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EAN : 9781548139728
176 pages
CreateSpace Independent Publishing Platform (27/06/2017)
4.37/5   20 notes
Résumé :
Édouard Hythlodée, vétérinaire spécialiste en chirurgie, internationalement renommé, est néanmoins convaincu d’être l’homme le plus poissard du monde. Embarqué dans un vol Tokyo-Sydney, le destin semble lui donner raison : il se retrouve coincé dans les toilettes, tandis que l’avion traverse d’interminables zones de turbulences. Se heurtant la tête contre la cuvette, il finit par sombrer dans l’inconscience.
Lorsqu’il en émergera, Hythlodée se retrouvera seul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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LaBiblidOnee
  06 août 2022
Une robinsonade moderne, pour les vacances, ça vous dit ?

Tout commence comme la série LOST par un crash d'avion sur une île qui semble déserte (mais qui sait ?), avec un ou des survivants (vous verrez bien), et la découverte d'un bunker dans la jungle profonde… La référence à Robinson Crusoé ne tarde pas à se faire sentir, notamment dans les tentatives d'organisation de la survie en attendant les secours (mais viendront-ils seulement ?) : hutte, recherche de nourriture, domestication d'animaux… et jusqu'à vendredi, mais que se passe-t-il vendredi ? C'est le noeud du roman, qui certainement vous surprendra.

J'y ai retrouvé aussi une problématique que Robert Merle a déjà exploré dans « l'Ile », roman que j'emporterai sans hésiter sur une île déserte : Une réflexion sur l'organisation sociale et la suprématie ou pas de la démocratie. Il faut dire que le personnage principal a le temps de cogiter. J'ai aimé le fait que sa réflexion le mène à explorer une autre piste que Robert Merle justement, une piste qui nous donne un espoir pour l'humanité, même si au final, il se pourrait que tous les chemins, si pleins d'espoir fussent-ils, mènent aux mêmes impasses humaines.

Vous trouverez probablement avec plaisir dans ce roman autant de références possibles que vous aurez lu de livres sur le thème (sa majesté des mouches, etc…). Pour autant ne vous y trompez pas : Ce roman ne ressemble en réalité à aucun autre de ceux à qui il rend hommage. Fidèle à ce que j'ai lu de l'auteur pour l'instant, il vous offre une fin surprenante qui donne tout le relief au roman, et lui apporte tout son intérêt. C'est agréable à lire, le personnage, aussi fataliste que sarcastique, apporte la touche d'humour. Il est néanmoins plein de ressources et attachant : Dynamique et débrouillard, il représente l'essence même de l'instinct de survie qui sommeille en chacun nous. Son amour de la vie et son désir de vivre sont contagieux.

Puis quand vous finissez par vous demander si tout cela n'est pas juste une compilation modernisées de récits plus ou moins connus, vous vous offusquez soudain de la fin bâclée que vous sentez poindre à l'horizon, avant de vous rappeler qu'il s'agit de BOUFFANGES mais là, il est déjà trop tard : En moins de temps qu'il ne faut pour le lire, il vous retourne, vous et la situation, comme deux pancakes. Et vous êtes là, pantelant, souriant de vous être fait avoir, mais heureux qu'on ne vous ai finalement pas laissé en plan. La vague est passée, elle vous a brassé, lessivé avant de vous laisser échouer là, sur la plage où vous lisez, coquillages et crustacés.

Serveur ! Un verre de vin blanc sec s'il vous plaît !

« Dans de cruelles circonstances,
Je n'ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l'ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme. » (Invictus)
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dannso
  11 juillet 2022
Je vais ajouter ma perle au collier, ou plutôt pour rester dans l'ambiance mon île à l'archipel. Merci à Paul, Patrick, Nicola et Sarah qui m'ont donné envie de découvrir ce livre, et merci spécialement à Nicola qui l'a partagé avec moi.
Rodden Eiland : ile baptisée ainsi par Édouard Hythlodée en l'honneur de son meilleur ennemi et néanmoins collègue, Piet de Band, de nationalité néerlandaise. Édouard Hythlodée est un poissard. Déjà imaginez porter un nom pareil : quel cauchemar à chaque rentrée scolaire quand il faut remplir quelques dizaines de fiches avec son nom correctement orthographié (c'était encore le cas quand mes enfants étaient scolarisés, peut-etre internet les a fait disparaitre). Cela ne l'a pas empêché de devenir vétérinaire, et pas des moindres, puisqu'il est une des sommités de la chirurgie vétérinaire et ainsi invité à un congrès au Japon. ce qui lui vaut, comble de la poisse, de se retrouver enfermé dans les toilettes d'un avion que personne ne réussit à ouvrir.
Il ne sait pas encore que cet énième déboire va lui sauver la vie, quand l'avion va s'abimer en mer;
Notre anti héros, seul dans ses toilettes, va se retrouver tout aussi seul sur son ile après le crash de l'avion. Il va devoir s'adapter, déployant des trésors d'ingéniosité, espérant dans les premiers jours l'arrivée des secours. Espoir déçu soir après soir, mais demain est un autre jour...
Je ne vous en dirai pas plus, de peur de déflorer le sujet. Sachez que j'ai beaucoup apprécié cette lecture, l'écriture sans fioritures et efficace de l'auteur, les questions soulevées par les diverses situations dans lesquelles se retrouve notre Robinson qui nous poussent à réfléchir, les références littéraires nombreuses.
J'ai cru deviner une fin, qui m'aurait un peu déçue. Il n'en est rien. La chute est surprenante et m'a beaucoup plu.
Un roman et un auteur à découvrir.
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HundredDreams
  16 juillet 2022
« Où le coucou
Disparaît
Une île »
Basho
Sous ses airs de thriller, « Rodden Eiland » est plutôt une robinsonnade que nous propose avec beaucoup de talent et d'humour Bouffanges.
On y trouve tous les ingrédients pour un cocktail savoureux qui plaira à tous les vacanciers : il y a la mer, une île déserte, un environnement certes exotique mais hostile, et un homme, seul.
*
C'est l'histoire d'Édouard Hythlodée, un vétérinaire de renommée internationale, spécialiste en chirurgie.
Il aurait pu s'appeler François Perrin. Poursuivi par une malchance incroyable, cet homme se rend à un congrès de vétérinaires orthopédistes. Embarqué sur le vol Melbourne-Tokyo, il se retrouve d'abord coincé dans les toilettes, alors que l'avion traverse une zone de turbulences, puis il s'assomme contre la cuvette des wc. A son réveil, force est de constater que l'avion s'est écrasé sur une île déserte du Pacifique et qu'une partie de l'épave a coulé avec ses passagers, le laissant seul survivant du crash.
*
Chance ou malchance ?
En pesant le pour et le contre, il n'est pas facile de répondre à cette question. Car si Edouard est vivant, la situation est délicate, voire périlleuse. Comment survivre seul, en milieu sauvage, sans aucune connaissance en survivalisme ?
« L'instinct de survie était trop fort. Ce n'était pas tant la mort qui l'effrayait : continuer à vivre s'annoncer bien plus dur que renoncer. Mais il ne pouvait se résoudre à mourir ainsi. Attendre de mourir de faim et de soif, c'était s'assurer d'atroces et lentes souffrances. »
*
Un certain nombre de compétences paraissant, de prime abord, assez simples sur le papier, sont indispensables pour pouvoir rester en vie jusqu'à l'arrivée des secours, comprenant entre autres : faire du feu, boire, se nourrir, s'abriter, se protéger des animaux sauvages, et bien sûr, avoir quelques connaissances en secourisme.

« À tous les coups, c'est quand j'aurai appris à débrouiller seul, que j'aurai repris le contrôle de mon destin, que les secours arriveront. »
Comme vous voyez, j'ai réfléchi à la question, et, heureusement pour moi, j'ai vécu cette aventure par procuration, confortablement installée sur ma chaise longue, vivant sereinement cette expérience unique et dépaysante.
En ce qui le concerne, même s'il est particulièrement malchanceux et en dépit des nombreux coups du sort qui s'acharnent sur lui, je l'ai trouvé très dégourdi et astucieux.
« J'essaie de songer aux diverses manières de se manifester. Je me replonge dans mes souvenirs de robinsonnades.
Dans Sa Majesté des Mouches, les enfants naufragés entretiennent un feu, un peu comme je le fais. le Robinson Crusoé de Defoe, quant à lui, bénéficie de la chance du feignant : un bateau approche sans mérite de la part du héros.
Je ne parle même pas de Tom Hanks dans Seul au monde, qui prend la mer sur un radeau de fortune : mourir déshydraté au milieu d'une étendue d'eau infinie me semblerait du dernier cynisme.
L'option la plus intelligente qui me revienne est celle de Paasilina dans Naufragés du Pacifique : les héros décident de déboiser la jungle pour former des lettres SOS assez grandes pour être visibles par satellite. Option intelligente, certes, mais romanesque : j'ai déjà du mal à couper du bois pour entretenir mon feu, alors déforester ! »

*
Découpé en trois grandes parties très distinctes correspondant chacune à trois époques différentes, le récit se développe sur une période de huit ans.
Le style évolue, s'adaptant aux émotions et aux pensées d'Edouard.
La narration est vraiment bonne, le ton juste, utilisant plusieurs registres de langue pour mieux s'adapter à chaque situation et à l'évolution psychologique du personnage. L'humour, l'ironie, la dérision, jalonnent ce récit court et rythmé.
« Je rouvre les yeux, horrifié. La terreur envahit mon ventre, et j'ai à peine le temps de me tourner sur le côté pour vomir mon angoisse en petits flots de grumeaux verdâtres. Ce n'est pas tant la mort de l'intégralité des passagers qui me terrifie. C'est cette idée qui s'infiltre soudain dans mon esprit, cette idée terrifiante : et s'ils n'étaient pas morts ? S'ils avaient pu sortir de l'avion avant qu'il sombre ? S'ils étaient tous déjà dans les hélicoptères de secours, en train de convaincre les secours qu'enfermé dans les toilettes, je n'avais aucune chance de m'en sortir ? »
Ne m'attendant pas à un changement d'orientation aussi radical, la seconde partie m'a particulièrement déstabilisée. On ne comprend ce qui s'est réellement passé qu'à la toute fin et je dois dire que la chute fait tout l'intérêt de ce roman.
*
Cette histoire offre une belle combinaison d'aventure et d'évasion, de souvenirs d'une vie passée, de nombreuses réflexions sur le sens de la vie et de la mort, sur la société, la démocratie, notre rapport à la nature, et notre dépendance à la technologie.
Bouffanges explore aussi de manière approfondie, les relations humaines, la complexité des émotions et des sentiments humains.
*
Pour conclure, jouant sur tous les registres et en particulier celui de l'humour, Bouffanges parvient, avec ce roman parfaitement bien construit, à créer la surprise.
Une belle découverte, sans aucun doute.
Un grand merci à Miss NicolaK qui m'a donné des envies de goûter à un univers très différent de mes lectures habituelles.
« Sur l'eau calme voguant sans trêve
Dans l'éclat du jour qui s'achève
Qu'est notre vie, sinon un rêve ? »
Lewis Carroll
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elea2022
  08 juillet 2022
J'ai découvert ce roman cinq ans après sa publication, alors même qu'il a été retiré de la circulation par l'auteur, preuve s'il en est qu'il exerce encore son petit effet - nous lisons à présent pour ainsi dire ses romans en nous les passant "sous le manteau", et je ne peux m'empêcher de me représenter ces Russes, tâchant de continuer à lire des ouvrages interdits par la censure, qui n'ont que quelques jours, parfois heures, pour les lire intégralement, en se cachant soigneusement...
Bref ! C'est une lecture que j'ai beaucoup appréciée, avec un petit "creux de la vague" malgré tout, un peu avant la fin, tandis que la chute m'a beaucoup plu, ce dont je ne peux évidemment rien dire. Cette chute m'a même réconfortée, mais... chut !
J'ai aimé le personnage, misanthrope ironique, que Bouffanges essaie peut-être de faire passer pour un anti-héros, mais ça ne marche pas : il reste sympathique dans ses tentatives pour organiser son quotidien, rationaliser l'absence de tout repère, développer avec tant de créativité un semblant de société, seul avec quelques animaux. Après tout, il est vétérinaire ! J'ai aimé la façon dont les problèmes habituels de survie sur une île déserte sont résolus avec inventivité, voire contournés (l'existence préalable, quoique hautement improbable, du bunker, par exemple). Si Edward ne devient pas végétarien mais se résout à tuer pour conserver le goût de la viande ou de la chair de poisson, il sait du moins respecter les ressources locales en ne chassant ou pêchant qu'au fur et à mesure, seulement ce dont il a besoin. Certains épisodes, pourtant relativement anodins, prennent des proportions presque épiques et font sourire : ainsi en va-t-il de la chasse aux oeufs, lorsqu'avec la plus grande ingéniosité, il accoste sur les flancs du volcan, petite île qui jouxte la sienne. Dans le temps prolongé de sa vie sur l'île, il frôlera (et n'évitera pas toujours) divers dangers : serpents, catastrophes naturelles, requins... Ce sont parfois les histoires non racontées qui ouvrent des chemins scintillants d'aventures possibles : l'on se prend à rêver, et l'île étend des tentacules miroitants vers d'autres histoires.
Les références littéraires émaillent le récit et lui confèrent une profondeur insolite, pour un si bref roman : on ne peut que retenir le poème "Invictus", qui a si fortement marqué la vie d'un autre prisonnier, qui survécut dans sa cellule durant plus de 20 ans, sur une île portant presque le même nom, un condamné dont on n'avait pas su faire taire l'humanité, la force irréductible. le poème cité de Borges m'a émue également, dont voici le début :
"Je suis le seul homme sur la Terre et peut-être n'y a-t-il ni Terre ni homme.
Peut-être qu'un dieu me trompe.
Peut-être qu'un dieu m'a condamné au temps, cette longue illusion."
Poème "Descartes", 1981.
C'est donc une belle découverte, un roman qui renverse brillamment les codes du genre et les transcende, en nous offrant une traversée dans l'imaginaire, ce dont nous avons tous besoin. Je tremblerais de vivre la même chose qu'Edward, lui qui se voit malchanceux, sans livres, sans papier pour écrire, et dénuée de la moindre capacité pratique et technique... On rêve toujours de livres à emporter sur une île déserte, mais lorsque cela se présente, les livres, on ne les a jamais !
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Patlancien
  08 juillet 2022
Rodden Eiland de Bouffanges est une belle robinsonnade que je dois à mon amie Nicolak et dont la clé pour mieux en connaître le sens caché m'a également été fournie par Elea2022, une autre amie de Babelio. Si Robben Island est en effet l'île prison où Nelson Mandela est resté dix-huit de ses vingt-sept années de détention, Rodden Eiland est l'île qui va servir également de réclusion à Édouard Hythlodée, notre héros vétérinaire de son état mais aussi le type le plus malchanceux du monde. Embarqué dans un vol à l'autre bout du monde pour un congrès de vétérinaires, il assiste impuissant au crash de son avion en étant bloqué dans les toilettes.
Il se réveille sur un ilot désert où il va passer plusieurs années de sa vie. La première partie du roman nous parle de la façon dont il va essayer d'y survivre. On navigue entre la série tv « Lost » de J. J. Abrams et le film « seul au monde » de Robert Zemeckis avec Tom Hanks. La débrouillardise et le savoir-faire de notre véto n'a pas à rougir de celle de nos Teheiura, Laurent ou encore Claude candidats emblématiques de Koh Lanta. On y passe un moment sympa et la plume de Bouffanges y est pour beaucoup.
La deuxième partie de cette aventure est plus intellectuelle (je vais me faire des ennemis avec les fans de Denis Brogniart). Elle aborde les difficultés que rencontrent toute personne ayant passé plusieurs années seule et qui retrouve d'un seul coup la société et les relations qui vont avec. Que ce soit pour le spéléologue qui sort de sa grotte, le cosmonaute de l'ISS qui retrouve la terre ferme ou pour le détenu qui sort de prison après une longue peine, comment doivent-ils aborder le retour à la civilisation ? Est-il plus facile de rester dans son isolement ou essayer d'en sortir ? Bouffanges tente de répondre à ces questions en proposant plusieurs solutions dont certaines nous prennent aux tripes. Il a le don de nous mettre en face de ces difficultés existentielles avec un brio et une dextérité qui en font tout son charme.
Comme pour Jorge Luis Borges ou Lewis Carroll dont il fait souvent référence avec Bouffanges, on ne sait jamais si son monde est fantastique ou réel ou s'il existe une différence entre son récit et le rêve. Avec son écriture simple mais addictive, il sait nous prendre par la main et nous emmener très loin avec lui. Il s'y connait le bougre et possède cette faculté qui est propre aux grands écrivains. Avec lui, on oublie vite les lettres et les mots et on se retrouve dans un grand livre ouvert où les images s'impriment et se bousculent sans cesse à la manière pressée et rapide du célèbre lapin blanc d'Alice.
Un deuxième Bouffages lu pour un deuxième coup de coeur subi. On est prêt à en dévorer d'autres sans aucune modération.
« Il n'y a rien de mieux que de retourner dans un endroit qui est resté inchangé pour comprendre à quel point vous avez changé. »
N Mandela
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
DiabolauDiabolau   12 août 2022
Oscar a claqué les talons et scandé un "Ja wohl, Obersturmführer !" du plus bel effet. Il a proposé, pour gagner du temps, de l'élire comme contre-arbitre permanent, et qu'on adopte systématiquement l'avis contraire au sien. Et il est sorti. Personne ne comprenait trop pourquoi il s'agaçait tellement, à part le capitaine, qui a rappelé qu'aucun arbitre ne lui avait donné raison depuis des semaines. Martijn a suggéré qu'il arrête d'avoir des idées de merde, et on a levé la séance sur ces sages paroles.
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DiabolauDiabolau   12 août 2022
Édouard fut tenté de se laisser aller. Rester ainsi, adossé à ce tronc, contraint comme lui à l'horizontalité. Abattu. Il n'en pouvait plus de se débattre. Il n'y avait rien ici pour lui. Il avait cru maîtriser les éléments, devenir le maître de Rodden Eiland... Mais à vrai dire, ce nom même lui semblait obscène, à présent ; il n'était que toléré ici, comme on tolère, parfois, qu'une mouche se pose sur le rebord de notre assiette. L'Océan lui avait rappelé, d'une chiquenaude, toute Sa considération.
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DiabolauDiabolau   12 août 2022
[partie de pêche]
Les femmes étaient franchement nulles, et les hommes à peine meilleurs. oscar a refusé de se joindre à nous, arguant qu'il refuse de tuer. Il n'est pourtant pas végétarien, vu comme il a dévoré les poissons un peu plus tard, mais bon, chacun ses convictions.
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DiabolauDiabolau   12 août 2022
La démocratie, a-t-il professé, c'est l'oppression permanente de minorités par la majorité. il est donc convenu de chercher des solutions unanimes. Autour de moi, les têtes dodelinaient docilement, même si, j'imagine, chacun a dû se faire la même remarque que moi : c'est bien mignon, tout ça, mais en cas de désaccord, on va faire comment ?
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DiabolauDiabolau   12 août 2022
Je crois vous avoir dit par le passé que cette colonie était une graine d'humanité venue germer sur Rotte Eiland. Mais j'avais tort : c'est une métastase.
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