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ISBN : 2370732636
Éditeur : Allary Editions (03/01/2019)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Son premier roman part à l'imprimerie, et elle ne sait pas à qui le dédicacer...

Une jeune femme s’apprête à publier son premier roman. Elle vit seule, son téléphone ne vibre pas, elle a de plus en plus de mal à aimer sa mère. À qui pourrait-elle dédicacer son livre ? Son éditrice lui donne trois jours pour trouver. Férocement drôle et émouvant, la dédicace est l’histoire d’une quête sentimentale dans un Paris peuplé de solitudes.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  23 décembre 2018
Laide, déçue, empli d'aigreur, "j'étais prise de la même nausée....", voilà un début « prometteur » qui donne le ton de ce qui va suivre. C'est une jeune femme qui va prochainement publier son premier roman. Elle vit seule et déambule dans un Paris gris et laid, qui suinte de solitude, y traînant son propre spleen. Son éditrice lui a demandé de dédicacer son livre. Elle qui n'aime personne y compris sa mère, est face à une rude tâche. Elle n'a que trois jours pour cette "dédicace" qui l'oblige à confronter sa misère affective, "une dédicace" qui pourrait éventuellement la sauver de sa propre insignifiance.
Ça aurait pu être une idée de sujet intéressante, mais à force de s'acharner à la rendre intéressante, d'un style forcé et d'un humour douteux ( du genre, " je me sentais aussi proche de lui que d'un cafard mort dans un évier" ou, être enceinte " me fait autant envie que des trombones ou des pauses cafés "), en résulte un texte fade qui baigne dans une morosité qui ne donne qu'une envie, s'en s'échapper au plus vite possible.
La “nausée “, le mot clé du livre, répété à gogo, a finit aussi par m'attraper.
"Je suis sortie de son bureau nauséeuse, comme si j'avais trop bu", dit-elle, et bien pareille pour moi, «  Je suis sortie de son livre nauséeuse...... ». Surtout ce mépris pour sa propre mère agrémenté d'un humour véreux ( pour ne pas répéter douteux ), m'a achevée......

Comme l'auteur a le même âge que la jeune écrivaine du livre, la trentaine, je suppose qu'il y a beaucoup d'elle dans ce personnage. Je trouve dommage qu'on soit aussi pessimiste, aussi dénué d'amour au sens large, aussi cynique ( même avec le désir sexuel), déjà si tôt sur un chemin aussi long que celui de la Vie où les épreuves et les aléas deviennent de plus en plus nombreux et difficiles. Et que dire de son pseudo d'écrivaine ?, je vous laisse le découvrir.......
Un livre dont je ne déconseillerais pas la lecture, car les sensibilités sont différentes, et j'aimerais vraiment retenter ma chance avec son prochain livre, car un premier roman est toujours difficile et celui-ci n'est pas totalement dénué d'intérêt. Mon seul conseil serait d'éviter cette lecture dégoulinante de solitude, par des temps moroses, et surtout par ces temps de fêtes........
Un grand merci aux éditions Allary et NetGalley, pour l'envoie de ce livre.
#La Dédicace #NetGalleyFrance
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Kittiwake
  12 janvier 2019
Lorsque son éditrice demande à la narratrice de prévoir une dédicace, ultime étape avant la publication de son roman, un profond désarroi s'installe en elle. Et le monde entier, ou plutôt le microcosme dans lequel elle évolue, devient un paysage nouveau vu à travers le prisme de cet impératif incongru. C'est ainsi que défilent une galerie de portraits tendres, délicats et souvent drôles de la famille, des amis, ou des voisins , quand ce ne sont pas des inconnus.
Que ce soit sur son palier, dans le hall de son immeuble, dans un vernissage d'art contemporain ou au salon du livre de Brives la gaillarde, c'est avec un regard sans complaisance mais jamais amer que celle qui considère comme une marque de reconnaissance d'être appelée par son prénom et qui se languit derrière un téléphone qui ne vibre jamais, dresse un portrait en demi teinte des solitudes urbaines.
La quête d'une dédicace est un prétexte à épingler les travers de notre société contemporaine mais l'auteur manie l'auto dérision avec adresse , de telle sorte que l'on reste avec une impression de légèreté plutôt que de déprime.
Malgré quelques imperfections dans l'écriture , ce premier roman tout en sensibilité est une réussite, et plaisant à lire, tout en gardant à l'esprit que derrière l'humour se cache parfois les tourments anciens que les adultes ont relégués au chapitre des enfantillages et enfouis sous des attitudes conventionnelles policées.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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hcdahlem
  04 janvier 2019
À Paris au petit matin, une jeune femme erre dans les rues, un peu nauséeuse. Elle aurait pourtant toutes les raisons de se réjouir car son éditrice l'attend pour mettre la dernière main à son premier roman prêt à partir à l'imprimerie! Elle n'est guère plus à l'aise en arrivant dans les bureaux de la prestigieuse maison, rue Saint-Denis. Elle sait que la réceptionniste la jalouse un peu, car a publié un recueil de nouvelles aussitôt oublié et tente de faire son trou comme pigiste. Et puis Hortense, son éditrice qui lui fait signer les derniers papiers lui rappelle qu'elle doit encore lui fournir une dédicace. Simple formalité? Non, car sa petite fille trouve que c'est le plus important dans un roman!
La voilà repartie, tout aussi nauséeuse, à la recherche de ces quelques lignes qui ne l'inspirent guère. Son amie Yvette, prostituée, ne peut pas l'aider malgré son bagout, pas davantage que ses voisins, occupés par une inscription énigmatique peinte dans le hall «Michel Sardou a le sida». Après avoir déjeuné avec sa mère – ce qui termine de la convaincre qu'elle ne mérite pas qu'elle lui dédie son livre – elle va essayer de se changer les idées dans un cinéma rue Rambuteau. Mais quand une idée fixe vous tenaille, il devient difficile de se concentrer sur autre chose.
Leïla Bouherrafa a eu l'idée originale de publier un premier roman qui met en scène une jeune romancière… qui publie un premier roman. Il ne lui manque plus que cette dédicace qui devient vite une obsession. Passant devant une librairie, elle va feuilleter des dizaines d'ouvrages et collectionner autant de dédicaces qui ne lui serviront finalement à rien.
On s'amuse de ses pérégrinations, des anecdotes qui parsèment son récit et qui débouchent sur un constat plutôt brutal: il lui faut trouver au plus vite possible quelqu'un qu'elle aime pour lui dédicacer son livre!
Vous croiserez ensuite un SDF, le cadavre d'un voisin, Vanessa, la vendeuse noire de chez Sephora, sa copine Alice qui chasse les hommes car son horloge biologique tourne ou encore un chien mort. Sans oublier l'escapade au salon du livre de Brive-la-Gaillarde qui va aussi lui réserver quelques surprises et quelques rencontres. Et au moment où l'échéance se rapproche, on aura passablement ri de ces épisodes truculents, parsemés de jolies formules telles que «le matin vous maudissez, le soir vous périssez» et de cette inspiration qui la pousse vers une galerie d'art pour rencontrer la fille de son éditrice. Mais je n'en dirais pas davantage, sinon que ce premier roman vous ravira. Quoi de mieux pour débuter une nouvelle année littéraire?

Lien : https://collectiondelivres.w..
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motspourmots
  03 janvier 2019
Il y a des livres qu'on a envie de trouver sympathiques, parce que l'idée est bonne, intrigante, parce que l'héroïne a quelques côté touchants, parce que ces solitudes urbaines qui peuplent le récit on aurait envie de les accompagner. Oui, il y a des livres qu'on voudrait aimer et pourtant... la déception gagne au fil de la narration, qui tourne un peu (beaucoup) en rond et que les dernières pages assez émouvantes ne suffisent pas à rattraper. Peut-être l'idée de départ est-elle trop mince ? S'apercevoir, au moment de donner à son éditeur la dédicace de son premier roman qu'on n'aime personne suffisamment pour lui dédier son oeuvre ouvre pourtant la voie à de subtiles interrogations. Qui restent ici traitées de façon très superficielles, dans une langue qui m'a semblé surjouée dans la recherche d'effets, de traits humoristiques ou au contraire provocants. Comme je le disais, la fin devient plus intéressante, les personnages prennent de l'épaisseur et l'émotion affleure enfin. Alors je me dis qu'il aurait peut-être fallu moins de milieu et plus de fin... J'en suis sortie avec une sensation de regret, d'avoir eu en mains un potentiel mal exploité. Il n'en reste pas moins une curiosité à découvrir dans l'impressionnante livraison de premiers romans de cette rentrée.
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alexb27
  25 décembre 2018
J'aurais aimé apprécier davantage ce premier roman dont le synopsis était prometteur. J'imaginais que la quête de la dédicace serait pour l'héroïne un prétexte pour se questionner sur ses relations et évoluer. C'est bien le cas : la jeune femme s'interroge mais malheureusement ne change pas et reste désespérément cynique. Je suppose que c'est un choix de l'auteur pour dénoncer les travers de notre société individualiste mais je ne me suis pas attachée à ce personnage désespérément triste. Peut-être d'autres lecteurs y seront davantage sensibles...par contre la dédicace finalement trouvée par l'écrivaine donne bien la tonalité du livre et j'ai apprécié de la découvrir. Merci à Netgalley et à Allary éditions pour cet envoi en avant première. #LaDedicace #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Entre2LivresEntre2Livres   12 janvier 2019
Alors que je peinais à trouver quelqu’un à qui confier ma dédicace, il me semblait que s’entassaient chez elle un millier de prénoms.
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hcdahlemhcdahlem   04 janvier 2019
Cette rue était laide et ressemblait à un animal en qui on ne pouvait pas avoir confiance. À peine avais-je mis un pied sur son trottoir dépravé que j’ai eu un haut-le-cœur. L’odeur d’urine mélangée à celle du goudron me donnait envie de prendre mes jambes à mon cou. J’ai aperçu Yvette au loin. Yvette était la doyenne de cette portion de la rue Saint-Denis, une Noire bien en chair, toujours vêtue d’un imprimé animal, et qui jouait sans équivoque avec le cliché de la femme noire sauvage et bestiale.
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hcdahlemhcdahlem   04 janvier 2019
Je n’écoutais pas. Puis, en me raccompagnant à la porte de son bureau, elle a ajouté cette phrase :
– Tu sais, ma fille dit que ce qu’il y a de plus important dans un livre, c’est la dédicace.
Il y a des phrases comme ça, elles sont tragiques. On ne voudrait jamais les entendre. En disant ces mots, elle a secoué la tête dans un petit rire, comme si quelqu’un venait de lui glisser à l’oreille une bonne blague ou qu’un homme venait de lui faire un compliment sur ses seins. Alors, je lui ai demandé laquelle de ses filles disait ça, car sur le coup, ça m’a paru vraiment capital de le savoir et elle m’a dit avec le ton que l’on prend pour énoncer une évidence :
– La petite.
Elle m’a saluée avec un sourire chaleureux qui m’a transpercée. J’aurais voulu qu’elle me prenne dans ses bras. Sa main dans la mienne était lourde et chaude. Puis en fermant la porte d’une manière que j’ai trouvée trop brutale, elle a lâché comme une reine à un sujet:
– J’attends ta dédicace, alors.
Alors… eh bien alors, dans l’interstice de cette porte, des mots terribles venaient d’être prononcés. Sans surprise, Paris n’a pas bronché.
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hcdahlemhcdahlem   04 janvier 2019
INCIPIT
Je suis toujours triste le samedi soir car il me semble que le monde ne me laisse que deux options : la fête ou le suicide. Feindre ou mourir. Et comme les effets des deux sont sensiblement identiques, je préfère allumer une cigarette.
Chapitre 1
Il faut bien dire qu’elle était laide. D’une laideur grossière et terrifiante. Il fallait l’imaginer toute vêtue de gris et suintante de désespoir. Elle ressemblait à une vieille femme ridée emmaillotée dans sa vieillesse et ses erreurs. C’était palpable. À chaque fois que je la voyais, j’étais prise de la même nausée, comme si un serpent s’enroulait autour de mes organes jusqu’à les étouffer. Ça commençait doucement, un léger mouvement à l’intérieur, délicat, comme une note de musique, puis très vite, ça s’intensifiait, ça se faufilait entre les organes, ça s’imprégnait dans le moindre tissu, jusqu’à ne faire qu’un avec mon sang. Une fois qu’elle était là, c’était comme si elle y avait toujours été. J’avais l’impression d’être faite de plomb et de n’être rien d’autre qu’un corps sans forces, sans vie mais tout de même douloureux.
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hcdahlemhcdahlem   04 janvier 2019
Ce matin, comme à son habitude elle était laide. Cette ville était faite pour les romans, le cinéma, les fashion weeks, mais sûrement pas pour la réalité. Seules quelques vieilles promenaient leurs chiens ou traînaient leurs chariots de courses comme elles l’auraient fait d’un cadavre. En passant près d’elles, je jetai furtivement des coups d’œil curieux à l’intérieur cherchant tant bien que mal à comprendre ce que l’on pouvait acheter à une heure si matinale. Quelques olives, de la confiture, des tranches de jambon et du vin blanc. Rien dont Paris se souviendra. Du chocolat et un paquet de bretzels. Des bonbons au gingembre et de l’huile d’olive. J’ai dû m’approcher un peu trop de l’une d’elles car elle m’a lancé un regard noir et a ramené son chariot contre sa cuisse décharnée. Confuse, je lui ai fait un sourire amical qu’elle ne m’a pas rendu et j’ai pressé le pas adoptant la démarche de celle qui sait où se rendre mais n’en a pas envie.
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