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Adrien Party (Autre)
EAN : 9782375793015
350 pages
Critic (05/04/2024)
4/5   13 notes
Résumé :
1364. Alors que les troupes de Bertrand Duguesclin sont en déroute à la suite de la bataille d'Auray, deux chevaliers en fuite s'aventurent à l'intérieur d'un mystérieux château abandonné, où ils font face à la pire des abominations. Près de sept cents ans plus tard, les membres d'une entreprise de référencement web se rendent dans la bâtisse pour participer à un escape game.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Le digne héritier du film Alien !
Un castel-horror qui joue avec la figure du ... du quoi au fait... Mystère...

Tout est bien présent pour un roman fantastique (dans les deux sens du terme) : une bête, un château et une légende. Certains auraient choisi la facilité, Clément Bouhélier est plus sournois. Un début classique, alternant deux époques, jadis et aujourd'hui. Et même une troisième période, à J+1 de l'une. Mais il peut s'en passer des choses en une nuit...

Un roman, trois genres : Pour la partie historique, nous sommes en 1364 et on suit les pas de deux chevaliers fuyant le charnier d'une guerre et trouvant refuge dans un château. Pour le genre social, l'auteur nous plonge dans un séminaire de team building qui se déroule dans un château, et il va en falloir du building dans cette équipe déchirée... Et un roman policier qui se déroule de nos jours +1, où les flics enquêtent sur une jeune fille retrouvée pleine de sang, en panique, errant dans une rue proche... d'un château. le tout épicé d'une pointe d'horreur légèrement gore.

Un roman en apparence simple, mais le monstrueux auteur adore jouer avec son lecteur, lui faire croire d'une piste balisée pour en emprunter une autre, et encore une autre et encore une autre... Il croise les points de vue, nous met dans la peau du monstre, qui bien entendu n'est pas celui que l'on croit.

L'auteur revisite et surtout modernise une figure du monstrueux, beaucoup plus proche du film Alien que de... On y retrouve la critique du libéralisme, un thriller haletant et il y ajoute une pointe d'enquête policière. Pris dans son piège, le lecteur n'a qu'une seule issue pour sortir de ce joli guêpier : lire jusqu'à plus soif pour enfin se dire, quel talent. Clément Bouhélier, alors que je déteste la fantasy, m'avait démontré que je pouvais avoir tort avec son cycle Olangar. Il fait de même avec le pacte de sang, me donnant envie de découvrir les romans fantastiques.

Seule fausse note de ce livre, l'éditeur a fait le choix de mettre une préface dévoilant le pot au rose sur ce monstre. Je vous conseille donc de lire cette préface comme une postface.
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1364, bataille d'Auray. Bertrand du Guesclin et ses troupes sont en déroute. Deux de ses chevaliers, Olivier de Clissan et Martin de Rosmedec se sont réfugiés dans une vieille forteresse abandonnée en pensant y être à l'abri. Seulement quelque chose semble être à l'affût, prêt à sceller leurs destins.

Juillet 2021: Les salariés d'une entreprise lyonnaise de référencement termine leur semaine de séminaire. Pour leur dernière soirée, il est prévu qu'ils la passent dans un château pour participer à un escape game. Un programme qui n'enchante pas beaucoup nos Lyonnais même si tous s'y plient sans faire d'histoire. Seulement, ils ignorent la nuit de cauchemar qu'ils vont vivre entre ces murs lugubres...

Le Pacte de Sang est un roman contemporain où le thriller et L Histoire s'invitent. En effet, Clément Bouhélier joue sur deux temporalités avec d'un côté, un cadre historique riche, celui de la bataille d'Auray qui mit fin à la guerre de succession de Bretagne avec la victoire de Jean III de Montfort et de l'autre côté, une scène moderne classique, celle d'une partie d'escape game entre collègues. Cette alternance permet à l'auteur de rendre la lecture très dynamique d'autant qu'il s'appuie sur des chapitres courts tout en donnant aux lecteurs les clés de compréhension du présent grâce au passé.

Derrière ces deux époques, il y a tout de même un point commun, c'est le lieu. En effet, Clément Bouhélier a choisi de réunir ses personnages au château d'Auray, faisant comme si celui-ci existait toujours autrement que sous la forme de ruines. L'endroit est isolé et inquiétant. Les murs transpirent une certaine malfaisance ressentie par chacun des protagonistes quelque soit son siècle. Derrière ce délabrement de façade, un être hante bien les lieux. Sa présence donne le caractère horrifique au texte. Insaisissable, monstrueux et avide, ce croque-mitaine fout vraiment les fois.

Et pour cause, sous la plume de Clément Bouhélier il personnifie la figure du vampire dans toute sa sauvagerie, sa cruauté et son abomination. Sa vue se dérobe souvent à nos yeux comme à ceux des autres personnages. Celui-ci préfère se dissimuler dans les ombres, fuyant la lumière pour se protéger tout en accroissant la peur. Sa monstruosité se devine plus qu'elle se perçoit. Ainsi, l'auteur joue sur tous nos sens pour laisser s'exprimer notre propre interprétation quant à la représentation de la figure vampirique, allègrement nourrie par l'imaginaire collectif.

L'atmosphère y est vite oppressante surtout en présence de ce tueur qui ne laissera sans doute que peu de chances à ses victimes. le ton est donné assez rapidement et la tension monte crescendo. le récit sera sanglant, qu'on se le dise, thriller oblige !

Le Pacte de Sang est un récit court, rythmé et sans concession dans toutes les formes de violence qu'elles soient physiques ou sociales car le texte est là pour hanter longtemps... suite sur Fantasy à la Carte


Lien : https://fantasyalacarte.blog..
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Quand on pense à Clément Bouhélier, la série Olangar nous vient tout de suite à l'esprit. Il faut dire que cette quadrilogie est d'une grande qualité et a confirmé l'auteur dans son statut d'écrivain en Imaginaire français. Mais la bibliographie de l'auteur compte d'autres titres, comme Chaos en 2016 dans le registre science-fiction post apo, ou encore Passé déterré en 2017, plus orienté fantastique horreur. Avec le pacte de sang publié chez Critic, Clément Bouhélier revient au fantastique tendance horrifique. A noter que la préface est signée d'Adrien Party, spécialiste de la figure du vampire et auteur de Vampirologie.

Le récit suit deux fils narratifs différents en parallèle. Tout d'abord, de nos jours, un groupe de salarié d'une entreprise lyonnaise est en séminaire en Bretagne depuis plusieurs jours. Lors de la dernière nuit, un escape game est organisé dans un grand château proche d'Auray. Pour la majorité des personnes présentes, c'est la nuit de trop et il leur tarde de rentrer chez eux, le climat de l'entreprise étant assez tendu. D'autant plus que la nuit va vite tourner au cauchemar. En 1364, la bataille d'Auray s'est soldée par une déroute pour les troupes de Bertrand Duguesclin. Deux chevaliers en fuite trouvent refuge à l'intérieur d'un mystérieux château abandonné. Ils vont y trouver une horreur pire que celle de la bataille.

Les deux époques s'entremêlent pour former un tout, et s'éclairent l'une l'autre au fur et à mesure du récit. Elles sont tout aussi intéressante à découvrir l'une que l'autre, Clément Bouhélier instillant assez de suspense pour que l'on ait envie de savoir ce qui arrive par la suite dans chacune d'elle. Clément Bouhélier tient parfaitement son lecteur en haleine et connaît très bien les codes du genre fantastique/horreur. le roman est très visuel, les descriptions sont réalistes et cinématiques. le lecteur est très vite plongé dans cette sombre histoire sans temps mort et véritable page turner.

Dans le Pacte de sang, Clément Bouhélier propose une réécriture du mythe faustien et de la figure du vampire avec une créature monstrueuse fort réussie. le fait que l'on connaisse les pensées de la bête, que l'on voit son évolution au travers des âges, son lien avec les croyances et superstitions, avec l'industrialisation et les changements au fil du temps apporte beaucoup à l'histoire. La bête est une créature fascinante, mortelle et parfaitement mise en scène. Clément Bouhélier arrive à réinventer cette figure du fantastique, à se l'approprier et à la confronter à notre époque. le contraste entre cette créature et les personnages très représentatifs de notre société est saisissant.

A travers cette histoire, Clément Bouhélier nous fait aussi nous questionner sur la notion de monstre. La bête est par nature monstrueuse, mais on peut se demander si certains humains ne sont pas plus monstrueux par leurs agissements. Ces réflexions se retrouvent tout au long du roman.

Avec le pacte de sang, Clément Bouhélier nous propose une traversée dans le temps depuis le XIVe jusqu'à aujourd'hui en entremêlant 2 fils narratifs dans une histoire macabre. L'auteur maîtrise parfaitement son récit et joue avec les nerfs de ses lecteurs. A lire pour découvrir une autre facette de l'auteur et lire une belle réussite dans le genre fantastique/horreur également.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Après s'être essayé aussi bien à la science fiction avec son diptyque (« Chaos ») qu'à la fantasy avec sa série à succès « Olangar », Clément Bouhélier revint au genre fantastique auquel il s'était déjà essayé avec « Passé déterré ». Relativement court, le roman met en scène plusieurs périodes et plusieurs protagonistes et propose une nouvelle interprétation du mythe du vampire. L'action se situe ainsi tour à tour au Moyen Age, à la fin du XVIIIe, et de nos jours. Chaque fois, on suit un individu ou un groupe qui va s'aventurer dans un château isolé dans lequel ils vont se retrouver confrontés à un monstre redoutable qui n'aspire qu'au carnage. On assiste ainsi aussi bien à la confrontation entre la créature et deux chevaliers de la fin du XIVe, rescapés de la bataille d'Auray, qu'à la mise en scène élaborée pour piéger les salariés d'une entreprise pensant participer à un escape game. Les chapitres alternent entre l'une et l'autre de ces époques et permettent progressivement de comprendre la nature du monstre évoqué, mais aussi son histoire, son fonctionnement, ses aptitudes et ses vulnérabilités, l'auteur ayant chois de mettre en avant des aspects bien spécifiques de cette figure particulièrement omniprésente dans la littérature fantastique. Clément Bouhélier possède un style toujours aussi agréable ce qui, couplé aux nombreux rebondissements que comporte l'histoire, permet de mener rapidement à terme la lecture. Les chapitres sont en effet courts, l'action quasi permanente, ce qui encourage à poursuivre toujours un peu plus longtemps. Je ressors toutefois quelque peu déçue de cette lecture, et ce d'autant plus que j'avais adoré la précédente série de l'auteur. Parmi les choses qui m'ont dérangée figure en premier lieu l'absence de mystère concernant la nature du monstre mis en scène. On se doute en effet dès le départ du mythe dont Clément Bouhélier a choisi de s'inspirer, si bien qu'on n'est que rarement surpris par la tournure prise par l'intrigue.

Ce manque général de surprise se manifeste également dès qu'il est question du sort réservé à celles et ceux qui se retrouvent confrontés à la créature qui hante le château. Les cadavres ont en effet tendance à s'amasser à vitesse grand V, si bien que la fin sanglante qui attend la grande majorité des personnages ne fait que peu de doute. Cela n'est pas sans provoquer une sorte de détachement, puisqu'il est difficile de s'attacher à un personnage quand on devine qu'il n'est finalement là que pour servir de chair à canon. C'est d'autant plus dommage que, en ce qui concerne l'intrigue se déroulant à notre époque, plusieurs salariés de l'entreprise pris au piège de l'escape game possédaient un bon potentiel. Comme dans « Olangar », on retrouve en effet (de manière très sous-jacente) un propos politique avec la dénonciation de la nocivité du capitalisme, ici illustrée par le rachat d'une start-up par une autre, avec les inévitables licenciements à venir suite à cette restructuration. Ce contexte économique et les conséquences dramatiques qu'il engendre, à commencer par le désespoir de celles et ceux qui se retrouvent laissés sur le carreau, est toutefois (trop) rapidement évacué. Dès lors que le jeu commence l'intrigue ne se focalise alors plus que sur la disparition successive de la grande majorité des personnages présentés auparavant, ce qui n'est pas sans fait naître chez les lecteurices un sentiment de gâchis. Car même si le roman parvient de temps à autre à rompre la monotonie de ce déchaînement de violence par un retournement de situation inattendu, force est de constater qu'on est davantage tenu en halène par une sorte de fascination morbide que par réel intérêt pour les scènes sanglantes qui se succèdent siècle après siècle.

Avec « Le pacte de sang » Clément Bouhélier renoue avec le genre fantastique et propose une réinterprétation moderne du mythe du vampire. Bien que divertissant et rapide à lire, le roman manque de surprise et d'émotion, la succession de massacres perpétués par le monstre finissant par lasser et insensibiliser.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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2021, une jeune fille est retrouvée errant sur une route de campagne, couverte de sang et visiblement amnésique. Pourrait-elle avoir un lien avec le groupe de travailleurs lyonnais qui a passé la nuit au château d'Auray pour un séminaire d'entreprise ? Et se pourrait-il que les événements au château soient liés à ce qui est arrivé à un certain chevalier en 1364 ?

J'ai plutôt passé un bon moment avec ce roman même s'il est vrai que ce n'était pas forcément gagné au départ. En effet, si j'avais été tout de suite séduit par le pitch, j'ai été dérangé par pas mal de choses pendant la première moitié du roman.

Tout d'abord, j'ai eu un mal fou à m'intéresser aux différents personnages que j'ai tous trouvés plus antipathiques les uns que les autres. Mais au-delà de leurs nombreux défauts, j'ai surtout eu beaucoup de mal à croire à ces personnages. J'avais l'impression qu'ils se comportaient tous comme des ados un peu clichés, ce qui serait sûrement mieux passé s'ils avaient été des ados… Manque de chance, ils étaient tous adultes…

L'autre point qui m'a gêné, c'est une certaine vulgarité par moment. Je pense notamment à des scènes de vomi dignes de l'exorciste un peu répétitives et pas spécialement justifiées, ou l'épisode du « dard » qui se tend sous les vêtements d'un des personnages quand il pense à la façon dont certaines personnes vont mourir. Bon, « vulgarité » n'est peut-être pas tout à fait le bon mot mais c'était pas très classe quoi !

Ceci étant dit, la deuxième moitié a quand même pas mal rattrapé les choses pour moi. Déjà, la revisite du mythe de vampire était plutôt sympa (je ne spoile rien, c'est écrit sur la quatrième de couverture, et la préface a été rédigée par l'auteur d'un essai sur les vampires). On retrouve bien sûr certains essentiels du vampire, mais la créature est tout de même assez différente de ce qu'on connaît.

J'ai aussi plutôt bien accroché aux révélations, aux rebondissements et surtout à la fin (malgré un petit détail un peu facile, mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler la fin).

On est pas sur un sans faute donc mais ça reste une lecture sympa et un bon divertissement à découvrir.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
De brèves images apparaissaient à Olivier. Invisibles à tout autre, elles jaillissaient sur son chemin, prenaient la forme de spectres décharnés et s'évaporaient aussitôt dans le noir. L'homme apercevait des visages aussi. Ceux, déjà verdâtres, des soldats tués en ce jour. De temps à autre, la face blanche de sa défunte épouse – morte de la peste noire des années plus tôt – surgissait sans crier gare.
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Elle bénit les heures qu'elle s'imposait à la salle de sport, les kilomètres avalées sur la machine de running, les tractions, les burpees, cet entraînement pour la SaintéLyon.. Bien plus que les études et le travail, ces habitudes saines lui sauveraient peut-être la vie.
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Cette créature n'était pas un animal. Aucune bestiole de cette taille ne courait sur les murs à la manière d'un lézard ou d'une araignée. C'était... autre chose qui...

Comme dans Alien.

... s'attaquait à l'homme...

Comme dans Alien.

... dans un espace clos.
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Son monde baigne dans un écran rouge. Un nuancier écarlate colore ce qu'elle voit. Et elle aime éperdument ce qu'elle voit. Des hommes et des femmes qui prennent conscience de leur sort. Qui tentent de fuir maladroitement. Aucun n'assume avec brio son rôle de proie.
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La bête se mit à le fixer sans cesser d'avancer, et il put contempler tout à loisir cette longue gueule curieuse qui rappelait le museau d'un requin. De quel enfer sortait cette chose ? De quel putain de film d'horreur ?
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Vidéo de Clément Bouhélier
Table-ronde "La mort dans les grandes sagas : Représentations et surexploitation" enregistrée aux Imaginales 2024 en partenariat avec la Garde de Nuit.
Avec les auteurs Clément Bouhélier, David Bry, et Jean-Laurent Del Socorro, ainsi qu'Aurélie Paci pour la Garde de Nuit (modération : Nymphadora de la Garde de Nuit)
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