coups de son conjoint. C'est un fait. Ahurissant et implacable, mais une réalité insoutenable. Ici, Noel Boudou va explorer cette cellule, où l'homme devient monstre, la femme, victime, et les enfants, impuissants… Une famille fracassée…Dans ces deux cents pages, on subit les coups, spectateur de cette horreur qui se cache derrière les portes, terrassé par le réseau néfaste de la haine. Rien n'est épargné, à nous autres lecteurs, on aura chaque sensation, chaque blessure physique ou mentale, racontée avec une brutalité sans artifice. le frère d'Elijah et Milo, nouveaux héros indestructibles, pour déconstruire cette toute puissance masculine, rallié à la cause féminine à leur petite échelle, duo de violence et frères de sang…. Ils foncent, poings serrés, dans ce gros tas d'immondices, et de vices de ses hommes qui ne craignent plus aucune perversion…La violence répond à la violence, mais cette fois-ci, elle est du côté des femmes et des enfants, qui sont meurtris intérieurement…

Quand dans le Noir, naît la lumière…
La Terre est terre de contradiction, de Bien et de Mal, qui s'oppose parfois dans le même être…Dans le plus pur des sentiments humains, se trouve aussi une rage sans limites…En créant cet être imparfait, pétri des pires contradictions, ange déchu aux mais sanglantes, Noel Boudou nous ramène une pointe de douceur dans cet univers de ténèbres et d'horreur qui font qu'on a quelques bouffées d'oxygène d'Amour Rédempteur…Choquant, bouleversant, presque à vomir ses scènes atroces, mais il n'en reste pas moins qu'il y a une forme de lien très fort qui unit ses deux frères, qui nous renverse aussi le coeur…
Quand une elfe découvre les faits, et rien que l'effet de ces êtres humains en miettes, elle ne trouve plus les mots encore moins, les émotions pour décrire ses impressions. Mais les fées pleurent, c'est certain, sur cet état de fait et les répercussions de la violence de ces hommes haineux…
Le WRC, c'est Trois ressentis et je vous invite à passer voir sur le blog, ou les chroniques de mes chères amies : Belette2911 et NathalieATOM....;)
Lien : https://fairystelphique.word..
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Amnezik666
  22 février 2017
Autant vous prévenir de suite ce livre est ultra-violent, Noël Boudou ne manque pas d'imagination et ne nous épargne pas les détails quand il s'agit de laisser parler le Mal qui habite ses personnages (âmes sensibles s'abstenir). Bin oui, « le frère d'Elijah » (on n'apprend son prénom que dans les derniers chapitres du roman) n'est pas un enfant de choeur… mais ses victimes non plus, loin s'en faut.
Un personnage tout en contraste, avec d'un côté cette violence inouïe qu'il déchaîne pour punir ses victimes, et de l'autre l'amour incommensurable qu'il éprouve pour son petit frère. et qui sait, peut être que dans son coeur il reste une place pour l'Amour, un Amour rédempteur. Là est la clé de ce héros et de roman, la violence n'est jamais gratuite, elle finit même par devenir l'unique solution pour sauver l'amour et l'innocence. Au milieu de ce tourbillon de haine et de sang, brille une lueur d'espoir, comme phare qui indiquerait la direction à suivre pour un nouveau départ.
Sans forcément approuver les actions du narrateur, je n'ai à aucun moment ressenti l'envie de le blâmer. Sans doute parce que j'exècre au plus haut point les ordures qui tabassent leurs femmes et leurs gosses. Ce ne sont pas de soins dont ces pourritures ont besoin, mais plutôt d'une balle dans la nuque, ça coûterait moins cher à la société et le risque de récidive est nul avec cette option. Mais ceci est une autre histoire (même si j'assume pleinement mes propos).
Outre le récit du narrateur (à la première personne, cela va de soi), certains chapitres vous permettront de suivre les pensées d'Elijah grâce à un journal qu'il tient dans sa tête faute de pouvoir faire autrement, de même nous aurons le droit à quelques extraits de journal d'Aline, une jeune femme que les deux frères rencontrent lors d'une de leur sortie au parc. Deux personnages au charisme lumineux, deux points de lumière au milieu des ténèbres (je sais j'insiste).
Je ne m'attarderai pas davantage sur l'intrigue et les personnages, je préfère laisser aux futurs lecteurs le plaisir et les frissons de la découverte. Tout ce que je peux vous dire c'est que le voyage ne sera pas de tout repos (mais ça je pense que vous l'aurez déjà compris).
Par contre il serait injuste de terminer cette chronique sans vous parler de l'écriture de l'auteur. Un style direct et percutant qui vous prend aux tripes dès les premières lignes du récit… et ne vous lâchera plus jusqu'au clap de fin. Les phrases et les chapitres sont courts, percutants, privilégiant ainsi le rythme, sans la moindre lourdeur qui permettrait au lecteur de reprendre son souffle (ce qui explique sans doute pourquoi j'ai lu le roman d'une traite).
Pour un premier roman Noël Boudou place la barre très haut, inutile de préciser (sans vouloir lui mettre la pression) que son prochain titre est d'ores et déjà attendu de pieds fermes… et que l'on espère avoir le droit à la même qualité, voire même encore mieux !
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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belette2911
  07 juin 2017
Putain Noël, pour un premier crime, tu fais fort ! Tu me permets de t'appeler par ton prénom puisque nous nous sommes déjà croisé dans les couloirs du Fesse Bouc. Et puis, je viens tout de même d'autopsier ton roman…
Autopsie réalisée d'une traite, sans déposer le bistouri. Addictif.
Le sujet autopsié est dur, violent, parfois même un peu trop violent, un peu trop trash, mais on sent qu'on a écrit ce bouquin avec des tripes et puis, quelles émotions dans ces pages !
Oui, la violence extrême côtoie sans vergogne la douceur la plus tendre et durant certains moments, qu'ils soient doux ou durs, on a envie de crier à son apprenti d'apporter cette foutue boite de kleenex parce qu'on a une grosse crasse dans l'oeil.
Les personnages qui gravitent dans ces pages sont torturés, abîmés, lacérés et on se demande s'il y en a un qui a eu une enfance « normale », avec des parents autre que des brutes épaisses ou s'il y a autre chose que des salauds finis dans ces pages !
Heureusement qu'il y a Elijah, petit bonhomme handicapé et son frère dont nous ne saurons pas le prénom au départ.
Elijah, on l'aime de suite, on a envie d'être tendre avec lui, de le prendre sous notre aile. Et quand il s'adresse à nous dans son journal intime qui se déroule dans sa tête, on lève la tête du récit tant les émotions nous coincent la gorge.
Son frère, lui, c'est violence envers les monstres et tendresse envers son frère, sentiments opposés, qui, tel un maelström fougueux, se bousculent dans sa tête. Et pourtant, on l'aime aussi. Même s'il exagère grave avec les gens qui manquent de respect envers son petit frère handicapé.
Un roman percutant, violent, écrit au scalpel, avec des moments durs qui, selon moi, auraient pu ne pas être insérés dans le roman, mais qui, présentés ainsi, nous donnent une vision peu reluisante d'une certaine société, celle des nantis et des bobonnes qui veulent se faire défoncer la rondelle et pire, si affinités… Mais bon, tout le monde n'aime pas de sexe brutal, si ??
Mon seul bémol sera pour la violence extrême durant certaines scènes car comme on dit en Belgique « Trop is te veel » (« Trop c'est trop »), mais je pardonnerai ces erreurs ainsi que quelques clichés car Noël, de par son final, m'a mis le coeur en vrac, m'a serré la gorge et humidifiés les yeux.
Un autopsie de roman qui m'a laissé l'âme en morceaux et bon courage au légiste qui voudra reconstruire ce puzzle !
Verdict du détective Cannibal ?
Un premier roman percutant, des émotions à l'état brut, un roman écrit d'une plume qui manie aussi bien le sombre que le lumineux et qui les fait se côtoyer pour le meilleur et pour le pire, mais dieu que c'est bon !
Par contre, si un jour j'ai le bonheur de me faire dédicacer ce roman, j'assommerai ensuite Noël avec son roman pour avoir osé me faire chialer mon petit coeur d'artichaut !
Je jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.
Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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gruz
  24 mars 2017
Quand un écrivain se lance dans un premier roman noir, le risque est important qu'il n'ose pas sortir des figures « imposées ». Noël Boudou se fout de ce genre de problématique. Il est allé au bout des ses idées, et ça se sent tout du long.
Un roman violent et très noir ne doit-il être que ça ? Elijah est la preuve du contraire. C'est sombre, d'une brutalité parfois étourdissante et pourtant… Je ne crois pas avoir lu beaucoup de romans noirs avec autant de lumière. L'auteur est extrémiste, excessif dans sa manière de dépeindre les pires comme les meilleurs sentiments, les pires comme les meilleures actions.
Elijah est un roman qui ne peut pas laisser indifférent. Il faut avoir l'estomac bien accroché pour supporter certaines scènes, tout comme le coeur face à d'autres passages qui ont de quoi le rendre léger comme gonflé à l'hélium.
Je lui ai trouvé quelques défauts à ce premier livre, l'ultra-violence de certains passages m'a heurté (ce n'est pas mon genre de prédilection). Mais, au final, ce n'est pas ce qu'il me reste de cette lecture. Je préfère garder le sentiment d'avoir partagé une tranche de vie de personnages entiers, qui ne font rien dans la demi-mesure (en bien ou en mal).
Parce que Noël Boudou aime ses personnages à la folie, au point de se permettre tous les excès. Il n'a pas peur de décrire précisément les scènes féroces tout autant qu'il ne craint pas de parler d'amour (fraternel ou autre) au risque de passer pour mielleux à certains. Pas de fausse pudeur chez Boudou, le coeur et les tripes sont posés sur la table, il n'y a plus qu'à se servir.
L'écriture est à l'avenant. Cash, âpre, hargneuse, déchirante parfois. On ne tourne pas en rond chez Noël Boudou, on y va franco. Ça donne un roman qui se lit d'une traite, plongé dans les pensées les plus intimes des protagonistes. le coeur au bord des lèvres, la tendresse à fleur de peau.
Elijah est excessif, oui, mais Noël Boudou l'assume de la première à la dernière ligne. C'est clairement sa manière d'être écrivain, loin d'une quelconque posture.
Les lecteurs qui aiment ainsi sentir le souffle chaud de la violence et celui froid de la mort ne seront pas trompés par la marchandise. Ils seront peut-être davantage étonnés de trouver tant de lumière dans une pénombre aussi dense.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Loley
  28 février 2017
Tenir le livre d'un pote entre les mains, ça n'a pas de prix. Je vous rassure je suis malgré tout capable d'être objective, mais je sais à l'avance que ça arrache tout.
Je m'explique, j'ai été je pense, la première à relire le manuscrit, d'ailleurs quand je l'ai lu je ne m'attendais pas à faire face à un tel talent, je ne m'attendais pas à me faire cartonner de la sorte.
Gabriel subit les coups de son père, qui sont d'une violence quotidienne insoutenable, jusqu'au jour où il décide que tout ça c'est terminé, son père ne battra plus personne.
Pendant ce temps, sa mère est à l'hôpital, enceinte et en miettes, fracassée par les coups de son mari alcoolique.
Gabriel le tue sauvagement et sans scrupules.
Peu après, le couperet tombe, sa mère n'a pas survécu et le bébé est handicapé.
Désormais, le jeune homme va tout donner pour ce petit Elijah, qui restera dépendant toute sa vie.

Dans ce roman noir, très noir, il n'y a pas de flics ou alors de simples passages éclairs, pas d'enquête non plus et avouons-le ça change des lectures habituelles.
J'ai été touchée par cette vision du handicap, je la trouve magnifique.
Encore de nos jours, les gens sont nombreux à manquer de finesse, voire d'intelligence face à la différence.
Comme si ce n'était pas assez difficile à vivre et à gérer, il faut encore subir le regard des autres.
Cet amour inconditionnel est d'une beauté rare, mon coeur de maman a été arraché.
J'espère sincèrement qu'"Elijah" fera réfléchir, les divers points soulevés ont une vraie importance pour moi, notamment les violences faîtes aux femmes et aux enfants.
Sans oublier cette intolérance et les moqueries face au handicap.
Dites-vous bien que le tout savamment mixé donne un excellent roman noir, en plus de peut-être faire passer des messages importants et d'actualités.
Dans tous les cas, j'y ai été très sensible et réceptive, c'est une histoire qui me parle et m'a fait réagir.
J'aime la limpidité qui s'associe à l'écriture de Noël Boudou, je me souviens que lors de ma première lecture, j'avais été stupéfaite de constater cette aisance dans l'écriture des scènes chaudes.
Combien ne sont pas à l'aise avec ça, il vaut mieux éviter le ridicule avec des comparaisons idiotes.
L'auteur ne s'embarrasse pas du superflu, il cause cash et c'est violent il faut le dire, voilà pourquoi c'est aussi scotchant que réussi.
Il y est fait passer de la rage et de la peur, celles qui vous rendent capable du pire.
Dans le sang qui coule, Noël Boudou a instillé un amour fraternel magnifique.
J'insiste sur cet amour, car il est la base de tout et fait passer à merveille la perversion qui transite autour.
Au milieu du mal à l'état pur il y a l'amour, je m'y suis accrochée comme à une bouée chahutée par les flots, c'était comme un besoin vital.
La fin va d'ailleurs vous surprendre et vous émouvoir au possible, elle possède une force herculéenne.
Je vous donnerais un conseil, un seul, ne vous moquez jamais d'Elijah, votre dernière heure pourrait sonner plus tôt que prévu...

Lien : https://leshootdeloley.blogs..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   25 mai 2017
A mon insu, le monstre, la bête en moi venait de naître.
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Amnezik666Amnezik666   21 février 2017
. Mais en y pensant, peut-être que je serais un bon père. Tous ne sont pas cruels et violents. Il doit bien exister de pères admirables. C’est certain. Mais moi ? Quelle image positive pouvais-je avoir de ce qu’était la paternité ? Comment pouvais-je savoir ce qu’était un bon père après ce que le mien m’avait fait subir ? Et si, sans le vouloir, ni m’en rendre compte, je devenais ce genre d’homme ? Existe-t-il un gène de la monstruosité paternelle ?
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Amnezik666Amnezik666   21 février 2017
Les coups d’un père font plus mal que ceux d’un voyou. Bien plus mal. Vous pouvez me croire sur parole.
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